Aux délices de la Torah

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La baisse du respect des parents

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,12) déplore le fait qu’il y ait eu une baisse générale dans la manière dont les enfants honorent leurs parents. Il attribue cela en partie au manque d’honneur que les frères et sœurs doivent témoigner à leur frère aîné.
Et également, deuxièmement, au manque d’honneur témoigné à Hachem. Il soutient que Hachem est le Père de toute existence ; si nous ne pouvons pas honorer Hachem comme il se doit, il va de soi que nous n’honorerons pas non plus nos parents.

Le rav Eibshitz suggère que si nous n’avons pas la révérence appropriée envers quelqu’un que nous devrions respecter, cela aura un impact sur la façon dont nous traiterons les autres qui méritent également notre respect.

Pas de monotonie dans nos prières

+ Pas de monotonie dans nos prières :

-> L’un des grands défis de la prière formelle est qu’elle peut facilement devenir très monotone, car nous récitons les mêmes prières jour après jour, et parfois plusieurs fois dans la même journée.
Que pouvons-nous faire pour que nos prières restent fidèles au texte original, d’une part, et qu’elles restent fraîches et vivantes, d’autre part?

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,12) écrit que nous devons compléter nos prières quotidiennes par une prière personnelle. Chaque jour, nous devrions nous concentrer sur un aspect différent de notre vie. Un jour, nous pouvons nous concentrer sur la demande à Hachem de nous bénir en nous accordant la sécurité financière ; un autre jour, nous pouvons lui demander de nous accorder la réussite dans nos études.
Si nous ne sommes pas capables de formuler nos demandes dans la langue sacrée, nous devrions exprimer nos besoins dans notre propre langue.
[d'autres font des demandes différentes dans chaque prière de la journée, ou bien font se focaliser sur un enfant dans l'une, ... l'idée étant de sortir de l'aspect robot, ne venant pas totalement du coeur.
Nos prières doivent être principalement un mouvement du coeur, et non des lèvres. ]

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-> Beaucoup peuvent se tromper en croyant que ces prières personnelles doivent être dites et exprimées en hébreu, à l’instar de la langue du sidour .
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,1) écrit que si nous ne sommes pas familiarisés avec l’hébreu biblique ou si nous ne sommes pas capables de prier dans cette langue, nous devrions prier dans la langue avec laquelle nous sommes le plus à l’aise, et Hachem chérit chaque mot que nous prononçons.

-> L'un des principes fondamentaux du judaïsme est la croyance en la Providence divine, selon laquelle rien n'arrive par hasard. Ce que nous vivons et ce que nous rencontrons dépendent en grande partie de nos actions et de notre comportement.

... si nous nous concentrons correctement pendant nos prières du matin, nous pouvons être assurés qu’au cours de la journée, nous mériterons l’occasion d’accomplir de nombreux commandements d'Hachem, et que nous réussirons dans nos affaires.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,4 ]

Paracha Tazria & Métsora

-> Les parachiot de Tazria et de Métsora énumèrent 3 forment de tsara'at.
La paracha Tazria aborde les négaïm, des afflictions, qui se trouvent sur le corps et sur les vêtements d'une personne, et la paracha Métsora traite de celles qui s'abattent sur la maison.

-> Le midrach (Vayikra rabba 17,4) et le Rambam (fin Hilkhot Toumat Tsaraat) affirment que les tsaraat apparaissent en fait dans l'ordre inverse : d'abord sur la maison, puis sur les vêtements, et seulement ensuite sur le corps.

-> Le Daat Zékénim (Métsora 14,34) note que cet ordre est lui-même à l'opposé de la manière dont Hachem a puni Pharaon à l'époque d'Avraham : d'abord le corps de Pharaon, puis les murs de sa maison et ses ustensiles. Pourquoi cette différence?

Le Daat Zékénim explique qu'Hachem voulait affliger Pharaon parce qu'il était mauvais.

