Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lorsqu'une personne subit une contrariété avant le Jour du Jugement (Roch Hachana), cela influe pour obtenir un jugement favorable du Tribunal Céleste.
[rav Shlomo Eliachiv - grand-père du rav Yossef Shalom Eliashiv ]

<--->

[en acceptant cette réalité on peut moins prendre à cœur et répondre négativement à toute mauvaise chose que l'on peut subir. ]

Shofar = un retour à l’origine de l’univers

+ Shofar = un retour à l'origine de l'univers :

-> En produisant des sons en ce jour [de Roch Hachana], anniversaire de la Création [de l'homme], nous retournons à la source de toute parole articulée, et même à la source de toute vie et de toute existence : les paroles divines à travers lesquelles l'univers que nous connaissons a vu le jour.

Le Baal Shem Tov note que ces dix Paroles (assara maamarot nivra aolam) ont non seulement donné naissance aux différentes formes de vie que nous connaissons, mais qu'elles sont également devenues la seule source de pouvoir vital pour chaque facette de la création, et continuent à remplir ce rôle jusqu'à ce jour. Ainsi, les cieux continuent de se maintenir, des milliers d'années plus tard, grâce à la déclaration divine originelle : "qu'il y ait un firmament au milieu des eaux" (yéhi rakia béto'h amayim - Bérechit 1,6).

Tout au long de l'année, nous sommes préoccupés par la nature physique/matériel de l'univers, mais lorsque Roch Hachana arrive, le shofar nous permet de nous détacher des couches superficielles de notre existence et de revenir à la source et au soutien permanent de toute vie, la Parole de Hachem (sans rien venant en faire écran, séparation).
[Sfat Emet - Roch Hachana 5632 ]

Shofar – Hachem va s’asseoir sur Son Trône de miséricorde

+ Shofar - Hachem va s'asseoir sur Son Trône de miséricorde :

-> En appelant la miséricorde divine, nous citons fréquemment le Téhilim (103,13) : "kéra'hem av al banim ri'ham Hachem al yéréav" (en tant que père est miséricordieux envers ses enfants, ainsi Hachem a fait preuve de miséricorde envers ceux qui le craignent).
... nous exigeons Hachem d'être miséricordieux envers nous pour des raisons similaires qu'un père le serait avec un enfant. Tout comme un parent est un attachement envers son enfant qui est immergé dans le plus grand trésor spirituel, la Torah, nous implorons également Hachem d'épargner notre composante la plus spirituelle, notre âme ...

Comment une créature mortelle peut-elle surmonter toutes les exigences du monde matériel et être conscience du potentiel impressionnant de son âme ?
Le Shofar est l'un des instruments les plus puissants pour nous permettre de nous attaquer à nos âmes, comme nous les disons immédiatement après le premier ensemble de coups de shofar : "achré a'am yod'é téroua" (Heureux est celui qui connait la Téroua - Téhilim 89,16) = celui qui acquièrent une compréhension du potentiel de son âme à travers le son de Téroua (son du shofar).

En écoutant le shofar à Roch Hachana, Hachem a pitié de l'âme comme un parent aurait sur un enfant, et comme le conclut le midrach (Yalkout Chimoni Vayikra 645) : "Il se lève de Son trône de jugement et s'assoit sur son trône de miséricorde".
[d'après Sfat Emet - Roch Hachana 5646 ]

<--->

-> La tâche accomplie par le shofar est de "rappeler" à Hachem la Torah, qu'Il a donnée à Son peuple sur fond de sonnerie du shofar (au mont Sinaï). C'est peut-être le mérite de la Torah évoqué par le shofar qui pousse Hachem à se lever de Son trône de justice et à "s'asseoir" sur Son trône de miséricorde.
[...]
Conscient que l'univers ne pouvait exister sur la base d'une justice stricte, Hachem décida de donner au peuple juif la Torah, la plus grande source de miséricorde.
[...]
En nous honorant de Ses commandements, en nous parlant au Sinaï, Hachem a également rendu possible Sa miséricorde envers Israël.
Le Talmud fait souvent référence à la Torah comme "ra'hamana" (Le Miséricordieux), car la Torah est le catalyseur qui pousse Hachem à être miséricordieux.
Le shofar, qui renforce l'engagement du peuple juif envers la Torah, évoque le mérite éternel de la Torah qui amène Hachem à s'asseoir sur le Trône de la Miséricorde.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5664 ]

