Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Bien que les juifs aient besoin de parler les langues des nations du monde pour mener à bien leurs affaires, entre eux leur langage doit être différent et inclure des mots de la langue sainte.
Lorsque les juifs parlent la langue des nations du monde, les caractéristiques spirituelles de ces nations s'attachent à eux. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'exil s'est prolongé jusqu'à aujourd'hui.
A l'inverse, de même que l'une des raisons pour lesquelles les juifs ont été délivrés de l'exil en Égypte est qu'ils "n'ont pas changé de langue", en conservant notre propre langue, nous rapprocherons la guéoula.
[rabbi Tsvi Elimélé'h de Dinov - Maayan Guanim]

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-> L'un des défis spirituels de ces temps difficiles de ikvéta déMéchi'ha (période précédent la venue du machia'h) est que les nations du monde obligent les juifs à apprendre leurs langues.
Cela leur rend difficile la compréhension de la Torah et les expose aux traits de caractère indésirables que possèdent ces nations.
[rabbi Tsvi Elimélé'h de Dinov - Agra déPirka]

-> Le yiddich n'est pas identique à l'allemand. Bien que nos ancêtres connaissaient bien l'allemand, ils ont délibérément altéré la manière dont ils le parlaient afin que les juifs aient leur propre langue et qu'ils ne violent pas l'interdiction de parler la langue des non-juifs.
['Hatam Sofer - Even haEzer - siman 11]

Purifier notre nourriture

Rabbi Chimon dit : "Si 3 personnes ont mangé à une même table et n’y ont pas prononcé de paroles de Torah, c’est comme si elles avaient consommé des sacrifices offerts aux morts [aux idoles] ...
Mais si 3 personnes ont mangé à une table et y ont prononcé des paroles de Torah, c’est comme si elles avaient mangé à la table de l’Omniprésent, car il est dit : "Voici la table qui est devant Hachem" (Yé'hézel 41,22)." (Pirké Avot 3,4)

-> Le rav 'Haïm Vital explique que toutes les choses physiques/matérielles sont maintenues par des forces spirituelles qui soutiennent leur existence même. Ainsi, tout dans ce monde est une combinaison de matériel et de spirituel. Lorsque l'homme mange, l'aspect matériel de la nourriture nourrit son corps tandis que sa contrepartie spirituelle nourrit son âme.
"L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de la parole d'Hachem" (Ekev 8,3). La parole d'Hachem, l'aspect spirituel de toute création, contribue également à nourrir l'homme et à maintenir le lien entre le corps et l'âme. D'autres forces spirituelles, telles que la Torah et la prière, entretiennent l'âme, mais ne contribuent pas au lien entre le corps et l'âme.

Au moment de la création, le bien et le mal existaient en tant qu'entités distinctes. En mangeant de l'arbre de la Connaissance du bien et du mal, Adam a mélangé ces forces. Ainsi, toute la création est devenue une combinaison de bien et de mal.
Lorsque l'homme mange, il ingère du bien et du mal. Le bien est digéré et le mal est éliminé comme un déchet. C'est pourquoi il est interdit de penser à la Torah dans les lieux sales. La Torah est l'essence du bien et il est inapproprié d'y penser dans de tels lieux, car ils contiennent l'essence du mal.

Lorsque nos ancêtres mangeaient de la manne dans le désert, ils n'avaient pas besoin de l'éliminer (guémara Yoma 75b), car la manne était d'origine céleste et ne contenait aucun mal.
De même, lorsqu'un sacrifice était offert, le feu céleste sur le mizbéa'h (Autel) purgeait le mal de l'animal et ceux qui se nourrissaient de sa chair n'avaient pas besoin de l'éliminer. [Yoma 75b]
... Lorsqu'un animal est sacrifié à une idole, c'est l'inverse qui se produit. La bonne partie de l'animal est convertie en mal, ce qui renforce le pouvoir du mal. "Ils rejoignirent Baal Péor et mangèrent des sacrifices à des idoles mortes" (Téhilim 106,28). Baal Péor était servi par un rituel obscène consistant à se soulager devant l'idole. Le but était de prendre la mauvaise partie de leur nourriture et de l'offrir à l'idole afin d'augmenter son pouvoir.