Mais lorsqu'il s'agit des juifs, Hachem frappe d'abord la maison d'un individu, en espérant qu'il tirera des leçons de l'expérience et s'amendera sans avoir besoin d'une punition plus sévère. S'il ne s'amende pas, la tsaraat s'attaque à ses vêtements. Ce n'est que s'il ne comprend toujours pas le message qu'Hachem frappe finalement son corps.

Il est clair que la tsaraat a pour but d'inciter le pécheur à la réflexion et au repentir.

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+ Progression de la punition :

=> Si, en fait, les possessions sont touchées en premier, pourquoi la Torah énumère-t-elle les néga'im (dégâts) dans l'ordre inverse, en commençant par le corps?

-> Le Kli Yakar (Tazria 13,47) souligne que lorsque Hachem nous exhorte à ne pas fauter, Il mentionne d'abord la punition la plus sévère possible.
Même lorsqu'il avertit Pharaon des 10 plaies, Hachem commence par la dernière et la plus sévère, la makat bé'horot (Rachi Chémot 4,23).

De même, dans ce contexte, Hachem met d'abord en garde contre la tsaraat du corps, puisqu'il s'agit de la punition la plus sévère.

-> Le Maharzou cite un midrach (Vayikra rabba 17,4) qui offre une réponse purement technique. Étant donné que les juifs n'avaient pas de maisons dans le désert, et que leurs vêtements étaient totalement miraculeux, ne nécessitant aucune lessive, les seules néga'im (dégâts) applicables au moment où la Torah a été donnée étaient celles qui se trouvaient sur le corps. C'est pourquoi la Torah les mentionne en premier.

-> De même, le Ramban (Tazria 13,47) écrit que les tSaraat ne frappent les maisons et les vêtements qu'en terre d'Israël.

Par conséquent, suggère le Shirat David (Tazria 13,12), la Torah s'adresse d'abord aux néga'im corporels, puisqu'ils ont toujours constitué une menace.

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+ La source de l'affliction :

-> La guémara (Arakin 16a) énumère 7 f àautes l'origine de tsaraat : le lachon ara, le meurtre, le serment en vain, les relations illicites, l'orgueil, le vol et le tsarous ayin (l'avarice).

Alors que le Rambam (Hilkhot Toumat Tsaraat 16:10) écrit que le lachon ara génère les 3 types de tsaraat (maison, vêtements, corps), d'autres commentateurs comprennent que des fautes spécifiques de la liste ci-dessus provoquent des néga'im spécifiques.

Par exemple, le Kli Yakar (Tazria 13,37) affirme que si le lachon ara provoque des tsara'at sur le corps, les tsara'at dans la maison résultent de l'avarice.
Ainsi, la guémara (Yoma 11b) nous dit que si l'on demande à quelqu'un de prêter un ustensile et qu'il fait semblant d'en manquer, Hachem l'expose par le biais de tsara'at sur sa maison, ce qui nécessite le retrait de ses possessions à la vue de tous (Métsora 14,36).

De même, ces commentaires expliquent que la tsara'at trouvée sur un vêtement provient de l'orgueil, puisque les beaux vêtements engendrent souvent le snobisme.
De son côté, le Maharal (Arakin 16a) n'est pas d'accord et soutient que la tsara'at sur les vêtements d'une personne est le résultat du vol.
[en fait, le Maharal propose 7 catégories de tsara'as, chacune causée par l'une des 7 fautes mentionnées ci-dessus. Il note également que dans chaque source que la guémara cite pour ces faute, une forme différente de tsara'at est décrite]

-> Le concept selon lequel la tsara'at sur une maison est punitive semble contredire le commentaire de Rachi (Métsora 14,34 ; voir Horayot 10a) sur la promesse de la Torah selon laquelle lorsque les juifs entreront en terre d'Israël, Hachem affligera leurs maisons de tsara'at.
Rachi explique que pendant les 40 années où les Bné Israel ont traversé le désert les Emoriyim ont caché des trésors d'or dans les murs de leurs maisons. Lorsque sa maison est touchée par la tsara'at, le juif est obligé de briser les murs, révélant ainsi les trésors enfouis.
Où est la punition si grâce à à la tsara'at ils découvrent de magnifiques trésors?
Le rav Moché Feinstein (Darach Moshe 14,34) explique que si les Bné Israel ont mérité cette récompense, et s'ils n'avaient pas fauté, alors Hachem leur aurait donné ce cadeau sans les obliger à détruire leurs maisons.
Le rav 'Haïm Kanievsky (Déré'h Sicha - vol.2) dit quant à lui qu'Hachem n'a promis des trésors qu'à la génération qui a traversé le désert et est entrée en terre d'Israël. Pour les générations suivantes, le tsara'at sur une maison était une pure punition.

