Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

+ Pessa'h, matsa et maror : ces 3 aliments, que nous mentionnons ensemble le soir du Seder, étaient consommés ensemble lorsque le Temple existait. Ainsi, il est écrit : "Vous mangerez l'offrande de Pessa'h avec des matsot et des herbes amères" (Béaaloté'ha 9,11).
Pourquoi faut-il les manger ensemble?

L'offrande de Pessa'h commémore notre liberté. Nous l'associons à la matsa, que les Bné Israël mangeaient en tant qu'esclaves, et le maror, dont l'amertume rappelle l'esclavage.
Nous évitons ainsi que la célébration de notre liberté ne nous rende arrogants.

C'est également pour éviter l'arrogance/orgueil que cette fête porte 2 noms. On l'appelle la fête de Pessa'h, pour rappeler notre liberté, et la fête des Matsot, pour rappeler notre servitude.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 2 , haGadol 1]

L’influence de Pharaon

-> Le Pharaon est mort depuis longtemps, alors comment aurions-nous pu rester ses esclaves?

Pharaon incarnait une forme d’idolâtrie dans laquelle le dirigeant du pays est déifié. Il a connu un succès surnaturel : tout l’argent du monde affluait vers l'Egypte, qui devint le centre du commerce et de la culture internationaux. Si Hachem n’avait pas délivré nos ancêtres, alors nous, nos enfants et les enfants de nos enfants serions encore asservis à cette forme d’hérésie, dans laquelle les dirigeants règnent comme des dieux, ne laissant aucune place à la souveraineté d'Hachem.

Les effets de cette forme d’hérésie persistent encore dans notre monde. Les gens pensent que le gouvernement peut réellement déterminer les réalités économiques, militaires et sociales, alors qu’en vérité, "le cœur du roi est entre les mains d'Hachem" (Michlé 21,1), et que les dirigeants politiques n’ont aucun pouvoir réel.
[rav Moché Sternbuch]

Que nous soyons l’année prochaine en Terre d’Israël

-> Un hassid de Sadigura, originaire de Jérusalem, fit le voyage pour rejoindre son Rebbe pour Pessah.
Lorsqu’ils arrivèrent aux mots "l’année prochaine, puissions-nous être en Terre d’Israël", le Rebbe se tourna vers lui et lui demanda : "Comment dit-on ce passage à Jérusalem?"

Le 'hassid répondit que ces mots étaient également prononcés à Jérusalem.
"Il doit donc être possible, dit le rabbi de Sadigura, de vivre à Jérusalem sans être en Eretz Israël."
Ce n’est pas une plaisanterie. Le Zohar (vol. 1, 73a) dit que lorsque le peuple juif en est digne, sa Terre porte son nom : Eretz Israël. Mais lorsqu’il en est indigne, la Terre porte un autre nom : Eretz Canaan. Nous demandons que l’année prochaine, nous méritions d’être en Eretz Israel.

Se réjouir d’être juif

+ Se réjouir d'être juif :

-> La plupart des ba'hourim qui étudiaient à la yéchiva Torat Emet à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale venaient de Pologne et de Hongrie, où leurs familles étaient restées. Lorsque la nouvelle du carnage nazi parvint aux ba'hourim, ils furent terriblement bouleversés par le sort de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Ils disaient qu’ils ne pouvaient pas se réjouir pendant Yom Tov, car ils ne savaient pas si leurs parents étaient en vie ni à quel point ils souffraient.

Le roch yéchiva, le rav Moché Schneider, leur répondit avec passion :
"L’ennemi peut nous ôter la vie dans ce monde, mais il ne peut pas nous ôter la vie dans l’autre monde, notre Torah et nos mitsvot! Même si nous marchons dans la vallée de la mort, même si nous sommes jetés dans une fournaise ardente, nous nous réjouirons d’être juifs!
Nous ne laisserons absolument pas l’ennemi nous priver de notre joie de Yom Tov!"
[rav Moché Sternbuch]

Hachem est constamment face à moi

+ Hachem est constamment face à moi :

-> Le principe le plus important de la Torah est que chacun s'imagine être à chaque instant devant Hachem et ne penses pas que s'il est enfermé dans sa chambre, Hachem ne le voit pas.
Comme il est dit : "Quelqu'un peut-il se cacher dans un lieu occulte sans que Je le voie? dit Hachem" (Yirmiyahou 23,24).

En effet, le Réma (premier paragraphe du Choul'han Aroukh) dit que : "J'ai Hachem devant moi tout le temps" (chiviti Hachem lénegdi tamid) est un grand principe de la Torah. Lorsqu'un homme est seul chez lui et vaque à ses occupations, il ne se comporte pas de la même façon que s'il agissait devant un roi.
Quand un individu prend conscience qu'il se tient devant le Roi des rois, Hachem dont la gloire remplit l'univers, qui voit le moindre de ses actes, (la moindre de ses pensées), on éprouvera immédiatement de la crainte et soumission vis-à-vis d'Hachem.

