+ Un juif = un être unique :
-> Le Kouzari écrit qu'il existe cinq niveaux d'existence dans le monde : les objets inanimés, les plantes, les créatures vivantes, les êtres parlants et les juifs.
Tout comme l'existence d'un objet inanimé est complètement différente de celle d'une plante, de même un juif a une existence complètement différente de celle de tout autre être parlant (tout autre être humain).
[dans les bénédictions du matin nous bénissons Hachem de nous avoir fait "non-juif" (chélo assani goy[a]). Ensuite, c'est à nous de prendre conscience de nos différences et capacités spirituelles que les autres êtres humains n'ont pas, et de les utiliser avec joie et fierté au mieux.
En effet, de même qu'on ne demande pas à un humain de se comporter comme un zèbre, une poule (ou tout autre animal), de même on n'attend pas d'un juif qu'il se comporte à l'image des non juifs, cela serait ignorer son réel potentiel interne. ]
-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 2:4:1) écrit : "En ce qui concerne les juifs et les nations du monde, bien qu'ils semblent exactement identiques du point de vue de la nature humaine, du point de vue de la Torah (du émet pur!), ils sont totalement différents les uns des autres et aussi distincts que deux catégories complètement séparées."
-> La vérité est que la différence entre les juifs et les non-juifs est également évidente physiquement dans leur apparence et l'éclat de leur visage. La beauté intérieure que l'on trouve sur un visage juif ne se retrouve pas sur le visage d'un non-juif. Car il y a un élément de sainteté et de lumière qui n'est présent que chez un juif.
En ce sens, le rav Yérou'ham de Mir (Daat Torah - parachat Ki Tétsé p.10) écrit :
"En vérité, on est stupéfait par la providence divine. Le peuple juif a connu des exils sans précédent et a erré sans repos d'un endroit à l'autre. Nos Sages disent que les voyages défigurent une personne (voir Rachi - Lé'h Lé'ha 12,11 : "les fatigues d’un voyage ont pour effet, en général, d’enlaidir les gens"), mais malgré toutes ces errances et ces déplacements, le peuple juif reste le plus beau et le plus séduisant du monde.
Cela vaut pour leurs traits, mais encore plus pour leur apparence. Les grands sages et les tsadikim ont un visage rayonnant. Ils dégagent une lumière claire et transparente que l'on ne trouve pas chez les autres nations, même chez les plus beaux d'entre eux.
Un tel rayonnement du visage ne se trouve jamais chez un non-juif. C'est une preuve évidente du principe fondamental selon lequel "Vous êtes les enfants d'Hachem : vous devez être beaux" (Rachi - Réé 14,1), car vous êtes ceux qui doivent recevoir le Roi."
-> Cette grâce et ce raffinement que nous trouvons chez le peuple juif proviennent de leur attachement à Hachem, qui est la source de toute grâce et de toute perfection.
Il est écrit : "Et Hachem était avec Yossef [en prison], et lui accordait Sa bienveillance, et Il [Hachem] plaçait Sa faveur [Sa grâce] dans les yeux du chef de la prison" (Vayéchev 39,21).
Le Ohr Ha'Haïm haKadoch explique : lorsqu'Hachem établit Sa présence divine sur quelqu'un, celui qui la reçoit est profondément influencé par Celui dont il la reçoit. Et il est connu qu'Hachem est la source de toute grâce, donc puisque "Hachem était avec Yossef", automatiquement "il lui accorda Sa bienveillance" : il avait une grâce et un raffinement extraordinaires.
Cependant, seule une personne bonne, connectée à la Présence divine, peut percevoir cette grâce, mais un non juif qui vit dans l'impureté et n'a aucun lien avec la spiritualité ne peut percevoir cette grâce et cette douceur de caractère.
Il était donc impossible que l'officier non juif puisse voir la grâce de Yossef, et Hachem a donc dû lui donner des yeux spéciaux afin qu'il puisse voir et sentir la douceur de la grâce de Yossef. C'est ce que conclut le verset : "Et Il [Hachem] a mis sa faveur dans les yeux de l'officier de la prison", car il ne pouvait pas la voir de son propre chef.
