Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lorsque l'on prie, il faut croire que :
1°/ Hachem peut aider (Il peut tout faire) ;
2°/ Il veut nous aider ;
3°/ mes prières font une différence (chacune de mes prières a un impact).
[rav Elimélé'h Biderman ]

Certains veulent comprendre : "Pourquoi Hachem fait-il cela?"
Mais ce n'est pas aussi important que "Qu'est-ce qu'Hachem attend de moi? Quelle doit être ma réaction face à cette situation?"
Un juif n'a pas besoin de comprendre pourquoi (je ne suis pas égal ou supérieur à l'Esprit de D.), mais seulement quoi.
Et d'accepter chaque situation avec la conviction que tout cela est pour notre bien.
[rav Elimélé'h Biderman ]

Toutes les décisions sont prises par Hachem

+ Toutes les décisions sont prises par Hachem :

"Tu te souviendras d'Hachem ton D., car c'est Lui qui te donne la force d'acquérir cette prospérité" (Ekev 8,18)

-> Le Targoum traduit ce verset ainsi : "Et tu te souviendras de Hachem ton D., car Il te donne les décisions d'acquérir des biens."
Autrement dit, il ne suffit pas de croire que ses biens viennent d'Hachem. Il faut aussi croire que les décisions prises pour acquérir ses biens ont été placées dans son esprit par Lui.

-> C'est ainsi que le Ramban (fin de la paracha Bo) écrit : on n'a aucune part dans la Torah tant qu'on ne croit pas que tout ce qui se passe dans la vie est un miracle et que la "nature" ​​n'existe pas. Au contraire, tout vient de Hachem et si l'on fait Sa volonté, on prospérera, et si l'on Lui désobéit, on échouera.

-> Le Baal Shem Tov dit qu'il faut reconnaître qu'Hachem place dans l'esprit de chacun les idées qui le poussent à agir, quoi qu'il fasse.
Par conséquent, à postériori, il ne faut jamais regretter ses actes, car ils résultent de la volonté divine.

-> Ceci est conforme à la parole de nos Sages selon laquelle "les réchaïm sont remplis de regrets".
On peut se demander : s'ils regrettent sincèrement leurs péchés, pourquoi sont-ils qualifiés de "réchaïm"?
La réponse est que nos Sages ne veulent pas dire qu'ils regrettent leurs fautes. Ils regrettent, par exemple, des affaires commerciales, et expriment des remords pour ne pas avoir conclu certaines affaires, qui, selon eux, leur auraient rapporté beaucoup d'argent.
Ce regret s'explique par le fait qu'ils ne croient pas que tout ce qui s'est passé venait de Hachem, d'où leur appellation de réchaïm.

-> Le 'Hafets "Haïm disait : Un homme est semblable à un bébé dans son berceau. Il croit pouvoir faire tout ce qu’il veut, mais en réalité, il ne peut rien faire tout seul.

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-> b'h, également : tout vient d'Hachem : https://todahm.com/2025/01/22/tout-vient-dhachem

La émouna apporte la parnassa

La émouna et le bita'hon peuvent permettent d'ouvrir les portes de la parnassa.

Ce concept est illustré par le verset : "Et Abraham donna tout ce qu'il possédait à Its'hak" (vayiten Avraham ét kol acher lo - 'Hayé Sarah 25,5). On peut comprendre cela comme signifiant qu'Hachem a donné à Its'hak la mida de "kol", dont Il l'avait béni ('Hayé Sarah 24,1).
Le Zohar précise que le mot "kol" fait référence à la émouna. Ainsi, la Torah dit qu'Avraham a donné la mida de la émouna à Its'hak, et ce faisant, il lui a donné tout le bien de ce monde.

