Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

+ "Il existe 3 types d’exil, l’un étant plus lourd que le précédent :
-> le 1er = c’est lorsque les juifs sont en exil parmi les autres peuples ;
-> le 2e = lorsqu’ils sont en exil parmi leurs frères juifs ;
-> le 3e = lorsqu’un juif est étranger à lui-même, car dans ce cas, il est à la fois le ravisseur et le captif, en exil à l’intérieur de lui-même. "

[Rabbi Chalom Rokéa’h de Belz]

"La colombe revint vers lui au moment du soir, et voici une feuille d'olivier arrachée dans son bec. Noa'h sut qu les eaux avaient baissé sur la terre."   (Noa'h 8,11)

Une question se pose : Où la colombe a-t-elle trouvé cette branche d'olivier, alors que tout avait été détruit?

Le Midrach (Béréchit Rabba 33;6) propose 2 réponses concernant ce rameau :
-> 1ere réponse = il venait d'Israël ;
-> 2e réponse = il venait du Gan Eden.
Ces 2 endroits n'avaient pas été atteints par le déluge, et leurs arbres étaient restés intacts.

Le Ramban s'interroge : Dans ce cas, comment Noa'h s'est-il rendu compte que les flots avaient reflué dans les reste du monde?

Et d'expliquer que les trombes ne sont certes pas tombées directement sur la terre d'Israël, et donc n'ont pas déraciné les arbres.
Mais l'inondation s'est propagée sur toute la surface du globe, y compris en Israël.

=> Si donc la branche d'olivier provenait de ce pays, c'était la preuve que les eaux avaient reculé.

Mais, continue le Ramban, selon l'opinion affirmant que ce rameau avait été cueilli dans le Gan Eden, lequel n'avait probablement jamais été submergé par l'inondation, la question demeure : Comment Noa'h a-t-il su que les eaux s'étaient retirées?
Et de répondre, il se pourrait que les portes du Gan Eden aient été fermées pour barrer l'accès à l'inondation.
Aussi longtemps que celles-ci sont restées closes, la colombe n'a pas pu entrer et y cueillir la branche d'olivier.
Là aussi, la preuve était faite que les eaux avaient reflué et que les portes du Gan Eden avaient été rouvertes.

 

Source (b"h) : issu du "Talelei Oroth" du rav Yssa'har Dov Rubin

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-> "tenant dans son bec une feuille l’olivier fraîche" (Noa'h 8,11)

-> Le verset des Téhilim (55,7) : "Ah! me dis-je, que n’ai-je des ailes comme la colombe? Je m’envolerais pour établir [ailleurs] ma demeure", fait apparaître la question suivante : pourquoi le roi David désirait-il tant des ailes de colombe? Où désirait-il s’envoler et s’installer?

L’ouvrage Pedé Nafchi rapporte la question du midrach : d’où la colombe a-t-elle rapporté une feuille d’olivier?
Et Rav Bibi de répondre : les portes du gan Eden se sont ouvertes devant elle et, de là, elle a pris une feuille d’olivier.
Ainsi, le roi David s’exclame-t-il : "Que n’ai-je des ailes comme la colombe!" Autrement dit, comme cette colombe, envoyée par Noa’h, qui pénétra dans le jardin d’Eden. Mais, ajoute-t-il, contrairement à celle-ci qui en ressortit, j’y resterais alors à jamais : "Je m’envolerais pour établir [ailleurs] ma demeure".

"Dans l'année 600 de la vie de Noa'h [...] en ce jour-là jaillirent toutes le sources dugrand abîme, et les cataractes des cieux furent ouvertes"  (Noa'h  7;11)

Rav Mena'hem Mendel de Kotsk aimait, à propos de ce verset, appeler l'attention sur un enseignement du Zohar (par Rabbi Chimon Bar Yo'haï il y a 1900 ans!).
Celui-ci  trouve une allusion à la 600 année du 6e millénaire depuis la création du monde ( =l'année 5600 =1840).

Selon cette interprétation, le "jaillissement du grand abîme" et "l'ouverture des cataractes des cieux" (cf. verset ci-dessus) symbolisent les énormes développements de la connaissance et des découvertes scientifiques qui commenceront après cette date.

Le Rabbi de Kotsk (1787-1859) d'ajouter : "Nous avons vu de nos propres yeux dans tous les domaines et partout dans le monde, les grandes avancées de la science.
Elles sont assurément le résultat de ces prédictions divines qui remontent à des millénaires."

