Aux délices de la Torah

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Les 10 jours de téchouva

-> Les gens commettent une grave erreur. Ils pensent que la seule chose qui compte, c'est Roch Hachana et Yom Kippour. Ils supposent que Roch Hachana est un jour de jugement (din), où Hachem nous juge, et que Yom Kippour est le jour de la signature ('hatima), où le jugement est scellé.
Ils considèrent les jours intermédiaires comme des jours de congé. Mais, d'après ce qui est dit dans Chaaré Téchouva (2,14), nous apprenons que tous les 10 jours de téchouva sont des jours de jugement (din). Chaque jour compte.

Lorsque nos Sages (guémara Roch Hachanah 16b) disent : "Une personne n'est jugée qu'en fonction de ses actions au moment présent", il s'agit de tous les 10 jours de repentir. Et c'est à propos de tous ces jours que le prophète Yéchayahou (1,16) s'est écrié : "Nettoyez et purifiez-vous, enlevez le mal de dessus vous, de devant Mes yeux cessez de faire le mal".
Le Yalkout Chimoni (siman 389) dit : "Neuf choses sont mentionnées ici, pour les neuf jours entre Roch Hachana et Yom Kippour. Si vous faites téchouva pendant ces jours, même si vous avez fait beaucoup de fautes, Hachem les retirera du monde".
[...]
Pendant les 10 jours de repentir, si une personne essaie de se déconnecter complètement de son passé et de se purifier, elle reçoit une aide du Ciel.
[...]

Le Gaon de Vilna dit que la pire souffrance d'une personne après sa mort est le moment où son corps est transporté de sa maison jusqu'à son lieu d'enterrement. Pendant cette période, on lui montre toutes les bonnes choses qu'elle aurait pu faire de sa vie, et toutes les choses qu'elle aurait pu faire différemment, mais qu'elle n'a pas faites. [ce remord de si seulement j'avais pu ... entraîne une souffrance terrible, car après notre mort il est trop tard! ]

Le reste de l'année, il est difficile d'imaginer ce que nous devrions faire différemment. Mais maintenant, pendant les 10 jours de téchouva, ... nous pouvons réfléchir à ce que nous devons faire différemment. Nous pouvons prendre le temps de nous arrêter et de réfléchir aux actes qui valent la peine d'être accomplis et à ceux qui sont une perte de temps.
Quelles sont nos obligations? Qu'attend Hachem de nous? Faisons-nous tout ce que nous pouvons ou pourrions-nous faire plus?
[rabbi Nathan Watchfogel]

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-> Rabbénou Yona (dans Yessod haTéchouva) dit : "Tout celui qui veut entrer dans les voies de la téchouva, je vais te l'enseigner. Voici ce que tu dois faire : Ce jour-là [où vous commencez à faire téchouva], vous devez mettre de côté toutes les fautes que vous avez faites, et vous considérer comme si vous veniez de naître, sans aucun mérite et sans aucune obligation, comme si vous n'aviez rien fait de bon et rien de mauvais, comme si c'était le premier jour de votre vie ... et cela conduit une personne à une téchouva complète".

Nous devons laisser derrière nous non seulement nos fautes, mais aussi nos mitsvot. Nous devons prendre un nouveau départ pour nous-mêmes.
[rabbi Nathan Watchfogel]

Tsédaka la veille de Souccot

+ Tsédaka la veille de Souccot :

-> Il existe une coutume courante d'augmenter la quantité de tsédaka donnée avant Souccot. La source en est le Arizal (Pri Etz 'Haïm - fin du 28 Chaar) qui recommande de donner beaucoup de tsédaka la veille de Souccot. On raconte que son élève, le rav 'Haïm Vital, distribuait tout l’argent collecté pour la tsédaka la veille de Souccot et disait que faire la charité ce jour-là était très efficace.

-> Il est dit dans le Sidour haTanya (257:3) que la véritable joie ne consiste pas à être heureux seul, mais à rendre les autres heureux. Il compare cela à celui qui organise un mariage pour son fils et fait tout son possible pour le bonheur de tous. C’est pourquoi il recommande de donner autant de tsédaka que possible la veille de Souccot, afin d’offrir aux pauvres un joyeux Yomtov. Il faut s’assurer non seulement d’être heureux à Souccot, mais aussi de faire en sorte que les autres le soient aussi.

