Si une personne garde constamment son esprit concentré sur l'accomplissement des mitsvot, son esprit sera libéré des pensées qui conduisent à la tristesse.
[rabbi Pin'has de Koretz]
Cha’harit
Au cours de la prière du matin (cha'harit), la miséricorde d'Hachem se manifeste ; c’est pourquoi cette prière est exaucée plus rapidement, comme le dit le verset : 'Hachem, au matin, écoute ma voix'(Téhilim 5,4) ...
La différence entre les prières du soir et celles du matin : le soir est un moment de jugement, tandis que le matin est un moment de miséricorde, de grâce divine et de 'hessed (bonté).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,19]
Le récit de la sortie d’Egypte
+ Le récit de la sortie d'Egypte :
-> [La sortie d'Égypte] est le fondement et le pilier sur lesquels reposent notre Torah et notre foi. C'est parce que c'est le signe et la preuve de la création du monde, qui est dirigé par Hachem.
Cela montre qu'Il peut modifier la création quand Il le souhaite, comme Il a modifié la nature pour nous en Égypte et a accompli de grands miracles sans précédent.
Cela fera taire tous ceux qui veulent nier la Création et renforcera notre foi dans la connaissance et la providence d'Hachem, à la fois de manière générale et spécifique.
[Séfer ha'Hinou'h - mitsva 21]
-> Le but de la réflexion sur la sortie d'Egypte n'est pas qu'une personne se considère comme un homme libre. On devrait plutôt savoir que : "les Bné Israël ... sont Mes serviteurs que J'ai fait sortir du pays d'Égypte ; Je suis Hachem, votre D." (Bé'har 25,55).
Le Rachbatz et le Smak énumèrent parmi les 613 mitzvos l'obligation de se souvenir verbalement de la sortie d'Égypte, et le principal corollaire de cette mitsva est de s'en souvenir dans son cœur avec crainte.
[Séfer 'Harédim - chap.9]
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-> Le 'Hafets 'Haïm (Torat haBayit - fin chap.10) compare l'obligation de revoir et de raconter encore et encore le récit de la sortie d'Egypte, jour et nuit, à celle d'un médecin qui rédige une ordonnance pour un patient. Il avertit de prendre le médicament 2 fois par jour, et ce n'est que s'il le prend régulièrement qu'il ira mieux.
Il en va de même lorsque nous voulons inculquer en nous des idées spirituelles. Les connaissances doivent être révisées en permanence ...
Seule une telle répétition peut imprimer de telles idées dans l'âme pendant qu'elle est attachée au corps.
C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam ]
Jérusalem elle-même expie toute souillure causée à la brit.
Les mots היא ירושלים (hi Yérouchalayim - c'est Jérusalem) ont la valeur numérique 612, identique à celle de ברית (brit).
Ceci nous suggère que lorsque l'affliction frappe le peuple juif, Jérusalem l'aide à expier le mal qu'il a causé à la brit, car Jérusalem et la brit sont égales.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,42]
A l’avenir, le yétser ara sera annulée (ne nous incitant plus à commettre le mal) et ne servira plus qu’à la procréation.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9 - citant le Raya Mehemna - Zohar, vol.1,137b ]
Hachem nous a donné 365 commandements négatifs, des choses qu’il nous est interdit de faire. Par exemple, il nous est interdit de manger de la nourriture non casher.
Tant que la nourriture est casher, la Torah nous autorise à la manger. Il n’existe aucune loi limitant la quantité que nous pouvons manger, seulement ce que nous pouvons manger.
Bien que cela soit vrai, un principe éthique important de la foi juive est la nécessité pour l’humanité de grandir spirituellement afin de devenir des êtres humains plus raffinés.
Plus nous nous adonnons aux plaisirs du monde et plus nous recherchons la satisfaction matérielles, moins nous serons en phase avec quoi que ce soit qui s’apparente à la divinité et à la sainteté.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Haazinou ]
Honorer ses parents = protéger tout le peuple juif
-> Nos actions ont non seulement un impact sur notre vie, mais aussi sur celle de tout le peuple juif.
Un exemple typique est le commandement d’honorer tes parents. En honorant nos parents, nous protégeons le peuple juif dans son ensemble.
Comment cela se fait-il?
Essav, le frère de Yaakov, était l’ancêtre des Amalécites, la nation qui a attaqué le peuple juif lorsqu’il a quitté l’Égypte.
Haman, qui a tenté d’exterminer le peuple juif à l’époque de la reine Esther et de Mordé'haï (miracle de Pourim), était un descendant d’Essav. L’Empire romain qui a détruit le 2e Temple descendait d’Essav.
Aussi racha qu’ait été Essav, il avait un point positif : il excellait dans le commandement d’honorer ses parents.
Si nous voulons nous protéger de nos adversaires, nous devons imiter cette seule qualité positive qu’avait Essav en excellant nous aussi dans le commandement d’honorer nos parents.