A notre époque, nous en avons vu encore bien plus ...

 

Source (b"h) : issu du "Talelei Oroth" du rav Yssa'har Dov Rubin

"Futilité de futilité, disait Kohélet, futilité des futilités. Tout est futilité!"  (Kohélet 1;2)

Dans Kohélet, le roi Salomon rejette toutes les quêtes terrestres en les taxant de futiles, vaines et sans valeur, pur néant.

L'un des commentaires de ce verset souligne que bien que le chiffre zéro soit de valeur nulle et que mille zéros ne représentent toujours rien, ces zéros correspondent à une valeur astronomique lorsque le chiffre 1 se place devant eux.

De manière similaire, toutes les quêtes terrestres n'ont de valeur et de sens que si elles sont associées à une chose de réelle substance.
=> Si nous plaçons la spiritualité, l'unicité de D., à l'avant de nos quêtes terrestres, elles revêtiront un caractère différent, elles s'associeront pour former un tout d'une grande valeur ...

 

Source (b"h) : un dvar Torah du rav Avraham Twerski

"Alors D. se souvint de Noa'h, et de tous les animaux sauvages et domestiques qui étaient avec lui dans l'arche."  (Noa'h 8;1)

Nous apprenons de ce verset que l'homme ne doit pas faire preuve de compassion uniquement envers ses semblables mais aussi à l'égard des animaux, à l'instar de D. qui se souvint aussi bien de Noa'h que de tous les animaux sauvages et domestiques qui l'accompagnaient dans l'arche.

Nous allons  voir ci-dessous 2 exemples du respect de nos Sages envers la souffrance des animaux.

1°/ Rav Rabinovits de Hongrie, lors de la 2e guerre mondiale, fut embarqué avec ses frères dans un train de déportation vers Auschwitz.
Au moment où le train se mit en branle, il sortit la tête de la lucarne pour crier à ceux qui restaient : "Je vous en prie! Donnez à manger à mes poules. Elles n’ont rien eu à picorer depuis hier!"
==> Il est emporté vers la mort avec toute sa famille et il n’oublie pas la peine de l’autre, en l’occurrence des poules !!!

2°/  C'était Roch Hachana et une foule importante était rassemblée dans la synagogue de Rabbi Its'hak Yaakov Horowitz (le 'Hozé de Lublin).
Tous attendaient avec impatience l'arrivée du maître, qui se trouvait alors dans une pièce adjacente, plongé dans ses derniers préparatifs en vue de la sonnerie du Shofar.

Soudain, le 'Hozé de Lublin se tourna vers ses proches avec la requête suivante :
"Inspectez la synagogue, et vérifiez si Rabbi David de Lélov s'y trouve.
- Non, répondirent les disciples.
- S'il en est ainsi, je ne pourrai pas commencer les sonneries sans lui."

Les fidèles partirent à la recherche de Rabbi David dans les rues de Lublin, et finirent par le retrouver dans ... une écurie voisine.
Et pour cause, constatant que les employés chargés de s'occuper des chevaux avaient abandonné leurs chevaux pour se rendre à la synagogue et y écouter les sonneries du Shofar, Rabbi David de Lélov s'était mis en devoir de les nourir de ses propres mains ...

Rabbi David de Lélov répondit aux disciples étonnés :
" Je ne suis pas prêt à écouter les sonneries du Shofar.
Est-ce seulement envers les êtres humains que l'on doit faire preuve de bonté?
N'est-il pas dit : "Et Sa miséricorde s'étend sur toutes Ses créatures"?

Pourquoi ces malheureuses bêtes devraient souffrir de la négligence de leur propriétaires qui les ont abandonnées à leur sort, sans fourrage?"

Quand Rabbi David rejoignit la synagogue, le 'Hozé de Lublin déclara : "Les préparatifs de Rabbi David en vue de la sonnerie du Shofar m'ont causé un immense plaisir.
Le cortège Célestre est descendu pour admirer la bonté et la miséricorde avec lesquelles Rabbi David s'est dévoué aux chevaux affamés ...
Son geste a fait taire tous les accusateurs et a annulé tous les mauvais décrets qui pesaient sur le peuple d'Israël.
Les soins qu'il a prodigué aux animaux ont eu plus d'effets dans le Ciel que toutes les intentions et méditations métaphysiques de beaucoup de grands de la génération.