Demander la fin de l’exil dans les Séli’hot

+ Demander la fin de l'exil dans les Séli'hot :

-> Pourquoi une si grande partie des Séli'hot n'a-t-elle rien à voir avec le fait de demander pardon à Hachem? Au contraire, elles décrivent notre exil difficile et toutes les souffrances que nous avons endurées. Qu'est-ce que tout cela a à voir avec les Séli'hot, avec une demande de pardon (pour nos fautes)?

Être en exil signifie que nous avons été éloignés d'Hachem.
Cela signifie que nous ne voyons pas notre Père. C'est Lui qui nous a placés au milieu de toute cette souffrance, comme un père qui a besoin de donner une petite gifle à son enfant. Lorsqu'un père donne une gifle à son enfant, il veut que celui-ci le remarque.
Lorsqu'un enfant pleure son père au lieu de pleurer quelqu'un d'autre, il demande le pardon. C'est ce que nous faisons lorsque nous disons à Hachem à quel point cet exil est amer. Nous retournons vers notre Père. (ex: on T'aime, et c'est si dur d'être loin de Toi, au point que par moment on T'oublie en fautant)
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

La mitsva de la Soucca représente le bita’hon

+ La mitsva de la Soucca représente le bita'hon :

-> La guémara (Soucca 2a) dit que la mitsva de la Soucca est de quitter sa résidence permanente (dirat kéva).
Le Sfat Emet (sur Souccot 5645) explique que cela signifie qu'il nous est ordonné de ne pas placer notre confiance en nos biens et nos richesses, mais de nous en remettre uniquement en Hachem.
Il explique que c'est pourquoi on appelle Souccot "Zman Sim'haténou", car il n'y a pas de joie comparable à celle ressentie par celui qui place sa confiance en Hachem.
C'est ce que dit le 'Hovot Halévavot (introduction au Chaar Habita'hon) : "Celui qui place sa confiance en Hachem tirera profit de l'argent (il aura la parnassa) sans avoir à se soucier de l'argent. Puisqu'il place sa confiance en Hachem, il ne courra pas après la parnassa."
Il accomplira seulement les devoirs qu'il est tenu de respecter et Hachem l'aidera et lui donnera ce dont il a besoin.

Le Sfat Emet ajoute que si les Sages de la Grande Assemblée (Anché Knesset Haguédola) ont décrété que nous devions prier Hachem et réciter les Hochanot à Souccot, c'est pour nous enseigner que chaque bénédiction dépend uniquement de Hachem et que, par conséquent, nous ne devons pas compter sur la récolte. C'est pourquoi Souccot est appelée : 'Hag Ha'assif (la fête de la moisson). Tout comme c'est la saison où les agriculteurs sont occupés à leurs occupations tout au long de l'année, c'est aussi le moment où Hachem envoie Ses bénédictions pour toute l'année.

Nous voyons donc que celui qui a du bita'hon en Hachem sera toujours heureux et méritera des bénédictions pour toute l'année. La base et la source de la mida du bita'hon est la fête de Souccot.

La joie de Souccot

+ La joie de Souccot :

=> Quelle est exactement la grande joie de Souccot? Qu'est-ce qui la différencie de tous les autres fêtes juives?
Nous allons voir quelques approches.

1°/ L'unité totale :
Le rav Shmouel Rozovsky (roch yéchiva de Ponovezh) suggère que la joie spéciale de Souccot découle de l'unité, qui imprègne chaque aspect de la fête.
Le midrach (Vayikra rabbah 30) enseigne que les 4 espèces, qui sont liées entre elles, représentent l'unité de tous les juifs, quel que soit leur niveau d'accomplissement religieux.
Il cite ces mots du roi Shlomo : "celui qui s'éloigne de la convoitise sera exposé dans chaque conclave de la Torah" (Michlé 18,1).
Rabbénou Yona (Shaaré Téchouva 1) explique : "Celui qui souhaite suivre ses désirs s'aliénera de la société et finira par n'avoir aucun véritable ami. Cela est dû au fait que chaque personne a ses propres inclinations et passions, ce qui l'isole des autres qui ne partagent pas ses propres besoins".