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=> Le rav Its'hak Sorotzkin (Rinat Its'hak - tinyana Métsora 14,34) décèle ici une contradiction.
Si la tsara'at apparaît d'abord sur la maison, puis sur les vêtements, et seulement ensuite sur le corps, comment des fautes différents peuvent-ils causer des néga'im différents?
Comment quelqu'un qui parle du lachon ara peut-il développer la tsara'at sur son corps sans qu'elle n'apparaisse d'abord sur sa maison et ses vêtements?

La réponse se trouve dans la spirale descendante qui mène au lachon ara. Tout d'abord, on succombe à l'avarice, ce qui entraîne l'apparition de tsara'at sur sa maison. S'il ne retient pas la leçon, son égoïsme s'intensifiera et deviendra de l'arrogance. Ses vêtements seront alors affectés.
S'il ne tient toujours pas compte de l'avertissement, son arrogance/orgueil le rendra jaloux, convaincu que les autres l'empêchent de recevoir l'honneur qu'il mérite. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il parlera lachon ara, et contractera sur lui-même la tsara'at.

-> Le rav Avraham Pam disait que l'étude des lois de lachon ara était un "traitement des symptômes", tandis que l'étude des lois de 'hessed (ex: séfer Ahavat 'hessed du 'Hafets 'Haïm) revient à "traiter la maladie".

-> Cette approche fait partie intégrante de la période de Séfirat haOmer. Au cours de ces semaines, nous pleurons les 24 000 étudiants de Rabbi Akiva, qui sont morts à cette époque. Il semble y avoir é raisons contradictoires à cela.
D'une part, la guémara (Yébamot 62b) rapporte qu'ils ont péri parce qu'ils ne s'honoraient pas l'un l'autre. Pourtant, le midrash (Béréchit rabba61,3) affirme qu'ils sont morts parce qu'ils se jalousaient les uns les autres.
=> Alors, qu'est-ce qui était en cause?

Il s'agit des deux Le manque de respect est simplement une manifestation de l'avarice. Parce que ces disciples s'en voulaient mutuellement de leur réussite, ils ne pouvaient pas se respecter les uns les autres, ce qui a conduit à une calamité dont nous portons le deuil jusqu'à aujourd'hui.
Ainsi, efforçons-nous d'aimer chaque juif et de nous réjouir de sa bonne fortune.

La mort

-> La mort est définie par le Zohar (Béréchit 57b) comme la séparation de l'âme et du corps.
L'âme retourne alors à sa source originelle tandis que le corps retourne à la terre, comme il est écrit : "Car poussière tu es et à la poussiere tu retourneras" (Béréchit 3,19).

=> Pourquoi le corps et l'âme doivent-ils se séparer ?

-> Le Arizal (séfer haLikoutim - Béréchit) explique qu'avant la faute commise avec l'Arbre de la connaissance, il émanait de Adam Harichon une lumière provenant des mondes supérieurs ; elle formait son vêtement spirituel, à savoir son enveloppe corporelle.
Cependant, après la faute, cette lumière se retira et Adam se trouva soudainement dépossédé de toute enveloppe corporelle, ainsi que le rapporte le Zohar (Béréchit 36b).

