Aux délices de la Torah

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Avraham a établi le principal canal de la prière en accomplissant la prière de Sha'harit le matin, alors que la lumière du jour grandit et que la bonté d'Hachem se révèle.
Puis, Its'hak est allé plus loin en accomplissant la prière de Min'ha l’après-midi, alors que la lumière du jour s’estompe (un aspect du jugement, rigueur Divin).

Cependant, Yaakov fut le premier à accomplir la prière d'Arvit au cœur de l’obscurité de la nuit. Ce faisant, Yaakov a ouvert la voie pour que nous puissions tous trouver la force d’ouvrir la bouche et de prier Hachem, même pendant la "nuit" de la vie, lorsque nous sommes fatigués, épuisés et vides.
C’est grâce à ces prières que nous méritons la plus grande révélation de la Présence d'Hachem, comme le dit la Torah : "Et voici, Hachem se tenait au-dessus de lui!" (Vayétsé 28,13).
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Min'ha 7:85 ]

Prier pour autrui

-> Faire partie du peuple juif signifie que lorsqu’un autre juif est dans la douleur et la souffrance, nous devons ressentir sa douleur. Et il ne suffit pas de simplement ressentir la douleur d’autrui ; nous devons prier en son nom.
Ce n’est pas un hasard si le point central de nos prières quotidiennes, la Amida, où nous adressons nos requêtes à Hachem pour la santé et la sécurité financière, est rédigé au pluriel.

Nous devons reconnaître que, si nous étions à la hauteur (en priant davantage pour eux!), nos frères juifs ne connaîtraient pas autant de chagrin et de douleur. Et, par conséquent, il nous incombe de prier pour eux, car dans une certaine mesure, nous sommes peut-être responsables de leur malheur.
[...]

Parfois, nos prières peuvent sembler ne pas être exaucées, et l'une des raisons avancées (par nos Sages) est que nous sommes soumis à une justice stricte [au Ciel] et que nos prières peuvent ne pas être acceptées. [aucune prière n'est vaine, mais par moment elles ont plus de mal à impacter au ciel ]
Que pouvons-nous faire?
Nous devons implorer les autres de prier en notre nom.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,9 ]

"De même que l'eau purifie l'homme de l'impureté, ainsi la Torah purifie l'homme impur.
[...]
De même que l'eau nettoie le corps, la Torah nettoie le corps, comme le dit David : 'Ta parole purifie beaucoup' (Téhilim 119,140). "

[midrach Chir haChirim rabba 1,19]

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-> Les 2e Tables de la loi que Moché portait étaient en saphir.
Chacune avait une dimension (cf. braïta guémara Nédarim 38a) de 6 téfa'him (environ 50cm ) de hauteur, 6 téfa'him de largeur, et 3 téfa'him d'épaisseur.
Il en découle un volume de 125 litres (50*50*25*2) pour les 2 lou'hot.

Connaissant la matière (saphir), on peut en déduire que la masse totale est de 500kg, soit la masse de 500 litres d'eau (=40 séa), qui est la quantité d'eau minimale d'un mikvé casher.

=> Le lien entre Torah et purification à l'image d'un mikvé est magnifique. 🙂

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+ Les Tables de la Loi étaient faites en saphir, une pierre extrêmement dure qu'il est impossible de briser, et pourtant celles-ci étaient si souples qu'elles se déroulaient comme une feuille de parchemin.

Pourquoi les Tables de la Loi avaient-elles cette souplesse?

Pour nous enseigner ceci : bien que l'homme ait un mauvais penchant dur comme la pierre qui l'empêche d'accomplir ce qui est écrit sur les Tables, il ne doit pas désespérer. Il parviendra à accomplir les mitsvot, car de même que les Tables de saphir pouvaient se rouler comme une feuille de parchemin, D. peut aider l'homme à affaiblir et dominer son penchant.