Si quelqu'un mange [uniquement] dans le seul but de satisfaire son désir, il transforme la bonne partie de la nourriture en mal et ingère le mal à l'état pur.
Si aucune parole de Torah n'est prononcée à la table, celle-ci est remplie d'immondices, symbole du mal.
Si des paroles de Torah sont prononcées à table, cela indique que les participants mangent avec l'intention de renforcer leur corps afin de servir Hachem.
La Torah fait référence au mizbéa'h comme à une table ('Haguiga 27a sur Yé'hezkel 41,22). "Mes paroles sont comme du feu" (Yirmiyahou 23,29) = la Torah est un feu céleste qui purifie le mal de la nourriture, tout comme le feu sur le mizbéa'h purifie le sacrifice.
En prononçant des paroles de Torah à l'heure du repas, notre table devient un mizbéa'h qui purifie notre nourriture.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 3,4]

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-> Le Baal Shem Tov a dit que même un non-juif qui mange quelque chose qui contient une étincelle sainte, et qui sert ensuite un juif avec la vitalité qu'il tire de cette nourriture, il élève l'étincelle dans une certaine mesure, mais pas autant que si un juif la mangeait.
[Méor Enayim - Matot ]

"Louez Hachem, toutes les nations! ... Car Sa bonté à notre égard a été immense"
(Hallélou ét Hachem kol goyim ... ki gavar alénou 'hasdo - Téhilim 117,2)

=> Nos Sages s'interrogent : les nations ont-elles vraiment besoin de louer Hachem pour la bonté qu'Il accorde au peuple juif? C'est plutôt les juifs qui devraient louer leur Créateur pour Sa bonté envers Sa nation!

-> Le 'Hafets 'Haïm (Dougma miNimouké Avi 10) explique :
Lorsque nous vivions sur notre terre et que le Temple était construit, la gloire d'Hachem nous protégeait et nous nous abritions à Son ombre.

Lorsque nous avons fauté, le Temple a été détruit et nous avons été livrés aux mains de nos ennemis.
Même s'Il se cache de nous, Il ne nous a pas abandonnés et Il veille toujours sur nous (voir guémara 'Haguiga 5b). Hachem ne permet pas aux nations de faire ce qu'elles veulent de nous et de déverser leur colère sur nous à volonté, comme il est dit :
"Si Hachem n'avait pas été avec nous lorsque les hommes se sont dressés contre nous, ils nous auraient engloutis vivants lorsque leur colère s'est enflammée contre nous. Alors les eaux nous auraient emportés, la maladie aurait passé sur nos âmes. C'est alors que les eaux méchantes se seraient écoulées sur nos âmes. Béni soit Hachem, qui ne nous a pas présentés comme une proie pour leurs dents" (Téhilim 124,2-6).

Lorsque la colère d'Hachem contre nous s'apaisera et qu'Il nous délivrera, Il viendra : "exercer la vengeance sur les nations, les querelles sur les royaumes ... exécuter sur eux un jugement écrit ..." (Téhilim 149,7-9).
Quel est ce "jugement écrit" (michpat katouv)?
C'est le jugement qu'elles ont elles-mêmes écrit pour nous : "Son méfait reculera sur sa propre tête, et sa violence descendra sur son crâne" (Tehilim 7,17).
Ensuite, "Il rend à l'homme ce qu'il a fait" (Iyov 34,11) = ils seront punis pour chaque coup et tourment qu'ils ont perpétré contre nous, pour chaque douleur et oppression qu'ils nous ont infligées.
A ce moment, le sens du verset : "Louez Hachem, toutes les nations! Louez-le, tous les peuples! Car Sa bonté à notre égard a été immense" deviendra claire.

Aujourd'hui, alors que nous sommes en exil, les nations ne sont pas autorisées à déverser toute leur colère sur nous, car "la vérité d'Hachem est éternelle", parce qu'Il a promis que nous existerions éternellement.
Pour cette raison, les nations du monde sont limitées dans la méchanceté avec laquelle elles peuvent nous traiter, et donc leur punition sera limitée, et pour cela, elles remercieront et loueront Hachem.

