Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

+ "Si une personne allume un feu et que quelqu’un d’autre ajoute du bois de sorte que les flammes s’étendent et détruisent un bien, celui qui a ajouté le bois est responsable du dommage parce que, sans combustible, le feu se serait éteint. "

[guémara Baba Kama 59a]

-> Lorsque des adultes interviennent pour séparer des enfants qui se battent, il est coutumier d’entendre les bambins hurler : "C’est lui qui a commencé ! "
-> Lorsqu’une fois adultes, nous observons d’autres adultes se battre ou des nations se faire la guerre, nous entendons la même proclamation juvénile : "C’est lui qui a commencé ! "

=> L’argument porte souvent sur qui en a été l’investigateur, comme s’il était toujours évident que l’investigateur est celui qui a tort.
Quelle est la vision de la Torah à ce sujet ?

La loi du Talmud, relative aux dommages par le feu (cf.citation ci-dessus), a une répercussion morale importante.
L’investigateur n’est pas obligatoirement responsable.
La responsabilité pour le dommage repose sur celui qui a fourni le combustible.

Le roi Salomon a dit : "Une douce réponse éloigne le courroux" (Michlé 15,1)
=> Ainsi, avant d’accuser quelqu’un pour sa colère, nous devons examiner le rôle que nous avons joué en l’ayant provoqué et attisée.

+ "Opprimer quelqu’un verbalement peut être une plus grande faute que de lui voler son argent. "

[guémara Baba Métsia 58b]

Faire une remarque blessante à quelqu'un ou causer de l'embarras en présence d'autres personnes, conduit généralement à donner à celui qui en est victime un sentiment profond de peine et de dépression.
Quand nous faisons perdre contenance à quelqu'un, est-ce un péché moins grave que de le priver de ses biens?

Lorsque nous prenons l'argent d'une personne, notre conscience peut nous tourmenter au point que nous voulions lui restituer sont bien, mais nous aurons moins tendance à nous sentir obligés de réclamer le pardon de quelqu'un pour des propos offensants ou insultants que nous lui avons adressés directement ou indirectement (on risque de se trouver des justifications, de remettre à plus et donc à jamais, ...)
La faute n'est pardonnée que lorsque le repentir est sincèrement exprimé à la personne concernée.

=> Tâchons de repasser au quotidien les événements de la journée, afin de vérifier s'il n'y a pas quelqu'un auprès de qui nous devrions faire amende honorable.

+ " Approfondis- la [la Torah] et continue à l’approfondir car tout y est contenu. "

[Pirké Avot 5,22]

Le Maharal (Déré’h ha’Haïm) de commenter : "Le midrach dit : "D. consulta la Torah et créa le monde" (Béréchit Rabba - Chap.1) …

D. mit en place le monde selon l’ordre de la Torah, de sorte que tout ce qui se passe dans le monde suive l’ordre de la Torah …

Lorsque quelqu’un explore les sens profonds de la Torah, il peut être amené à la compréhension de l’univers tout entier ; tout ce qui s’y passe prend racine dans la Torah.
En d’autres termes, tout vient de la Torah, qui est le programme de l’humanité. "

=> Ainsi, bien qu’il semble, en apparence, que d’autres infrastructures maintiennent le monde (commerce, technologie, politique…), nous ne devons pas perdre à l’esprit qu’en réalité c’est la Torah qui soutient tous les autres systèmes.

"Vous craindrez, chacun, son père et sa mère, vous observez Mes Shabbath." (Kédochim 19,3)

Shabbath est appelé : "mariée" (kala : comme dans le chant : lé'ha dodi likrat kala : Va, mon bien-aimé, à la rencontre de la mariée), et le marié : c'est la communauté d'Israël.

Le 'Hafets 'Haïm de dire : Un marié qui est plein d'égards envers la mariée reçoit des cadeaux de choix de la part de son beau père.
C'est pourquoi : "D. bénit le 7e jour ..." (Béréchit 2,3)

"Le bouc portera sur lui tous leurs crimes" ( paracha A'haré Moth 16,22).

Un jour, pendant la sombre période des pogroms et des persécutions sous le régime tsariste, le 'Hafets 'Haïm leva les yeux vers le ciel et dit en pleurant :

"A l'époque du Temple, les péchés d'Israël étaient pardonnés grâce au bouc émissaire.
Depuis la destruction du Temple, nous n'avons plus de bouc émissaire, mais nous sommes en butte à des persécutions et des malheurs qui se renouvellent chaque jour.
Comment être un bon juif, comment pouvons-nous Te servir de tout cœur dans la détresse et dans de telles souffrances?

Non, Maître du monde, les juifs ne sont pas coupables!"

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Il est à noter que le 'Hafets 'Haïm a dit en 1930, au cours d'une entrevue avec un futur rabbin américain (de Baltimore) : "12 millions, c'est un jeu d'enfant. Dans une dizaine d'années, cela sera encore pire!"