Le rav Rozovsky conclut : "Sans unité, il ne peut y avoir de joie, et c'est pourquoi Souccot, qui représente l'unité totale, atteint le statut de zman sim'haténou".
Nous pouvons ajouter que nos Sages (Soucca 43) enseigne que "tout le peuple juif est digne de résider dans une seule soucca". Bien qu'il existe de nombreuses interprétations de cette métaphore, il s'agit clairement d'une déclaration de notre unité.

2°/ Retourner à la joie pure de l'âme :
Le Shem MiShmouel souligne que l'on pourrait à première vue conclure que la joie de Souccot découle directement du fait que le Yom Kippour nous a pardonné nos fautes et que nous recommençons à zéro.
Cependant, il cite plusieurs preuves que ce n'est pas la source exclusive de la joie de Souccot. Il note qu'étant donné que notre âme vient d'en haut, où il n'y a que de la joie (Divré HaYamim I 16,27), nous devrions en vérité être heureux tout le temps. Mais comme le corps, qui vient de la terre, est sujet à l'abattement et au découragement, nous, qui sommes un composé des deux, oscillons entre la joie et la tristesse.
Dans les jours magiques qui suivent immédiatement Yom Kippour, lorsque nous avons été purifiés de nos fautes et que nous sommes sortis victorieux du jugement (midrach Vayikra rabba 30,3), nous pouvons à nouveau être pleinement joyeux.

Etudier la michna = provoquer la gueoula

La guéoula chéléma ne surviendra que grâce aux mérites que nous acquérons en étudiant les michnayot.
[midrach Vayikra rabba 7,3]

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-> A propos du verset (Mikets 28,16) qui dit que Yaakov s'est réveillé (vayikatz - וַיִּיקַץ) de son sommeil (michénato - מִשְּׁנָתוֹ), nos Sages (midrach Béréchit rabba 69,6) disent qu'il s'est réveillé "de son étude" (mi'Michnato).

-> Le 'Hida (séfer Na'hal Kédoumim) explique que cela signifie que l'on peut réveiller le "ketz" (la fin - קץ, c'est-à-dire l'arrivée du machia'h) par l'étude de la michna.
La guéoula arrivera grâce au mérite de l'étude des michnayot.

-> Le Maharal de Prague écrit de même :
"Aujourd'hui, de nombreuses personnes ne se concentrent pas sur la michna. Je dis que c'est l'œuvre du Satan. Puisque l'exil dure depuis longtemps et qu'il est temps que le salut et la guéoula arrivent ... les gens se trompent en ne faisant pas ce qui mettra fin à l'exil.
L'étude des michnayot rapproche la guéoula. Puisque le Satan ne veut pas cela, il trompe les gens en les poussant à ne pas étudier la michna".

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-> Le Beit haLévi (parachat Bo) explique que la guéoula dépend de l'engagement dans la Torah Orale.
Il écrit :
"On sait que le premier Temple a été détruit à cause de la faute d'idolâtrie. À l'époque du deuxième Temple, cette faute n'existait pas. À cette époque, le culte des tsédoukim est apparu, qui rejetait la croyance et la tradition des Sages de la Torah orale, et expliquait la Torah selon sa propre compréhension. Il en résulta que le peuple juif se divisa en factions. La haine et les conflits se développèrent, ce qui provoqua la destruction (guémara Yoma 9b).
Par conséquent, avant la guéoula, Israël doit rectifier la faute qui a causé la destruction, c'est-à-dire le rejet de la Torah Orale. C'est pourquoi il n'est délivré que grâce au mérite de l'étude de la Michna, qui est la totalité de la Torah Orale ...
En renforçant leur foi et en s'engageant davantage dans la Torah Orale, le peuple juif méritera la guéoula ... Le principal défi sera de croire en la Torah orale, contrairement aux affirmations des tsédoukim qui vivaient à l'époque de la destruction du Temple."

-> Le Tana DéBé Eliyahou (Zouta 14) exprime une idée similaire : "Israël n'est délivré ... que lorsque dix personnes s'assoient ensemble et que chacune apprend des versets et des michnayot avec son collègue, et que leurs voix sont entendues".