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[ si Hachem se soucie des ennemis d'Israël en limitant le mal qu'ils peuvent faire, pour limiter la quantité de punitions qu'ils auront par la suite à subir, alors à combien plus forte raison que Hachem est présent pour aider chacun de Ses enfants (même celui qui a le plus fauté, et qui restera toujours Son enfant adoré). ]

A notre époque, le sens et la raison des mitsvot se perdent souvent derrière les actes qui les composent.
Or, dans les temps à venir, le sens et la raison des mitsvot seront si évidents que les actes qui les composent se fondront dans ce sens et cette raison.
Il est impossible de faire l’expérience de la lumière d’une mitsva sans accomplir l’action concrète et pratique de cette mitsva ...

Or, puisque les nations du monde ne pourront pas faire l’expérience de la saveur et de la raison de la mitsva sans les actions pratiques de celle-ci, les convertis chercheront donc des moyens de s’attacher aux actions concrètes des mitsvot.
Concernant la mitsva des tsitsit, il est écrit : "Et vous accomplirez toutes Mes mitsvot" (Chéla'h Lé'ha 15,40). Par conséquent, "toutes les nations s’agripperont aux pans des vêtements des gens" (paraphrase de Zé'haria 8,23).
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kodcho 2 - pinkas 1:61 ]

Le yétser ara

+ Le yétser ara :

-> Quand le mauvais penchant entre-t-il dans le corps ?
Il existe deux écoles de pensée : soit à la conception, soit à la naissance.

Combien de mauvais penchants avons-nous ?
Nous en avons deux. Le premier cherche notre chute et notre ruine.
Le second s'exprime par des traits de caractère négatifs, comme la colère.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shoftim ]

"Avant même qu'un homme s'apprête à commencer sa prière dans la synagogue, il doit au préalable accepter sur lui la mitsva de : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18).
Il de ainsi avoir la kavana d'aimer chaque juif comme lui-même car, de cette manière, sa prière s'élèvera et sera incluse dans toutes les prières d'Israël et y produira un résultat.
Il devra y avoir de l'amour particulier entre les compagnons d'étude de la Torah qui doivent être unis ensemble. Chaque élève doit se considérer comme s'il était un membre à part entière de son roupe de compagnons."
[Arizal - chaar akavanot - drouch birkat acha'har]

Lorsqu'une personne est plongée dans un profond sommeil, il est difficile de la réveiller avec des paroles douces. Il peut être nécessaire de crier ou même de la secouer avec force.
De même, lorsque les êtres humains sombrent dans un profond sommeil spirituel, généralement attribuable à leur quête constante des futilités de ce monde, Hachem a besoin de les réveiller de temps en temps avec une voix céleste forte et pénétrante.
Sa voix tonitruante vise à les réveiller, à leur faire connaître l'inanité du contrôle de l'homme sur les forces de la nature. Cela les obligera à reconnaître qu'il existe un Maître de l'univers.

Hachem a créé le monde et celui-ci est contrôlé par Sa volonté. C'est à cela que Rabbi Yéhochoua ben Lévi fait référence lorsqu'il cite le verset : "Hachem a arrangé les choses de telle sorte qu'on Le craigne" (Béra'hot 59a ; Kohélet 3,14)".
En effet, l'Ecriture emploie le Nom divin אלהים qui fait référence à la rigueur. En d'autres termes, le Créateur n'a pas créé l'attribut de la rigueur pour infliger une punition aux pécheurs mais plutôt pour inculquer la crainte afin de motiver l'homme à se repentir et, de ce fait, à ne pas avoir à être sanctionné réellement mais uniquement pour qu'on Le craigne et que l'on ne faute pas, que D. préserve.
[Méor Enayim - au nom du Baal Shem Tov ]

La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel

+ La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel :

-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi explique que si celui qui étudie la Torah en a le mérite, la Torah sera pour lui un élixir de vie mais s'il n'en a pas le mérite, elle deviendra pour lui un poison mortel. [guémara Yoma 72b]

Le Maharcha explique que l'effet de la Torah sur l'âme est comparable à celui d'un élixir pour le corps. En effet, un élixir doit être utilisé correctement pour guérir un malade, autrement, il pourrait causer une dégradation de l'état du malade. Il en est de même pour la Torah qui doit être utilisée de façon appropriée pour être bénéfique.

