Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Rabbi 'Hizkiya déclare : Depuis la destruction du Temple, les bénédictions du Ciel sont suspendues et ne règnent plus sur le monde.
A cause de leurs fautes, les Bné Israël sont soumis à des forces d'un rang inférieur.
[Zohar - 'Hayé Sarah 133b]

Etudier la Torah la nuit

Il n’y a pas de limite aux louanges qu'une personne qui étudie la Torah la nuit (à partir de minuit juif) reçoit, comme nous le trouvons dans le Zohar (Volume I, 92b).
De plus, le roi David était appelé "vivant et éternel" ('haï vékayam) parce qu’il se réveillait toujours à minuit pour étudier la Torah.
Le Zohar (Volume I,207a) dit : "A cette heure-là [à partir du minuit juif], Hachem se réjouit avec les tsadikim dans le Gan Eden, et la Chékhina apparaît devant Hachem. Quiconque se joint aux tsadikim et à la Chékhina à ce moment-là, par l’étude de la Torah, est compté parmi ceux qui appartiennent au sanctuaire de la Chékhina".
Une personne qui se lève à ce moment-là doit, avant tout, se rappeler qu’elle étudie pour aider la Chékhina. Avant d’étudier, elle doit ressentir de la douleur face à la souffrance de la Chékhina.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,2]

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-> Celui qui se lève à minuit doit le faire avec une grande crainte et un profond respect. Où qu’il se trouve, il doit trembler d’admiration car, à ce moment-là, Hachem se réjouit avec les tsaddikim dans le Gan Eden.
Ensemble (Hachem et les tsadikim), ils écoutent les voix de ceux qui étudient la Torah à cet instant, comme il est écrit : "Ô toi qui habites dans les jardins, tes compagnons écoutent ta voix" (Chir HaChirim 8,13) [nos Sages disent que "jardins" fait référence aux baté midrachim, tandis que "tes compagnons" fait référence aux anges].

Minuit (juif) est un moment de grâce divine ... car les portes du ciel sont ouvertes et nos prières sont exaucées.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,16-17]

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-> Le Arizal (chaar hakavanot 54) explique : celui qui se consacre aux kavanot et à l'étude de la Torah durant la nuit fait partie de l'assemblée des tsadikim qui ont la capacité de décréter dans ce monde ici-bas et dont les paroles s'accomplissent depuis les mondes supérieurs. (

-> De plus, Hachem étend sur lui un fil de bonté qui le protégera dans le monde par l'intermédiaire d'êtres célestes ou d'êtres terrestres. ['Haguiga 12b ; Zohar Lé'h Lé'ha 92b]

-> C'est la voix des Justes (tsadikim) qui s'affairent à l'étude de la Torah dans ce monde ici-bas qui console la Chékhina et la soutient dans sa souffrance de se trouver en exil.
[Arizal - chaar hakavanot - drouch halaïla 4]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2016/06/06/letude-de-la-torah-la-nuit

L’étude de la Torah broie la matérialité

+ L'étude de la Torah broie la matérialité :

-> Le Talmud (Baba Métsia 84a) raconte qu'un jour, Rabbi Yo'hanan nageait dans le Jourdain. Reich Lakich, qui était alors brigand, le vit et se jeta à l'eau, à sa poursuite. Rabbi Yo'hanan lui dit, en s'apercevant de sa force : "Combien es-tu robuste! Tu es digne de porter le joug de la Torah!"
Reich Lakich lui rétorqua : "Ta beauté est féminine".
Rabbi Yo'hanan lui dit : "Si tu te repentis et acceptes de prendre sur toi le joug de la Torah, je te donnerai ma sœur en mariage, qui est bien plus gracieuse que moi".

Reich Lakich prit alors sur lui de se repentir et d'étudier la Torah. II voulut revenir sur les rives du Jourdain et prendre ses vêtements, mais il n'y parvint pas, soudain très faible.
A la seule idée de s'attacher à la Torah, ses forces physiques l'abandonnèrent.
Le Talmud termine en disant que Rabbi Yo'hanan lui enseigna la Torah et la michna et fit de lui un grand Sage d'Israël.

=> Nous apprenons de là combien la Torah épuise l'homme. Lorsqu'un homme étudie la Torah, celle-ci broie la matérialité qui est en lui et annihile ses forces physiques.