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-> Le Saba de Kelm ('Hokhma ouMoussar) écrit que la différence entre un tsadik et un racha ne tient qu'à la force d'imagination.
Il disait : "Efforce-toi beaucoup mon frère d'imaginer, tu en retireras du bien à jamais!"
[ex: que ce soit l'animal sacrifié qui prend notre place (imaginer la gravité des punitions de nos mauvaises actions), ou bien placer Hachem devant nous constamment.]

Hachem a donné au peuple juif du pain provenant des cieux (la manne) afin qu'ils ne soient pas attachés à ce monde par le biais de la nourriture.
La règle est que plus une personne se connecte à matérialité, moins elle peut se connecter à la spiritualité.
Si quelqu'un veut vraiment se connecter à la spiritualité, il doit limiter et réduire sa connexion à la matérialité.
[Bat Ayin]

Egypte & La main puissante d’Hachem

+ Egypte & La main puissante d'Hachem :

-> Que signifie le fait que Hachem nous a fait sortir d'une main forte (yad 'hazaka)? Pourquoi Hachem a-t-il eu besoin d'une main forte pour nous sortir d'Egypte?

Le concept de main forte ne s'applique qu'en cas d'une personne forte contre une autre personne forte.
L'un doit dominer l'autre avec sa grande puissance, et cette puissance est nécessaire lorsque son adversaire est également puissant.
Face à Hachem, rien ne peut Lui être comparé, alors pourquoi Hachem a-t-il eu besoin d'utiliser Sa main puissante, forte?

La main puissante que Hachem a utilisée n'était pas contre les égyptiens mais contre la midat ha'din (attribut de Rigueur), qui cherchait à poursuivre le peuple juif. La midat hadin disait à Hachem : "Tu aimes les jugements équitables, alors pourquoi [le peuple juif] est-il différent de ces autres adorateurs d'idoles (ovdé avoda zara)?" [les juifs étaient similaires aux égyptiens, en servant des idoles. ]
C'est la main forte que Hachem a utilisée pour repousser la midat hadin pour le bien des Avot.
[Alchikh haKadoch]

La matsa éveille notre conscience d’Hachem

+ La matsa éveille notre conscience d'Hachem :

-> Un roi ... avait un fils unique qui devint faible (et malade). Un jour, le fils eut envie de manger.
(Les conseillers médicaux) dirent : "Le fils du roi doit manger cet aliment médicinal, mais jusqu'à ce qu'il le mange, aucun autre type de nourriture ou de subsistance ne doit être présent dans la maison" (soulignant l'urgence de ce remède particulier).
Ces instructions ont été suivies. Une fois la nourriture médicinale consommée, (le médecin) dit : "Désormais, (le fils) peut manger tout ce qu'il veut ; (ayant pris le remède) rien d'autre ne lui fera du mal."

(Cette parabole sert à illustrer ce qui suit : ) Lorsque les Bné Israël quittèrent l'Égypte, ils ne connaissaient pas l'essence fondamentale de la émouna. Hachem a déclaré : "Les Bné Israël doivent prendre ce remède (la matsa), mais jusqu'à ce qu'ils le fassent, aucun autre aliment (c'est-à-dire le 'hametz) n'est acceptable pour eux".
Une fois qu'ils ont mangé de la matsa, qui est elle-même le remède pour commencer à acquérir la connaissance de l'essence de la émouna, Hachem a déclaré : "À partir de maintenant, (même) le 'hametz leur est permis. Ils peuvent le consommer, car (après avoir mangé de la matsa) cela n'aura pas d'effet négatif sur eux".
[Zohar - paracha Tétsavé]

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-> Lorsqu'une personne entre dans ce monde, elle ne sait rien jusqu'à qu'elle atteigne l'âge de prendre du pain. Une fois qu'il a mangé du pain, sa conscience intellectuelle s'éveille en elle.
De la même manière, lorsque les Bné Israel quittèrent l'Égypte, ils ne savaient rien (des questions spirituelles) jusqu'à ce qu'Hachem leur fasse manger du pain (la matsa spéciale) ... C'est alors que les Bné Israel commencèrent à acquérir une conscience plus profonde d'Hachem.
[Zohar - paracha Vayétsé ]

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-> Rabbi Ména'hem Mendel de Rimanov parle de la puissance de la matsa.
Il affirme que le fait de manger de la matsa aide à éliminer les désirs étrangers de l'âme.
[Torat Emet]

La fête de Pessa'h est la fête destinée à renforcer notre émouna. C’est pour cette raison que les Sages ont établi l’ordre précis du service de cette nuit, car tous ses détails font allusion à des questions d'émouna.
[Maharal ]

Le trait de caractère qu’est l’effronterie est extrêmement honteux, et une personne ne devrait pas y recourir du tout, même pour servir Hachem, car elle acquerra ce trait de caractère dans son âme, et cela l’amènera à faire preuve d’effronterie même dans des domaines sans rapport avec le service de Hachem.
[michna Broura 1:6 ]