Depuis, l'homme, qui a été atteint par la souillure du serpent, hérita d'une nouvelle enveloppe corporelle conçue à base de peau. C'est celle que nous connaissons aujourd'hui ; le corps matériel marqué par sa finitude. La mort a donc pour objectif de séparer l'homme de l'empreinte de la souillure du serpent qu'est le corps et de rhabiller l'âme de son enveloppe de lumière.
Ainsi, cette dernière pourra de nouveau se délecter de la Présence divine. En effet, il est absolument impossible de pouvoir se présenter devant le Roi des rois, Hachem, avec un habit entaché d'une quelconque transgression (voir Shabbath 152b)

Le corps retournera donc à la poussière, dans le but bienfaiteur de nettoyer sa part dans la faute d'Adam Harichon et de se séparer définitivement de l'emprise du serpent originel. (Arizal - séfer haLikoutim - Vayé'hi)
La mort est en définitif une expiation de la faute originelle.
[4 personnes sont mortes sans avoir fauté eux-même, uniquement en raison de la faute originelle d'Adam (qui comprenait toutes les âmes juives) : Binyamin le fils de Yaakov, Amram le père de Moché, Ichaï père de David, et Kilav le fils de David - guémara Shabbath 55b]

Nos Sages (Pessa'him 54b) enseignent que l'homme ignore le jour de sa mort.
Cela lui permet de faire téchouva. Shabbath 157a)
Même le roi David demanda à Hachem quel sera le jour de sa mort mais Hachem refusa de le lui dévoiler. Après avoir insisté, Hachem lui dévoila seulement quel jour de la semaine il devra rendre son âme. Il s'agissait du jour de Shabbat. (Shabbath 30a)

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=> Qui inflige la mort?

-> Nos Sages (Baba Batra 16a) enseignent que le Satan incarne plusieurs personnages : il est l'accusateur qui provoque la colère divine contre les fauteurs, il est le mauvais penchant qui incite les hommes à la faute et il est l'ange de la mort qui exécute les fauteurs.
Ainsi, il trompe l'homme, l'entraîne à la transgression puis l'accuse devant Hachem et ensuite le tue.

-> Nos Sages disent au sujet de l'ange de la mort "qu'il est entièrement couvert de yeux".

Il voit partout, en tout temps, d'un bout à l'autre du monde, contrairement aux mortels à qui il suffit de fermer les yeux pour qu'ils ne puissent plus voir.

Au moment où le malade doit mourir, l'ange de la mort se tient debout, au-dessus de sa tête. Il tient dans sa main une épée, à l'extrémité de laquelle une goutte de poison est suspendue. Lorsque le malade voit l'ange de la mort, une grande terreur s'empare de lui. Il ouvre alors la bouche et y reçoit la goutte de poison, ce qui le fait mourir. Le poison entraînera sa putréfaction et sa face deviendra verte. [guémara Avoda Zara 20b;70b]

-> Le Zohar ('hadach 101b) écrit que le cadavre n'est jamais seul ; il est toujours accompagné par l'ange préposé au cimetière.
Sur ce, le Réchit 'Hokhma (chaar ayir'a - chap.12) explique qu'il s'agit de l'ange de la mort.

-> Le Arizal (Likouté Torah - Michlé siman 7) précise que le Satan possède 613 yeux, correspondant aux 613 commandements qui sont du côté de la sainteté. Ainsi, lorsque l'homme transgresse un commandement, il endommage un œil du mauvais penchant.
Lorsque l'homme doit mourir, il aperçoit l'ange de la mort avec une multitude de yeux crevés; ce dernier, avec ses blessures, justifie ainsi son jugement.
C'est à ce moment-là que le mourant ouvre sa bouche et qu'une goutte de poison le tue.

-> Il est rapporté dans le Zohar (Lé'h Lé'ha 79b) qu'après la mort, le Samaël (ס"ם - l'ange du mal) est accompagné par trois créatures : l'une compte les mérites, l'autre compte les transgressions et la troisième compte les moments qui ont été ôtés de sa vie.
Ainsi, lorsqu'une personne meurt, elle doit être enterrée le plus rapidement possible, et idéalement si cela est réalisable le jour même. (Zohar - Térouma 141a)
En effet, Hachem peut décréter une réincarnation immédiate pour le bien du défunt afin que ce dernier puisse apporter une réparation à son âme.
Il est à rappeler que l'âme ne peut pas se réincarner dans un autre corps tant que le premier corps n'est pas enterré. (Zohar - Emor 88b)

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+ Les sept rigueurs de la mort :

-> Il est rapporté dans le Zohar que l'homme doit subir 7 dinim (rigueurs) lorsqu'il quitte le monde ici-bas. Ils viennent purifier l'homme et le nettoyer de tous ses défauts. Chacun d'entre eux sera ainsi nécessaire pour purifier et nettoyer les différentes fautes commises.

