Aux délices de la Torah

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Délivrance d’Egypte & Délivrance finale

+ Délivrance d'Egypte & Délivrance finale :

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Soucca) enseigne que tous les Néviim (prophètes) prophétisent à l'unanimité que la Guéoula Cheléma s'inscrira en parallèle à la première guéoula, la délivrance d'Égypte.

Lorsque nous quittâmes l'Égypte, nous entrâmes dans un désert. De même, lorsque le machia'h viendra, le peuple juif devra également traverser un désert. Hachem guidera et soutiendra ces futurs voyageurs tout comme il le fit pour le peuple juif dans le désert.

Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - 'Hanoucca) avance même qu'une autre ouverture de la mer Rouge se produira à la venue du machia'h, car tous les événements de la sortie d'Egypte se répéteront.
En outre, tout comme Moché Rabbénou fut élevé dans le palais de Pharaon et finit par conduire le peuple d'Israël hors d'Égypte, de même le machia'h viendra d'Édom, et il détruira ensuite celui-ci et conduira le peuple d'Israël vers la liberté.

Le Nétifé Maïm va encore plus loin dans cette idée. Non seulement la Délivrance Finale se déroulera en parallèle avec la sortie d'Égypte, mais la Délivrance d'Egypte constitue le paradigme et la préfiguration de la Guéoula Cheléma. Par conséquent, tous les événements de la sortie d'Egypte rapprochent en réalité les jours du machia'h, car "maassé avot siman labanim".

-> Ainsi, la mitsva de raconter la sortie d'Egypte ne consiste pas seulement à rapporter l'histoire ancienne, mais aussi à lire et à réciter la préfiguration des miracles du futur.
Cette idée est véhiculée par les mots d'ouverture et de clôture de la Haggada.
En effet, celle-ci commence par Ha La'hma Anya, qui renferme la prière : "cette année, nous sommes ici ; l'an prochain, puissions-nous être en terre d'Israël" (achata aba léchana béar'a déIsraël). La dernière phrase de la Haggada proprement dite est dans la même veine : "l'an prochain à Jérusalem" (léchana abaa birouchalayim).

Le Séder de Pessa'h, une célébration de notre départ d'Égypte et de notre transformation en nation de Hachem, se termine par une requête pour le machia'h. C'est curieux, car nous nous attendons à ce que les remarques d'ouverture et de clôture de la Haggada reflètent les événements que nous commémorons actuellement.
À la lumière de ce grand principe, nous pouvons comprendre pourquoi celles-ci sont parfaitement appropriées pour la Haggada.
Les événements de la sortie d'Égypte ne sont pas seulement des événements ponctuels, mais plutôt une préfiguration de notre Délivrance Future. Le but de la soirée est "léavi limot amachia'h", de rapprocher les jours du machia'h.

Ainsi, nous commençons et terminons la Haggada par cette même requête, en demandant à Hachem de répéter ces événements spécifiques et d'amener rapidement le machia'h de nos jours. Nous implorons Hachem de permettre aux événements de la guéoula dont nous discutons au Séder d'atteindre pleinement leur objectif et d'actualiser notre Délivrance Finale.

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-> L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]

-> Il n'y aura jamais de génération comme celle de la sortie d'Egypte jusqu'à la venue du machia'h"
[Zohar]

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+ Hachem reproduira les Plaies :

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Pessa'h) explique comment chacune des Plaies avec lesquelles Hachem trappa leségyptiens sera infligée contre Edom dans les jours précédant la venue du machia'h.

Hachem fit en sorte que les eaux d'Égypte se transforment en sang, et cela se reproduira, car Il frappera également Edom avec la plaie de Dam (sang). Cette idée est évoquée dans le verset : "Je ferai des prodiges dans les cieux et sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée" (Yoël 3,3).

Les égyptiens souffrirent de la cacophonie de la Maka de Tsefardéa (grenouilles), et Aram devra également faire face à des sons horribles et effrayants. Le prophèteYéchayahou fait référence à cela : "Le bruit du tumulte vient de la ville, un son du Sanctuaire : le son de Hachem payant leur salaire à Ses ennemis" (Yéchayahou 66,6).

