Aux délices de la Torah

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"Ce sont là les descendants d'Aharon et de Moché" (Bamidbar 3,1)

-> La descendance principale et véritable des tsadikim réside dans leurs bonnes actions. (midrach Béréchit raba 30,60)

Si une personne saisit toute la profondeur de ce sujet, elle comprendra que c’est bel et bien vrai, non seulement dans un sens abstrait, mais aussi d’une manière très concrète, car, comme nous le savons : "Pour chaque mitsva qu’une personne accomplit, un ange (défenseur) est créé" (Pirké Avot 4,10).
Il est évident qu’un ange est supérieur à un être humain ; par conséquent, la descendance créée par les bonnes actions d’une personne est supérieure à sa descendance physique ...

"Ce sont là les descendants d'Aharon et de Moché" (Bamidbar 3,1)
Les anges créés à partir des actions de Moché et d’Aharon étaient plus grands que tous les autres anges créés à partir des bonnes actions d’autrui, et ils étaient certainement plus grands que la descendance physique de Moché et d’Aharon.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 3,1]

Bamidbar – La force de l’unité

+ Bamidbar - La force de l'unité :

-> Les cinquante premiers versets de la paracha Bamidbar sont consacrés au recensement des Bné Israel par Moshé et Aharon.
Le Ramban (Bamidbar 1,3) souligne qu'au lieu de se voir dire : "tispor" (comptez), Moché et Aharon se voient ordonner : "tifkédou" (se souvenir, prendre note). Hachem leur a donc demandé de ne pas compter directement la nation, mais plutôt de collecter un demi-shekel auprès de chaque individu, prenant ainsi note de chacun d'entre eux.

Moché et Aharon ont dû utiliser cette méthode car la Torah interdit de compter directement les juifs.
Rabbénou Bé'chayé (Ki Tissa 30,12) explique que cette interdiction protège l'individu.
Lorsque des individus sont comptés et donc distingués, leurs fautes le sont aussi et ils sont susceptibles d'être punis.
En revanche, lorsqu'une personne fait partie d'un groupe, ses défauts sont moins visibles [au Ciel]. Cela est dû au fait que la nouvelle entité formée par les individus est entièrement bonne.
[ce concept est souligné par le fait que le mot "tsibour" partage la même guématria que ""לֹא הִבִּיט אָוֶן בְּיַעֲקֹב" ([Hachem] n'a pas vu d'iniquité dans [les enfants de Yaakov] - Balak 23,21). La communauté (tsibour) dans son ensemble est sans faute. ]

Le Ramban (Bamidbar 1,45) explique que grâce au fait que chaque personne est incluse dans le collectif, alors chacun en partage ainsi ses mérites.

Cette différence entre le fait d'être distingué du tsibour et celui d'être inclus en son sein a également des ramifications halakhiques.
La guémara (Avoda Zara 4b) stipule que pendant les trois premières heures de la journée de Roch Hachana, on ne doit pas faire la prière de Moussaf en l'absence de l'assemblée.
Puisque Hachem juge durant cette période, Il pourrait évaluer les actions d'un individu et rejeter sa prière. Cependant, si une personne prie avec une assemblée, les nombreux mérites de celle-ci la protégeront.
De même, les Tossafot (Roch Hachana 16a) demandent pourquoi nous continuons à prier pour la guérison et d'autres choses semblables tout au long de l'année si tout est décrété à Roch Hachana. Ils répondent que la prière communautaire peut annuler n'importe quel décret.
C'est pourquoi, explique le Zohar, lorsque le prophète Elicha a proposé d'intercéder pour la femme Shounamite le jour de Roch Hachana, celle-ci a répondu : "J'habite parmi ma nation" (Méla'him II 4,13). Elle disait : "Ne me mets pas à part, car le tsibour est encore plus puissant que la prière du prophète d'Hachem."
[rabbi 'Haïm Chmoulévitch - Si'hot Moussar, 5733:18]

-> également, sur le fait de prier avec la communauté : https://todahm.com/2016/12/27/prier-avec-la-communaute

-> Le mot "vayakél" (et il s'est rassemblé) partage la guématria que "mikvé" (soit 151), le moyen qui permet à quelqu'un de devenir pur (en s'y immergeant).
Ainsi, lorsque des individus s'unissent, une nouvelle entité pure est formée. Cet assemblage sans faute possède des pouvoirs extraordinaires.
[rav David Rosman]

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+ Se préparer pour Shavouot :