1°/ Le premier din est la mort elle-même, c'est-à-dire la forme par laquelle l'âme va quitter le corps.
En effet, il existe 903 sortes de morts qui ont été créés dans le monde comme il est écrit : "Hachem a plusieurs chemins vers la mort" (Adonaï lamavét totsaot -- Téhilim 68,21).
Le mot תֹּצָאוֹת (totsaot) a une valeur numérique de 903.
La mort la plus difficile de toutes est la mort causée par la diphtérie qui entraine une agonie lente et douloureuse, tandis que celle qui est la plus douce est le néchika, le baiser divin. (Béra'hot 8a)
Le type de mort dépendra de la réparation des incarnations précédentes. (Chaar hakavanot 2b)

2°/ Le deuxième din est celui de la publication de ses actes et de ses paroles ; ils défilent devant le défunt et s'exprime à son propos.
3°/ Le troisième din est l'entrée du corps dans la tombe.
4°/ Le quatrième din est celui qui est appelé 'hibout hakever, les souffrances de la tombe.
5°/ Le cinquième din est celui des vers et de la vermine.
6°/ Le sixième din est celui du guéhinam.
7°/ Le septième din est l'exil de l'âme qui ne sait pas comment trouver son repos tant qu'elle n'a pas été épurée de ses fautes. C'est la raison pour laquelle l'homme doit toujours être sur ses gardes et attentifs aux actes qu'il commet.
Il peut en effet arriver que des actes qui lui semblent bons et justes contiennent une faute. Cela oblige l'âme à retourner se présenter devant le Créateur sur tout ce qu'elle a pu entreprendre contre Sa volonté. [Zohar - Vayakel 199b]

[après avoir passé les 7 étapes de rigueur, l'âme pourra se réjouir et se délecter dans le fan Eden à la place de son repos. ]

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-> "Soi très très humble car l'espoir de l'homme est de devenir de la vermine"
[rabbi Lévitas de Yavné - Pirké Avot 4,4]

-> Le Zohar ('Hadach 23b) nous rapporte :
"Tant que le corps n'a pas été décomposé par la terre dans la tombe, la rigueur est établie sur le corps et l'âme. Ce n'est que lorsque le corps est désintégré que la rigueur retire son emprise également sur l'âme ...
Combien il est appréciable de voir la différence entre les justes (tsadikim) et les réchaïm, entre la désintégration rapide du corps et sa désintégration lente. Il n'y a pas un seul juste dans le monde qui échappe à la rigueur de la tombe, quand bien même il serait un juste parfait.
C'est seulement lorsque le corps se désintègre que la stricte rigueur devient silencieuse."