La palie des animaux sauvages, sera également reproduite, et elle est référencée dans le verset : "C'est le pélican et le hibou qui en prendront possession ; la chouette et le corbeau en feront leur demeure (Yéchayahou 34,11).
Rabbénou Bé'hayé passe en revue toutes les laies de la série, démontrant que chacune reviendra dans les Temps Futurs (lors de la guéoula finale).

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=> De quelle manière toutes les Plaies seront-elles répétées?

-> Le séfer Pardess Yossef pose une question difficile concernant l'affirmation de Rabbénou Bé'hayé. En décrivant la palie de Arbé (sauterelles), la Torah nous informe : "Et après cela, il n'y aura plus son égal" (véa'harav lo yiyé kén - Bo 10,14).
[voir Rachi (Bo 10,14), comparant les sauterelles du temps du prophète Yoel à celles d'Egypte. ]

De même, en ce qui concerne la plaie des premiers-nés, la Torah rapporte : "comme cela, il n'y en aura plus jamais" (vékamo'ou lo tossif - Bo 11,6) ; il n'y aura plus jamais de cri, de me, tel qu'il y en eut durant la Makat Békhorot.

La Torah déclare explicitement que ces phénomènes ne se répéteront pas. Hachem ne fera plus jamais réapparaître ces deux plaies.
Comment, demande le Pardess Yossef, Rabbénou Béhayé peut-il affirmer que toutes les plaies se reproduiront, alors que la Torah déclare clairement que ces deux plaies-là ne se répéteront jamais?

Le Pardess Yossef cite l'Admuor Mé'Homré Emounim, qui explique que même si Hachem reproduira en fait les plaies sur les nations du monde au moment de la Guéoula Cheléma, ces deux plaies spécifiques seront des exceptions. Elles ne se répéteront pas, car elles seront inutiles.

En Égypte, la plaie de Barad (grêle) cessa avant d'être achevée. Les grêlons de feu restèrent suspendus dans le ciel à la fin de la plaie.
Lorsque Moché demanda à Hachem de mettre fin à la plaie, ces projectiles cessèrent de tomber ; ainsi, toute la destruction prévue n'eut pas lieu. Certaines cultures censées être détruites par le Barad furent épargnées.
Pour achever la destruction des cultures, Hachem envoya alors la plaie des sauterelles. Ainsi, cette plaie avait un but précis: terminer ce que la grêle avait commencé. En fait, lorsque Moché avertit Pharaon de la plaie imminente des Sauterelles, Moché mentionna explicitement qu'elles consommeraient tout ce qui restait après le passage de la la plaie de la grêle (Bo 10,5).

Lorsque la grêle réapparaîtra dans le futur, elle continuera jusqu'à ce que sa mission de dévastation et de destruction soit achevée.
Comme elle aura entièrement accompli sa tâche, les Sauterelles deviendront inutiles, et donc cette plaie ne se reproduira pas.

La plaie des premiers-nés sera tout aussi inutile au temps de la Délivrance Finale. Le prophète Ovadia nous rapporte que toute la nation d'Edom périra : "Il n'y aura pas de survivant dans la maison d'Essav" (vélo yiyé charid lévét Essav - Ovadia 1,18).
Dans le bouleversement qui aura lieu à l'époque du Machia'h, il ne sera pas nécessaire de tuer les premiers-nés édomites, car il n'y aura pas de survivants.

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=> Que nous importe le nombre de plaies qu'il y eut?

-> La révélation de Rabbénou Bé'hayé selon laquelle les Plaies seront reproduites à la venue du machia'h nous livre également un aperçu sur une autre partie de la Haggada.
Dans Maguid, un débat sur le nombre de plaies qu'infligea Hachem sur les "gyptiens est mentionné.
Rabbi Yossé HaGlili est d'avis qu'il y eut 10 Plaies en Égypte et 50 à la Mer des Rouge.
Rabbi Eliézer et Rabbi Akiva ne sont pas d'accord, affirmant respectivement qu'il y eut quarante ou cinquante plaies en Égypte et cinq fois plus à la Mer Rouge.