La jalousie spirituelle qui se transforme en haine d’autrui

+ La jalousie spirituelle qui se transforme en haine d'autrui :

-> La guémara (Yoma 9b) dit que le 2e Temple fut détruit, bien que les gens se consacraient à l’étude de la Torah, à cause d’une haine (gratuite) sans fondement (sin'at 'hinam).
Cela signifie que les gens étaient jaloux de leurs semblables qui se trouvaient à des niveaux supérieurs et qu’ils n’ont pas réussi à éradiquer ce trait de jalousie avant qu’il ne les conduise à la haine.
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Yad Yé'hezkel - paracha Matot ]

=> La jalousie spirituelle peut nous pousser à nous dépasser dans ce domaine, mais nous devons savoir se satisfaire de la part spirituelle qu'Hachem nous a donné, et qui peut être beaucoup plus faible que celle de notre prochain.
Nous devons savoir l'accepter (telle est la volonté de papa Hachem), et utiliser au mieux nos capacités, potentialités.

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-> "Le nombre total des Lévi'im recensés par Moché, Aharon et les chefs d’Israël, selon leurs familles et selon la maison de leurs pères" (Nasso 4,46).
Le midrash (Bamidbar raba 6,10) explique qu'après avoir dénombré individuellement les Bné Kéhat, les Bné Gerchon et les Bné Mérari, la Torah revient et les regroupe tous en un seul ensemble pour montrer qu’ils sont tous également aimés aux yeux d'Hachem.
Cela implique que même si le service des Bné Kéhat était plus élevé que celui des Bné Gershon et des Bné Mérari, puisqu’ils étaient les porteurs de l’Arche ... néanmoins, lorsque les Bné Mérari accomplissaient ce qui leur incombait, cela avait autant d’importance pour Hachem que le service des Bné Kéhat.
Nous en tirons la leçon qu’une personne ne doit pas être jalouse de son prochain, même en matière d’avoda ; le simple fait de servir Hachem selon le lot qui nous a été attribué est suffisant.
[rav Tzvi Elimélé'h Spira de Dinov - Agra déPirka 97 ]

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-> "Rabbi Elazar Hakapar dit que la jalousie, la convoitise et le désir d’honneur éloignent une personne du monde" (Pirké Avot 4,21).
Pourtant, il existe des formes d’envie qui sont positives, comme envier la sagesse d’un ami lorsqu’il est plus sage et s’efforcer de devenir comme lui.
À propos de cette envie, les Sages (Bava Batra 22a) disent : "la jalousie entre enseignants accroît la sagesse."

Bien que ce type de jalousie soit bon, il est encore mieux de s’habituer à étudier sans jalousie.
Idéalement, on devrait étudier par amour de l'étude elle-même.
[Rachbatz - Magen Avot]

Adam & soir du Séder

+ Adam & soir du Séder :

-> Dans les Pirké Dérabbi Éliézer (chap. 21), une idée intéressante est citée : lorsque le premier soir de Pessa'h arriva, Adam Harichone dit à ses enfants: dans le futur, ce même soir, les enfants d'Israël apporteront des offrandes de Pessa'h, agissez de même devant votre Créateur. Caïn amena des graines de lin et Hevel des bêtes de son troupeau, de premier choix et leurs graisses. Le sacrifice de Cain fut abominé par Dieu alors que celui de Hevel fut agréé.

Le Pirké Dérabbi Éliézer continue (chap. 32) : cette même nuit de Pessa'h, Its'hak appela son fils Essav et lui dit : "Essav, ce soir, tout le monde récite le Hallel et des trésors sont à prendre. Prépare-moi des mets délicieux et je te bénirai". Il partit, mais s'attarda. Rivka dit à Yaakov : "Mon fils, cette nuit, des trésors sont faciles d'accès, les mondes supérieurs entonnent des chants. Cette même nuit, tes descendants seront affranchis de l'esclavage. Ils chanteront. Prépare donc des plats savoureux pour ton père, pour qu'il te bénisse de son vivant". Il partit et ramena deux agneaux. Est-ce ce que mangeait Its'hak? En fait, il y avait un agneau pour le sacrifice de Pessa'h et un pour préparer des plats succulents à déguster. Le sacrifice de Pessa'h ne doit être consommé qu'à satiété.