-> Il arriva que des hommes qui travaillaient pour Rav Na'hman creusèrent sous terre. Ils tombèrent incidemment sur un corps, celui de Rabbi A'haï bar Yochia, un Tana décédé plusieurs générations auparavant. Ayant été dérangé dans sa tombe, le corps de Rabbi A'hai bar Yochia protesta contre les ouvriers.
Effrayés, ces derniers vinrent et dirent à Rav Na'hman : "Un homme mort à grogné contre nous!"
Il vint alors sur la tombe et demanda au corps : "Qui es-tu?". Le corps répondit: « Je suis le corps de A'hai bar Yochia".
Rav Na'hman lui demanda : "Comment se fait-il que ton corps ne soit pas décomposé? Rav Mari n'a-t-il pas enseigné : même les corps des justes sont destinés à devenir de la poussière dans la tombe?"
Il lui répondit : "Qui est ce Mari que tu cites? Je ne le connais pas et je n'accorde aucune importance à ses paroles."
Rav Na'hman rétorqua : "Pourtant, c'est l'inverse de l'Ecriture qui déclare exactement la même chose : "La poussière retourna à la terre comme elle était" (Yéchayahou 57,2).
Le corps de Rabbi A'haï bar Yochia répondit : celui qui t'a enseigné Kohélet ne t'a pas enseigné le livre des Michlé car tu sembles ignorer qu'il est écrit : "La décomposition des os est causée par la jalousie" (Michlé 14,30).
Rav Na'hman tendit sa main et constata qu'il y avait de la matière. Il dit alors : "Puisque ton corps est de toute évidence intact, que le maître se lève et vienne dans ma maison".
Il répondit : "A présent, il est évident que tu ignores non seulement les écrits de Michlé (les Proverbes) mais tu n'as même pas lu les Névi'im (les Prophètes) car il est écrit là-bas : "Et vous saurez que Je suis Hachem quand J'ouvrirai vos tombes" (Yé'hezkiel 37,13).
En d'autres termes, seul Hachem peut faire sortir les morts de leurs tombes.
Rav Na'hman lui dit : "Et pourtant, il est écrit : "Car tu es poussière et à la poussière tu retourneras" (Béréchit 3,19)?
En d'autres termes, toute personne, indépendamment du fait qu'elle ait pu éprouver de la jalousie au cours de sa vie, devient poussière après la mort. Pourquoi alors son corps est-il resté intact?
Le corps du défunt lui répondit : "Ce verset parle de ce qui aura lieu à l'époque messianique, un instant avant la résurrection des morts".
[guémara Shabbath 152b]

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=> Le corps des tsadikim se désintègre-t-il réellement après la mort?

-> Le Zohar (Térouma 121a ; Vayakel 214b) fait plutôt une distinction parmi les Justes : seuls ceux qui font partie des piliers du monde ont la capacité d'élever leur âme jusqu'au Gan Eden sans que leur corps ne se décompose. Toutefois, ils sont très peu nombreux. Heureux la part de leur corps dans ce monde ici-bas et heureux la part de leur âme dans le monde futur.

Il découle de ces enseignements que seule une poignée de Justes (tsadikim) qui sont les piliers du monde n'ont pas besoin de passer par la décomposition de leur corps pour que l'attribut de rigueur se retire. Ils peuvent s'élever au Gan Eden directement.
Cependant, la grande majorité des êtres humains, qu'ils soient tsadikim ou réchaïm, devront passer par l'étape de la désintégration de leur corps pour pouvoir accéder au Gan Eden.

-> Il est à noter cependant qu'on ne peut pas comparer les ossements d'un juste et les ossements d'un impie. Bien qu'après la décomposition de la chair, il n'y ait plus de différence entre eux, les Sages ont déjà enseigné que les fautes s'inscrivent sur les ossements de l'homme. [Tikouné Zohar 139b]

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-> Nos Sages s'interrogent sur les souffrances du corps après la mort.
À ce propos il est écrit : "Mais sa chair lui a fait mal et son esprit s'en inflige" (Iyov 14,22).
Rabbi Its'hak interprète ce verset de la manière suivante : la vermine est aussi pénible pour le mort qu'une aiguille sur la chair d'un vivant. (Béra'hot 18b ; Shabbath 13b)

Il est également rapporté que celui qui multiplie la chair multipliera les vers (Pirké Avot 2,7).
Il s'agit de celui qui multiplie les mets et les boissons, au point de devenir obèse. Par conséquent, la vermine sera en quantité dans la tombe. (Zohar 'hadach 23b)
D'après ces enseignements, les décisionnaires demandent s'il est permis de mettre de la chaux sur le corps du défunt pour accélérer sa décomposition? Cela risque-t-il de faire honte aux défunts? Cela va-t-il lui causer plus de souffrance?
Le Rachba écrit qu'il est permis d'accélérer la décomposition du corps ; il soutient que le défunt ne connait ni honte ni souffrance corporelle après la mort.
Cependant, Tossefot Yom Tov nous avertit que bien que le corps du défunt ne ressente aucune souffrance, son âme quant à elle souffre de la vision de la décomposition de son corps. C'est également l'avis du séfer 'Hassidim (siman תתשסג).