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Quand les persécutions des nations recommencèrent après la 1ere guerre mondiale, le 'Hafets 'Haïm adressa cet avertissement :

"Le midrach raconte qu'après le décret de Pharaon : "Vous ne fournirez plus de la paille au peuple" (Chémot 5,7), les Égyptiens chassaient et frappaient les hébreux qui venaient leur demander de la paille.
D. savait pertinemment qu'Il allait finir par noyer les Égyptiens dans la mer, et il était nécessaire que ces mêmes Égyptiens montrent leur véritable visage pour qu'ils ne puissent pas dire : "Nous ne sommes pas coupables! Nous ne sommes pas responsables des meurtres et des persécutions des Hébreux" car, en vérité, ils y ont tous participé.

[Le 'Hafets 'Haïm de conclure : ] Bientôt, nos ennemis devront répondre des mauvais traitements infligés aux juifs.
Pour qu'ils ne puissent pas en rejeter la responsabilité sur les autorités du pays, D. a accordé à chaque peuple un régime autonome et démocratique, où les dirigeants de chaque pays peuvent être choisis et élus en toute liberté.

Dès lors, la responsabilité retombe sur l'ensemble de la nation et personne ne pourra se disculper au jour du jugement."

Lorsqu'une personne fait une prière, ses actes sont examinés pour voir si elle mérite que ses demandes soient exaucées.
Cependant, lorsqu'une personne loue Hachem, ses louanges ne peuvent être interrompues. Hachem veut écouter ces louanges.
C'est pourquoi les sages prient Hachem en Le louant.
Les prières monteront sans aucun doute au Ciel et seront exaucés.
[Bné Yissas'har ]

L'intention d'une personne qui accomplit les mitsvot doit être de se rapprocher d'Hachem et de s'imprégner de la lumière de Son visage.
[Ram'hal]

Lorsqu'un juif a des relations avec une femme non juive, c'est le pire préjudice qu’une personne puisse causer.
Cela est mentionné par nos Sages (Zohar - vol.III, 3b ; guémara Sanhédrin 82a), et y est fait référence dans le verset suivant : "Que Hashem retranche, de l’homme qui fait cela, tout enfant et toute descendance" (Mala'hi 2,11-12).

Si un juif a des relations avec une femme non juive, outre le fait qu’il se rend coupable de relations interdites, il est également considéré comme un idolâtre, car il utilise à mauvais escient le sceau du Roi, en mêlant le sacré et le profane. Il reste impur pour le reste de sa vie, ce qui constitue la pire profanation possible du Nom d'Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - A'haré Mot 18,21]

"Shabbath est la source de toute berachah, comme il est dit : "Hachem a béni le 7e jour" (Béréchit 2,3).
Le Zohar dit que les 6 jours de la semaine reçoivent toutes leurs bénédictions du Shabbath lorsque le 7e jour est honoré et que le travail cesse.

Lorsqu'on "vole" le Shabbath (en ne le respectant pas, comme par ex: en y travaillant pour gagner de l'argent), c'est à nous-même qu'on se vole. On perd la bénédiction d'Hachem, qu'on aurait reçue pendant la semaine si on avait observé le Shabbath comme il se doit.

Le 'Hafets 'Haïm disait : "Si vous voulez une bénédiction, pourquoi me demandez-vous de vous la donner? Vous pourriez prendre la bénédiction du Shabbath et la bénédiction d'Hachem, qui Le sanctifie."
['Hafets 'Haïm - Dougma miSi'hot Avi 31]

Ne pas critiquer le peuple juif

+ Ne pas critiquer le peuple juif :

-> Aucune personne vertueuse n’a le droit d’accuser le peuple juif ni de tenir des propos négatifs à son égard, même si ce peuple est véritablement racha. Hachem ne s’intéresse pas à ceux qui l’accusent, car qui est plus grand que Moché Rabbénou?
Il avait décrit le peuple juif comme "un groupe de fauteurs" (anachim 'hata'im - Matot 32,14), et malgré sa grandeur, Hachem considéra sa remarque comme une faute (midrach Tan'houma - Vaét'hanan siman 6).

Bien que Moché eût dit la vérité, Hachem ne souhaitait pas qu’il critique le peuple juif.
De même, Eliyahou a dit : "Les Bné Israël ont abandonné Ton alliance" (Méla'him I 19,14). Par la suite, Hachem dit à Éliyahou : "Oins plutôt Élicha comme prophète", car Hachem ne souhaite pas d’un prophète qui accuse le peuple juif.

Puisque le peuple juif est le peuple d'Hachem, la bouche qui souhaite l’accuser auprès d'Hachem devrait plutôt prier Hachem pour qu’il se repente, comme nous le trouvons dans la guémara (Béra'hot 10a - Rabbi Méïr était profondément troublé par les rebelles qui vivaient dans sa communauté. Il souhaitait prier pour qu’ils meurent, mais sa femme, Brouria, lui suggéra plutôt de prier pour qu’ils se repentent. Il l’écouta et ses prières furent exaucées. ]
Par conséquent, Hachem souhaite que nous réprimandions les fauteurs [en leur parlant], et que nous priions Hachem pour qu’ils reviennent sur le droit chemin.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,16-17]