"Et Miriam mourut, ... et il n’y avait plus d’eau pour la communauté (le puit de Miriam s'étant tari)" ('Houkat 20,1-2)
-> Les versets précédant le décès de Miriam évoquent la vache rousse et le processus par lequel ses cendres purifient ceux qui sont devenus impurs.
La guémara (Moéd Katan 28a) déduit de cette juxtaposition que, tout comme la vache rousse apporte la pureté, il en va de même pour la mort des justes (tsadikim).
La mort des justes expie les fautes du peuple juif.
Le Zéra Shimshon pose la question suivante : si la Torah voulait montrer que le décès des tsadikim expie les fautes, et qu’elle l’a fait en plaçant les détails concernant la Para Adouma (vache rousse) avant le décès de Miriam, pourquoi la Torah n’a-t-elle pas placé les lois relatives aux korbanot (sacrifices) ordinaires à côté de son décès?
Les korbanot ordinaires expient les fautes proprement dites, tandis que la vache rousse sert principalement à purifier une personne qui est devenue impure en entrant en contact avec un cadavre.
Si la Torah avait fait précéder le décès de Miriam par les lois relatives aux korbanot ordinaires, cette leçon aurait été présentée de manière bien plus marquée.
Le Zéra Shimshon explique que la mort d’une personne juste n’expie que si le peuple prend conscience que c’est à cause de ses fautes que le tsadik est décédé.
Si le décès d’un tsadik s’accompagne de repentance (téchouva), alors ce décès sert à expier. C’est pourquoi, même après le décès de Miriam, le puits s’est asséché. Bien qu’elle soit décédée et que cela aurait dû expier les fautes du peuple juif, et que, par conséquent, l’eau aurait dû continuer à couler, ce décès n’a pas suffi à apporter l’expiation et la bénédiction.
Il doit s’accompagner de la prise de conscience par le peuple que le tsadik quitte ce monde lorsque le peuple n’est plus digne de sa présence.
C’est pourquoi c’est précisément la vache rousse qui sert à enseigner cette leçon. [on reconnaît nos fautes par une téchouva sincères, ce qui génère une purification, à l'image de la vache rousse (qui rendait l'impur pur). ]
Il faut ajouter de l’eau aux cendres de la vache rousse pour qu’elles puissent purifier ce qui est impur. Les cendres seules ne suffisent pas à purifier quoi que ce soit.
Il en va de même pour le décès des tsadikim. Leur décès à lui seul ne suffit pas à apporter le pardon, et par conséquent, la bénédiction. Au contraire, si leur décès n’est pas accompagné de repentance (téchouva), le mal peut s’ensuivre.
[Zéra Shimshon]
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=> le décès d’un tsadik n’expire que si le peuple prend conscience que son décès est un message lui invoquant de se repentir.