[on peut éventuellement être d'avis que cela renvoie à l'idée suivante : la souffrance après notre mort est proportionnelle avec l'importance que nous accordions à la matérialité de notre vivant. Plus nous y donnions de l'importance, plus cela nous sera douloureux de la voir se décomposer (et inversement).
Plus nous sommes liés à la matérialité, plus nous pouvons souffrir pour nous en séparer et entrer dans une réalité entièrement spirituelle. ]

Israël, les pierres sont lourdes

+ Israël, les pierres sont lourdes :

-> La guémara (Kétoubot 112a) relate les pratiques auxquelles se livraient les grands Amoraïm pour démontrer leur amour pour la terre d'Israël.
Par exemple, Rabbi 'Hanina réparait les routes de la terre d'Israël. Rachi explique qu'il s'assurait que les routes étaient lisses et sans obstacles.

Tossafot, cependant, a une version différente du texte. Selon cette version, chaque fois que Rabbi 'Hanina se rendait en terre d'Israël, il soulevait les pierres le long de la route pour déterminer s'il était encore en dehors d'Israël ('hous laarets) ou s'il était déjà arrivé en terre d'Israël.
Si les pierres étaient légères, il savait qu'il n'était pas encore en terre d'Israël, mais si les pierres étaient lourdes, il considérait que c'était le signe qu'il était enfin arrivé en terre d'Israël.

-> Le Maharal (dans 'Hidouché Aggadot) offre une explication légèrement obscure à cette curieuse méthode de navigation. Il écrit qu'étant donné que le niveau de matérialité (gachmiout) en terre d'Israël est faible, les objets y sont plus lourds que des objets similaires en dehors d'Israël.

Le Maharal écrit que c'est la raison pour laquelle la Torah appelle les pierres de la terre d'Israël "pierres de fer" (avanéa barzel - Ekev 8,9).
La guémara (Taanit 4a) explique que ce verset fait référence aux érudits de la Torah de la terre d'Israël, qui sont "aussi durs que le fer".
Le Maharal explique que ce n'est pas parce qu'ils ont de mauvais traits de caractère. C'est plutôt parce qu'ils sont éloignés du matérialisme et qu'ils sont aussi lourds que le fer. Le Maharal dit que c'est l'un des effets de la sainteté de la terre d'Israël.

-> Le rav 'Haïm David Saperstein (auteur de Yadav Emouna et élève du rav Moché Shapira) apporte des éclaircissements supplémentaires aux propos du Maharal.
Dans la langue hébraïque, le mot pour "honneur" (כבד - kavod) et celui pour "lourd" (כבד - kavéd) ont la même racine.
Le lien entre ces deux mots est que quelque chose qui est respecté et chargé de valeur peut être décrit comme "lourd", ce qui signifie qu'il ne peut pas être facilement mis de côté.
En revanche, lorsqu'une chose n'est pas importante et n'a pas de grande valeur, elle ne "pèse pas lourd" et peut être facilement piétinée ou rejetée.
C'est pourquoi les érudits de la Torah sont considérés comme aussi "lourds" que des "pierres de fer". Ils ont une grande valeur et un grand mérite, ils ont donc un grand poids.

Rabbi 'Hanina était à un niveau si élevé qu'il était capable de sentir, en soulevant une pierre, s'il s'agissait ou non d'une pierre de grand poids. Il pouvait sentir si elle était remplie de la sainteté de la terre d'Israël et donc précieuse et "lourde", ou si elle était "légère", c'est-à-dire vide de toute sainteté ou valeur.

L’erreur des élèves de rabbi Akiva

+ L'erreur des élèves de rabbi Akiva :

-> Rabbi Akiva enseigne : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18), qui est le principe fondamental de la Torah.

-> Rabbi Akiva exprima ce principe fondamental de la Torah après la tragédie qui frappa ses 24 000 élèves. Ceux-ci se rendirent coupables de mort car ils ne se respectaient pas les uns les autres. (Yébamot 62b)
Dans quelle mesure ne se respectèrent-ils pas les uns les autres?

