Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lorsque tu vois une belle femme, dis-toi que la substance blanche provient de la semence du père et que la substance rouge provient de la semence de la mère, un sang trouble, putride et répugnant, qui, placé à côté de la nourriture, rendrait celle-ci immangeable.
La beauté semée par le père [physique] provient du Père suprême, le "Monde de l’Amour", tandis que la semence de la mère provient de la Mère suprême, le "Monde de la Peur".
Telle est la beauté [de la femme]. Il vaut donc mieux s’attacher à l’amour et à la crainte du Créateur, béni soit-Il.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 101]

Dans le monde à Venir, il y aura le jour, mais pas la nuit. Au contraire, pour les justes (tsadikim), il y aura la lumière en permanence, tandis que pour les réchaïm, ce sera l'obscurité en permanence.
[rav Moché Sternbuch]

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[ainsi chaque juif peut définir la luminosité de son éternité à venir en fonction de la téchouva, et des actions en ce monde. ]

"Le fait de se rappeler de la sortie d'Egypte est une immense ségoula pour faire sortir une personne des profondeurs de l'impureté.
Pour cette raison, la sortie d'Egypte est mentionnée dans la Torah à 50 reprises, en correspondance avec les 50 niveaux d'impureté.
[...]
En se rappelant de la sortie d'Egypte, nous pouvons supprimer les forces d'impureté qui sont en nous, nous libérant de leur emprise."

['Hatam Sofer - Torat Moché (Dévarim p.54)]

La Torah peut être comparée à une carte du monde. Tout comme chaque point sur une telle carte représente une ville entière, chaque lettre de la sainte Torah, et même chaque couronne sur les lettres, fait allusion à de nombreux secrets, qui englobent les réponses à toutes les questions depuis le commencement des temps jusqu’à la fin des temps.
[Gaon de Vilna - Safra déTsniyouta]

La raison pour laquelle nous portons un kittel lors du Seder de Pessah est de montrer que, cette nuit-là, chaque juif peut atteindre le niveau du Cohen Gadol et que chaque maison est comme le Kodech Kodachim (le Saint des Saints).
[Maharal]

Faire les mitsvot = les anges nous aident

+ Faire les mitsvot = les anges nous aident :

-> Nos Sages nous assurent que lorsqu’une personne vient se purifier, "ils" l'aident (Shabbat 104a).
Nos Sages disent également que si une personne commence une mitsva, "ils" lui disent de l'achever (Talmud Yérouchalmi - Méguila 2,7).
Qui sont ces "il"» auxquels nos Sages font référence?
Le Maharcha (Makot 1.b) explique qu’il s’agit des anges créés par nos mitsvot. Ils nous aident, grâce à des pouvoirs d’un autre monde, à accomplir les mitsvot jusqu’au bout.

C’est pourquoi le sage saisira l’occasion d’accomplir une mitsva. Dès que les portes s’ouvriront, il s’y précipitera, avec une émouna totale que Hachem l’aidera à surmonter tous les obstacles qui auraient pu l’entraver par le passé.
La nuit du Séder, il peut devenir un véritable "ben 'horin", libéré du yétser ara, et capable de ne servir que Hachem. Un désir sincère d’atteindre cet objectif suffit certainement à créer les anges qui l’aideront à s’élever de niveau en niveau.
Comme nous le disent les Sages : "Hachem dit aux Bné Israël : Ouvrez-Moi une ouverture pas plus grande que la pointe d’une aiguille, et Je vous ouvrirai une ouverture aussi large que les portes d’un palais" (Shir Hashirim raba 5,2).

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-> Nos textes sacrés expliquent ainsi l'enseignement : "Rabbi Éliezer ben Yaakov dit : Celui qui accomplit une mitsva s'assure un avocat defenseur. Celui qui commet une faute (avéra) s'assure un ange accusateur" (Pirké Avot 4,11).
Le Arizal (Shaar HaYi'houdim - chap.2) écrit à ce sujet : "Lorsqu’une personne est juste et pieuse, qu’elle étudie la Torah et prie avec kavana, des anges et des esprits saints sont créés à partir des sons qui sortent de sa bouche, et ils vivent et perdurent. Ces anges sont les maguidim, mentionnés dans le Sefer 'Hassidim, qui lui révèlent les secrets de la Torah.
Tout comme il y a des anges créés à partir des paroles de la Torah qui sortent de la bouche d’une personne, il y a aussi des anges créés à partir de ses actes de mitsvot, comme l’affirme le Zohar (Pin'has 222b) : "613 anges montent vers l’âme".
Nous voyons donc ici que chacune des 613 mitsvot crée un ange. Si une personne accomplit les 613 mitsvot, elle crée 613 anges [qui accompagnent] son âme.
C’est là le secret qui se cache derrière l’enseignement selon lequel une personne qui accomplit une mitsva s’acquiert un ange défenseur".

