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Matanot la’Evyonim suite au machia’h

+ Matanot la'Evyonim suite au machia'h :

-> Le Rambam (Hilkhot Méguila 2,18) déclare qu'à l'avenir, après la venue du machia'h, nous ne commémorerons plus les malheurs et les sauvetages qui ont frappé le peuple juif.
Cependant, Pourim est une exception ; il ne sera jamais aboli, et nous continuerons à commémorer notre salut face à Haman, comme le dit la Méguila (Esther 9,28) : ces jours de Pourim ne doivent jamais cesser parmi les juifs, et leur souvenir ne doit pas disparaître de la mémoire de leurs descendants.

-> On a demandé au rav 'Haïm Kanievsky :
Il est dit (voir Shabbat 151b ; Rambam - Hilkhot Mélakhim 12,5) qu'après la venue du machia'h, personne ne manquera de quoi que ce soit sur le plan matériel.
Si tel est le cas, il n'y aura plus de pauvres ; comment accomplirons-nous la mitsva de Matanot La'Evyonim?
Le rav Kanievsky répondit :
"Afin de permettre à d'autres d'accomplir la mitsva, certaines personnes déclareront probablement que tous leurs biens sont sans propriétaire (hefker). Légalement, elles seront alors considérées comme pauvres, et d'autres pourront accomplir Matanot La'Evyonim en leur offrant des cadeaux.

Bien que donner un cadeau à une telle personne ne semble pas remplir l'objectif de Matanot La'Evyonim, qui est de donner des cadeaux à ceux qui en ont vraiment besoin, en vérité, chaque mitsva, même celles instituées par les Sages, a de nombreuses raisons, dont certaines nous sont connues et d'autres non.
Le but principal de Matanot La'Evyonim est en effet de nourrir les pauvres, mais il existe d'autres raisons, dont nous ne sommes pas conscients, qui peuvent être réalisées tant que nous respectons la lettre de la loi, par exemple en donnant de l'argent à quelqu'un qui a le statut légal de pauvre, même s'il n'est pas vraiment dans le besoin."

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