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-> Depuis le moment où Hachem nous a choisis et où nous avons reçu Sa Torah, nous avons été élevés et rapprochés d'Hachem, comme des anges.
Selon le Zohar (Lé'h Lé'ha 90a) : "Rabbi 'Hiya a commencé ... Une fois qu'Israël (les juifs) a dit "nous ferons" (naassé) avant "nous écouterons" (nichma), Hachem a réuni son entourage [au Ciel] et leur a dit : "Jusqu'à présent, vous [les anges] étiez les seuls devant Moi dans le monde. A partir de maintenant, Mes enfants sur terre sont vos collègues en tout. Vous n'êtes pas autorisés à sanctifier Mon nom tant qu'Israël sur terre ne s'est pas joint à vous et qu'ensemble, en tant que collègues, vous sanctifiez Mon nom.
C'est parce qu'Israël a mis "faire" avant "entendre", comme le font les anges au ciel."
-> Le Zohar (Yitro 80b) ajoute :
"Rabbi Yossé dit, au moment où Israël s'est approché du mont Sinaï, cette nuit-là [avant la remise de la Torah] ... Les anges dans les cieux ont accueilli Israël comme des frères. Ils sont les anges dans les cieux et Israël sont les anges sur terre.
Ils sanctifient le Nom suprême en Haut et Israël sanctifie le Nom suprême en bas. Cette nuit-là, ils ont orné Israël de 70 couronnes."
-> Nous retrouvons ce concept dans (Shir Hachirim 8,13) : "Ceux qui habitent dans des jardins étrangers (le peuple juif qui vit parmi les nations), les anges écoutent ta voix [de la Torah et de la prière], laisse-moi l'entendre".
Rachi explique :
"Les anges écoutent ta voix" = les anges sont tes partenaires, des fils de D. comme toi.
"Écoutent ta voix" = et ils viennent écouter ta voix dans les maisons de prière.
"Laisse-Moi [Hachem] l'entendre" = [car d'abord je t'entends (les Bné Israël) sanctifier Mon nom] et seulement après cela, ils [les anges] sanctifient Mon nom. Comme le dit le verset : "Quand les étoiles du matin chantent à l'unisson" (Iyov 38,7) = cela fait référence à la nation juive, seulement après cela "et tous les êtres célestes ont crié" [les louanges d'Hachem]."
-> Le peuple juif a en fait un avantage sur les anges. Il est capable de respecter les mitsvot par choix (libre arbitre), ce qui procure à Hachem le plus grand plaisir.
Nous le constatons avec Avraham Avinou. Après qu'il se soit engagé dans la mitsva de l'hospitalité, en accueillant les anges, ceux-ci ont eu peur de lui. Comme le disent nos Sages (midrach Béréchit raba 48,14) : "Ici, vous dites : "Il se tint au-dessus d'eux" (Vayéra 18,8), mais auparavant, il est dit que [les anges] "se tinrent au-dessus de lui" (Vayéra 18,2)?
En réalité, avant qu'Avraham n'ait rempli son obligation [d'hospitalité] envers eux (les anges), ils se tenaient au-dessus de lui. Une fois qu'il eut rempli son obligation, il se tint au-dessus d'eux. Ils avaient peur de lui. Michael tremblait, Gavriel tremblait."
Le Etz Yossef explique :
"Une fois qu'Avraham eut rempli son obligation et accompli la mitsva de l'hospitalité de toutes ses forces, les anges réalisèrent sa stature et eurent peur de lui, comme s'il les contrôlait. Michaël tremblait, ..., Michaël et Gavriel étaient deux de ces anges".
=> Nous voyons qu'une personne qui se consacre joyeusement à l'accomplissement des mitsvot n'est pas seulement crainte dans ce monde, mais que les anges la craignent également.