Aux délices de la Torah

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"La Torah va de pair avec le 'hessed. Celui qui n'accomplit pas d'actes de 'hessed, toute sa Torah s’effondre."

[le rav Yossef Chalom Elyashiv]

Au-delà des souffrances …

+++ Au-delà des souffrances ... par le rav Chimchon David Pinkous ...

Le 'Hafets 'Haïm avait un gendre extrêmement brillant : le Rabbi Hirsch Levinson, qui est mort jeune, en 1921 (à l'âge de 57 ans).

Suite à sa mort, la fille du 'Hafets 'Haïm pleurait et s'exclama : "D. ne pouvait-il pas trouver quelqu'un d'autre à tuer, que mon Herschel?"

Le 'Hafets 'Haïm (qui était connu pour avoir le roua'h aKodech) l'a réconforta en disant :
"Tu dois savoir, qu'il y avait un décret de destruction de millions de juifs qui était au-dessus du peuple juif.
Mais à la place de tuer des millions de juifs, D. a pris Herschel.
Que préfères-tu : Herschel ou le 1/3 des juifs?"

=> Le rav Pinkous qui rapporte cela dans son Néféch 'Haya, nous montre clairement que la mort du Rabbi Hirsch Levinson a permis d'éviter la mort de 1/3 des juifs (en 1921). Stupéfiant !!!

Le rav Pinkous de rajouter qu'on n'a pas conscience de combien de vies, on a pu sauver grâce à des larmes qui ont coulé lorsque l'on pleure D. pendant les moments difficiles.

Le rav de citer l'exemple de sa mère qui a souffert très durement de douleurs à ses jambes, et qui avait beaucoup de mal à marcher.
Il lui a dit un jour : "Mère, tu souffres énormément, mais qui peut savoir combien de tragédies et de calamités tes prières ont permis d'éviter."

 

Source (b"h) : traduction personnelle issue du livre : "néfech 'haya" du rav Chimchon David Pinkous

Comportement à la synagogue …

-> "A la synagogue ou au Beit Midrach, il est interdit d’agir avec légèreté, par exemple en plaisantant, en riant ou en conversant de sujets ordinaires."

[Choul’han Arou'h, Ora’h ‘'Haïm 151:1]

-> Il est écrit dans le Séfer Yeraim (409) :
" 'Et vous craindrez votre D.ieu.'
L’homme a le devoir lorsqu’il entre au Beit HaMikdach, à la synagogue ou au Beit Midrach, d’agir avec un respect mêlé de crainte, et de la vénération, comme il est dit : "Craignez Mon Temple" (Vayikra 26,2).
Ce n’est pas le Temple lui-même que nous craignons, mais plutôt Celui qui nous enjoint à traiter le Temple avec respect, c’est-à-dire D. "

["Et Je serai pour eux un petit Mikdach dans les terres où Je les ai dispersés." (Yé'hezkel 11 :16) …]

"Si ce n’était le grand respect que D. inspire, comment une seule nation pourrait-elle survivre parmi les nations ? "

[guémara Yoma 69b]

== la survie du peuple juif est une preuve de la providence divine.

"Si quelqu'un te dit : "J'ai essayé, mais je n'ai pas réussi", ne le crois pas."
[guémara Méguila 6b]

L'un des maîtres 'hassiques expliquait ce verset de la façon suivante :
"Ne crois pas" signifie : "n'accepte pas l'idée d'échec car, même si l'objectif fixé n'est pas atteint, le seul fait d'avoir essayé constitue en lui-même un immense succès."

Les gens sont souvent très critiques envers eux-mêmes lorsqu'ils ne parviennent pas à atteindre un objectif défini (c'est une stratégie du yétser ara afin de démotiver une personne, le paralysant et l'empêchant ainsi d'agir pour le bien).

Nos Sages nous disent : "Il ne t'appartient pas de finir le travail, mais tu n'es pourtant pas libre de t'en désister" (Pirké Avot 2,21).

==> Nous avons pour seule tâche de tout mettre en oeuvre pour réaliser notre objectif.
Cet effort constitue notre réussite, l'issue finale se trouve entre les mains de D.

 

Source (b"h) : issu d'un dvar Torah du rav Avraham Twerski

" Rabbi Akiva disait : le verset : "D. est l'espoir (mikvé) d'Israël" peut également signifier que D. est le bassin purificateur (un autre sens du mot mikvé) pour Israël.
De même que le mikvé purifie, D. purifie Israël."

[guémara Yoma 85b]

L'un des maîtres 'hassiques ajouta à cet enseignement la notion suivante :
"De même que la purification dans un mikvé ne peut se faire que par le biais d'une immersion totale de manière à ce que l'eau couvre toutes les parties du corps, la purification par D. exige que l'on s'immerge en totalité dans Sa nature Divine."

Le judaïsme n'accepte pas de dichotomie, les demi-mesures.
Tout dans la vie doit être dirigé vers l'accomplissement de la volonté de D. ...