-> Le Yéchouot Yaakov explique que la providence divine fait en sorte qu'à notre époque, le principal domaine d'étude parmi ceux qui restent fidèles à Hachem et à Sa Torah soit la Torah Orale, la Michna et la Guémara, car c'est cela qui corrige la faute qui a causé la destruction et prépare la voie à la guéoula.

Le cœur, la kavana dans les mitsvot = l’élément essentiel

+ Le cœur, la kavana dans les mitsvot = l'élément essentiel :

-> La Torah nous enseigne qu'une personne qui tue intentionnellement est condamnée à mort, tandis qu'une personne qui tue accidentellement est exilée dans une ville de refuge (Massé 35,11).

Rabbénou Bé'hayé (sur Massé 35,11) dit que nous voyons par là que nos pensées, plutôt que nos actions, sont la composante essentielle de la Torah et des mitsvot. Puisque son cœur n'était pas impliqué dans l'acte, celui-ci n'était pas considéré comme une véritable faute.
Rabbénou Bé'hayé affirme que cela est également vrai pour les mitsvot positives (agir selon la volonté d'Hachem). Si nous manquons de kavana lorsque nous accomplissons les mitsvot, dans une certaine mesure, c'est comme si nous n'avions rien fait.
[d'une certaine façon, de même que si on porte atteinte à autrui on dira : "ce n'est pas voulu, je n'ai pas fait exprès!", de même lorsqu'on fait les mitsvot sans notre cœur, c'est comme si on exprimait : "certes extérieurement j'ai fait cette mitsva (ex: par habitude machinale, par regard des autres, ...), mais mon vrai moi (mon intériorité, mon âme/cœur) n'y est pas vraiment impliqué!" ]

Le rav Avraham 'Haïm Shor (Torat 'Haïm - Sanhédrin 106b), en explique la raison : la néchama (âme) d'une personne étant située dans son lev (cœur), les actions réalisées sans lui sont comme des mitsvot accomplies par une personne morte.

La haine des nations pour les juifs devient une bénédiction

+++ La haine des nations pour les juifs devient une bénédiction :

"Il (Hachem) consumera les nations qui l'oppriment" (Balak 24,8)

-> Puisque ce sont les nations non juives qui oppriment le peuple juif, le fait que Hachem sauve le peuple juif, en lui conférant des bienfaits matériels, se fait pour Son Nom, c'est-à-dire pour Sa réputation, c'est-à-dire pour que les autres nations ne puissent pas se moquer du peuple juif en disant : "Où est donc leur D.?" (Téhilim 115,2). Comme elles haïssent le peuple juif, elles se réjouissent de sa détresse et le raillent en disant : "Où est donc leur D.?"

[ si Hachem permettait au peuple juif de souffrir, les nations non juives auraient des raisons de penser que D. les a abandonnées, puisqu'elles mesurent le succès à l'aune de la richesse matérielle.
Ainsi, la haine des nations non juives à l'égard du peuple juif est indirectement à l'origine de la richesse matérielle du peuple juif.]

Il s'ensuit qu'à cause de cela (c'est-à-dire parce que les nations non juives les oppriment), le peuple juif est béni par Hachem pour consommer (c'est-à-dire jouir) des bonnes choses de ce monde.

C'est le sens allégorique de l'expression "Il consumera les nations qui l'oppriment" (Balak 24,8), c'est-à-dire que parce que "les nations l'oppriment", le peuple juif consomme les bonnes choses de ce monde.

Hachem, à Son tour, ne retranche pas de leurs mérites les bienfaits qu'il leur accorde en raison de cela, car le salut qu'il leur accorde n'est qu'à cause de Son grand Nom, car "les nations l'oppriment".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> La haine que les non juifs nourrissent à l'égard du peuple juif est indirectement à l'origine de la richesse matérielle du peuple juif.