C’est sur cette base que le Maharcha explique les paroles de la guémara (Makot 10b) : "Sur le chemin qu’une personne choisit d’emprunter, ils la guident", et de même, l’enseignement : "Lorsqu’elle vient se purifier, ils l’aident".
Le Maharsha soulève une question : qui sont exactement ces aides? Si cela signifie que Hachem l’aide, alors pourquoi la guémara utilise-t-elle la forme plurielle, "ils l’aident" ? Et si cela fait référence à d’autres personnes, nous ne trouvons pas que les autres soient tenus d’aider quelqu’un à se purifier.

Au contraire, lorsqu’une personne pense sincèrement à accomplir une mitsva, cette pensée même crée des anges. Il en va de même lorsqu’elle parle d’accomplir une mitsva : ses paroles créent des anges. Ces anges, nés de sa pensée et de sa parole, sont ceux qui lui disent : "Va accomplir la mitsva!".
Ils la guident et l’aident, afin que la mitsva puisse être pleinement accomplie.

Lien entre Pessa’h & Kippour

+ Lien entre Pessa'h & Kippour :

-> Nos maîtres 'hassidiques établissent une comparaison entre la nuit de Pessa'h et celle de Yom Kippour.
Dans les deux cas, la liturgie du jour commence par le même mot : "kol" (tout). Yom Kippour commence par "Kol Nidré", par laquelle nous annulons nos vœux, tandis que l'élimination du 'hamets avant le début de Pessa'h s'accompagne de la récitation de "Kol 'hamira", par laquelle nous annulons notre 'hamets.

La signification de ce mot d'ouverture "kol" peut être déduite de sa guématria, qui équivaut à 50. Il s'agit d'une allusion aux 50 portes de Connaissance (Bina) mentionnées dans les enseignements de nos Sages (par exemple, Roch Hachana 21b).
Le Arizal affirme qu'à l'occasion de Yom Kippour et de la nuit de Pessa'h, un juif est capable, dans une certaine mesure, d'entrer par la 50e et la plus élevée des Portes.
[Nétivot Shalom - vol.2]

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-> Pourquoi portons-nous un vêtement blanc (kittel) la nuit de Pessah ?
Le blanc est la couleur la plus simple et la plus pure, à laquelle absolument rien n’a été ajouté. Le vêtement blanc reflète ainsi le fait que la guéoula trouve son origine dans les Hauts Lieux, qui constituent également un royaume entièrement pur et épargné par toute trace d’éléments irréguliers ou néfastes.
De la même manière, le grand prêtre, le jour de Yom Kippour, pénétrait dans le Kodech Kodachim, le Saint des Saints, vêtu de vêtements blancs, reflétant son statut suprêmement élevé à ce moment-là.
À cet égard, la noblesse de la nuit de Pessa'h est donc comparable à celle de Yom Kippour.
[Maharal]

"Des agneaux d’un an intègres, 2 par jour, holocauste quotidien" (Pin'has 28,3)

-> Rachi explique que le sacrifice quotidien du matin était abattu au côté ouest et celui du soir au côté est.

-> On peut l’expliquer de la façon suivante.
- Le matin symbolise la réussite, lorsque le jour se lève. Mais celui qui voit la réussite lui sourire risque d’en venir à ressentir de l’orgueil.
Pour s’en prémunir, il faut se rappeler que la roue tourne et que le “soleil” de la réussite peut aussi se coucher et qu’il faut donc rester humble.
=> Pour se rappeler de cela, l’offrande du matin était abattue à l’ouest, point cardinal où le soleil se couche.

- D'autre part, le soir symbolise les échecs. Mais celui qui voit ses entreprises échouées risque de tomber dans le découragement et la tristesse.
Pour s’en prémunir, il doit se rappeler que la roue du malheur aussi tourne et que le soleil se remettra à briller pour lui et il doit donc garder espoir.
=> C’est ainsi que l’offrande du soir était abattue à l’est, point cardinal où le soleil se lève.

[le Vayaguèd Yaakov]

Quelques pensées sur Souccot

+ Quelques pensées sur Souccot :

-> La guémara (Baba Métsia 85a) rapporte l'histoire suivante : "Il est arrivé une fois qu'un veau, qui était mené à l'abattoir, s'est mis à fuir, jusqu'à mettre sa tête dans les vêtements de Rabbi (Rabbi Yéhouda haNassi) et le veau a pleuré.
Rabbi lui a dit : "Va-y (à l'abattoir), car tel est ton destin!"

Dans le Ciel, on a proclamé : "Puisqu'il n'a pas montré de miséricorde, laissons les souffrances venir sur lui ..."
[Rabbi aura alors des souffrances durant de nombreuses années, jusqu'à se retrouver dans une situation où il exprimera clairement de la miséricorde envers les animaux.]

-> Le rav Nathan Wachtfogel dit : "Que reproche-ton à Rabbi? Nos Sages n'ont-ils pas clairement exprimés que les animaux doivent être égorgés? Est-ce que chaque cho'hét doit être puni?"

Il répond que cela est vrai, mais si un veau en vient à fuir jusqu'à vous, et exprime de la miséricorde d'être sauvé, notre attribut de miséricorde nous oblige à le garder et à ne pas le repousser.