Nous apprenons de là que depuis Adam, cette nuit était déjà connue pour être spéciale et ensuite c'est Its'hak, qui s'exprima ainsi : "Cette nuit, tous récitent le Hallel et des trésors sont facilement accessibles à tous!"

"Il appela Moché" (Vayikra 1,1)

-> Rachi explique que Hachem commençait toujours par appeler Moché avant même de lui adresser la Parole. Et c'est ensuite, qu'Il lui parlait. Cet appel était un signe d'affection que Hachem lui témoignait. A l'image des Anges à propos desquels il est dit : "L'un appelle l'autre", ils s'appellent mutuellement affectueusement en vue de sanctifier le Nom de Hachem.

=> On peut s'interroger sur ce commentaire. Pourquoi chaque Parole Divine devait être annoncée préalablement par un appel? Et pourquoi comparer cet appel précédent la Parole à celui des Anges?

-> Le 'Hidouché haRim explique que cet appel précédait chaque Parole pour faire une préparation. Une Parole Divine ne vient pas juste transmettre une information. Elle est adressée à l'homme pour l'impacter, le traverser et l'influencer en Bien. Elle vient pour opérer un changement en lui.
Pour avoir cet effet, cette information nécessite une préparation préalable. Car sans cette préparation, l'homme ne serait pas disposé à intérioriser l'information jusqu'à en être transformé par elle. Et c'est ici que se situe le rapprochement avec les Anges. Nos Sages enseignent qu'au moment du don de la Thora, les Hébreux ont déclaré : "Nous ferons et nous écouterons".
A ce moment, nos Sages enseignent qu'une voix céleste a proclamé : "Qui a révélé ce secret à Mes Enfants, ce secret que les Anges utilisent?!". L'Ange est un être qui n'existe que pour accomplir la Parole de Hachem. Et son secret, consiste en ces paroles : "Nous ferons et nous écouterons". En effet, cette déclaration exprime deux notions.
D'une part : la notion d'un effacement face à Hachem. L'Ange ne cherche pas à comprendre le bien fondé, le sens et la raison d'être de cette Parole. Même s'il ne comprend pas, qu'il ne sait pas pourquoi Hachem lui demande de faire telle mission, il reste tout de même prêt à s'exécuter.
Et d'autre part : la notion d'un signe d'empressement et de courage. Même si ce que Hachem lui demande est difficile, que cette mission implique des efforts, le faisant sortir de sa zone de confort, il sera prêt à tous les sacrifices.

"L'appel qui précède la Parole Divine fait écho à l'appel des Anges". Car avant de transmettre Sa Parole, Hachem appelle l'homme pour le préparer à recevoir Sa Parole, en passant par cette même anticipation qui fait le propre des Anges.
Lorsqu'un juif étudie un passage de Torah, qu' il s'apprête à recevoir la Parole Divine, il doit se placer dans cet état d'esprit, au préalable.
D'une part, il doit accepter de faire confiance à ce qu'il étudie, même s'il ne se retrouve pas dans cet enseignement. Accepter la Parole étudiée parce qu'elle reflète la Parole Divine, même s'il ne la comprend pas, et ne s'identifie pas encore à elle.
D'autre part, il doit se préparer à pouvoir investir des efforts pour s'y conformer. Toute parole de Thora, pour remplir son rôle d'élever l'homme et l'améliorer, doit être préparée dans cet état d'esprit.
C'est cet ''appel des Anges'' qui est évoqué dans ce verset, que l'homme doit tâcher d'intégrer. Cela permettra à cette parole de le transformer et le sanctifier.

"Si dans mes statuts vous marchez" (im bé'houkotaï télé'hou - Bé'houkotaï 26,3) implique la constance [dans la marche]. Pourtant, une personne est dans ce monde et doit s’occuper de ses affaires et d’autres questions matérielles.
En réalité, partout où un juif marche, il n’y a aucun endroit qui ne soit pas en rapport avec la Torah de Hachem et Ses mitsvot. Parfois, il s’agit d’une mitsva explicite, tandis qu’à d’autres moments, c’est une ramification d’une mitsva, mais il n’y a aucun endroit ni aucun recoin qui soit dépourvu de la Torah de Hachem et de Ses mitsvot.
[rav Yéhochoua de Belz (Mitteler Rav) - Léket Imré Kodeh - Paracha Bé'houkotaï ]