-> Le début de la paracha Bamidbar nous enseigne l'importance de l'unité. Il n'est donc pas étonnant que le Tour (Ora'h 'Haïm 428) indique que cette paracha doit être lue avant Shavouot. En fait, elle est presque toujours lue le Shabbath précédant immédiatement ce Yom Tov.
L'unité des Bné Israel est cruciale à Shavouot, lorsque nous célébrons notre acceptation de la Torah.
Avant de recevoir la Torah, "Israël campa au pied de la montagne" (Yitro 19,2). Rachi note que la Torah utilise le singulier "vayi'han" (il a campé), au lieu du pluriel "vaya'hanou" (ils ont campé), parce que les Bné Israël étaient tellement unis au mont Sinaï que c'était comme s'ils ne formaient qu'une seule personne.
Le Tossefot Rabbénou Efraïm ajoute que "bamidbar Sinaï" (dans le désert du Sinaï) a la même guématria (378) que "béshalom" (en paix).

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch ajoute que ce n'est pas une simple coïncidence historique que les Bné Israël aient atteint l'unité à ce moment-là. La Torah nous enseigne plutôt que l'unité est une condition préalable à la réception de la Torah.
Il est tout à fait approprié de lire cette paracha, qui met l'accent sur l'unité, avant Shavouot, lorsque nous recevons notre portion de Torah pour l'année à venir.

-> Le Bein Haftara léParacha met en avant selon l'encyclopédie Talmudis, presque chaque semaine de l'année a de multiples coutumes quant à la haftorah qui doit être lue (ex: tel passage pour les achkénazés, tel pour les séfarades). Pour les parachiyot Kédochim et Massé par exemple, il existe 10 coutumes différentes!
Cependant, il y a un Shabbat où toutes les communautés juives lisent la même haftora = c'est lors de la paracha Bamidbar.
Cette exception est peut-être la façon dont Hachem nous aide à nous unir le Shabbat qui précède Shavouot.

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+ Le kidouch Lévana :

-> L'étude de la Torah ne se limite pas à l'acquisition de connaissances. Il s'agit d'entrer en contact avec Hachem de la manière la plus profonde qui soit. Essentiellement, apprendre la Torah revient à accueillir la Ché'hina.
Par conséquent, l'unité requise pour recevoir la Torah est également une condition préalable à l'accueil de la Ché'hina. En effet, le Zohar affirme que la Ché'hina ne réside parmi les juifs que lorsque nous sommes unifiés.

Puisque la paracha Bamidbar est lue avant Shavouot, qui a lieu au début du mois de Sivan, le kidouch Lévana est récité à peu près au même moment.
La guémara (Sanhédrin 42a) dit qu'il faut se lever pour le Kidouch Lévana afin "d'honorer la Ché'hina qu'on salue".
La Guemara ajoute : "Mareimar et Rav Ashi étaient mikatfi et béniraient la nouvelle lune".
Le Yad Rama explique que ces sages âgés se tenaient debout en s'appuyant sur les katfi (épaules) de leurs assistants.

Un autre avis : selon le Bach (Tour OH 426:2), Mareimar et le Rav Ashi honoraient la Ché'hina en se tenant debout, épaule contre épaule, tout en récitant la bénédiction. Se tenir ensemble signifie l'unité, et lorsqu'une nation salue son Roi dans cet état, c'est un grand honneur pour Lui.

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+ Amener la guéouala :

-> Pour mériter la guéoula, nous avons besoin d'unité.
Le Chla haKadoch (Vayé'hi - Déreh 'Haïm To'hachot moussar 3) explique que c'était l'intention de Yaakov Avinou lorsqu'il a demandé à ses fils de se rassembler afin qu'il puisse leur révéler le moment où tous les exils prendraient fin. (Vayé'hi 49,1 - Rachi)
Il demandait à ses fils de se rassembler, de s'unir, comme condition de la guéoula.

[ Sur la base de cette explication, le Chla haKadoch résout une difficulté soulevée par les Richonim. Après la mort de Yaakov, les frères de Yossef l'informent que leur père lui a ordonné de leur pardonner (Vayé'hi 50,16).
Les Rishonim demandent où ce commandement apparaît-il.
Le Chla haKadoch suggère qu'il est implicite (dans Vayé'hi 49,1). Puisque Yaakov recherchait l'unité, il leur demandait de se pardonner les uns les autres. ]

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël 1) note que גלה (exil) ne diffère de גאל (rédemption/guéoula) que par une seule lettre. Lorsque les juifs sont unis, cette unité est représentée par la lettre alef, dont la guématria est un, et ils sont dignes de la rédemption.
Cependant, lorsqu'ils perdent leur sens de l'unité, la lettre alef se transforme en hé. Cette lettre, dont la guématria est cinq, représente la dispersion des juifs aux quatre coins du globe et même en son centre. Lorsque nous manquons d'unité, le résultat est l'exil.