Le rav Wachtfogel poursuit en disant que c'est cela l'essence de la Soucca, décrite comme : "l'ombre de la émouna" (tsila dim'éménouta), c'est-à-dire que nous fuyons toutes les préoccupations de ce monde pour se mettre à l'ombre de Hachem.
Lorsque l'on prend refuge chez D., même si on a des décrets importants contre nous (à l'image du veau mené à l'abattoir), Hachem est obligé d'utiliser son attribut de miséricorde.
Il ne peut pas nous repousser, et à la place, il doit nous protéger.

[si après Kippour, il reste malgré tout quelques mauvais décrets nous concernant, nous utilisons la puissance de la Soucca, en courant "sous les habits" de Hachem, l'obligeant à déchirer ses décrets négatifs, nous assurant alors certainement une super année.
D'ailleurs, c'est pour cela qu'à Sim'ha Torah, nous laissons éclater notre joie : c'est la fête! ]

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-> Selon Rabbi David Vatch, une des pensées du début de la Amida est que :
- "mélé'h" (Roi) = nous proclamons Hachem Roi à Roch Hachana (mal'hout) ;
- "ozèr" (qui aide) = pendant les 10 jours de Repentir, Hachem nous aide particulièrement à faire téchouva ;
- "oumochia'h" (et sauve) = à Yom Kippour Hachem nous sauve ;
- "oumagen" (et protège) = c'est le bouclier de Hachem pendant Souccot.

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-> La Soucca représente la protection physique et spirituelle par Hachem du peuple juif.
Cela provient du mérite de :
- Avraham : pour avoir proposé à ses invités de venir se reposer sous l'arbre [en y faisant la mitsva d'hospitalité à la perfection].
Par conséquence, ses descendants auront la protection de la Soucca dans le désert et dans le monde à venir [midrach Béréchit rabba 48,10]

- Aharon : les Nuées de Gloire ont existé par son mérite (guémara Taanit 9a), car il aimait les gens, il recherchait activement la paix, tout en souhaitant les ramener vers la Torah (Pirké Avot 1,12).
De même, Hachem a entouré d'amour le peuple juif, par des Nuées de Gloire protectrices (le Mabit - Bét Elohim).

- Chèm : Selon Rabbénou Ephraïm (Béréchit 9,23), lorsque Noa'h était étendu nu dans sa tente, Chèm a recouvert son père avec un vêtement afin de le protéger de la honte d'être ainsi exposé.
Mesure pour mesure, Hachem a recouvert nos incapacités, et nous a protégé par le biais de la Soucca.

"[Aussitôt après le 9 Av,] il faudra totalement effacer la tristesse de son cœur et croire d'une foi parfaite que D. a déjà pardonné la faute dans Sa grande miséricorde ; ceci constitue la joie la plus authentique survenant après une période de tristesse."

[le Baal haTanya]

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-> "Quiconque s'endeuille pour la destruction de Jérusalem méritera de vivre la joie de sa restauration" [guémara Taanit 30b]

Le Léka'h Tov (Dévarim 1,27) commente : car à l'instant même où un homme s'endeuille, il entreprend la restauration de Jérusalem, depuis l'intérieur même de son cœur ...

Tous les malheurs que D. amène sur le peuple juif ne sont que des moyens de l'inciter à prendre conscience de la "destruction" dont il souffre intérieurement, et de pouvoir ainsi éradiquer ce processus ...
Pour ressentir notre exil intérieur (notre éloignement avec D. suite à nos fautes), nous devons tracer une voie nous conduisant jusqu'aux tréfonds de notre intériorité, et de là faire jaillir des larmes authentiques, de vérité.
[...]

Si le 9 Av, nous réussissons à ressentir l'exil de la Présence Divine [à cause de notre comportement] par des pleurs et de l'affliction, nous ouvrons une nouvelle voie à la Délivrance.
En effet, ces mêmes pleurs deviennent alors une source d'apaisement et de consolation, comme l'indiquent les 7 semaines de consolation qui suivent le 9 Av, débutant aussitôt par le Shabbath : "Na'hamou" (consolez-vous!).
D'ailleurs, nos Sages affirment que le machia'h naîtra précisément en ce jour (9 Av).

=> De la réalisation de nos fautes, de notre petitesse, au point d'en briser son cœur et son âme (avec des pleurs authentiques), cela témoigne que nous sommes sur le chemin de la rédemption, pour atteindre des sommets spirituels, de proximité avec notre papa Hachem.

Ce n'est qu'une fois que nous avons conscience de l'état spirituel de notre intériorité (aussi douloureux que peut en être cette réalisation, au point d'en pleurer), que nous pouvons véritablement commencer à construire notre Temple intérieur! [quel plaisir authentique!]
Sans larme = terrain à l'abandon (les mauvaises herbes poussent!), tandis que les larmes = symbolisent le fait que c'est en construction, que des efforts sont investis pour s'améliorer!