Combien l'homme doit-il peiner jour et nuit dans l'étude de la Tora. En effet, Hachem prête une oreille attentive à ceux qui l'étudient de la sorte et crée un nouveau ciel à partir de chaque signification nouvelle que l'homme y découvre.
[Zohar - Introduction p.4b]
Ramener le racha à Hachem
"La personne vertueuse doit poursuivre le racha pour lui ôter la souillure [de la faute] et pour dompter la sitra a'hara (force du mal). C’est un acte louable qui produit une exaltation d'Hachem, plus que tout autre acte louable, et cette exaltation est plus grande que toutes les autres.
Venez et voyez : quiconque prend la main du racha et l’incite à abandonner sa mauvaise voie s’élève de trois degrés, contrairement à toute autre personne"
[Zohar II,128b ]
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-> Le Baal Shem Tov (dans Keter Shem Tov - sections 113 et 251) met en garde contre le fait que le racha doit être ramené à la bonté avec empathie et gentillesse.
L’étude de la Torah à Pessa’h accélère la gueoula
+ L’étude de la Torah à Pessa’h accélère la Rédemption :
-> La guémara (Roch Hachana 11a) déclare : "En Nissan, nous avons été délivrés et en Nissan, nous le serons encore".
Le Ben Ich 'Haï ('helek 3, drouch pour Shabbat Hagadol) dit que, puisque nous serons libérés de l’exil en Nissan, nous devons profiter de ce mois pour étudier la Torah. Cependant, durant la première moitié du mois, tout le monde est très occupé par les préparatifs de Pessa’h et il y a très peu de temps libre pour étudier. Il est donc très important d’étudier la Torah le jour même de Pessa’h, lorsqu’on a du temps libre.
Le Ben Ich 'Haï affirme que la géoula viendra grâce au mérite de l’étude de la Torah et ajoute que les forces d’impureté qui tentent d’empêcher notre étude de s’élever sont moins puissantes le Shabbat et à Yom Tov.
En ce sens, si nous étudions la Torah à Pessa’h, ces forces ne pourront empêcher les effets de notre Torah de s’élever très haut, ce qui rapprochera la guéoula.
Lorsqu'on a peur d’un non juif ou d’une arme telle qu’une épée, on doit se dire : "Pourquoi aurais-je peur d’un être humain comme moi? Le Créateur, béni soit-Il, réside assurément en cet être humain ; à combien plus forte raison devrais-je donc avoir peur de Lui, béni soit-Il!"
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 120]
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[notre crainte d'Hachem doit toujours avoir le dessus sur notre crainte d'autre chose, car rien ne peut exister, agir, sans un décret d'Hachem le permettant. ]
L'étude de la Torah doit être faite avec énergie et empreinte d’une grande joie. Cela permettra de réduire les pensées étrangères.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 113]
Le cou relie la tête et le cœur. De même, le Temple reliait la tête et le cœur du peuple juif, en ce sens que la Présence divine y résidait, inspirant le cœur des gens, ce qui les poussait à la contemplation intellectuelle. Après la destruction du Temple, cette inspiration émotionnelle a été perdue, et aujourd’hui nous n’avons plus la moindre idée des sentiments fervents qui existaient à l’époque du Temple.
Le cœur des gens brûlait alors de passion pour l’avodat Hashem, ce qui faisait s’élever leurs pensées et leur intellect. Lorsque le Temple fut détruit, le "cou" fut pour ainsi dire sectionné, nous faisant perdre le lien entre la tête et le cœur.
[rav Moché Sternbuch]
Se préparer à une mitva
+ Se préparer à une mitva :
-> Le rabbi de Kotzk explique la nécessité des préparatifs pour une mitsva en affirmant que si l’on tente de se connecter à Hachem en accomplissant une mitsva sans préparation préalable, celle-ci ne parvient pas [pleinement] à atteindre le "côté de la sainteté", mais est plutôt saisie par les forces néfastes.
Ceci est suggéré dans le verset qui dit : "Et il prit de ce qui lui tombait sous la main comme présent pour Essav" (Vayichla'h 32,14).
Ceci suggère que si quelqu'un s'empare d'une mitsva sans préparation, il s'agit d'un "cadeau pour Essav", ce qui signifie qu'il est livré aux forces du mal et n'aura aucun effet positif.
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[une mitsva génère une lumière, qui si on n'a pas fait les efforts, les préparatifs pour avoir un réceptacle, risque d'être saisie par les forces du mal, les renforçant. ]
"Mais la colombe ne trouva pas de lieu de repos pour la plante de son pied" (Noa'h 8,9).
-> Le midrach (Béréchit rabba 33,6) commente que si cette colombe, que Noa'h avait envoyée depuis l'Arche, avait trouvé un lieu de repos pour la plante de son pied, elle ne serait pas revenue.
Le midrach dit ensuite qu'elle s’est dispersée parmi les nations, mais n’a trouvé aucun repos.
Si le peuple juif avait trouvé le repos parmi les nations (ex: dans leur matérialité, vision du monde), dit le midrach, il ne serait pas revenu.
[rav Moché Sternbuch]
-> "Maintenant que Hachem nous a rapprochés de Son service" (véa'hchav kérvanou aMakom laavodato)
Le Ram'hal (Daat Tévounot - p.180) enseigne que "cette louange se renouvelle chaque jour pour le peuple juif". [comme en témoigne le mot : véa'hchav (maintenant) ]
Dans la mesure où nous nous rapprochons d'Hachem, Il nous rapproche de Lui.
Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim) explique que la vérité est claire pour tout le monde, et que le déni de l'existence d'Hachem n'est qu'une excuse pour se livrer à ses désirs personnels.
C'est, dit-il, pourquoi nos Sages parlent de "s'égarer après vos cœurs" (Chéla'h Lé'ha 15,39), en référence à l'hérésie. On pourrait penser que l’hérésie relève du cerveau et de l’intellect, et non du cœur. Mais les Sages nous enseignent que l’hérésie trouve en réalité ses racines dans le désir et la convoitise, car nier l’existence d'Hachem donne à une personne le droit de suivre les désirs de son propre cœur.
[rapporté par le rav Moché Sternbuch]