... La émouna est source de parnassa, de bénéditions.
[Dégel Ma'hané Efraim - Ekev 8,9 ]

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-> "Les lionceaux sont dépourvus et affamés, mais ceux qui recherchent Hachem ne manquent d’aucun bien" (Téhilim 34,11)

-> On peut se demander pourquoi les animaux les plus faibles, comme les vers et autres insectes, trouvent facilement leur nourriture, sans effort, alors que les plus forts, comme les lions et les ours, doivent poursuivre leurs proies et travailler dur pour les tuer et les dévorer. La réponse simple est qu'on ne peut pas attendre des animaux faibles qu'ils se battent pour leur nourriture ; Hachem doit donc leur accorder une nourriture facile, tandis que les animaux forts doivent se battre.
Mais cependant, la vraie réponse est que les animaux forts comptent sur leur propre force et, par conséquent, ils doivent déployer leurs propres efforts pour gagner leur subsistance. Les animaux faibles, en revanche, ne comptent pas sur eux-mêmes ; Hachem pourvoit donc à leurs besoins.

Le roi David dit donc que "les lionceaux sont dépourvus et affamés", ce qui signifie que, s'appuyant sur leur force, ils doivent fournir beaucoup d'efforts pour se nourrir.
Mais ceux qui cherchent Hachem ne manquent de rien, car ils ont confiance en Hachem pour subvenir à leurs besoins et le font.
Ainsi, il ne faut pas se livrer à une hichtadlout excessive, qui est le signe d'un manque de émouna.

-> Dans le même ordre d'idées, le rav Avraham, fils du Rambam (séfer Hamaspik Lé'Ovdé Hachem - chaar Habita'hon) écrit :
"Celui qui ne fait pas confiance à Hachem est comme un rebelle et un traître. Hachem le punit en lui refusant la parnassa. C'est ce que le roi David a dit : "les lionceaux sont dépourvus et affamés"."

-> Le 'Hovot HaLévavot (chaar Habita'hon 7) rapporte qu'un homme pieux avait un voisin qui travaillait comme sofer. Il lui demanda un jour comment il allait, et le voisin répondit : "Tout va bien. Ma main gagne bien sa vie".
Ce soir-là, il se blessa à la main et ne put plus jamais travailler dans son champ. C'était sa punition pour avoir compté sur ses propres efforts.

Celui qui n’a pas de crainte du Ciel n’est pas un être humain

+ Celui qui n’a pas de crainte du Ciel n’est pas un être humain :

"Qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)

-> La guémara (Béra'hot 33b) apprend de ce verset que "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel."

-> Le rabbi Mendel de Kotzk (séfer Ohel Torah) explique que si quelqu’un demande à Hachem un bien terrestre, Il peut le lui donner ou non. Il appartient au Ciel de décider si la demande sera exaucée.
En revanche, si l’on prie pour la crainte du Ciel, il ne fait aucun doute qu’elle lui sera accordée.

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-> Le rav El'hanan Wasserman (séfer Kovetz Mamarim) écrit :
La crainte du Ciel n’est pas simplement un bienfait supplémentaire. On n’est qualifié d’être humain que s’il a de la crainte du Ciel (yirat chamayim). Celui qui ne craint pas le Ciel n’est pas un "Adam".
C’est ce qu’a déclaré le roi Chlomo : "Craignez Hachem ... car cela est tout de l’homme" (ét aElokim yaré ... ki zé kol aadam - Kohélet 12,13).
Seul celui qui craint Hachem est qualifié d’homme. Celui qui ne le fait pas peut avoir beaucoup de bonnes qualités, mais il n’est pas un homme.

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+ "Qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)

-> La guémara (Béra'hot 33b) apprend de ce verset que "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel."

