Rabbi Abba avait l'habitude d'embrasser les pierres d'Acco.
Rabbi 'Hanina avait l'habitude de réparer ses routes.
Rabbi Ami et Rabbi Assi avaient l'habitude de passer du soleil à l'ombre et de l'ombre au soleil.
Rabbi 'Hiya bar Gamda se roulait dans la poussière de la terre d'Israël, car il est dit : "Car tes serviteurs prennent plaisir à ses pierres et aiment sa poussière" (Téhilim 102,15). [Kétoubot 112b]
<--->
-> Rachi explique que rabbi 'Hanina réparait les routes pour s'assurer que les gens n'en viennent pas à se plaindre de la terre d'Israël et que la terre n'ait ainsi pas une mauvaise réputation.
Il explique le comportement du rabbi Ami et du rabbi Assi de manière similaire. Ils ne voulaient pas se plaindre de cette terre spéciale, donc ils faisaient en sorte d'être toujours dans une position de confort, à l'ombre quand il le fallait et au soleil quand nécessaire.
-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) commente que cela donne une leçon : ne pas parler en mal de la terre d'Israël, rien de négatif sur la qualité de son air, de sa chaleur, de son froid, de ses fruits ou même de ses bâtiments.
-> Dans ce contexte, la Torah identifie un oiseau dénommé "da’ah" comme un oiseau non casher. La guémara ('Houlin 63) enseigne qu'il est aussi appelé "ra’ah" pour capturer son incroyable pouvoir de vision. Cet oiseau peut se tenir en Babylonie et voir une carcasse en Israël.
Le rav Zalman Sorotzkin (Vayikra 11,14) se demande pourquoi cet oiseau n'est pas casher. S'il a une qualité aussi impressionnante, ne devrait-il pas être casher? Il répond que tout être qui se tient en dehors d'Israël et commente le négatif en Israël n'est pas casher.
Il explique : "Ils sont en diaspora et ne viennent pas aider ceux qui vivent dans la terre d'Israël, travaillant dur pour la restaurer".
Ils n'ont pas le droit d'être critiques tout en vivant à l'extérieur d'Israël.
[cela s'applique à plus forte raison pour tout juif résidant en dehors d'Israël. ]