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-> La haine des nations envers le peuple juif, peut renvoyer au sujet suivant : Hachem se tient toujours aux côtés de l'affligé, du poursuivi : https://todahm.com/2021/12/12/hachem-se-tient-toujours-aux-cotes-de-lafflige-du-poursuivi

"Suivez Hachem votre D." (a'haré Hachem Eloké'hem télé'hou - Réé 13,5)

-> Le Sifri explique que ce verset ordonnait aux Bné Israël dans le désert de suivre la nuée qui représentait la Présence divine et qui les conduisait dans la direction qu'ils devaient prendre. Le Sifri commente que cette mitsva s'applique à toutes les générations et pas seulement à nos ancêtres dans le désert.
Mais est-il possible de suivre la nuée quand nous n'en avons pas ?

Le rav Yerou'ham Lévovitz (Daat Torah - Choftim) explique que nous avons tous une "nuée" qui nous dirige.
Les juifs dans le désert voyaient clairement la "nuée" d'Hachem ; quant à nous, nous devons garder les yeux ouverts et chercher les signes qu'Hachem nous envoie.

A partir du moment où un acte est une mitsva, notre yétser ara le rend plus difficile à réaliser

+++ A partir du moment où un acte est une mitsva, notre yétser ara le rend plus difficile à réaliser :

"Chacun craindra sa mère et son père, et vous observerez Mon Shabbath. Je suis Hachem, votre D." (Kédochim 19,3)

-> Rachi commente : "La mère a ici priorité sur le père (en étant mentionnée avant), car il est manifeste devant Hachem qu’un fils est plus porté à craindre son père que sa mère (Kidouchin 30b-31a).
En revanche, pour ce qui est de l’honneur, la Torah (Yitro 20,12) a donné priorité au père, car il est manifeste devant Lui qu’un fils est plus porté à honorer sa mère que son père, car elle le câline par des paroles de tendresse."

-> Le Maharal (Gour Aryé) commente :
La Torah mentionne la mère en premier dans ce verset pour nous enseigner que nous devons être particulièrement attentifs à la mitsva de craindre sa mère, qui est intrinsèquement plus difficile que de craindre son père. Cette vigilance supplémentaire est justifiée car toute mitsva que l'on trouve difficile à accomplir nécessite une plus grande attention.

Cependant, les mitsvot difficiles ne sont pas les seules à nécessiter de la vigilance. Même les mitsvot apparemment "faciles" exigent un effort, comme le montre la formulation de l'interdiction de consommer du sang. La Torah nous dit : "Tu te fortifieras pour ne pas manger de sang" (Réé 12,23). Rabbi Shimon Ben Azaï commente : "La Torah nous enseigne à quel point nous devons nous fortifier dans [toutes] les mitsvot. Si nous devons nous renforcer pour ne pas manger de sang, pour lequel nous avons une aversion naturelle, combien plus devons-nous nous renforcer pour les autres mitzvos". [Rachi - Réé 12,23]

=> Pourquoi est-il nécessaire de se renforcer pour éviter un acte que nous trouvons répugnant?
La réponse est que même les actes que l'on trouve normalement répugnants deviennent attrayants lorsqu'ils sont interdits par la Torah, comme l'a dit le roi Shlomo : "Les eaux volées deviennent douces" (Michlé 9,17).
Lorsqu'il nous séduit pour fauter, le mauvais penchant nous incite à commettre des actes que nous n'aurions jamais envisagés sans une interdiction de la Torah.

Cela permet de mieux comprendre la déclaration de nos Sages (guémara Baba Kama 87a), qui enseignent : "Celui qui reçoit l'ordre de faire une mitsva et qui l'accomplit est plus grand que celui qui ne reçoit pas d'ordre et qui [néanmoins] l'accomplit".
Celui qui reçoit l'ordre de faire une mitsva reçoit une grande récompense pour l'avoir réalisée, même si c'est "facile". Cela s'explique par le fait que le mauvais penchant tente d'inciter une personne à la transgresser.
En revanche, celui qui n'est pas tenu d'accomplir la mitsva est moins récompensé pour l'avoir accomplie, car le mauvais penchant ne prend pas la peine de l'en empêcher et il lui est plus facile de l'accomplir.

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=> Nous devons faire un effort particulier pour accomplir les mitsvot. Même les mitsvot faciles exigent un grand effort, car le mauvais penchant (yétser ara) travaille dur pour nous séduire et nous pousser à les transgresser. Même des actes que nous trouverions normalement répugnants paraîtront doux à ceux qui sont sous l'influence du mauvais penchant.