Aimer le bien, haïr le mal

+ Aimer le bien, haïr le mal :

"Si vous suivez Mes décrets, si vous observez Mes commandements et si vous les mettez en pratique" (Bé'houkotaï 26,3)

-> Le Zéra Shimshon pose la question suivante : pourquoi la Torah doit-elle dire la même chose de trois manières différentes?
À première vue, suivre les décrets d'Hachem, observer Ses commandements et les accomplir reviennent au même. Si tel est le cas, pourquoi la Torah le répète-t-elle de trois façons différentes?

Le Zéra Shimshon explique que pour qu’une personne accomplisse correctement la volonté d'Hachem, elle doit à la fois aimer le bien et haïr le mal.
Car si une personne manque d’amour pour les mitsvot, même si elle veille à ne pas fauter, elle manquera à l’accomplissement des commandements positifs de Hachem.
Il en va de même dans l’autre sens. Même si une personne aime les mitsvot, si elle n’apprend pas à haïr la faute, elle finira par tomber dans la faute.

Sur cette base, le Zera Shimshon réinterprète le verset susmentionné.

La seule façon d’en venir à "les accomplir", comme il est mentionné à la fin du verset, est d’apprendre d’abord à haïr tout ce qui s’écarte de la volonté de Hachem, "suivez Mes décrets" (détestez tout ce qui va à leur encontre), et de développer un amour pour les mitsvot, "observez Mes commandements" ; alors, en effet, "vous les accomplirez".

Ainsi, le verset ne répète pas trois fois la même idée, mais enseigne plutôt la disposition d’esprit nécessaire pour pouvoir observer correctement la Torah.

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=> Afin d'avoir l'équilibre nécessaire pour servir Hachem comme il le faut, nous devons mépriser tout ce qui va à l'encontre de Sa volonté et aimer ce qu'Il aime.

Le Temple & amour d’Hachem pour chaque juif

+ Les Bné Israël avaient acquis de grandes richesses à leur sortie d'Egypte et encore plus au bord de la mer Rouge. Pourquoi donc D. leur a-t-il ordonné de couvrir le Tabernacle avec des peaux de chèvres et de béliers plutôt qu'avec de l'or et de l'argent?
Hachem aurait certainement été plus honoré aux yeux du monde si sa maison avait été recouverte d'or plutôt que de peaux de chèvre!

Le Tabernacle aurait pu être une magnifique structure entièrement faite d'or et d'argent, et sertie de pierres précieuses. Mais les nations auraient alors dit : "Hachem y fait reposer sa Présence parce que c'est l'édifice le plus splendide du monde. Si nous construisions un édifice aussi magnifique, Il y ferait reposer sa Présence".
Hachem a donc ordonné à Israël d'utiliser des matériaux ordinaires tels que la peau de chèvre et l'airain. Tout le monde savait alors que D. ne reposait dans le Tabernacle que par amour pour Israël.

En effet, "le Roi de la Paix s'est fait un Tabernacle avec le bois du Liban. Il fit d'argent ses colonnes, d'or son reposoir (le couvercle de l'Arche, où reposait la Présence divine), de laine pourpre son rideau suspendu (le rideau qui pend devant l'Arche)" (Chir haChirim 3,9-10).
Mais tout n'était pas d'or, d'argent et de pourpre royale. Le toit était fait de peaux. Et dans la cour du Tabernacle, on pouvait même trouver des récipients en laiton ordinaire.
La raison en était afin de montrer au monde que "l'intérieur était orné de l'amour des filles de Jérusalem" : le peuple juif (Rachi - Chir haChirim 3,10).
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

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[ainsi, en se tournant vers le Temple, d'une certaine façon on doit également se tourner vers l'idée que Hachem aime chaque juif d'un amour infini (indépendamment de ses actions bonnes ou mauvaise).
Plus nous avons conscience de cela, plus nous en avons de la reconnaissance, de l'ambition spirituelle, et une certitude que chacune de nos prières a de la l'importance, puisque nous avons de l'importance auprès du Roi des rois, notre papa Hachem. ]

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+ "Si un homme donnait toutes les richesses de sa maison par amour, il serait totalement méprisé" (Chir haChirim 8,7)

-> Dans l'avenir, les nations du monde engageront tout leur argent pour construire un Temple pour Hachem. Mais D. refusera en disant : "Dans le désert, mes enfants m'ont fait un Tabernacle avec des peaux de chèvres, et j'ai habité au milieu d'eux".

