L’importance de garder sa langue (1ere partie)

+ L’importance de garder sa langue (1ere partie) :

-> La parole doit être utilisée afin de servir Hachem.
[Alshich haKadoch – Chémot 28,31]

-> Une maison qui est pleine de textes saints n’est pas dispensée d’avoir une mézouza à ses portes.
Cela est un rappel tangible de l’extrême importance de sanctifier sa bouche, qui est la porte d’entrée d’une personne.
[‘Hatam Sofer – Kora’h]

-> « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue » (Michlé 18,21)

Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik – Kora’h) commente que l’ange de la mort est nourri par le lachon ara.

Le roi David nous enseigne : « Quel est l’homme qui souhaite la vie, qui aime de longs jours pour goûter le bonheur? Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des discours perfides … » (Téhilim 34,13)

-> La guémara (Shabbath 55a) rapporte que lorsque nous fautons nous créons des anges destructeurs, mais Hachem ne souhaite pas qu’ils viennent témoigner contre nous, car dans ce cas, Il devra nous punir.

=> Ainsi, si une personne refuse d’accepter des paroles négatives concernant d’autres personnes, Hachem peut activer le principe de « mesure pour mesure », et Il n’accepte pas les témoignages des anges destructeurs à notre sujet.

-> Le rav ‘Haïm de Volozhin (se basant sur la guémara ‘Haguigua 5b) rapporte qu’après 120 ans, il sera montré à chaque personne toutes les conséquences qu’auront eu ses paroles, dont tous les mondes qu’elle aura permis de développer et tous ceux qu’elle aura contribué à détruire.

[Hachem, qui a créé le monde par 10 Paroles, a mis en nous une part divine, ce qui fait que notre parole a un réel pouvoir créatif, et n’est pas uniquement de l’air qui se déplace.]

-> Le Zohar enseigne que certains êtres spirituels prennent leur puissance sur le lachon ara qui est dit sur terre, cela leur permet ensuite de monter en-Haut pour causer la mort, la guerre, …

-> Sache qu’une personne qui parle constamment de lachon ara, a versé beaucoup de sang.
[Shévet Moussar]

-> « Leur langue est une flèche meurtrière » (Yirmiyahou 9,7)

-> Le midrach (Dévarim rabba 5) dit :
On a demandé au serpent quel profit il avait de mordre quelqu’un.
Il a répondu : « Avant de m’interroger à ce sujet, posez cette même question à ceux qui parlent du lachon hara ».

On a alors demandé au serpent pourquoi alors qu’il ne mord qu’une seule partie du corps humain, le poison s’y propage partout.
Il a répondu : « Avant de m’interroger à ce sujet, demandez à ceux qui parlent du lachon ara pourquoi ils se tiennent à Rome et ils tuent en Syrie, pourquoi ils se tiennent en Syrie et tuent à Rome ».  »

=> Un pistolet ne peut pas tuer au-delà de sa portée, mais le lachon ara peut faire des ravages dans le monde entier.
Un mot parlé à Paris peut entraîner qu’une personne située en Israël perde son travail.
Une conversation à Jérusalem peut briser un Chiddou’h à New York.
En effet, en se basant sur la guémara, le rav Israël Salanter disait qu’une personne qui fait un lachon ara à Salant (petite ville de Lituanie), pourra avoir pour conséquence qu’une autre personne profane le Shabbath à Paris.

[ => Nous aurons tous des comptes à rendre sur les conséquences de nos paroles : combien de personnes avons-nous éloignées de la religion? Combien de couples avons-nous brisés? Combien de personnes ont perdu leur travail à cause de nous? Combien de personnes avons-nous tués spirituellement/physiquement? …]

– L’inverse est également vrai, voici b’h :
-> quelques réflexions sur l’impact de paroles de Torah : https://todahm.com/2015/06/23/la-puissance-detudier-la-torah
-> ainsi que l’impact d’une non étude de la Torah : https://todahm.com/2018/08/12/limportance-de-la-torah

Il en est de même sur des paroles de ‘hessed, …

-> Le maggid de Vilkomir fait remarquer que ce n’est pas pour rien que la langue a 2 barrières de protection : les dents et les lèvres, pour nous rappeler que nous devons réfléchir avant de parler, afin de savoir si cela en vaut vraiment la peine.

