-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).
- >Rachi : "Cela engendre la paix".
-> "Quiconque juge favorablement son prochain est à son tour jugé favorablement" (Shabbath 127b).
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Selon rabbi Na'hman de Breslev :
-> dans Likouté Moharan (II,17) : La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien
-> dans Likouté Moharan (I,282) : "Sache que tu dois juger tout homme favorablement. Même en ce qui concerne un pécheur notoire, tu dois t'efforcer de découvrir une parcelle de bien, un quelconque aspect qui le distingue du vrai pécheur intégral. En agissant de la sorte, tu peux réellement lui insuffler un quelconque mérite. Tu peux même l'inciter ainsi à retourner vers Hachem.
C'est ce que laisse entendre le verset : "Encore un peu, et le méchant ne sera plus ; tu observeras sa place, il en aura disparu" (Téhilim 37,10).
Si tu lui trouves la moindre étincelle de bien, il n'est plus pécheur ; "tu observeras sa place, il en aura disparu". Tu le trouveras dans le camp des méritants".
-> La faculté de jugement est l'un des outils les plus puissants au service de l'homme. Si nous étions vraiment conscients de sa puissance, nous serions sûrement plus attentifs quant à son utilisation. Juger les autres peut détruire l'univers. Si l'individu a des fautes à reprocher à son prochain, ce «jugement» peut le condamner (Likouté Moharan I,3).
Réfléchissons bien à cela! Notre évaluation, notre opinion et notre jugement du prochain ont le pouvoir d'élever ou d'abaisser.
Le problème, c'est que la critique est aisée. Trop facile même. On peut toujours trouver des fautes dans le comportement du prochain; on peut toujours dénoncer ses échecs.
Il n'est pas difficile de trouver des motifs intéressés derrière les actes les plus méritoires, les plus sublimes. Cela est particulièrement vrai quand nous entendons des propos calomnieux: tout le monde est prompt à condamner le malfaiteur pour son méfait. Nous devons nous rendre compte que chacun des mots que nous prononçons sur notre prochain, constitue en fait une forme de jugement.
Si nous trouvons les bons côtés et nous concentrons sur ce qui est positif, nous pouvons faire tendre le monde entier du côté du mérite et de la dignité.
La réciproque est cependant vraie. Si nous trouvons des fautes et que nous nous concentrons sur ce qui est négatif, nous pouvons faire tendre l'univers entier du côté de l'indignité. C'est pourquoi nous nous devons de ne chercher que le bien chez les autres, même chez le mécréant le plus notoire ... sur lequel notre jugement positif aura certainement un impact.
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-> "Ne juge pas ton prochain avant de te trouver dans la même situation que lui" (Pirké Avot 2,5).
Juger son prochain favorablement, ce n'est pas seulement juger les pécheurs (fauteurs), mais même nos ennemis qui nous veulent du mal. Dans la plupart des cas, l'hostilité entre deux personnes provient d'une jalousie mesquine. Ou bien je suis jaloux de mon camarade qui possède plus que moi et a réussi mieux que moi, ou bien c'est l'inverse. Là où la jalousie existe, nous ne sommes pas égaux. Si nous l'étions, il n'y aurait aucune raison d'être jaloux.
Ou bien je dois me hausser à son rang, ou bien, s'il se trouve à un niveau inférieur au mien, je dois l'élever et le rétablir à mon niveau. Comment? Simplement en le jugeant favorablement.
Quand il n'y aura alors plus de différence entre nous, il n'y aura plus place pour la jalousie et toute rivalité sera vaine. [Likouté Moharan I, 136 ]
Ce concept pourrait, à première vue, paraître un peu difficile à accepter. Il est indéniable que la jalousie est un sentiment destructeur, dont les résultats peuvent être catastrophiques. L'envie est la mère de l'adversité.
Réciproquement, le fait de juger favorablement autrui peut engendrer l'harmonie. En recherchant sans cesse les points positifs des autres, en les jugeant droits, en nous concentrant sur leurs vertus, nous pouvons éliminer le cycle infernal de l'animosité et de l'inimitié. S
i, au lieu de nous attacher obstinément à nos propres intérêts, au lieu de protéger jalousement nos biens et nos réalisations, nous donnions à notre prochain le bénéfice du doute, nous pourrions assurément façonner une vie beaucoup plus paisible et harmonieuse, pour nous et pour toute notre famille.