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Michté véSim’ha

+ Michté véSim'ha (par le rav Wolfson) :

-> Le rabbi de Kamarna révèle un fait qu'il avait reçu en secret des tsadikim : lors du repas (séouda) de Pourim, même un simple juif peut s'élever de plus en plus haut jusqu'à la chambre de n'importe quel tsadik du Gan Eden dans laquelle il souhaite entrer.
"J'ai révélé ce secret", explique le rabbi de Kamarna, "par amour pour les juifs".

-> Alors que nous mangeons en compagnie de Mordé'haï et Esther, le cœur dans la chambre d'un tsadik auquel nous sommes connectés, notre objectif n'est pas de nous assurer d'obtenir une part de chaque type de viande qui sont sur la table, mais plutôt d'absorber les lumières de Pourim.
Durant tout Pourim, les lumières de la méguila, les matanot la'evyonim, les michloa'h manot, l'amour inconditionnel d'Hachem, notre acceptation renouvelée de la Torah, [toutes ses lumières spirituelles] se déverse dans la séouda de Pourim.

Chaque Yom Tov est lié à l'alimentation et a son propre type de nourriture. À Pessa'h, il a une mitsva de manger de la matsa ; à Shavouot, il existe une coutume de manger des mets laitiers ; nous mangeons dans la soucca à Souccot ; à Hanoucca, nous mangeons des beignets ; et à Pourim, nous consommons des oreilles d'Haman.
Manger fait partie de chaque jour élevé [du judaïsme], car c'est en ingérant de la nourriture matérielle que nous sommes capables d'absorber la lumière et la signification du Yom Tov, non seulement spirituellement, intellectuellement et émotionnellement, mais aussi physiquement.

L'ère du machia'h sera également inaugurée par une séouda.
Hachem a préparé la viande, le poisson et le vin de cette séouda pendant les six jours de la création.
Le vin de la séouda du machia'h est appelé : "yayin améchoumar ba'anavav", un vin conservé dans ses raisins. Il nous ouvrira à la conscience de cette ère nouvelle et exaltée.
[yayin méchoumar (יין המשומר) a la même guématria que Esther (אסתר), soit 661.]

Le vin bu pendant la fête de Pourim provient du vin du machia'h.
Un etrog, qui n'est qu'un agrume ordinaire valant quelques centimes, peut se vendre à des centaines d'euros (shekels) avant Souccot. Les noms d'Hachem, qui sont les halakhot de la mitsva, confèrent à l'etrog une valeur infinie.
De même, le vin ordinaire prend une valeur énorme à Pourim, car il est imprégné des lumières élevées de l'époque du machia'h.
[de même que durant toute l'année (hors souccot) un étrog n'a pas d'impact, de même un vin ordinaire a un pouvoir et un impact énorme à Pourim. ]

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-> Le michté, le festin qu'on accompagne avec du vin, occupe une place importante dans la fête de Pourim, car il a joué un rôle majeur dans la méguila. Du somptueux michté d'A'hachvéroch et Vachti, au michté qui a suivi le couronnement d'Esther, en passant par les deux michté qu'Esther a organisés pour A'hachvéroch et Haman, et les michté que les juifs ont célébrés après avoir reçu les lettres de Mordé'hai les informant de leur droit à l'autodéfense, chaque yéchoua (délivrance) est lié à son michté.

Par le michté de Pourim, nous puisons dans les michté du salut de la méguila. Tout comme lors des deux michté d'Esther, lorsque : "Le roi dit : Quelle est ta demande, et elle te sera accordée" (Esther 2,18).
Hachem se tourne vers chaque juif lors de la séouda de Pourim, et offre à chacun d'eux de répondre à ses demandes.

La présence de Mordé'haï et Esther ouvre les sphères célestes les plus élevées, appelées 'rav 'hessed" (bonté abondante).
En ce grand jour de Pourim, Hachem nous offre de répondre à nos demandes avec une "bonté abondante" ; il suffit de Lui demander.

[ ce rav 'hessed provient des sphères du Kéter (la séfira la plus élevée), où les 13 Attributs de miséricordes proviennent.
Ce type de 'hessed est beaucoup plus élevé que la séfira de 'hessed qui est l'opposé de la guéouva. ]

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+ La coutume de le finir dans la soirée :

-> Alors que selon la halakha, la séouda de Pourim devrait, pour l'essentiel, être consommée le jour même de Pourim, beaucoup ont pour coutume de se laver les mains juste avant le coucher du soleil et de poursuivre la séouda tard dans la nuit.

Ce faisant, les juifs se connectent à leur désir et à leur amour les plus profonds : Jérusalem. Car alors que Pourim s'achève partout dans le monde, il ne fait que commencer à Jérusalem, où Shoushan Pourim est célébré le 15 Adar. Et les juifs veulent faire la fête avec Jérusalem. Car qu'est-ce qui a déclenché l'histoire de Pourim et la menace d'anéantissement d'Haman?
Les juifs qui se sont joints à le festin d'A'hachvéroch pour célébrer que Jérusalem ne serait plus reconstruite (pour lui les 70 ans amenant à sa reconstruction étaient passés).
En faisant coïncider notre séouda avec le Pourim de Jérusalem, nous affirmons fermement : "Si j'oublie
Jérusalem, que ma main droite oublie [son habileté]" (Téhilim 137,5).
[d'une certaine façon, de même qu'on a pu fauté en participant au festin fêtant la non reconstruction du Temple (et donc renforcer notre désespoir de le voir reconstruit), de même à Pourim, nous fêtons notre certitude, notre émouna totale, notre impatience, que le Temple soit reconstruit au plus vite. ]

-> Tout comme les portes de la miséricorde restent ouvertes à Yom Kippour pour ceux qui prient encore la Né'ila après la tombée de la nuit, les chambres de Pourim [au ciel] restent ouvertes alors que nous nous réjouissons des derniers moments de notre séouda de Pourim.
Tant que c'est encore Pourim, nous pouvons nous connecter, prier pour des délivrances et supplier Hachem de reconstruire Jérusalem.

[rav Moché Wolfson]

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