-> Le Nétivot Shalom (Kountres ha'Harouga Alékha - Tsipita L'yéchoua 4) fait remarquer que, pendant la Shoah, le peuple juif a enduré dans leur intégralité les 'hevlé machia'h (les souffrances précédant la venue du machia'h), sans en omettre le moindre détail.
Puisque nous avons déjà subi les douleurs du machia'h, il ne fait aucun doute que chaque jour est désormais propice à l’arrivée du machia'h. Car après les douleurs de l’accouchement, la naissance est imminente.
Autrefois, quand quelqu’un disait : "Je m’attends à ce qu’il [le machia'h] vienne chaque jour", une question subsistait toujours : ne devons-nous pas d’abord subir les " 'hevlé machia'h"?
Cependant, dans notre génération, cette question est caduque. Le peuple juif a déjà acquitté la grande dette de ses souffrances et attend avec impatience l’arrivée imminente du machia'h.
Dans cette perspective, un juif de notre génération doit ressentir : "Je m’attends à ce qu’il vienne chaque jour", comme si "Il se tient derrière notre mur" (hiné zé omed a'har kotlénou - Shir haShirim 2,9).
Hachem attend que le peuple juif anticipe la Délivrance, car celle-ci sera renforcée par notre foi et notre attente.
<--->
=> Le machia'h est comparé à un processus de naissance ('hevlé machia'h) qui s’accompagne de douleur (voir Yéchayahou 26,17, Rachi). Cependant, il s’achève dans la joie, à l’image du bonheur qui suit le travail de l’accouchement.