Parfois, nous avons l’impression de nous noyer dans un océan de tâches et de responsabilités dont nous devons nous occuper. Il semble que nous soyons esclaves des obligations liées au fait de gagner notre vie, d’élever une famille et de faire face à toutes les luttes physiques, émotionnelles et spirituelles de ce monde.
Dans ces moments-là, nous devrions faire ce que les juifs ont fait en Égypte : prendre une grande inspiration et soupirer devant Hachem ou L’invoquer du fond de notre cœur.
Même si nous n’avons pas de mots à dire, ces soupirs et ces cris éveillent la compassion de Hachem pour nous sortir de notre état d’exil.
En fait, le simple fait de soupirer et d’invoquer Hachem nous fait immédiatement nous sentir beaucoup mieux, car ce faisant, nous remettons tous nos fardeaux entre Ses mains.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Roch 'Hodech 6 ]
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-> Rabbi Na'hman enseigne : "On devrait gémir et soupirer au cours de la hitbodédout". ['Hayé Moharan - 441).
-> Le soupir du juif est très précieux. [Likouté Moharan I 8,1 ]
-> Quand on gémit et qu'on soupire pour son manque d'ardeur pour la sainteté, on s'attache au souffle de la sainteté. C'est parce que le soupir ... constitue le souffle même de la vie. [Likouté Moharan I, 109 ]
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+ Et si on ne peut pas? :
-> "Il peut arriver que l'homme se sente incapable de parler à Hachem. Il n'arrive pas à trouver les paroles qu'il doit prononcer. Il ne doit surtout pas se décourager, car le seul fait de s'asseoir devant Hachem et de vouloir L'implorer est en soi-même une très grande chose" (Likouté Moharan II, 25).
-> Rabbi Its'hak de Toulchin, fils de Rabbi Nathan de Breslev, discutait souvent avec son père de ses difficultés à accéder à un niveau spirituel élevé. Il se plaignait une fois devant lui de l'affaiblissement de ses dévotions et de son incapacité à méditer convenablement.
Rabbi Nathan dit à son fils que la grandeur du Roi David se manifestait précisément dans ce domaine car il désirait adresser ses prières à Hachem, mais les mots lui manquaient. Il savait cependant qu'on ne doit jamais désespérer. Au lieu de céder, il gémissait et criait vers Hachem, L'implorant de lui ouvrir la bouche : c'était cela même qui constituait sa prière.
Hachem écoutait alors ses supplications et lui donnait l'inspiration nécessaire pour trouver les mots justes qui lui permettraient de déverser son cœur. En fait, Hachem désire que nous L'implorions de nous guider à prier convenablement. (Avané'ha Barzel - p.70, n°53).
Nous ne devons jamais désespérer de la hitbodédout. Si nous ne pouvons pas parler à Hachem, nous devons persévérer.
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-> Rabbi Na'hman enseigne : "De cela même, nous pouvons faire une prière. Nous pouvons prier pour le fait d'avoir voulu prier, mais de ne pas y être parvenus" (Likouté Moharan II, 25).
Même quand nous ne pouvons pas parler, même si nous ne pouvons sortir de la bouche qu'une seule parole, tous les efforts que nous déployons pour pratiquer la hitbodédout en valent la peine.
Répétons inlassablement ce mot, des jours entiers, s'il le faut. Hachem finira par nous ouvrir la bouche et nous envoyer les mots nécessaires pour la prière et la méditation (Likouté Moharan II, 96).
-> Nous pouvons être amenés à dire : "Rien ne va plus, ô mon Dieu. Je ne ressens aucune envie de parler. Je ne ressens rien. Ouvre-moi la bouche, de grâce, s'il Te plaît!"
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-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan II, 98) enseigne : "Le langage a le pouvoir extraordinaire d'éveiller le cœur de l'homme pour servir Hachem. Ainsi, même sı tu sens que te paroles manquent de vigueur, continue à les dire. Un moment après, ces paroles "dépourvues de cœur" t'inciteront à servir Hachem"(Likouté Moharan II, 98).
-> Rabbi Na'hman dit : "Il en est de même pour la prière: la pratique quotidienne de la hitbodédout ébrèche notre cœur de pierre et élève la personne vers Hachem" ('Hayé Moharan - 441).
-> Rabbi Na'hman nous enseigne qu'on peut tout obtenir d'Hachem par le biais de la hitbodédout. Comme il le disait lui-même : "Si j'avais connu dans ma jeunesse le pouvoir de la prière (ce qu'est la hitbodédout), je n'aurais pas fait subir autant de mortifications à mon corps" (séfer Histafkout haNéfech - introduction).