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-> "Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n’a plus dans Son monde que les quatre coudées de la halakha" (Béra'hot 8a) ... Ce qui signifie que ces quatre amot sont le lieu de la hachraat haChékhina.
Cela ne s’applique pas uniquement aux personnes qui étudient la halakha, mais aussi à celles qui la mettent en pratique. Même quelqu’un qui marche dans la rue et ferme les yeux pour s’abstenir de voir quelque chose d’interdit, cela s’appelle les "quatre amot de la halakha".
De même, quiconque s’abstient du mal et ne viole aucune interdiction ... c’est assurément les "quatre amot de la Halakha".
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - paracha Yitro 12 ]

-> "L'endroit où tu te tiens est une terre sainte" (Chémot 3,5).
En tout lieu et à tout moment, l'homme peut se rapprocher de son Créateur, pour Le servir et accomplir Ses mitsvot.
['Hafets 'Haïm sur la Torah - Chémot 3,5 ]

-> Un avré'h de Kotzk s’était consacré au 'hassidisme et à l’étude de la Torah pendant de nombreuses années, tout en étant soutenu par son beau-père. Par la suite, lorsqu’il dut consacrer son temps à gagner sa vie et à élever ses enfants, il n’eut plus le temps de s’adonner à la Torah et au 'hassidisme.
Lorsqu’il s’en plaignit au Rabbi de Kotzk, celui-ci lui répondit :
"Rabbi 'Hanania ben Akachia dit : "Hachem a voulu accorder du mérite à Israël, c’est pourquoi Il leur a donné la Torah et les commandements en abondance" (Avot 6,11).
"Cela semble difficile ; Hachem aurait dû nous donner moins de mitsvot pour que cela soit plus accessible. La réponse est qu'Hachem a étendu la portée de la Torah et des mitsvot à tous les lieux et à tous les aspects de la vie. Quand quelqu’un construit une maison, il y a des mitsvot consistant à apposer une mézouza et à ériger une clôture autour du toit. Quand une personne sème et récolte, il y a des mitsvot qui concernent la terre. De même, dans les affaires, il y a des mitsvot et des défis qui leur sont propres. C’est pour nous accorder du mérite, afin que nous puissions accomplir la Torah et les mitsvot tous les jours de notre vie, que ce soit en temps de paix ou en période de stress.]
[Sia'h Sarfé Kodech - Inyanim Shonim ]

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-> "Hachem, c’est seulement cela que je recherche : résider dans la maison d'Hachem tous les jours de ma vie" (Téhilim 27,4).
Comment le roi David pouvait-il chercher à demeurer dans la maison d'Hachem? Il était un roi avec toutes sortes de responsabilités royales, y compris mener des guerres pour Hachem ; voulait-il abandonner ce but?
Au contraire, le roi David recherchait l'aide Divine afin qu’à chaque instant, il se sente comme s’il était assis dans la maison d'Hachem et en présence d'Hachem.
En d’autres termes, le roi David ne menait pas une double vie, une vie privée et une vie au service d'Hachem dans la maison d'Hachem. Tout ce qu’il faisait était avodat Hachem en présence d'Hachem.
[Sifté 'Haim - Midot véAvodat Hachem - p.431 ]

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-> On ne peut certainement pas suggérer que seules 613 [commandements] relèvent de la catégorie des mitsvot. Si tel était le cas, de la paracha Béréchit à la paracha Bo, il n’y aurait que trois mitsvot et de nombreuses parachot ne comporteraient aucune mitsva, ce qui est difficile à concevoir.
Au contraire, chaque mot de la Torah vient de la bouche de Hachem et constitue une mitsva en soi.
Il existe en réalité un nombre incalculable de mitsvot, à tel point que toute personne dotée d’un esprit perspicace et d’un cœur compréhensif pourrait mener chacune de ses actions et de ses affaires, des plus petites aux plus grandes, conformément à la Torah, accomplissant une mitsva à chaque instant dans une mesure incalculable.
[Gaon de Vilna - cité dans Maalot HaTorah ]

Savoir apprécier les miracles ordinaires

+ Savoir apprécier les miracles ordinaires :

-> Rabbénou Bé'hayé, dans son livre 'Hovot Halévavot (Chaar 'Hechbon Hanéfech - siman 23) parle des gens, qui s'émerveillent des miracles et non pas de la nature. Quand le soleil se voile soudainement, tout le monde s'étonne.
Et moi, dit Rabbénou Bé'hayé, je suis époustouflé de voir le soleil briller chaque matin et de le voir se coucher chaque soir. C'est plus grandiose que lorsqu'il se voile subitement. Le fait que la lune commence son parcours en début de mois, toute petite puis grandisse au milieu du mois, pour de nouveau rapetisser en fin de mois est extraordinaire en soi.

