-> Lorsque nous entrons dans Yom Kippour, nous espérons : peut-être le moment est-il venu d’annuler le vœu d’exil. Peut-être Hachem a-t-Il décidé que nous étions prêts pour la guéoula. Si tel est le cas, qu’Il tire parti de notre annulation collective des vœux et qu’Il annule le vœu d’exil.
[on commence par "kol nidré", où nous annulons nos voeux. ]
Et c’est là l’essentiel de toutes nos prières à Yom Kippour : "Hashem, s’il te plaît, apporte-nous la guéoula!"
Le rabbi de Satmar a partagé un extrait d’une dracha de son arrière-arrière-grand-père, le Yisma'h Moché, qui se transmettait dans sa famille :
"Le Yisma'h Moché raconte avoir entendu des annonces venues du ciel décrivant ce qui se passe chaque année à Yom Kippour. Les bancs des juges sont installés, et la séance du tribunal commence.
Chaque nation est représentée par un ange chargé de son dirigeant. Ces anges exposent les besoins de leurs nations : "Mon peuple a besoin d’huile, d’eau, de commerce, ..."
Puis, le roi David entre et dit : "Je suis le roi d’Israël, et j’ai besoin de la guéoula."
Le Yisma'h Moché déclare : "Chaque année jusqu’à présent, on répond au roi David : "Pas maintenant, le moment n’est pas encore venu." Il sortait alors, rongé par l’humiliation, tandis que les anges des nations éclataient de rire.""
-> Qui peut supporter la honte du machia'h. Dans les prières de Yom Kippour, comme celles de Roch Hachana, nous implorons : "Et ainsi, sois sanctifié, Hachem, notre D., sur Israël, Ton peuple, sur Jérusalem, Ta ville, sur Sion, la demeure de Ta gloire, et sur la royauté de la maison de David, Ton oint!" (ouv'hen yitkadéch sim'ha Hachem Elokénou al Israël amé'ha, véal yérouchalayim iré'ha ...).
Pourquoi, dans "choualim il'hou bo", les renards (tant l’animal que l'humain) devraient-ils marcher sur le site du Kodech HaKodachim (Eikha 5,18)?
Pourquoi devrait-il y avoir tant de chagrin et d’humiliation pour le peuple d'Hachem? Pourquoi Jérusalem ne peut-elle pas être heureuse?
Le machia'h est décrit comme portant une couronne sur la tête, chaque juif contribuant à sa venue.
À chacun des milliers de Yom Kippour qui se sont écoulés jusqu’à présent, nous avons fait notre part, rendant la couronne de plus en plus complète.
Enfin, un jour, espérons que ce soit cette année , le machia'h viendra, et la honte du roi David se transformera en la plus noble des gloires.
-> Le Zohar évoque la condition préalable de la téchouva pour la guéoula.
Peut-on vraiment s’attendre à ce que tout le peuple juif se repente suffisamment pour mettre fin à l’exil ?
Mais cela n’est pas nécessaire, le Zohar affirme : " 'hata kénista", si un groupe de juif (ex: une yeshiva, un groupe d’amis, ...) se repent de tout leur cœur, la nation juive tout entière peut être délivrée de l'exil.
Le Zohar ne précise pas qu’il doit s’agir d’un groupe très élevé, unique ou spécial. N’importe quel groupe peut décider : "Nous allons le faire. Nous allons faire de notre mieux pour faire téchouva et amener la guéoula."
Et même une seule personne possède un pouvoir immense, et même une seule prière. Avec juste une seule "hichtapé'hout anéfech" (en y mettant toute son âme), nous créons un formidable effet d’entraînement qui contribue grandement à amener la guéoula.
[rav Moché Wolfson]
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=> Ce Yom Kippour peut amener la guéoula par notre désir et notre téchouva.