-> Le 'Hidouché haRim affirment qu’il existe deux domaines dans lesquels les gens agissent à l’opposé de la Torah.
1°/ le premier concerne la parnassa. Cela dépend entièrement de Hachem, et les gens pourraient compter uniquement sur Lui pour les soutenir, mais ils continuent à courir çà et là de manière absurde et à déployer des efforts incalculables à la recherche de la parnassa.
2°/ le deuxième domaine concerne la avodat Hachem. Cela dépend entièrement de chacun, mais au lieu de travailler dur pour atteindre un niveau élevé dans ce domaine, les gens s’en remettent à Hachem. Ils ont du "bita'hon" qu’Hachem s’en chargera. Ceci est contraire à la maxime de nos Sages selon laquelle "tout est entre les mains du Ciel, à part la crainte du Ciel."

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-> Le séfer Toldot Yaakov Yossef explique la guémara selon laquelle tout est entre les mains de Hachem, sauf la crainte du Ciel, en disant que cela signifie qu’Hachem détient toutes les Midot, telles que la Ahava (amour), la Ra'hmanout (miséricorde), la patience, ..., et qu’il faut s’efforcer de L'imiter en acquérant toutes ces Midot.
La seule exception est la crainte du Ciel, qui est une Mida qui ne concerne pas Hachem.
Ainsi, nos Sages affirment que toute mida se retrouve en Hachem, à l'exception de la crainte du Ciel.

Tout comme le sentiment que l'on éprouve pendant Shabbath est complètement différent de celui que l'on éprouve durant la semaine, les sentiments que l'on éprouve à l'égard de la vie en terre d'Israël devraient également être complètement différents des sentiments que l'on éprouve à l'égard de la vie en dehors d'Israël.
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Ohr Yé'hezkel - Mikhtavim n°67 ]

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-> "La terre d'Israël est est l'endroit qui est chéri par toute la nation d'Israël et par moi personnellement."
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Ohr Yé'hezkel - Mikhtavim n°448 ]

-> "La Terre sainte est le point central du cœur [de tout juif], et la Torah et la Terre [d'Israël] sont inséparables, comme nous le constatons dans le Birkat HaMazon, où nous mentionnons l'héritage de la Terre et la réception de la Torah en même temps.

En réalité, la seule Torah authentique que nous ayons est la Torah de la terre d'Israël, car "la Torah sortira de Tsion" (Yéchayahou 23).
De plus, l'acquisition de la terre a précédé l'acquisition de la Torah, car la terre est un héritage de nos ancêtres, tandis que la Torah est un héritage de Moché."
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Ohr Yé'hezkel - Mikhtavim n°9 ]

La terre d'Israël est comparable au aron kodech, l'arche sainte, où sont conservés les sifré Torah ...
Vivre en terre d'Israël peut être comparé à vivre dans un immense aron kodech, et les personnes qui le font sont enveloppées dans la sainteté et la pureté de la terre d'Israël.
[rav Nathan Tsvi Finkel - le Saba de Slabodka]

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[il est important d'avoir conscience de cette réalité et de se comporter en adéquation avec ce statut très élevé. ]

Chaque aspect d’Israël est plus saint

+ Chaque aspect d'Israël est plus saint :

-> La guémara (Kétoubot 112a) décrit la manière dont plusieurs Amoraïm manifestaient leur amour et leur respect pour la terre d'Israël.
Rav Abba embrassait les pierres d'Akko et Rav Chanina éliminait les obstacles sur les routes de la terre d'Israël.
Rav Ami et Rav Assi, lorsqu'ils étudiaient la Torah en plein air, se déplaçaient à l'ombre en été et au soleil en hiver. [Rachi explique que cette pratique avait pour but d'éliminer toute raison de se plaindre du climat en Israël. ]
Rav 'Hiya bar Gamda se roulait dans la poussière de la terre d'Israël, comme le dit le verset : "Car tes serviteurs désirent ses pierres et chérissent sa poussière" (Téhilim 102,15).
[de même, rabbi 'Hanina retirait les obstacles des routes de la terre d'Israël, qui pourrait faire qu'elles auraient une mauvaise réputation. ]