Et le 'Hozé de Lublin de conclure :
Sachez que lorsque l'homme accomplit un geste de bonté et de miséricorde dans ce monde-ci, il entraîne que là-haut, dans les mondes supérieurs, une abondance de bonté et de miséricorde se déverse sur lui ainsi que sur l'ensemble du peuple d'Israël."

+ A SAVOIR :
[Selon nos Sages, il est interdit à une personne de manger avant d'avoir nourri son animal, comme il est écrit dans le verset (Bamidbar 11;15) : "Je donnerai de l'herbe dans ton champ pour ton bétail, tu mangeras et tu seras rassasié."  - guémara Béra'hot 40a & guémara Guittin 62a]

 

Source (b"h) : les récits sont issus de dvar Torah du rav Chaoul Greenfeld et du rav David Haddad

"Des bêtes qui ne seront pas pures. " (Noa’h 7 ;8)

Rabbi Yéhochoua ben Lévi a enseigné (Pessa’him 3) :
"Que l’homme n’émette jamais une parole indécente de sa bouche.
Nous voyons en effet que la Torah a rajouté 8 lettres pour ne pas employer un langage indécent et a écrit : "des bêtes qui ne sont pas pures", plutôt que "des bêtes impures"  [les 8 lettres se trouvent dans : אֲשֶׁר אֵינֶנָּה = achèr énéna = qui ne sont pas ]. "

Bien que la Torah emploie à plusieurs reprise le mot "impur", elle a pris soin d'utiliser dans ce passage un langage décent, car quand l'ordre fut donné de faire monter les bêtes dans l'arche, il n'y avait pas lieu de faire la distinction entre les espèces pures et impures.

En revanche, quand il s'agit de nous ordonner de nous éloigner des animaux interdits, il devient alors nécessaire de mettre l'accent sur leur impureté : "impurs ils sont pour vous".

 

Source (b"h) : le Béhoala chel Torah repris dans le Pniné haTorah du rav David Haddad

Comment éviter le lachon hara ?

+++ Comment éviter le lachon hara ?

Le Baal Chem Tov nous a fourni une méthode facile.
Il suffit de ne parler de personne quel qu'en soit le motif.

Si vous êtes d'humeur à faire l'éloge de quelqu'un, faites celle de D. à la place.
Si vous êtes d'humeur critique, soyez critiques envers vous-même.
Une petite introspection vous permettra certainement de mettre le doigt sur des traits de caractère que vous pouvez améliorer.

=> Ne parlez jamais de quelqu'un d'autre.

++ Pour rappel :
--> "Il existe 4 transgressions pour lesquelles l’homme paye dans ce monde et dans le monde futur : l’idolâtrie, l’immoralité et le meurtre.
Ainsi que le lachone hara qui est équivalent (en gravité) à toutes."
[guémara Yérouchalmi 1,1]

--> "Le peuple juif fut exilé à cause de la transgression du lachon hara."
[le 'Hafets 'Haïm    - Chmirat haLachone]

--> "Prononcer de mauvaises paroles (lachon ara) est une faute très grave parce qu'elle tue 3 personnes : celui qui médit, celui qui écoute ces mauvaises paroles et celui dont on a médit."
[guémara Arakhin 15b ]

L’amour et ses catalyseurs …

+++ L’amour et ses catalyseurs … par le rav Aharon Feldman 

Nos Sages nous enseignent que l’homme et la femme ont été créés au départ soudés l’un à l’autre en un seul corps, mais qu’ensuite D. les a séparés en 2 êtres, mâles et femelle.   (d’après l’interprétation du Gaon de Vilna sur la guémara Kétoubot 8a et Erouvin 18a)
Dès le départ, D. voulait aboutir à 2 entités bien distinctes.
Pourquoi alors les avoir d’abord créées unies ?
N’aurait-il pas été plus simple de les créer dès le début séparées, conformément à Son plan ?

Le Gaon de Vilna l’explique de la manière suivante :
"D. les a créés unis pour qu’ils soient liés l’un à l’autre par des liens d’amour et de fraternité plus étroits que de simples parents, qu’ils soient [qu’ils se sentent être] véritablement les parties d’un même corps. "     (dans son commentaire sur Michlé 9,10)

Ainsi, d’après le Gaon de Vilna, le mariage n’atteint son objectif ultime que lorsque les époux ont créé entre eux un lien affectif tellement fort qu’ils ont l’impression d’être comme 2 parties d’un même organisme.