Le monde entier s'émerveille du Tsunami, cette énorme vague qui envahit la terre ferme à une vitesse vertigineuse. En réalité, s'apercevoir qu'un fleuve coule depuis plus de cinq mille ans, sans interruption, relève du surnaturel. La continuité est plus prodigieuse qu'un événement unique et ponctuel.

Pourquoi l'homme est-il réellement stupéfait par le Tsunami, par une éclipse du soleil ou de la lune et non par le flux sempiternel d'un fleuve ou par le coucher du soleil?

Le 'Hovot Halévavot répond : car il s'est déjà habitué. Depuis sa plus tendre enfance, il voit le soleil se lever et se coucher, la lune frêle au début, puis pleine au milieu du mois pour redevenir petite, en fin de mois. Il perd la sensibilité, au fil du temps. Quand cette sensibilité s'éveille-t-elle de nouveau? Lorsqu'un changement s'opère, il s'émeut.

Chacun peut l'expérimenter. Quand l'homme se lève le matin et que tout son corps fonctionne, Barou'h Hachem, il se tient debout, ses mains bougent, ses yeux sont ouverts, il ne crie pas : "Merci D., tout est en état de marche!" Il reste silencieux et s'évertue à ne pas faire trop de bruit.

Grâce au rappel et à la sanctification du Shabbath dans les prières du vendredi soir, la sainteté, émanant d'Hachem, se répercute ensuite sur le peuple juif.
[Zohar - Yitro 92b]

Quelques mérites de manger de la matsa

+ Quelques mérites de manger de la matsa :

-> "Les véritables tsadikim attendent avec tant d'impatience la mitsva de manger de la matsa, que leur âme quitte presque leur corps au moment de la réaliser.

La plupart des juifs ne peuvent pas percevoir l'énormité et la sainteté de cette mitsva, mais s'ils la mangent uniquement parce que Hachem leur a commandé de le faire, ils peuvent pénétrer les plus hauts cieux."
[Haggada du Rabbi de Satmar]

-> "Une personne qui mange la matsa en accord avec la loi juive pendant les 7 jours de Pessa'h devient partenaire avec Hachem dans la création du monde"
[Rokéa'h - Hilkhot Pessa'h]

-> "Manger de la matsa, par amour pour la mitsva, amène de la sainteté aux membres de notre corps.

Le verset dit : "Les matsot doivent être mangées dans un lieu saint" (Vayikra 6,9).
Nous devons préparer et sanctifier notre corps et notre bouche afin d'être un réceptacle pour la sainte matsa."
[Rabbi Shlomo Rabinowicz - Tiféret Shlomo - Pessa'h]

-> "Si on mange de la matsa à Pessa'h, alors toute la nourriture que nous mangerons durant l'année peut également devenir sanctifiée"
[Pri Tsaddik - Béréchit]

-> "La matsa a la capacité de sanctifier notre alimentation de toute l'année."
[Michkénot haro'im]

-> C'est la seule mitsva de la Torah impliquant le fait de manger que nous pouvons encore faire de nos jours.
De même qu'avaler un comprimé peut guérir le corps, de même, le fait d'avaler de la matsa guérit l'âme.
[Rabbi Shlomo Rabinowicz - Tiféret Shlomo]

-> Manger de la matsa guérit l'âme d'une personne, car par le fait d'en manger, on devient alors une nouvelle personne dont toutes les forces de vie ne proviennent que de la mitsva de la matsa.
[Avnei Nezer]

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-> "Le Zohar appelle la matsa : "le pain de la émouna" (mé'hla dimééménouta - Zohar II, 183b).
Manger de la matsa a le même pouvoir que d'amener des sacrifices (korban) à Hachem.
Le mot "korban", est dérivé du mot : "karov", se rapprocher.
Lorsqu'une personne amenait un sacrifice au Temple, elle en devenait plus proche d'Hachem.