-> Le Maharal (dans 'Hidouché Aggadot) explique que la guémara nous enseigne que chaque aspect de la terre d'Israël est rempli de sainteté et de spiritualité.
Rav Abba embrassait les pierres d'Akko pour démontrer la sainteté de la terre d'Israël elle-même.
Rav Ami et Rav Assi veillaient à ce que personne ne se plaigne du temps qu'il faisait en Israël, démontrant ainsi que même l'air de la terre d'Israël est saint.
Enfin, la pratique de Rav 'Hiya bar Gamdas consistant à se rouler dans la poussière démontrait que même la terre d'Israël est sainte.
[si même le matériel/physique contient bien davantage de sainteté qu'ailleurs, à plus forte raison être en Israël c'est être dans une réalité spirituelle beaucoup plus élevée.
Par ailleurs, un acte extérieur (ex: embrasser une pierre d'Israël) influence notre intériorité (notre amour, attachement à Israël). ]

-> Il est intéressant de noter que Rambam (dans Michné Torah), cite cette guémara dans Hilkhot Méla'him (5:10). Il écrit :
"Le plus grand des 'Hakhamim embrasserait les frontières de la terre d'Israël, embrasserait ses pierres et se roulerait dans sa poussière, comme le dit le verset : "Car tes serviteurs désirent ses pierres et chérissent sa poussière"."
Bien que le Rambam ait beaucoup écrit sur une grande variété de sujets, le Michné Torah est exclusivement réservé à la Halakha pratique. Néanmoins, les coutumes de ces Amoraïm y sont consignées, les codifiant ainsi en tant que loi juive "stricte".

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-> L'un des proches du rav Moché Feinstein remarqua quelque chose de particulier dans la conduite du Rav. Bien que le Rav ait souvent bu du vin lors des différentes séoudot mitsva auxquelles il assistait, il s'assurait toujours de choisir du vin produit en dehors d'Israël.
Même si un vin de qualité supérieure de la terre d'Israël était disponible, il choisissait toujours de boire du vin provenant de dehors d'Israël.
Après avoir observé cette curieuse habitude, le proche ne trouva pas le repos jusqu'à ce qu'il trouve le courage d'interroger le Rav à ce sujet.
Le Rav Moché Feinstein a répondu : "Je crains que lorsque je goûte du vin de la terre d'Israël, il ne soit pas tout à fait à mon goût et que cela m'amène à penser négativement de la terre d'Israël, D. préserve. Cela pourrait constituer une transgression de l'interdiction de dire lachon ara au sujet de la Terre sainte."

Une terre possédant la pureté originelle

+ Une terre possédant la pureté originelle :

-> Le midrach (Béréchit rabba 5,8) cite le verset : "Et Hachem appela la terre sèche : eretz (Terre)" (Béréchit 1,10).
Le midrach demande pourquoi la terre a été appelée eretz? Le midrach répond, de manière quelque peu énigmatique, que c'est parce que la terre voulait réaliser le souhait de son créateur.

-> Le Eitz Yossef explique que le midrach interprète le mot "éretz" (ארץ) comme étant lié à la racine "ratsa" (רצה) qui signifie "un désir, volonté".
Le Maharzou ajoute que le mot éretz est également lié à la racine "ratz" (רץ), qui signifie "courir", ce qui indique que la terre s'est précipitée pour s'étendre, réalisant ainsi le souhait d'Hachem.

-> Le Shem MiShmouel (parachat Chéla'h - année 5675) offre une explication beaucoup plus profonde au midrach ci-dessus. Il affirme que le midrach fait référence à l'époque précédant le péché du Eitz HaDaat (Arbre de la Connaissance).
À ce moment-là, toutes les terres du monde ne demandaient qu'à accomplir la volonté d'Hachem. Après le faute d'Adam HaRichon, cependant, la terre n'était pas complètement pure, le bien et le mal s'y mêlaient.