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-> Le Méam Loez (Nitsavim 30,14) commente cette guémara :
Un mikvé purifie seulement s'il n'existe aucune séparation entre la personne qui s'y trempe et l'eau.
De même, D. purifie les juifs seulement s'ils se sont totalement repentis et que rien ne fait séparation entre eux et leur Créateur.

"Notre peuple n’en est qu’un uniquement grâce à la Torah."

[Rav Saadia Gaon - Emounot véDéot 3,7]

++ Le saviez-vous ? – La synagogue d’Alexandrie …

++ Le saviez-vous ? - La synagogue d’Alexandrie …

"Il a été enseigné la chose suivante :
Rav Yéhouda a dit que celui qui n’a pas vu la synagogue sur deux étages d’Alexandrie n’a pas vu la gloire des Juifs.

On avait l’habitude de raconter qu’elle était bâtie comme un palace avec des colonnades.
Elle pouvait contenir jusqu’à 600 000 hommes, autant que le nombre de Juifs qui quittèrent l’Égypte.
D’autres prétendaient qu’elle pouvait contenir 1 200 000 personnes, soit le double d’hommes ayant quitté l’Égypte.

Elle contenait soixante et onze fauteuils en or, correspondant aux soixante et onze membres du Grand Sanhédrin, et chacun d’entre eux était fabriqué à partir d’au moins 210 000 lingots d’or.

Il s’y trouvait en son centre une chaire en bois, et le ‘hazan de la synagogue s’y tenait en tenant un drapeau en main.
Lorsque le moment était venu de dire amen, il soulevait le drapeau et tout le monde répondait amen."

[guémara Soucca 51b]

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[Le ‘Hatam Sofer (Responsa ‘Hatam Sofer, Ora’h ‘‘Haïm 28) déduit de cette guémara que la bima doit être placée au milieu d’une synagogue, que les fidèles puissent entendre ou non.
A l’image de l’Autel interne du Bet haMikdach qui était placé au centre du Sanctuaire, la bina doit être au milieu d’une synagogue ( = un mikdach méat, un Sanctuaire miniature) afin que de ressembler le plus possible au Temple.]

Seul Hachem peut aider

+ Seul Hachem peut aider :

-> Le rav Yé'hezkel Lévenstein (Ohr Yé'hezkel - p.16) écrit que la voie d'Hachem est d'envoyer le salut lorsqu'il semble que tout espoir est perdu. C'est ce qui ressort du verset : "Il y a beaucoup de difficultés pour un tsadik et Hachem le sauve de toutes ces difficultés" (Téhilim 34,20).
Cela signifie que le salut d'Hachem arrive spécifiquement à un moment de difficulté, lorsqu'il semble qu'il n'y ait plus d'espoir.

La raison en est qu'Hachem veut tester les gens. Il envoie donc des difficultés aux gens pour déterminer s'ils perdent espoir ou s'ils ont confiance en Lui et ne désespèrent pas.
S'ils conservent leur émouna, il leur envoie son salut au dernier moment.
[les épreuves sont des tests pour témoigner notre amour, notre foi concrète à Hachem. ]

Dans cette veine, le Kédouchat Lévi explique la déclaration de nos Sages : "téchouat Hachem ké'héref ayin" (le salut d'Hachem vient en un clin d'œil), en disant que lorsqu'il semble que les yeux d'Hachem sont fermés et qu'Il ne prête pas attention à une personne (le mot "héref" peut signifier fermer, comme dans Ekev 9,14), c'est à ce moment-là que la yéchoua arrive.
Si une personne réussit le test et n'abandonne pas même lorsqu'elle se trouve dans une situation difficile, elle verra le salut, et à partir de ce moment-là, il sera clair pour elle que tout ce qu'elle a à faire, c'est de se fier à Lui.

-> "Voyez comme les paroles de la Torah brillent pour une personne lorsqu'elle s'y consacre.
Celui qui s'abstient de s'y intéresser et n'acquiert pas de connaissances risque de trébucher. On peut comparer cela à une personne qui se tient dans l'obscurité. Lorsqu'elle essaie de marcher, elle trébuche sur une pierre et glisse sur des eaux usées, se cognant la tête contre le sol. Pourquoi? Parce qu'il ne tenait pas une bougie à la main.
De même, le simple d'esprit qui ne tient pas les paroles de la Torah entre ses mains rencontrera bientôt la faute, y participera et connaîtra la mort. Pourquoi?
Puisqu'il ne connaît pas la Torah, il va fauter, comme le dit le verset : "Le chemin des réchaïm est obscur, ils ne savent pas sur quoi ils trébuchent" (Michlé 4,19).

Cependant, la Torah éclaire de sa lumière ceux qui s'y engagent, comme une personne qui se tient dans l'obscurité en tenant une bougie à la main. Il verra la pierre mais ne tombera pas.
Elle verra les eaux usées mais ne glissera pas. Pourquoi?
Parce qu'elle tient une bougie dans sa main, comme le dit le verset : ''"Tes paroles sont une bougie pour mes pieds et une lumière pour mon chemin" (Téhilim 119,105). "Même si tu cours, tu ne trébucheras pas" (Michlé 4,12).
[ midrach Chémot rabba 36,3 ]