Pour quelle raison ces Tannaim contestent-ils le nombre de plaies infligées aux Égyptiens? Quelle différence cela nous fait-il de connaître le nombre exact de plaies s'étant produites il y a si longtemps?

La réponse se trouve dans l'idée exposée par Rabbénou Bé'hayé. Nous ne commémorons pas seulement l'histoire ancienne, mais nous attendons aussi avec impatience les miracles futurs en faveur de notre peuple.
Étant donné que les Plaies ayant affligé les égyptiens se reproduiront à l'avenir lorsque le machia'h viendra, une connaissance précise du nombre exact de plaies auxquelles ils furent confrontés nous permettra d'anticiper ce qui se passera dans le futur.
Il nous incombe de déterminer ce nombre précis, car elles se reproduiront toutes.

"6 jours durant, le travail sera effectué, mais le 7e jour sera saint pour vous, jour de repos complet pour Hachem" (Vayakel 35,2)

=> Le verset ne dit pas que nous devons faire le travail pendant 6 jours, mais que le travail sera fait. Quel message la Torah nous transmet-elle en formulant le commandement de cette manière?

Le rav Shlomo Ganzfried (séfer Apiryon) explique :
Seule une personne qui croit honnêtement que sa parnassa vient totalement d'Hachem est en mesure d'éprouver un véritable sentiment de repos le jour de Shabbath.
Une personne qui reconnaît que la quantité de ses efforts ou la perspicacité de ses capacités n'est pas ce qui détermine son revenu est capable de prendre un jour de congé sans regret. Cette personne comprend que les 6 jours ne sont pas différents du 7e.
De même que tout profit tiré du travail pendant les 6 jours n'est dû qu'à la volonté d'Hachem, de même il n'y aura pas de perte de revenu si l'on ne travaille pas le 7e jour. Ses revenus sont dictés par Hachem, et non par ses efforts.

"Que Israël se repente ou non, lorsque le ketz arrive, il est immédiatement délivré, comme il est dit : "Je suis le Seigneur ; en son temps, je le hâterai".
[midrach Tan'houma - Bé'houkotaï 3]

Selon le Kad HaKéma'h (Rosh Hashanah) : au début de l'année, une personne doit veiller à se repentir correctement et à prier avec les bonnes intentions ; ainsi, elle vaincra le yétser ara dès le début, et son Yotser (Créateur - Hachem) l'aidera.
Cela s'applique non seulement au début de l'année, mais à tout ce que nous entreprenons.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bo 12,2]

"Il dit : car il y a une main sur le trône d'Hachem, Hachem fait la guerre contre Amalek" (Béchala'h 17,16)

-> Rachi explique que Hachem fit le serment que Son Nom ne serait pas complet et que Son trône ne serait pas entier tant que le nom d'Amalek ne sera pas effacé.
En effet, les lettres ו"ה du Tétragramme (יהוה) sont omises par l'Ecriture et le Nom d'Hachem est mentionné seulement par les deux premières : יה.

-> On peut noter que e terme : גאולה (guéoula - délivrance) est composé des mêmes lettres que : גאל ו"ה (délivrer les lettres ו"ה). C'est-à-dire que dans l'avenir, Hachem délivrera les lettres ו"ה qui se trouvent en exil.

Crainte & amour d’Hachem – Transcendance & immanence

+ Crainte & amour d'Hachem - Transcendance & immanence :

"Vous vous prosternerez à distance" (Michpatim 24,1)

-> Pour ainsi dire, il y a 2 aspects à D., c'est-à-dire en ce qui concerne la façon dont Il se rapporte à la création : distant et proche, c'est-à-dire transcendant et immanent.
Il est distant, car, comme nous le croyons, la lumière du Ein Sof (l'Infini) est primordiale et précède toutes les autres formes d'existence. C'est pourquoi aucune créature ne peut le comprendre.
Il est impossible à la faculté de penser de Le saisir, puisque la pensée elle-même est une création et que Hachem a précédé toute la création.
Aucun ange céleste, aucun ofan ou séraphin ne peut même Le comprendre, car Il est au-delà de toute compréhension. C'est ce que nous voulons dire lorsque nous disons qu'Il est loin : Il est éloigné de toute compréhension.