Néanmoins, la terre d'Israël a conservé sa pureté originelle et a continué à faire la volonté d'Hachem. C'est pourquoi elle est appelée Eretz Israël, ce qui signifie, selon l'interprétation du midrach, la "volonté d'Israël". En pratique, cela signifie que lorsque le peuple juif entre sur la terre d'Israël, sa terre même l'incite à vouloir servir Hachem de tout son cœur.
C'est un cadeau que seul la terre d'Israël peut offrir ; puisque les autres terres contiennent à la fois du bien et du mal, elles n'ont pas le pouvoir de rapprocher une personne du service d'Hachem.

Le Shem MiShmouel ajoute qu'en terre d'Israël, on est naturellement attiré par le service d'Hachem, même sans préparation adéquate. Il suffit de vouloir servir Hachem avec confiance et une foi simple.
Cela est confirmé par le fait que lorsque Hachem a donné la terre d'Israël à Avraham, Il l'a fait uniquement en raison de la simple foi d'Avraham en Hachem, démontrée lorsque Avraham a suivi les instructions d'Hachem de quitter sa patrie et de voyager d'un endroit à l'autre sans savoir quelle serait sa destination finale.

La terre d’Israël – le saviez-vous?

+ La terre d'Israël - le saviez-vous? :

-> L'erreur des juifs à l'époque de Pourim :
A'hachvéroch a organisé un festin ... avec les ustensiles du Temple ... et même si le festin était parfaitement casher, ils n'auraient pas dû y participer ...
Selon le Rif, lorsque le peuple juif est capable de se réjouir et de participer à une fête qui célèbre sa déconnexion avec la terre [d'Israël] du Temple, il ne peut avoir aucun avenir.
C'est pourquoi il a été décrété qu'il serait anéanti.

-> Le Ramban (Vayichla'h 33,18) affirme que la Torah vient nous enseigner que même après que Yaakov se soit séparé d'Essav (suite à leur rencontre) et se soit installé à Souccot, il craignait toujours beaucoup Essav. En effet, le midrach rabba affirme que pendant toute la période où Yaakov a résidé à Souccot, il a continué à envoyer des cadeaux mensuels ou annuels à Essav afin de l'apaiser.
Le Ramban explique que la raison de la peur de Yaakov était qu'il se trouvait encore en dehors d'Israël, Souccot était en dehors des frontières de la terre d'Israël, où Essav avait le dessus.
Ce n'est que lorsqu'il arriva dans la ville de Sékhem, qui se trouvait à l'intérieur des frontières de la terre d'Israël, que Yaakov put enfin se détendre et se sentir en sécurité, persuadé que le mérite de la terre d'Israël le sauverait de son frère.

-> Le Maharal (Déré'h 'Haïm 5,9) souligne que la terre d'Israël "élève" (spirituellement) les juifs.
Il explique que les Avot (Patriarches) n'ont pu atteindre leur statut élevé que grâce au mérite de la terre d'Israël, qui les a "élevés".

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-> Nos Sages (guémara Béra'hot 4a) nous enseignent que lorsque les Bné Israël ont commencé à retourner en terre d'Israël à l'époque d'Ezra HaSofer, il aurait été approprié qu'un miracle similaire à la sortie d'Egypte soit accompli pour eux.
Cependant, en raison de leur faute, cela n'a pas pu se produire.

Le Maharcha (Yoma 9b) explique que la faute est que le peuple juif n'est pas monté en terre d'Israël avec Ezra. Bien qu'un petit groupe ait rejoint Ezra, la majorité de la nation juive est restée en arrière.

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-> À plusieurs reprises dans la guémara, Rabbi Zéra qualifie les habitants de Bavel de "stupides Babyloniens". Il est intéressant de noter que le 'Havot Yair (Shou"t 'Havoy Yair 15:2) explique que la raison de l'utilisation de cette épithète surprenante est son amour pour la terre d'Israël et son dédain pour les personnes qui n'y habitent pas.