Les nations sont comme le pauvre homme qui a vu un beau portefeuille qui appartenait à un homme riche. Il dépensa tout son argent pour en acheter un portefeuille semblable. Les gens se moquaient de lui, car à quoi sert un portefeuille sans argent? [Ravach]

Même si les nations [du monde] donnaient tout leur argent pour un Temple, qu'y mettraient-elles?
Elles n'ont pas de Torah et ne peuvent pas accomplir le service du Temple.
"Si un homme donnait toutes les richesses de sa maison par amour" pour le Temple, qui était "paré d'amour" (Chir haChirim 3,10), "il serait totalement méprisé", car il n'a rien à y mettre.

C'est dans cet esprit que nous pouvons comprendre l'enseignement suivant : "Ne regardez pas le récipient, mais ce qu'il contient" (Pirké Avot 4,20) = ne regardez pas le Temple et ne désirez pas en faire un semblable ; regardez ce qu'il contient. Si vous pouvez fournir un contenu similaire, alors faites un Temple. Mais si vous ne le pouvez pas, à quoi cela vous servira-t-il d'en faire un?
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

La foi naturelle de l’âme

La spiritualité profonde renferme en elle une étincelle de foi naturelle, une lumière divine qui palpite au sein de l’âme, quelque chose qui provient de sa propre puissance. C’est quelque chose qui se situe en dehors de la lumière de la Torah et de la tradition de nos ancêtres.
La tradition ancienne accompagne cette lumière supérieure de la foi, la protège des erreurs et la guide sur son chemin. "Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier" (Téhilim 119,105).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 2:80 ]

Lorsqu’une personne reconnaît en elle-même qu’elle ne désire absolument pas recevoir de récompense pour accomplir les mitsvot et servir Hachem, elle ne doit pas tenir pour acquis ce don spirituel particulier.
Il faut s’efforcer de développer cette sensibilité particulière, jusqu’à ce que l’on parvienne véritablement au mode de vie consistant à "servir son maître non pas dans le but de recevoir une récompense. La crainte de D. sera alors sur lui" (Pirké Avot 1,3).
Ce niveau de conscience rayonnant convient à celui qui cherche Hachem.
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 8:27 ]

Quiconque a le potentiel de tomber très bas, a nécessairement le potentiel de monter très haut!
[rabbi Shmouel Weinberg]

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[ainsi, quand notre yétser ara nous vend du désespoir en pointant nos échecs, à quel point nous avons pu tomber bas, alors c'est justement là qu'on doit se relever et se renforcer car nous pouvons aller très haut, b'h. ]

Au mont Sinaï, les juifs ont dit : "Tout ce qu'Hachem a dit, nous le ferons et nous le comprendrons, nous voulons voir notre Roi!" (Yalkout Chimoni - Yitro §276).

=> Chaque mitsva est une occasion de pouvoir est davantage proches d'Hachem, d'encore plus pouvoir le voir, dans l'éternité de notre monde à Venir.

-> Le guémara (Shabbath 118b) déclare : "Si le peuple juif observait 2 Shabbath, il serait immédiatement racheté/délivré."
Lorsqu'une personne observe correctement le Shabbat, elle en retire une vitalité et une subsistance spirituelle pour toute la semaine qui suit, ce qui lui permet de servir Hachem cette semaine-là. [Zohar 1:75b]
Et lorsqu'une personne sert Hachem toute la semaine, il lui est plus facile d'observer correctement le Shabbat suivant. Et c'est ainsi que le cycle se poursuit.

Sur cette base, nous pouvons résoudre une contradiction apparente.
Dans la guémara (Yérouchalmi Taanit 1:1), il est dit : "Si le peuple juif observait un seul Shabbath, il serait immédiatement délivré."
Pourtant, dans la guémara (Bavli), il est question de 2 Shabbath, comme cité plus haut.

L'observation d'un seul Shabbat est d'une importance capitale. Lorsqu'une personne observe correctement ne serait-ce qu'un seul Shabbat, la semaine suivante, elle servira Hachem avec un cœur pur, et par conséquent, il lui sera facile d'observer correctement le 2e Shabbat.
Par conséquent, il est de la plus haute importance d'observer comme il faut un seul Shabbath. En observant correctement un seul Shabbat, l'observance du 2e Shabbat est facilitée, et de même pour le Shabbat suivant, et ainsi de suite.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tissa 31,16 ]

=> Chaque Shabbat que nous observons nous aide à mieux observer le Shabbat suivant.