[Méam Loez - Ki Tavo 27,1]

La veillée de Shavouot

+ La veillée de Shavouot :

-> "Le soir de Shavouot, Hachem purifie les juifs pour qu'ils soient aptes à recevoir la Torah.
C'est ce qui est écrit dans le Zohar : "Pendant cette nuit, de la pureté descend ici-bas pour les juifs". "
[Sfat Emet]

-> "Celui qui ne s'endort pas durant cette nuit, même un court instant, et étudie toute la nuit sera assuré de finir l'année, exempt de tout problème ... tout dépend de cette nuit là."
[ le Arizal - Chaar haKavanot]

-> Selon le Zohar (vol.1, 9b), celui qui étudie durant cette nuit sera protégé en haut et en bas, et terminera son année en paix.

-> Selon le 'Hemdat Yamim : "De la même façon que l'homme ne dort pas cette nuit-là, son mazal aussi ne dormira pas pendant cette année".

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-> Le midrach (Pirké déRabbi Eliézer chap.41) rapporte que la nuit précédant le don de la Torah, les juifs allèrent se coucher, et au petit matin, alors qu'approchait l'instant où Hachem se dévoilerait sur le mont Sinaï, ils dormaient toujours.
C'est alors que Moché alla les réveiller en leur disant : "Le 'Hatan (Hachem) est déjà arrivé et il cherche Sa kalla (les juifs)".

C'est pourquoi afin de réparer leur faute, on a pris l'habitude de rester éveillé toute cette nuit en étudiant la Torah.

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+ "Pendant la fête de Shavouot, nous sommes jugés sur les fruits de l'arbre" [guémara Roch Hachana 16a]

Le Chlah haKadoch de commenter :
"Ces fruits-là sont en fait les âmes qui s'envolent de l'arbre de D.
Le monde est jugé en ce jour sur la Torah qui lui a été donné ce même jour et qu'il s'est abstenu d'étudier.
[ qu'avons-nous fait des capacités et des opportunités de Torah que nous avons pu avoir l'année écoulée?]
[...]
Le jugement auquel D. procède lors de la fête de Shavouot ne concerne pas seulement la Torah elle-même, c'est-à-dire de décider quelle perception de la Torah aura chacun de nous, mais aussi quels seront les moyens qui nous permettrons de l'étudier.
[...]
Cette nuit [de Shavouot] est une occasion pour mériter une bonne vie sans aucun dommage tout au long de l'année qui suit.
Et même si à Roch Hachana, on n'aura pas mérité un jugement particulièrement favorable, mais comme moyen pour étudier la Torah, on pourra alors bénéficier de la vie et de toutes bonnes choses. "

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-> "Même si quelqu’un objecte que [sans la veillée] l’on pourrait étudier plus d’heures en gardant un programme normal pendant la journée de Shavouot, l’objectif est tout autre.
Nous montrons notre extraordinaire dévouement, sans compromis, pour l’étude de la Torah le jour où la Torah a été donnée au peuple d’Israël."
[Rabbi Its'hak Berkovits]

-> "Celui qui perd son temps [durant la veillée] est considéré comme ayant dormi."
[michna Broura - "yochèv batèl kéyachène damé "]

"Mes amis, mes frères, enfants chéris de D., comme il est convenable en ce jour élevé du don de notre sainte Torah (Shavouot), qui englobe tout et qui fut enfouie pendant des milliers d'années, de se réjouir plus que pour toute autre fête!

Il faut s'élever en ce saint jour, que ce soit pendant la prière ou pendant l'étude et en particulier pendant que l'on mange ou boit.
Il faut imprégner notre cœur d'une immense joie et être très reconnaissant envers le Créateur, qui nous a donné, à nous aussi, une part dans le peuple saint d'Israël.
Il nous a donné le mérite de le servir par l'étude de la sainte Torah et en gardant les saintes mitsvot."

[le Yessod véChorech haAvoda 9,10]

"Le Or ha'Haïm haKadoch enseigne que la fête de Shavouot tire son nom de la racine : Shévoua, signifiant : serment.
Au pluriel, cela donne : Shavouot.

En effet, il est question de 2 serments : le peuple juif jura devant Hachem qu'il le servirait de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, et Hachem jura devant le peuple juif qu'Il ne les remplacerait pas par une autre nation, quoiqu'il arrive, ils resteraient Ses enfants."
[...]
De même qu'à un mariage, les 2 parties s'engagent à se dévouer l'un à l'autre, ainsi lors de Shavouot, les 2 parties portent serment.
[...]
Chaque année à Shavouot, on renouvelle le serment d'Israël envers Hachem, et celui de Hachem envers Israël."