Pourquoi ces liens affectifs intimes entre les époux sont-ils si essentiels pour que D.  "s’est donné la peine" d’introduire une étape supplémentaire dans la création de l’homme pour être certain qu’ils puissent s’épanouir pleinement ?

L’homme a été créé pour servir D., mais il ne peut le faire que s’il apprend d’abord à ne plus s’idolâtrer lui-même.
Dans cette perspective, l’établissement de liens affectifs intimes entre l’homme et la femme est vital pour l’existence humaine, puisqu’il lui permet d’atteindre les objectifs mêmes de sa création.

= Le mariage apprend à l’être humain à s’intéresser à autrui.

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+ Comment faire pour établir une relation d’amour ?

Selon le Gaon de Vilna (commentaire sur Chir haChirim 5,2), les fondements/catalyseurs de l’amour sont au nombre de 4  (*) :

1°/ Nous aimons la personne qui nous procure des satisfactions physiques.
[=> il faut que nous soyons capables de ressentir de la gratitude]

2°/ Nous aimons la personne qui nous aide à atteindre nos objectifs.
[=>  il faut que nous soyons capables de ressentir de la gratitude et que nous ayons des buts dans l'existence]

3°/ Nous aimons une personne pour ses qualités humaines.
[=> il faut que nous ne soyons pas si préoccupés de notre moi que cela, que cela nous empêche de reconnaître les nobles qualités d'un autre]

4°/ Nous aimons une personne sans autre raison consciente que le sentiment d’être aimé par elle.
[=> il faut que nous soyons capables d'admettre que quelqu'un nous aime]

(*) : entre crochets [...] , nous avons ajouter les 4 conditions préalables nécessaires/indispensables afin de permettre aux 4 catalyseurs d'une relation d'amour d'agir.

 

Source (b"h) : compilation issue d'un dvar Torah du rav Aharon Feldman

Les prières = message d’amour envers D., envers son prochain …

+ Les prières = message d'amour envers D., envers son prochain ...

Nous allons voir qu'au delà de l'expression de notre reconnaissance/gratitude envers D., la récitation de nos prières transmet un autre message fondamental.

Dans la amida, nous disons : "Accorde-nous la sagesse ('honénou) ... Fais-nous retourner vers Toi (achivénou) ... Guéris-nous (shéla'h lanou) ... Bénis-nous ... "

Toutes nos prières sont au pluriel.
Nous ne disons pas : pardonne-moi, guéris-moi, bénis-moi.
C'est toujours le pronom "nous" qui est utilisé.

Aucune personne n'est une île déserte, nous dépendons tous les uns des autres.
Une épreuve pour une personne est un épreuve pour l'humanité, un triomphe pour une personne est un triomphe pour l'humanité.

L'idée que nous pouvons tirer du profit aux dépens des autres est l'oeuvre du yétser ara, le mauvais penchant, dont l'objectif est d'entraîner la destruction du monde.
Toutefois, comme il est plutôt difficile de nous amener à nous autodétruire, il empoie des moyens détournés pour y parvenir, en nous faisant croire que nous gagnerons à détruire les autres.

Nos prières nous rappellent à quel point c'est faux ...

 

Source (b"h) : issu de pensées du Rav Avraham Twerski

Onkelos & La mitsva de la mézouza …

+ Onkelos & La mitsva de la mézouza ...   [issue de la guémara Avoda Zara 11]

"Onkelos, fils de Klonimus [et neveu de l'empereur romain Titus] se convertit au judaïsme.

[Dès qu'il entendit cette nouvelle,] Titus envoya de Rome une brigade de soldats [pour le ramener]. Mais lorsqu’Onkelos engagea la conversation avec les soldats, ils se convertirent eux aussi au judaïsme.

Titus envoya une autre brigade, les enjoignant à ne pas adresser la parole à Onkelos. Mais ils se convertirent à leur tour.

Titus envoya une troisième brigade, et leur ordonna de ne même pas écouter les paroles d'Onkelos.
Mais tandis qu'ils le faisaient sortir de sa demeure, Onkelos embrassa la mezouza et les soldats questionnèrent impulsivement : « Qu'est-ce que c'est ? »

Onkelos répondit : « En général, le roi se trouve à l'intérieur et ses soldats demeurent à l'extérieur pour le protéger. Par contre, D agit à l'opposé : les serviteurs sont à l'intérieur et Il les protège de l'extérieur. »

Ils se convertirent donc eux aussi.
Titus renonça à envoyer des soldats."