-> Pourtant, Hachem déclare à Israël : "Mes enfants, J'ai créé le mauvais penchant et Je lui ai créé la Torah, comme un remède. Si vous vous consacrez à l'étude de la Torah, vous ne serez pas livrés entre ses mains". [guémara Kidouchin 30b]

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=> Comment comprendre que la Torah ait pu être comparée à un poison mortel ?

-> Le Gaon de Vilna (sur Michlé 24,31) répond que la Torah est, pour l'âme, ce que la pluie est pour la terre. En effet, lorsqu'il pleut, la terre fait pousser des aliments qui apportent la vie mais également des aliments qui provoquent la mort.
Ainsi en est-il avec l'étude de la Torah car après son étude, on doit détruire ce qu'il peut rester de négatif par la crainte de la faute et les bonnes actions.

-> D'autre part, le Gaon de Vilna (Even Shéléma 1,11) ajoute ailleurs de façon plus développée :
"La Torah est pour l'âme ce que la pluie est pour la terre. En effet, tout comme la pluie va faire pousser ce qui a été ensemencé dans la terre, ainsi en est-il de la Torah qui fait pousser ce qu'il y a dans le cœur.
Si le cœur est bon, la crainte grandira mais si le cœur à de mauvaises racines, c'est de la saleté qui grandira dans le cœur, comme il est écrit : "Les voies d'Hachem sont droites, les justes y marchent fermement et les pêcheurs y trébuchent" (Hochéa 14,10).
Il est également rapporté que les paroles de Torah ont le pouvoir de faire mourir ou de faire vivre. De quoi s'agit-il?
Pour ceux qui la saisissent de la main droite, la Torah est un élixir de vie tandis que pour ceux qui la saisissent de la main gauche, elle est un poison mortel (Shabbath 88b).
Ainsi, on devra se tourner vers son cœur chaque jour avant l'étude pour l'envelopper ensuite de connaissances, de bons traits de caractère, de crainte de la faute et de bonnes action."

-> C'est dans ce sens que le prophète Yirmiyahou a adressé des remontrances à Israël :
"C'est ainsi que parle Hachem aux hommes de Yéhouda et de Jérusalem : creusez-vous des sillons, et ne jetez pas vos semences parmi les épines" (Yirmiyahou 4,3).
Rachi (sur ce verset) explique : "Apprenez de ceux qui travaillent la terre qu'ils labourent durant les périodes d'été et enlèvent toutes les mauvaises racines avant d'ensemencer, afin qu'il n'y ait pas de ronces au moment des semailles en hiver. Il en est de même pour vous : améliorez vos actes avant que ne s'abatte sur vous la malédiction pour que vos prières ne soient pas repoussées lorsque vous crierez".

=> Nous apprenons de tous ces enseignements que tout celui qui ne purifie pas ses mauvais traits de caractère qui sont enfouis à l'intérieur de lui ressemble à celui qui sème des ronces à l'intérieur de son propre champ. Car même dans le cas où les pluies de bénédiction tomberaient du ciel, il ne pourrait pas pour autant y pousser de bonnes récoltes mais uniquement des ronces et des mauvaises herbes.
Il en est de même pour tout celui qui ne fournit pas les efforts nécessaires pour enlever les ronces de son âme et de son cœur : même s'il est consacré à la Torah, elle sera toujours assimilée à un poison de mort car elle fera pousser et grandir ses défauts.

Seul celui qui aime Hachem de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces s'engage dans son étude ... En effet, tout celui qui l'aime, la recherche et celui qui recherche le confort matériel n'aura pas la capacité d'étudier la Torah orale car elle nous confronte à de grandes souffrances et nous empêche de dormir.
[Tossefot - Shabbath 88a]

La Chékhina (présence Divine dans ce monde) dépend des actes des hommes de ce monde. (Zohar tsav 26b).
Lorsque les juifs accomplissent la Torah et les commandements, la Chékhina est nourrie de 'Hessed et matérialise l'abondance dans le monde tout comme la terre qui, en étant ensemencée de grains, fait germer son fruit.
Toutefois, lorsque les fautes et les transgressions se multiplient, cela endommage directement la Présence Divine qui ne peut manifester que de la rigueur stricte, matérialisée par des guerres, des destructions, des maladies, des épidémies ... (selon le Zohar Chémot 3b).
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar 38, perek 6]