De même, lorsqu'une personne mange de la matsa, elle guérit son corps de ces maux spirituels, lui permettant de se rapprocher d'Hachem."
[Rabbi Shlomo Rabinowicz - le Tiféret Shlomo]

Le Zohar appelle la matsa : "le pain de la guérison" (mé'hla déasvata), puisque c'est un remède à nos maladies spirituelles.

Rabbi Naftali de Ropschitz fait remarquer qu'à Souccot on est guéri spirituellement par le fait d'être entouré par la Soucca, comme un bandage externe.
Par contre à Pessa'h, la matsa nous guéri spirituellement en entrant dans notre propre système (en l'avalant), comme une médecine interne.
Il est écrit : "Les matsot seront mangées dans un lieu saint" (Tsav 6,9).
Nous devons nous sanctifier (notre bouche, notre intériorité) afin d'être un réceptacle convenable. [à l'image d'une désinfection avant une intervention afin d'optimiser les chances de réussite]

-> Les juifs sont sortis d'Egypte en hâte, n'ayant pas le temps de se préparer à manger.
Ils ont fait preuve d'une émouna totale en Hachem en suivant son commandement d'aller dans le désert avec uniquement comme provisions de la matsa.

La matsa symbolise notre croyance en D., et durant cette nuit du Séder, il nous est possible d'atteindre une clarté absolue dans notre émouna.
[Meshech Chochma]

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-> La matsa fait allusion à l’attribut divin de miséricorde.
Par le fait de manger de la matsa, nous réduisons au silence l’attribut de rigueur/justice et nous amenons sur nous l’attribut de miséricorde.
[Radvaz]

-> La matsa, qui est une nourriture humble, faite de farine et d'eau (éléments basiques, dont la pâte n'a pas levé), a le pouvoir d'éliminer nos envies physiques (taava), de même qu'un pauvre arrive à se suffire de peu et qu'il laisse des envies non comblées.
La matsa a aussi la capacité d'éliminer l'arrogance, ainsi que la colère [qui a pour origine un sentiment de supériorité, d'orgueil].
[Tsidkat haTsadik]

-> "Nous ne fautons qu'à partir du moment où nous avons un égo excessif, au point où l'on ressent que nous avons autant le droit que Hachem de décider ce qu'il faut faire ou pas.
La matsa, faite d'une simple farine, est le symbole de la simplicité et de l'humilité.
Ainsi, elle est le remède des malaises spirituels dont le yétser ara cherche à infecter les gens."
[Rabbi Tsadok haCohen]

Pendant le Séder, nous disons : "Matsa zo ... al choum ma?" (Cette matsa ... pourquoi?).
Selon le Baal haTanya, on peut comprendre cela : cette matsa est là pour nous enseigner que l'on doit toujours se voir comme : ma (Que suis-je?).
A Pessa'h : je prends conscience de ma petitesse face aux miracles énormes de Hachem, et également sachant que j'ai une part de divin en moi (l'âme - 'hélék Elokim mima'al), je prends conscience que j'ai des capacités divines que je dois exploiter de façon responsable.
C'est là toute la dualité d'une humilité véritable!

-> Les étapes du Séder : Matsa, Maror et Koré'h se suivent.
Maror a la même valeur numérique que : mavét (la mort - 446).
Koré'h signifie : enveloppé, dissimulé.
Par le mérite de manger la matsa, "maror koré'h", la mort nous est dissimulée, et nous avons alors le chance de mener une bonne vie."
[ le Yichma'h Yisraël - Pessa'h 21]

Il est intéressant de noter que les herbes amères sont entourées de matsa, transmettant le message que même si dans notre vie c'est très difficile, amer, cela est orchestré avec précision par Hachem dans notre meilleur intérêt (la matsa symbolisant la libération).
Et ce à l'image des paroles de Rabbi Zoucha d'Anapoli, qui malgré le fait de vivre une vie d'une extrême pauvreté et avec d'atroces souffrances, proclamait en toute sincérité : "Je n'ai jamais vécu quoique ce soit de mal dans ma vie! Tout ce que Hachem a fait pour moi, Il l'a été pour le bien, et ce même si ça sembler être le contraire".