Ils ne se respectaient pas dans le domaine spirituel. En effet, une des explications de ce manque de respect est que les élèves ne partageaient pas la Torah de leur Maître les uns avec les autres, voyant d'un mauvais œil le fait de partager la totalité de leur savoir avec d'autres.
Cet égoïsme qui entraina une rétention intentionnelle de diffusion de la Torah, qui est aussi vitale pour l'homme qui aime D. que l'air qu'il respire, entraina mesure pour mesure le décret de mort.

Cependant, dans le domaine matériel, un homme devra se protéger avant celle d'autrui. Ainsi l'adage "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18) est applicable en toute circonstance, toutefois s'il s'agit d'un cas de vie ou de mort, notre propre survie passe avant celle d'autrui.
[Tsor ha'Haïm - A'haré Mot]

"Le Satan est le mauvais penchant et l'ange de la mort. Le mauvais penchant descend pour tenter l'homme et le faire fauter. Puis il remonte et lance des accusations contre le fauteur. Lorsqu'il en reçoit la permission, il descend prendre l'âme de ce dernier."
[guémara Baba Batra 16b]

-> Il faut expliquer que Satan commence toujours par induire en erreur la personne, afin de la faire fauter. C'est pour cette raison qu'il est appelé "mauvais penchant". Par la suite, il s'élève pour protester devant le Roi suprême, Hachem, en portant des accusations.
Puis, après avoir reçu la permission du Tribunal céleste de punir le pêcheur en lui ôtant la vie, il descend immédiatement pour récupérer l'âme de ce dernier, c'est pourquoi il est appelé "l'ange de la mort".
[Tsor ha'Haïm - Emor]

Lorsque l'âme parvient au Gan Eden, après un très long périple de justice et de rigueur, depuis l'enterrement du corps jusqu'à sa sortie du guéhinam, elle est affectée et épuisée. C'est alors qu'Hachem envoie vers elle la lumière du soleil des mondes supérieurs.
Grâce à cela, l'âme va alors se raviver et guérir et sera en mesure de supporter l'intensité du Gan Éden car elle souffre de sa convalescence.
[rabbi Avraham Azoulay - 'Hessed léAvraham]

Celui qui répond amen fait en sorte que les Portes des mondes supérieurs s'ouvrent pour déverser de l'abondance dans notre monde, ainsi, mesure pour mesure, il méritera qu'on lui ouvre les Portes du Gan Eden pour pouvoir y entrer.
[Zohar - Vayélé'h 285b]

10 jours téchouva

+ 10 jours téchouva :

-> Rabbi Tsadok Hacohen de Lublin (Pri Tsadik - Toldot - ot.6) : "A chaque fois qu'est mentionné le nombre dix, ceci est une allusion aux dix Paroles de la création du monde, aux dix Attributs qui émanent de D. dans la creation du monde."

-> C'est en ce sens que le Ben Ich 'Haï (dans son Ben Yéhoyada) commente la guémara (Kidouchin 49b) : "Dix mesures de Sagesse sont descendues dans le monde". Il n'y a pas de question à se poser à propos du nombre dix car il n'existe aucune abondance dans le monde qui ne provienne de la source directe des dix Paroles créatrices, correspondant aux dix Attributs. C'est la raison pour laquelle le monde fut créé par dix Paroles.

-> Le Sfat Emet (Roch Hachana 5662) ajoute sur ce point :
"C'est la raison pour laquelle Hachem nous a donné les dix jours de repentir, entre Roch Hachana et Yom Kippour, afin de pouvoir réparer durant cette période le dommage que nous avons créé aux lettres des dix Paroles créatrices.
Les bonnes actions et le repentir nous permettront d'être inscrits parmi les tsadikim qui contribuent au maintien du monde par les dix Paroles créatrices. C'est donc par le mérite de cette réparation que le Maître de l'univers renouvelle sa création afin que l'on puisse recevoir une grande abondance issue des Paroles créatrices."