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-> « Lorsqu’une langue s’exprime correctement, il n’y a rien de meilleur!
Mais lorsqu’elle ne le fait pas, il n’y a rien de pire. »
[le sage Tavi à Rabban Chimon ben Gamliel – midrach Vayikra rabba 33,1]

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+ « Une alliance a été contracté avec les lèvres »
[guémara Moéd Katan 18a]

-> Le Séfer ‘Hassidim commente :
Toute parole prononcée par les lèvres d’un homme, même sans mauvaise intention, est apte à se réaliser.
Ainsi, la parole est créatrice et elle possède un pouvoir de réalisation, quelle que soit l’intention de celui qui émet cette parole.
C’est pourquoi, nos Sages nous conseillent : « N’ouvre pas ta bouche au Satan ».

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+ Le Pirké déRabbi Eliézer rapporte le testament de Rabbi Eliézer haGadol, qui a ordonné à son fils Hourkenous :
« Mon fils! Ne te joins jamais aux gens qui parlent négativement de leur prochain, car lorsque ces paroles montent au Ciel, elles sont inscrites dans un livre, et tous les présents sont comptés dans l’assemblée des réchaïm et des médisants.
C’est pourquoi, il faut absolument s’éloigner d’une mauvaise assemblée de ce genre. »
[‘Hafets ‘Haïm]

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-> « Les répercussions du lachone hara sont très importantes ; elles ont notamment déterminé le destin de notre peuple.
Hachem Lui-même choisit de ne pas résider dans Sa demeure et le peuple d’Israël est exilé depuis 2 000 ans à cause du mauvais usage de la parole.

L’effet produit par nos paroles est largement supérieur à ce que nous pouvons percevoir.
Imaginez que vous vous rendez au distributeur automatique de votre banque locale, vous insérez votre carte de retrait et effectuez une simple transaction. Et voilà qu’on vous informe que vous venez en fait de transférer 17 milliards de dollars de la trésorerie d’un pays à celle d’un autre et que vous avez causé, au passage, une faillite dévastatrice.
=> Nous pensons que nous n’échangeons que quelques mots lorsqu’en réalité, nous déplaçons des mondes.

Le lachone hara’ est tellement grave qu’il peut effacer tous les mérites d’une vie entière consacrée à l’étude de la Torah et à l’accomplissement des mitsvot.
Les conséquences négatives de nos paroles peuvent ainsi être considérables.

Mais les conséquences positives d’un langage correct sont encore plus grandes.
Le Gaon de Vilna dit qu’un langage correct est le facteur le plus déterminant de la part réservée à l’homme dans le monde futur.
Le ‘Hafetz ‘Haïm écrit que l’adhésion aux lois du langage donne sa force à nos prières, qu’elle valide notre étude de la Torah, qu’elle donne accès à la protection Divine, et qu’elle invoque les maintes bénédictions que D., dans sa bonté, attend de déverser sur nous.

Il ressort ainsi qu’un bon usage de la parole est vital. C’est pourquoi le roi David écrit : « Qui est l’homme qui souhaite la vie? Garde ta langue du mal » (Téhilim 34 ,14). »

[rabbi Its’hak Berkovits – dans son livre : ‘Hafets Haim – Un Jour Une Halakha]

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-> « Il ne profanera pas sa parole » (Matot 30,3)

Le mot : ya’hél (יַחֵל – profanera) est lié au mot : ‘haloul (vide, creux).
Une personne doit réaliser que ses mots ne sont pas vides et creux, mais plutôt qu’ils vont générer une certaine réalité spirituelle.
Si nous parlons de mots de Torah et de sainteté, nous créons des anges qui intercèdent pour nous au Ciel.
Cependant, si nous disons des mots futiles/frivoles, voir pire du lachon ara et des commérages, alors nous créons des anges Destructeurs qui vont agir contre nous, que D. nous en préserve.
[le Ari zal]

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-> « Il existe une transgression bien pire que la rékhilout (colportage), et qui est également incluse dans l’interdiction de : « ne va pas en colportant ». Elle est connue comme le lachone hara, ou discours péjoratif.
Cela fait référence à quelqu’un qui parle de manière péjorative de quelqu’un d’autre, même si ce qu’il dit est véridique