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-> La matsa est appelée : "lé'hm oni", le pain sur lequel nous donnons beaucoup de réponses.
Non seulement, nous répondons aux questions de nos enfants, mais Hachem aussi répondra à nos appels à l'aide.
"Que Hachem t’exauce au jour de détresse" (Téhilim 20,2)."
[Rabbi Yéhochoua Rokéa'h]

-> Le fait de manger de la matsa sauve une personne d'un jugement difficile à Roch Hachana.
[le Zohar - II, 183b]

-> Dans sa Haggada, le 'Hatam Sofer note que le mot : matsa (מצה) est l'acronyme de : "[Hachem] nous sauvera de toutes nos détresses" (מכל צרה הצילנו - mikol tsara itsilanou).

-> Le Yichma'h Israël fait remarquer qu'en "mispar katan", le mot : מצה (matsa) a la même guématria que le mot : 'haï (חי). [on a : 4+9+5=18]

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-> "Un pain de misère" (Réé 16,3)

Pourquoi cela?
Selon la guémara (Pessa'him 36a), c'est : "le pain sur lequel de nombreuses paroles seront dites" (lé'hém chéossim dévarim arbé).
[le mot : "oni" (עֹנִי - de misère, de pauvreté) est relié à : "répondre" (laanot = répondre, et onim (עונים) = nous répondons)]

Le 'Hatam Sofer (Drachot ha'Hatam Sofer - vol.2 p.274) explique que la matsa elle-même parle de très nombreux mots, nous demandant de la manger.
Le rav Yéhochoua Buxbaum de Galanta (Ohr Pné Yéhochoua) s'interroge sur ce que le 'Hatam Sofer peut tirer de cette explication qui ne se trouve nulle part ailleurs dans la guémara, le midrach ou même dans les écrits du Arizal.
Il répond que c'est forcement que le 'Hatam Sofer a entendu lui-même la matsa se tournant vers lui, et le suppliant de la manger!

=> A partir de là, on se rend compte que la matsa est une réalité qui dépasse largement notre perception, et qui a le pouvoir b'h de nous influencer très favorablement!

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-> "Hachem dit : A cette époque, je donnerai (ééné - אֶעֱנֶה), oui, je donnerai satisfaction aux cieux, et ceux-ci combleront les vœux (yaanou - יַעֲנוּ) de la terre." (Hochéa 2,23)

Le 'Hatam Sofer dit que la matsa s'appelle : "lé'hem oni" (pain de misère), mais le mot : "oni" a également une connotation de : répondre à un besoin avec une bénédiction sans limite (cf. le verset).
=> Telle est le pouvoir de la mitsva de la matsa : la manger, c'est amener sur nous une bénédiction sans limite!
[Drachot ha'Hatam Sofer - vol.2 p.236]

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-> La matsa est aussi appelée "le’hem oni" : un pain par lequel on reçoit des réponses dans de nombreux domaines (lé'hem ché'onin 'alav devarim harbé) = Par le biais de ce pain qui est "l'aliment de la foi", nos prières et nos demandes de miséricorde sont exaucées grâce à la foi à laquelle la matsa fait allusion.
[Bné Yissakhar]

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-> Consommer de la matsa est une segoula pour avoir une bonne subsistance pendant toute l'année, car c’est à Pessa'h qu’a lieu le jugement concernant la récolte.
[Bné Yissakhar]

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+ L'Afikoman = ségoula pour avoir des enfants, être en bonne santé, et avoir de la parnassa :

-> Le Imré Noam (87) rapporte ce que disent les tsaddikim, à savoir que l’afikoman est une ségoula pour avoir des enfants.
On trouve une allusion à cette idée dans le midrach, qui raconte que lorsque Pharaon a dit "de peur qu’il ne se multiplie" (pen yirbé), l’esprit prophétique lui a répondu "oui, il va se multiplier" (ken yirbé - כן ירבה - Chémot 1,12).
Or, les mots "ken yirbé" (oui, il va se multiplier) ont la même valeur numérique que le mot "afikoman".

-> Selon le Méor vaChémech, le terme "Afikoman" a également la même guématria que : "rofé" (docteur - רופא) [allusion au fait qu'en manger est une ségoula pour être en bonne santé.]
Le Likouté Méïr (Pessa'h 58) rapporte que certains ont l'habitude pendant l'année de manger un morceau d'Afikoman à chaque fois qu'ils ont des douleurs.