D'autre part, D. est proche, car, comme nous le croyons, Hachem remplit tous les mondes (il se trouve à l'intérieur de tous les mondes, il entoure tous les mondes, et aucun endroit n'est vide de Lui), car "toute la terre est remplie de Sa gloire". C'est son aspect immanent.

Le peuple juif est tenu de croire aux 2 aspects : qu'Hachem est à la fois distant et proche.
C'est le sens profond des versets : "Que la paix soit sur ceux qui sont loin et sur ceux qui sont proches, dit D." (Yéchayahou 57,19). Il s'agit des justes qui croient que Hachem est à la fois lointain et proche, et en réponse à ces personnes qui manifestent cette croyance appropriée en D., alors D. accorde toutes sortes de bienfaits à ce monde.

Il existe deux émotions fondamentales : la crainte et l'amour.
Nous ne craignons que ce qui nous dépasse. En réponse à la transcendance de D., nous ressentons de la peur ou de la crainte. Mais en réponse à la proximité de D., nous ressentons de l'amour.
Sur cette base, le verset dit : "Vous vous prosternerez" = puisque le peuple juif craignait Hachem "à distance". Le mot "à distance" (méra'hok) peut être interprété comme signifiant "en raison de" : C'est parce qu'on a pris conscience de la distance de D. que le peuple juif a atteint la crainte de D.

On peut aussi expliquer le verset comme suit : Le Arizal (Pri Ets 'Haïm - chaar kriat séfer Torah 10) écrit qu'en prononçant les mots de la prière Alénou léchabéa'h qui disent "Et nous nous prosternons" (ana'hnou michta'havim), nous devrions être conscients qu'en nous prosternant, nous attirons dans le monde une abondante générosité de la part de l'Infini.
C'est le sens profond de notre verset : "Vous vous prosternerez", ce qui signifie, puisque la prosternation fait allusion à l'abaissement de quelque chose, qu'il a été dit au peuple juif d'attirer une abondante générosité "de loin", c'est-à-dire en raison de leur conscience de la dimension transcendante d'Hachem, ce qui les amène à Le craindre.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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-> La conscience de la transcendance de D. nous amène à le craindre ; la conscience de son immanence nous amène à l'aimer.

"De peur qu'ils ne se frayent un chemin jusqu'à D. pour voir" (Yitro 19,21)

-> Il s'agit de l'interdiction faite par D. au peuple juif, juste avant le don de la Torah, de s'approcher de la montagne.
[Rachi : "Avertis-les pour qu’ils ne montent pas sur la montagne [Sinaï]". (ils n'avaient pas le droit de dépasser une clôture)]

-> Ramban (haEmouna véhaBita'hon 19) explique à propos du verset : "Ne réveillez ni n'éveillez l'amour tant qu'il n'est pas désiré" (Chir haChirim 2,7) que lorsqu'une personne est inspirée par l'amour ou la crainte d'Hachem, elle doit immédiatement accomplir une mitsva, afin de "contracter", c'est-à-dire d'intérioriser, l'amour et la crainte d'Hachem.
Tant qu'on n'accomplit pas de mitsva, on peut être confronté à des batailles internes. Mais une fois qu'on réalise une mitsva motivée par cette crainte et cet amour, l'amour et la crainte sont intériorisés et toutes les luttes s'évaporent.
La mitsva qu'on accomplit sert alors de réceptacle dans lequel l'inspiration d'En-Haut peut se reposer. C'est ce que signifie l'expression : "jusqu'à ce qu'il soit désiré". Le mot pour "il est désireux" (té'hpats) peut également signifier "il devient un récipient".
[voir le commentaire de Ramban (citant Shevouot 38b) dans lequel il relie le mot hébreu 'héféts au mot araméen pour "objet" ['héftsa].

