Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Même si le monde entier te considère comme un tsadik, néanmoins à tes yeux, considère-toi comme un racha"

[guémara Nida 30b ]
(-> vaafilou kol aolam koulo om'rim lé'ha tsadik ata, éyé bé'éné'ha kéracha)

En 1965, le Steïpler a dit au rav Twerski que : " l'illusion de se penser le tsadik de la génération, est une malade si répandue!"

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+ "Qu'y a-t-il de plus facile à faire?

La chose la plus facile à faire est de se leurrer soi-même.
Il n'est pas facile de tromper les autres ; cela demande beaucoup de réflexion et d'organisation.
Mais l'espace d'un instant suffit pour se leurrer soi-même."

[le Ya'arot Dévach]

Le roi Salomon a dit : "Ne te prends pas pour un sage ; crains D. et fuis le mal" (Michlé 3,7).

Il faut éviter de tomber dans les pièges du mauvais penchant, de commettre des fautes puis de leur trouver une justification (on se prend alors pour un sage!).

Il est tellement facile de se tromper, qu'il faut en permanence scruter ses actes et ses décisions pour s'assurer qu'on ne se leurre pas soi-même, et qu'au lieu d'emprunter le chemin de la vie, on ne s'engage dans une voie menant à sa perte.

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[avoir conscience de ses faiblesses/défauts est le 1er pas afin de les corriger, avoir conscience de son ignorance, c'est le 1ere pas vers l'acquisition de connaissances, ...
Tant qu'on est en vie, il faut se considérer comme perfectible (racha), afin d'avoir un moteur nous propulsant au maximum vers le haut, vers le divin ... (tsadik) ]

"Lorsque le fœtus est dans la matrice de sa mère, un ange lui enseigne toute la Torah.
Quand le moment arrive pour lui d'entrer dans le monde, un ange lui touche les lèvres et il oublie alors tout ce qu'il a appris."

[guémara Nida 30b]

Nos Sages nous apprennent que cela est une énorme bonté de D. à notre égard.

En effet, par le fait de nous enseigner toute la Torah dans le ventre de notre mère, bien que l'oubliant avant notre naissance, on va pouvoir durant toute notre vie se dire : "j'avais oublié!", plutôt que : "je ne savais pas!".

On a en effet :
-> l'oubli : "je le savais, mais c'est ma mémoire qui fait que je ne m'en rappelle pas, donc c'est la normalité, ce n'est pas de ma faute" ;
-> l'ignorance : "toi tu le sais, mais moi je ne le sais pas. Quelle honte! Quelle sentiment d'infériorité!"

=> b"h, ceci nous sauve d'une grande honte à chaque fois qu'on ne "connaît pas" un enseignement de notre Torah.
(puisqu'on a tous déjà pu étudier toute la Torah, mais qu'on l'a oublié depuis , indépendamment de notre volonté ...)

"Quiconque a le pouvoir d'empêcher les membres de sa famille de commettre des fautes et s'en abstient sera puni pour eux ; si ce sont les habitants de sa ville et qu'il ne le fait pas, il sera puni pour eux ; si c'est le monde entier et qu'il ne le fait pas, il sera puni pour le monde entier."

[guémara Shabbath 54b]

Le rabbi 'Haïm de Volozhine nous enseigne que chacun est jugé selon sa position dans son entourage et dans sa génération.
Plus l'homme est haut placé, plus il a la possibilité de réprimander ses prochains et [s'il s'en abstient], il devra payer pour leurs fautes.

[l'art de la réprimande est très difficile : il faut beaucoup d'amour d'autrui, agir en préservant la dignité/l'amour propre d'autrui, ... ]

[b"h, un article sur "Réprimander autrui" : https://todahm.com/2015/03/17/reprimander-autrui ]

"Il faut réjouir les pauvres à chaque fête ; celui qui se réjouit sans réjouir les pauvres sera gravement puni"

[Zohar - paracha Yitro]

"Lorsqu'une personne gifle la joue d'un juif, c'est comme s'il giflait la joue de la présence divine"

[guémara Sanhédrin 58b]

"En dehors de la paix, D. n'a pas trouvé d'autres outils susceptibles de maintenir la bénédiction en Israël, comme il est dit : "D. a accordé la force à Son peuple, Il l'a béni par la paix" (Téhilim 29,11)."

[la dernière michna concluant les 6 ordres (le Shass) - Traité Ouksin ]

Etant située en conclusion (à la fin) de toutes les michnayot, cela témoigne de l'importance vitale de tout faire pour préserver la paix, sous peine de tout perdre ... (car sans paix, aucune bénédiction ne peut résider parmi nous).

"Rabbi Yo'hanan dit : d'où sait-on que D. prie?
Car il est écrit : "Je les réjouirai dans Ma maison de prière" (Yéchayahou 56,7 - véchima'htim bévét téfilati).
Il n'est pas écrit : "leur [maison de] prière", mais "Ma [maison de] prière".

Et que prie-t-Il?
Que Ma volonté soit que Ma clémence contienne Ma colère, et que Ma miséricorde surpasse mes autres attributs."

[guémara Béra'hot 7a]

"Sois heureux de ton lot, et sois fier du peu que tu es"

[Traité Dérekh Erets Zouta 3]

"Aux yeux de nos Sages, celui qui accueille son prochain avec gentillesse est considéré comme lui ayant fait les plus beaux cadeaux du monde, même si, en fait, il ne lui a rien offert."

[Avot déRabbi Nathan 13]

"Celui qui dit : "Je n'ai besoin de rien d'autre que la Torah" ne possède pas la Torah non plus."

[guémara Yébamot 109b]

Rabbi Tsadok haCohen interprète ce verset comme signifiant qu'une personne qui pense ne pas avoir besoin de prier ou d'être guidé par D. car l'étude de la Torah le satisfait pleinement se fait des illusions.
Sans l'assistance de D., l'homme est complètement perdu.

C'est ainsi que nos Sages ont dit :
-> "J'ai toujours prié à l'endroit où j'étudiais la Torah" (guémara Béra'hot 8b) ;
-> "J'ai toujours lu la Torah à l'endroit où je priais" (guémara Méguila 29a).

=> Nous devons constamment prier pour que nous doit dévoilée la volonté de D. et pour que nous ayons la force de l'accomplir.

[On a tous tendance à s’enorgueillir de nos réussites, en s'en attribuant tout le mérite.
La prière permet de remettre les points sur "i", car même si tout se passe bien dans notre étude, il faut remercier D. pour cela et lui demander que cela puisse continuer dans le futur.]