En honorant et en respectant nos parents, nous protégeons par conséquent tout notre peuple.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,2 ]
Avec le machia’h, vient la notion de plaisir infini
D'une manière ou d’une autre, peu importe ce que nous avons mangé, nous parvenons à trouver de la place pour au moins une boule de glace, car en toute honnêteté, qui n’aime pas la glace?
Imaginez cependant que vous mangiez pot après pot de votre parfum préféré : vous souffririez très probablement d’un terrible mal de ventre.
Cela vaut pour tout plaisir. Peu importe à quel point nous l’apprécions et le désirons, il arrivera un moment où nous dirons, voire crierons : "Assez!"
Dans ce monde, le plaisir pur n’existe pas ; à un certain moment, le plaisir cesse d’être agréable et ce que nous apprécions ne nous procure plus de joie. Comme le dit le proverbe : "Trop d’une bonne chose, c’est mauvais".
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,4) écrit que, dans l'ère messianique, nous connaîtrons un plaisir sans limite et qu’il n’en résultera aucune négativité.
"Et le 8e jour, il prendra 2 moutons sans défauts" (Métsora 14,10)
-> La purification du métsora se fait en 3 étapes :
1°/ en dehors du camp, avec 2 oiseaux (v.4 à 7).
Ce n'est pas un sacrifice, il reste toujours impur, mais cela lui permet d'entrer à nouveau dans le camp des juifs, et il ne rend plus impur le contenu d'une maison par sa simple présence (mais par contact).
2°/ le Cohen doit raser tous les poils qui poussent sur le corps du métsora (Rambam - Hilkhot Toumat Tsaraat 11,1), puis il s’immergera dans l'eau.
Il résidera ensuite en dehors de sa tente pendant 7 jours, et le 7e jours il se rasera de nouveau tous les poils, se trempera dans l'eau, et ensuite il deviendra pur. (v.8 et 9).
3°/ la dernière étape = il apportera et offrira des offrandes (korbanot) (v.10 à 20)
C'est le contexte du verset ci-dessus, où le métsora a fait téchouva, et finalise la fin du processus de purification.
-> La guémara (Sotah 15a) explique que le métsora obtient l'expiation de sa faute par les plaies (négaïm) de la lèpre (tsaraat), et qu'il amène l'offrande afin de pouvoir manger ensuite de ce korban.
Rachi commente que la douleur et la honte qui ont fait souffrir le métsora, lui permettent de d'obtenir une bonne expiation.
-> Pourtant, la michna (Shékalim 5,4) rapporte que lorsqu'un métsora devait acheter l'huile et le vin pour son offrande (korban), il obtenait un reçu.
Ensuite, il présentait ce reçu au magasin qui distribuait l'huile et le vin pour le Temple, et il y recevait sa part.
Sur ce reçu du métsora, il était écrit : "choté" (fauteur), et également le nombre exact de portions d'huile requise pour ses korbanot.
=> Pourquoi était-il écrit publiquement qu'il était un fauteur, alors qu'il avait déjà obtenu l'expiation de sa faute par les plaies de lèpre? N'est-ce pas un peu difficile comme façon de procéder?
-> Le Steïpler répond en citant l'opinion de rav Eliézer (dans la guémara Yérouchalmi Yoma), qui affirme qu'une personne ne reproduit pas une faute entre 2 Yom Kippour, devra quand même avouer sa faute le Yom Kippour suivant.
Cela se base sur : "Mon péché est sans cesse devant moi" ('hatati négdi tamid - Téhilim 51,5).
Bien qu'on est fauté, qu'on se soit repenti et que Hachem nous a pardonné, le fauteur ne doit jamais oublier qu'il a commis une faute. Cette réflexion le gardera humble et lui permettra de se rappeler des bontés et de la miséricorde Divine.
De même, le métsora, même après avoir été totalement guéri, il devra regarder ce reçu annoté de : "choté" (fauteur), et de cette façon, humblement il mettra en pratique le verset : "Mon péché est sans cesse devant moi".
[Au-delà d'appréhender la valeur folle de la téchouva, on a tendance à oublier l'énorme bonté que nous fait Hachem en nous permettant aussi "facilement" (par quelques mots prononcés) de nous débarrasser des conséquences gravissime de nos fautes (ex: au lieu de mourir sur le champ (selon la justice stricte).
Au-delà de l'humilité (j'ai fauté, donc je suis pas si parfait que je me le persuade!), en se rappelant d'une faute pardonnée, on développe de l'amour et de la reconnaissance envers Hachem, et cela nous pousse à encore mieux agir (être à la hauteur de cet amour infini!).
De plus, il est normal qu'un humain tombe, et de même que D. m'a pardonné, de même il me pardonnera, ce qui doit nous pousser de l'avant, et restait le moins possible à terre dans la tristesse, d'être tombé dans une faute. ]