-> Lorsqu'il s'est tenu sur le mont Sinaï pour recevoir la Torah, le peuple juif a éprouvé une crainte et un amour intenses pour Hachem. Ils avaient cependant besoin d'un objet dans lequel ils pouvaient concentrer cette crainte et cet amour.
La guémara (Kidouchin 39b) explique : "Celui qui s'abstient de fauter est considéré comme s'il avait accompli un commandement positif".
En d'autres termes, lorsqu'une personne a l'occasion de fauter mais s'en abstient, c'est comme si elle avait accompli un commandement positif.
Par conséquent, à l'époque du don de la Torah, lorsque le peuple juif a observé la mitsva de ne pas empiéter sur les limites du mont Sinaï, sa crainte et son amour de D. ont été concentrés dans cette mitsva et donc intériorisés, car cela a été considéré comme s'ils avaient réalisé un commandement positif.

C'est pourquoi la fête de Shavouot, qui célèbre le don de la Torah, est également appelée Atséret (guémara Méguila 30b), ce qui signifie "clôture" et "arrêt".
Le peuple juif a ressenti cet amour et cette crainte de D. juste avant le don de la Torah, et nous revivons cette anticipation chaque année à la veille de la fête de Shavouot.
Comme le disent nos Sages à propos du verset : "Moché rapporta les paroles du peuple à D. ... et ils dirent : "Tout ce que D. a dit, nous le ferons et nous y obéirons"" (Yitro 19,8).
Au moment du don de la Torah, une fois qu'ils ont observé le commandement de ne pas s'approcher de la montagne, la crainte et l'amour qu'ils éprouvaient ont été intériorisés. C'est pour cette raison que cette fête est également appelée Atséret, ce qui signifie "clôture", afin de commémorer cette dévotion.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Yitro 19,21 ]

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-> Il est nécessaire de canaliser l'amour et la crainte de D. dans une expression pratique (mitsva positive ou négative) afin qu'ils ne se dissipent pas. À Shavouot, nous pouvons faire l'expérience de la gloire transcendante et cachée de D.

"Il faut aborder cette mitsva (souvenir Amelek) avec une haine absolue du mal ...
Tout le monde naît avec une part de mal en soi. Notre devoir dans ce monde est de le rectifier et de le réparer. Si nous ne haïssons pas le mal, il sera impossible d'éradiquer ce qui est détestable en nous. Si nous nous arrêtons un instant pour contempler le mal des réchaïm, nous aurons entamé le processus d'élimination du mal en nous ...
Une fois que nous avons reconnu le mal extérieur, nous pouvons lentement commencer à percevoir le mal intérieur également."
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot - Pourim, p. 60 ]

La midda de Vérité

+ La midda de émet (vérité) :

-> Dans la prière de Cha'harit, nous récitons les mots : "Emet vé'émouna 'hok vélo yaavor" (c'est une loi vraie et fidèle, qui ne sera jamais annulée.)
Le rabbi de Kobrin explique que chaque midda a son temps et son lieu. Il y a des moments où une middahdoit être utilisée pour servir Hachem et des moments où d'autres middot doivent être utilisées.
L'exception à cette règle est la midda de "émet véémouna", qui est "une loi qui ne sera jamais annulée", c'est-à-dire qu'il s'agit d'une midda qui doit être utilisée à tout moment.

Hachem descend vers nous :

"Et ils feront un sanctuaire (Mikdach) pour Moi, et Je demeurerai parmi eux" (véassou li mikdach vécha'hanti béto'han - Térouma 25,8)

-> Le séfer Ohr Lachamayim explique que le verset nous enseigne que si quelqu’un veut s’élever et se connecter à Hachem, Hachem descendra Lui-même, pour ainsi dire, pour élever la personne et la rapprocher de Lui.
En conséquence, le verset dit : "Et ils me feront un Mikdach" = ce qui signifie que l'on doit se sanctifier et faire tout ce qu’on peut pour s’élever.
Une fois qu'on le fera : "Je demeurerai parmi eux"= Hachem viendra à nous et nous permettra de nous connecter à Lui.