-> L'Afikoman permet d'être en bonne santé physiquement, mais c'est également un remède pour la guérison de l'âme.
Selon le Zohar (2,183b), la matsa est appelée : "l'aliment qui guérit" (mikhla dé Asvata), ou encore "l'aliment [qui enracine] la émouna [dans le cœur]" (mikhla dé Méémnouta).
Le Yitav Lev (Chémini) explique en ce sens pourquoi nous ne mangeons plus rien après avoir mangé l'Afikoman.
Souvent après avoir pris un médicament vital, un patient a pour conseil de ne rien manger après pour laisser le temps au médicament d'agir pleinement.
De même, l'Afikoman a besoin d'un temps pour permettre de guérir l'âme d'une personne, et c'est pour cela que nous ne mangeons rien après l'Afikoman.

-> Le Méor vaChémech enseigne également que les 3 premières lettres de "Afikoman" sont l'acronyme de : "potéa'h ét yadé'ha" (ouvre tes mains - פותח את ידך), et cela renvoie au fait que l'Afikoman est une ségoula pour la parnassa (subsistance).

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-> "3 fois par an, tu célébreras des fêtes en mon honneur. Et d'abord, tu observeras la fête des matsot" (Chémot 23,14-15)

Si nous sommes vigilant dans l'accomplissement de la mitsva de manger la matsa pendant que nous sommes en exil, alors nous mériterons peut-être, la mitsva qui vient juste avant dans la Torah : le fait de réaliser les 3 régalim (Souccot, Pessa'h et Shavou'ot) dans le Temple reconstruit.
[le Or laShamayim]

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-> "Toute personne qui fait une mitsva est bien traitée [en-Haut] et sa vie est allongée" (guémara Kidouchin 39b).

Quelle est cette "une mitsva" dont la guémara parle ici?
Peut-être s'agit-il de la toute 1ere mitsva donnée au peuple juif en tant qu'un seul ensemble (Rachi, Béréchit 1,1).

Quelle mitsva est-ce ?
La mitsva de Korban Pessa'h, qui est en de nombreux aspects similaire à la mitsva actuelle de manger la matsa.

Mais puisque nous ne pouvons plus accomplir la mitsva des sacrifices, la "mitsva n°1" qui rapporte un bon salaire d'en-Haut et qui allonge notre vie est l'actuel matsa.
[Rabbi Shlomo Rabinowicz - le Tiféret Shlomo]

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La matsa est la seule mitsva de la Torah liée au fait de manger, qu'il nous reste depuis la destruction du Temple.
Nous n'avons plus le Korban Pessa'h, ni aucun autre Korban, ni la Térouma ou le masser chéni (les Cohanim ne pouvant plus devenir purs), et c'est donc la seule mitsva que nous pouvons réaliser chaque année.
Si nous ne la réalisons pas à la perfection [et avec joie], qu'est-ce que Hachem va penser de nous [et de notre envie d'avoir le Temple reconstruit]?

['Hatam Sofer - Chéélot ouTéchouvot 'Hatam Sofer - 'Hochen Michpat 196]

=> D'une certaine façon, par notre manière d'appréhender la mitsva de la matsa, nous pouvons concrètement témoigner à Hachem de notre impatience à avoir le Temple reconstruit au plus vite!
[oui, nous désirons plus que tout pouvoir accomplir de nouveau les autres mitsvot de la Torah se faisant en mangeant]

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-> "Afikoman" est une contraction des mots "Afikou Min" (retirer l'hérétique). L'afikoman est apporté comme un souvenir pour le Korban Pessa'h.
Grâce au Korban Pessa'h, il était connu dans tout l'Egypte que les idoles (avodot zarot du monde n'avaient aucun pouvoir. Le peuple juif a abattu ses moutons, le dieu (idole) des égyptiens, et personne ne l'a arrêté. On s'est rendu compte que Hachem est le véritable dirigeant du monde. Les hérétiques se sont trompés.

Un autre contraction est "Afiké Mi'Noun" (retiré du 50e). Le peuple juif a été sauvé du 50e niveau d'impureté d'Egypte, qui aurait été un lieu de non-retour.
[midrach Talpiyot]