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-> La guémara (Talmud Yérouchalmi - Moed Katan 10a) relate deux incidents intéressants qui soulignent la gravité de la décision de quitter la terre d'Israël.
Un certain Cohen se présenta devant Rabbi 'Hanina et lui demanda : "Suis-je autorisé à quitter la terre d'Israël et à me rendre à Tzour pour accomplir la mitsva de yiboum ou de 'halitza?" (Ces mitsvot sont accomplies à la mort d'un frère qui n'a pas laissé de descendance).
Rabbi 'Hanina répondit : "Votre frère a quitté la terre d'Israël et est mort, Béni soit Hachem qui l'a frappé, et vous souhaitez répéter son erreur?"

-> La guémara raconte ensuite une autre histoire. Shimon Bar Ba se présenta devant Rabbi 'Hanina et lui demanda de lui écrire une lettre de recommandation qui lui permettrait de gagner sa vie en dehors de la terre d'Israël.
Rav 'Hanina répondit : "Demain, (c'est-à-dire dans le futur) je mourrai et je serai avec vos ancêtres dans le monde à venir. Ils me diront : "Nous n'avions qu'un seul jeune arbre précieux en terre d'Israël, et vous lui avez donné la permission de partir en dehors d'Israël?".

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-> C'est pour ne pas avoir eu le mérite de résider en Israël que, lors du festin du Léviathan à la fin des temps, Moché refusera de prendre le verre et de réciter la bénédiction, en déclarant : "Je n'ai pas eu le mérite d'entrer en terre d'Israël, ni de mon vivant, ni après ma mort".
[guémara Pessa'him 119b]

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-> "Et j'ai imploré Hachem à ce moment-là en disant" (Vaét'hanan 3,23)

-> Le 'Hatam Sofer (Drashot 'Hatam Sofer - p.224) écrit également que les mots "Hachem chéfataï tifta'h" sont une prière que nous récitons avant la Amida (moment phare de la prière quotidienne), par laquelle nous demandons à Hachem de nous aider à prier correctement.
Il explique cette nécessité en expliquant qu'avant de parler au Roi des Rois, on peut être effrayé et confus, et donc incapable de s'exprimer. On peut être si effrayé qu'on ne peut même plus parler. [en réalisant la grandeur de ce moment, d'être en entretien privé juste en face du Roi des Rois, on en vient à perdre nos mots. ]
C'est pourquoi nous demandons à Hachem d'ouvrir nos lèvres afin de pouvoir nous exprimer, malgré la grande crainte et la terreur que nous ressentons.

Il cite la Haflaah qui dit que c'est le sens du mot "lémor". Le verset rapporte que Moché a demandé à Hachem de pouvoir formuler sa requête, malgré la grande peur qu'il ressentait.

-> Le 'Hatam Sofer se demande ensuite pourquoi Moché n'a eu besoin de formuler une telle requête qu'une seule fois. Il répond que Moché ne priait pas pour pouvoir entrer en terre d'Israël, qui possède une sainteté inimaginable. Moché sentait que cette sainteté dépassait même la sainteté qu'il avait ressentie lors de son ascension au Ciel pendant 40 jours, car la terre d'Israël est encore plus sainte que le Ciel en dehors d'Israël.
Par conséquent, il se sentait incapable d'ouvrir les lèvres pour prononcer sa prière et ainsi il devait implorer l'aide d'Hachem.

[l'idée est incroyable : on croit en apparence que la terre d'Israël est une terre comme une autre. Mais en réalité, lorsqu'on est en terre d'Israël, on est dans un lieu qui est plus saint que le Ciel en dehors d'Israël.
Moché, qui a été au Ciel pendant 40 jours, malgré cela lorsqu'il voyait vraiment la sainteté de la terre d'Israël, il en était si impressionné qu'il en perdait ses mots, et devait prier Hachem : "Hachem chéfataï tifta'h" (Hachem, ouvre mes lèvres!). ]