[Nétivot Shalom]

+ Shavouot : le jour de notre mariage

-> "Au don de la Torah, les juifs sont devenus mariés avec Hachem"
[guémara Taanit 26b]

-> "Shavouot est considérée comme notre jour de mariage, durant lequel Hachem, le fiancé, prend le peuple juif comme Sa fiancée. [...]
Toutes nos fautes sont pardonnées à Shavouot, de la même façon que Hachem pardonne les fautes de chaque fiancé et fiancée le jour de leur mariage."
[Kédouchat Lévi]

-> Rabbénou Efraïm (Chémot 19,1) rapporte ainsi :
- les nuées de Gloire présentes sur le mont Sinaï étaient la 'houpa ;
- Moché et Aharon étaient les parents accompagnant la mariée (le peuple juif) vers le marié (Hachem) ;
- les lou'hot étaient la Kétouba ;
- le Ciel et la terre étaient les témoins du mariage ;
- de même que le 'hatan embellit la mariée par de magnifiques bijoux, de même Hachem a paré le peuple juif par des couronnes précieuses.

-> Selon le Radal (commentaire au Pirké déRabbi Eliézer 41), toutes les coutumes observées pour la cérémonie de mariage ont leur origine au don de la Torah.
Par exemple, la coutume de jongler avec du feu lors de la fête, provient des éclairs et des tonnerres qu'il y avait.

-> Rabbi Baroukh Cohen dit que le 2e commandement : "Tu n'auras pas d'autres dieux" symbolise la déclaration de D. à la communauté d'Israël : 'Je t'ai épousé et tu n'auras donc pas d'autres époux' (mékoudéchét).

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+ "Le mariage juif est à l'image du lien forgé entre D. et le peuple juif au mont Sinaï.
De même que les mariés restent ensemble au même endroit pendant un an, les juifs n'ont pas quitté le mont Sinaï pendant un an après le don de la Torah."
[Rabbénou Bé'hayé]

-> "Lorsqu'un homme prend une nouvelle épouse ... il doit rester disponible pour sa famille pendant un an et se réjouir avec son épouse" (Ki Tétsé 24,5)

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-> "Je suis Hachem votre D." (Yitro 20,2)

Le terme en hébreu pour "Je" est : ani, et en réalité "anokhi" est le mot égyptien pour "je".

=> Pourquoi est-ce que Hachem a commencé par un mot en égyptien?

Le midrach (Tan'houma Yachan - Yitro 16) rapporte l'idée que Hachem a souhaité débuter la lecture des 10 Commandement (la Kétouba) dans un langage que les juifs avaient l'habitude d'entendre (durant leur long séjour en Egypte), et ce en signe d'amour.

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-> "Les Tables [de la Loi] de pierres gravées par le doigt de D." (Ki Tissa 31,18)

Le Rokéa'h (Vaéra 8,15) note que de même qu'un doigt a 3 parties, de même la Torah est composée de 3 parties (Torah, Névi'im et Kétouvim).
[Hachem a écrit la kétouba (les lou'hot) avec Son "propre doigt"!]

"La joie est le récipient dans lequel on reçoit la Torah"

[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat Haréa'h 3,2]

"Celui qui s'attarde trop sur son chagrin, son chagrin s'attardera sur lui"

[Séfer haMidot - Atsvout 34]

-> Le terme : "bésim’ha" (en joie) est formé des mêmes lettres que : "ma’hchava" (la pensée).
Notre joie est en nous, et dépend de notre regard porté sur la vie.

"Un homme heureux est un homme complet, ceci lui permet de recevoir la Torah, qui est le perfectionnement de l'homme"

[le Maharal de Prague]

"Toutes les fêtes sont incluses dans Shavouot.
Etant le jour où la Torah a été donnée, elle contient l'essence de tous les jours de l'histoire juive et de tous ses événements."

[Kédouchat Lévi]