Honorer ses parents

+ Honorer ses parents :

-> La Guémara (Kidouchin 30b) explique que trois partenaires participent à la création de chaque personne : son père, sa mère et Hachem.
Si un enfant honore ses parents, Hachem considère que c’est comme s’Il résidait Lui-même parmi eux et que l’enfant L’honorait également.
[rav David Abou'hatséra]

-> Lorsqu’une personne honore ses parents, elle s’entraîne à être reconnaissante envers ceux qui lui ont fait du bien. Il n’y a pas de plus grande bonté que celle des parents, qui offrent à leur enfant le plus beau des cadeaux, à savoir la vie elle-même.
Grâce à notre gratitude envers nos parents, nous sommes inspirés à être reconnaissants envers Hachem, qui est la véritable source de toute vie, tant la vie éphémère de ce monde que la vie éternelle du monde à venir.
À cet égard, le séfer Ha'Hinoukh (mitva 33) écrit :
"La racine de cette mitsva est qu’il convient à une personne d’apprécier et d’agir avec bonté envers ceux qui lui ont fait du bien ... Elle doit reconnaître que ce sont ses parents qui l’ont mise au monde. Il est donc de son devoir de leur accorder tout l’honneur et tous les bienfaits qui sont en son pouvoir.
Lorsqu’il aura ancré cette qualité (de gratitude) dans son esprit, il en viendra à reconnaître le bien qu'Hachem a fait pour lui. Hachem lui a accordé l’existence, ainsi qu’à ses ancêtres jusqu’à Adam. Hachem l’a mis au monde et a pourvu à tous ses besoins.
Hachem a façonné sa forme et tous ses membres, et lui a donné un esprit doué de connaissance et de réflexion. Qu’il organise donc ses pensées pour prendre conscience de la prudence dont il doit faire preuve au service de Hachem."

-> Concernant la place de l’honneur des parents parmi les 10 Commandements, Rabbénou Bé'hayé (Yitro 20,12) écrit ce qui suit :
"Après nous avoir prescrit l’honneur dû à notre premier Père d’en-Haut (Hachem), la première Table se termine par l’honneur dû au dernier père d’ici-bas (notre père biologique).
Cela revient donc à dire : "Tout comme je vous ai prescrit concernant Mon honneur, de même je vous prescris concernant l’honneur de votre père et de votre mère, qui ont été Mes partenaires dans votre création".
Le verset ne détaille pas les types d’honneur qui leur sont dus, mais nous laisse le comprendre par comparaison avec l’honneur dû à Hachem. Tout comme il nous est prescrit de reconnaître qu'Hachem existe et qu’Il est notre D., il nous est prescrit de reconnaître que nos parents nous ont donné la vie.
Tout comme il nous est interdit de renier Hachem, il nous est interdit de renier nos parents. Un fils ne doit pas renier son vrai père en appelant quelqu’un d’autre son père. Il ne doit pas jurer faussement au nom de son père ou sur la vie de son père. Il ne doit pas servir son père uniquement pour hériter de son argent ou pour son propre honneur."

-> Rabbénou Bé'hayé ajoute ensuite une explication sur la raison pour laquelle la Torah offre explicitement une longue vie comme récompense pour l’honneur rendu aux parents. Parfois, les parents vivent jusqu’à un âge très avancé, et leurs enfants doivent prendre soin d’eux pendant de nombreuses années de maladie. De peur qu’un enfant ne rechigne à porter ce fardeau, la Torah l’avertit que sa propre longévité dépend de la leur. Selon les années pendant lesquelles il prendra soin d’eux, sa propre vie sera prolongée.
Le Maharal (Tiféret Iraël - chap.41) explique cela à un niveau plus profond : en honorant ses parents, qui sont la cause de son existence, il se voit accorder la pérennité de son existence.

-> Une partie de la mitsva d’honorer ses parents consiste à les aimer du plus profond de son cœur et à les considérer comme importants. Il ne suffit pas qu’une personne accomplisse les gestes superficiels de l’honneur. Elle doit ressentir cet honneur dans son cœur.
Le Or'hot Tsadikim (chaar haAhava) ajoute qu’on doit les aimer en reconnaissance de nous avoir élevés et de nous avoir enseigné à marcher dans les voies d'Hachem.

-> Le séfer 'Haredim (mitsva assé 1) écrit qu’aimer ses parents fait partie intégrante de l’honneur qu’on leur rend. Un enfant doit prendre soin de ses parents avec amour, de la même manière qu’ils ont pris soin de lui quand il était jeune. C’est ainsi que nous remboursons la dette de gratitude que nous leur devons.