+++ Réciter le kadich :
+ Une prière pour que la Gloire du Nom d'Hachem soit restaurée :
-> Les Anché Knesset Haguédola (Sages de la Grande Assemblée) ont institué la prière du Kadich après la destruction du Temple.
A la suite de la destruction du Temple, de la désolation de la terre d'Israël et de l'exil du peuple juif, le nom d'Hachem a été profané. Dans la prière du Kadich, nous prions pour que Son nom soit à nouveau exalté.
Le Kadich a été formulé sur la base du verset : "Je deviendrai alors grand et sanctifié, et je serai connu aux yeux de nombreuses nations, et elles réaliseront que je suis Hachem" (Yé'hezkel 38,23).
Ce verset fait référence à la guerre de Gog et Magog, lorsque le nom d'Hachem deviendra grand, comme le dit le verset : "En ce jour-là, Hachem sera [reconnu comme] le Seul [D.], et Son Nom sera [connu de tous comme] le Seul [D.] " (Zé'haria 14,9).
[Tour 56]
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+ L'accomplissement d'une mitsva :
-> Le 'Hatam Sofer (Chéélot ouTéchouvot 'Hochen Michpat 167) écrit que, en récitant le Kaddish, nous accomplissons la mitsva de sanctifier le nom d'Hachem : "Je serai sanctifié parmi les enfants d'Israël" (Emor 22,32).
De même, le 'Hafets 'Haïm (séfer Pessa'h haBayit - maamar Eit Laasot) écrit que, selon le Zohar, en récitant le Kadich ou la Kédoucha, nous accomplissons la mitsva de : "Je serai sanctifié parmi les enfants d'Israël".
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+ Il est récité en araméen :
-> Certains disent que le Kadich est récité en araméen, langue que les anges ne comprennent pas, afin que ceux-ci ne soient pas jaloux que nous puissions glorifier Hachem avec ces magnifiques louanges, qui rappellent à Hachem la destruction du Temple et l'exil d'Israël parmi les nations du monde, et l'incitent à apporter la rédemption (guéoula).
C'est pourquoi Amen yéhé chémé raba est formulé en araméen, une langue que les anges ne comprennent pas.
[Lévouch - Ora'h 'Haïm 56]
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+ Comportement pendant le kadich :
-> Lorsque l'on répond au kadich, il faut avoir la kavana, et y répondre à haute voix.
[Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 56,1]
-> Il faut s'assurer d'entendre le Kadich du chalia'h tsibour (officiant), lorsqu'il dit Amen yéhé chémé raba, il doit être conscient de ce à quoi il répond, et lorsqu'il dit amen après de amiran bé'alma, il doit savoir à quoi il répond. Il faut bien sûr veiller à ne pas parler pendant le Kadich ou la Kédoucha.
Le Beit Yossef rapporte que Rabbi 'Hama bar 'Hanina a rencontré Eliyahou Hanavi, qui voyageait avec des chameaux chargés de bagages. Il a demandé à Eliyahou : "Que transportent ces chameaux?" et Eliyahou a répondu : "La colère et la fureur pour celui qui parle entre une Kédoucha et la suivante, entre Kadoch et Barou'h, entre yéhé chémé raba et yitbara'h, et au milieu de toute bénédiction". [Ora'h 'Haïm 125 ]
[Michna Broura 56,1 ]
-> Cette Michna Broura cite également l'histoire suivante tirée du Séfer 'Hassidim.
Un 'hassid vit un autre 'hassid dont le visage était devenu vert. Il lui demanda : "Pourquoi ton visage est-il devenu vert?" Il répondit : "Parce que je parlais pendant que le chalia'h tsibour disait Vayé'houlou, Birkat Magen Avot (les prières dites après la Amida de Maariv le Shabbat) et Yitgadal".
Elle cite une autre histoire à propos d'un talmid 'hakham qui est apparu à son disciple dans un rêve ; le disciple a remarqué qu'il avait une tache sur le front. Le disciple a demandé au talmid 'hakham pourquoi il avait cette tache, et celui-ci a répondu qu'il n'avait pas fait suffisamment attention à ne pas parler pendant que le 'hazan récitait le Kadich.
-> Il est même interdit de réfléchir à la Torah lorsque le 'hazan récite le Kadich, car il faut se concentrer intensément sur le Kaddish.
[Michna Broura 56,1 ]
-> Le Réchit 'Hokhma (chaar Hayira 15,6) dit que lorsque nous nous levons pour dire que le nom d'Hachem est béni, dans Amen yéhé chémé raba et Baré'hou, nous montrons notre honneur et notre révérence envers Hachem.
-> Il faut courir pour entendre le Kadich, car c'est une louange si magnifique et si impressionnante qu'elle incite Hachem, pour ainsi dire, à regretter que nous soyons en exil.
Entendre (et répondre au) Kadich est une mitsvah si importante qu'elle conduit au pardon de nos fautes.
[Kitsour Chla - 'Houlin - Inyané Téfila ]