Celui qui a l’habitude de dire du lachone hara dira des choses négatives et péjoratives telles que « Untel a fait ceci… » ou « Les parents d’Untel ont fait cela … » ou « J’ai entendu la chose suivante au sujet d’Untel … »
[…]
Le lachone hara consiste également en des informations, qui si elles étaient rendues public, causeraient du tort sur le plan matériel, financier ou émotionnel (cela inclut également le fait de causer à une personne une souffrance émotionnelle ou lui faire peur, même de façon infime!). »
[Rambam – Michné Torah – Hilkhot Déot 7,2 & 7,5]

=> Le lachon hara est un discours péjoratif au sujet d’autrui et il est interdit même s’il est véridique.

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+ L’exemple de Myriam :

-> « Veille avec grand soin aux prescriptions de la plaie de la lèpre … Souviens- toi de ce que le Hachem, ton D., a fait à Myriam en cours de route, lors de votre sortie d’Egypte. » (Ki Tétsé 24,8-9)

-> Rachi commente :  » Souviens-toi » = Si tu veux être sûr de ne pas souffrir de tsara’at, ne dis pas de lachone hara. Souviens-toi de ce qui arriva à Myriam qui fut punie lorsqu’elle dit du lachone hara’ au sujet de son frère.

-> Le Rambam (Michné Torah, Hilkhot Toumat Tsara’at 16,10) enseigne :
« Réfléchissez à ce qui est arrivé à Myriam qui parla au sujet de son jeune frère, pour qui elle avait risqué sa vie en le sauvant du Nil. Elle ne parla pas même négativement à son sujet mais le compara seulement aux autres prophètes.
De plus, cela ne dérangea pas Moché lui-même qu’elle ait parlé à son sujet
, comme il est dit : « Et l’homme Moché était fort humble » (Béaaloté’ha 12,3). Malgré tout cela, elle fut tout de même punie de la tsara’at!
Combien plus pour d’autres personnes mécréantes et insensées qui tiennent toutes sortes de discours arrogants et pompeux!
Ainsi, quiconque désire s’améliorer doit s’écarter de telles personnes et éviter de parler avec eux. »

=> Bien que Myriam fut la sœur dévouée de Moché et que ce dernier ne fut pas contrarié par sa remarque, son discours négatif (lachon ara) constituait néanmoins une grave transgression.

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+ L’exemple des juifs dans le désert :

-> « Le décret, que le peuple juif dut errer dans le désert pendant 40 ans, fut scellé en raison du lachone hara qu’ils prononcèrent sur la terre d’Israël. »
[guémara Arakhin 15a]

=> Le lachone hara qui fut prononcé au sujet de la terre d’Israël (avec l’épisode des explorateurs) fut la cause principale de l’errance des enfants d’Israël dans le désert pendant 40 ans.

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-> « Le peuple juif fut exilé à cause de la transgression du lachone hara. »
[‘Hafets ‘Haïm – Chmira haLachon – Zé’hira chap.6]

=> Le lachon ara causa l’exil et la dispersion du peuple juif depuis maintenant plus de 2 000 ans!

[tout cela doit nous faire prendre conscience que de brefs mouvements de nos lèvres, remuant en apparence du simple vent, peuvent avoir des conséquences dramatiques!
Libre arbitre oblige, nous n’en avons pas conscience, mais en réalité par nos paroles (considérées comme lachon ara par la loi juive, et non par nous-même!) nous détruisons des mondes!]

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-> Le rav Tsadka avait l’habitude de citer la guémara (Baba Métsia 33b) qui parle de rav ‘Hisda et rav Houna, alors qu’ils avaient un différend.
Rav ‘Hisda fit 40 jeûnes parce qu’il avait causé de la peine à rav Houna, et rav Houna fit 40 jeûnes parce qu’il avait soupçonné rav ‘Hisda pour rien.
C’est terrible! Si le grand rav Houna, pour un léger soupçon contre son ami, a jeûné pendant 40 jours, que dire de ceux qui parlent n’importe comment de leurs amis, et à plus forte raison des grands d’Israël.
Que D. nous en préserve!

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