<--->

-> Alors que toute l'humanité pourrait louer Hachem, le shofar, qui ne produit aucun son, rappelle à Hachem la relation particulière qu'Il entretient avec Israël.
Il rappelle la voix de Yaakov (kol Yaakov) et le shofar du mont Sinaï.
Grâce au shofar, les prières d'Israël pénètrent dans les profondeurs du ciel.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5648 ]

<--->

-> Alors que les juifs avaient toujours conservé leur foi en Hachem, au mont Sinaï, ils ont pris conscience de Sa présence et de Sa puissance qui imprégnaient chaque fibre de leur être.

A Roch Hachana, toute la nation juive passe devant Hachem pour être jugée, accompagnée de la voix éternellement puissante du shofar. Tout comme les sons du shofar d'Hachem que nous avons entendus au mont Sinaï ont stimulé une conscience intuitive de Sa présence, de même, lorsque Hachem entend les sons de notre shofar à Roch Hachana, Il ressent une proximité intuitive avec nous, Son peuple.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5652 ]

<--->

-> La capacité du shofar à transmettre nos prières directement à Hachem réside peut-être dans la nature même de sa "voix", qui consiste en des sons sans paroles.
La parole humaine résulte toujours d'un processus de réflexion prémédité, tandis que les sons sont innés. Ainsi, le fait que nous offrions nos prières à Hachem à travers le son inarticulé du shofar, plutôt que par la parole articulée des humains, exprime notre reconnaissance que même notre capacité à parler est un don divin.

En réalité, tous les efforts d'Israël sont directement dus aux bénédictions de Hachem et ne sont en aucun cas le résultat de nos propres efforts.
En entendant le shofar d'Israël, avec son message implicite que nous lui devons tout ce que nous avons, la miséricorde d'Hachem est éveillée pour épargner ses enfants.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5648 ]

Roch Hachana – avoir foi et confiance qu’Hachem nous jugera favorablement

+ Roch Hachana - avoir foi et confiance qu'Hachem nous jugera favorablement :

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm 581) écrit :
"On se lavera et on se coupera les cheveux et la barbe la veille de Roch Hachana ... Normalement, lorsqu'un homme se rend à un jugement, il se revêt de noir, s'enveloppe de noir, se laisse pousser la barbe, et ne se coupe pas les ongles, parce qu'il ignore quel sera le verdict.
Mais les Bné Israël se conduisent différemment : ils se revêtent de blanc, s'enveloppent de blanc ..., se coupent les ongles, mangent, boivent et se réjouissent à Roch Hachana, parce qu'ils savent que Hachem accomplira pour eux un miracle. C'est pourquoi on a coutume de se couper les cheveux et la barbe, de porter des vêtements propres et de multiplier les mets pour Roch Hachana."

Ainsi : "parce qu'ils savent que Hachem accomplira pour eux un miracle".

-> Le Taz (5) commente les paroles du Tour : ''On portera des vêtements propres et on se coupera les cheveux et la barbe la veille de Roch Hachana = le Tour veut montrer ainsi que nous sommes certains que Hachem tranchera notre verdict favorablement.''

=> Ce qui s'explique par le fait que la confiance en elle-même entraîne que nous soyons acquittés au jour du jugement.

<--->

+ Confiance & crainte en Hachem :

-> Le rav Chakh raconta une fois, que durant les derniers jours de sa vie, le Grize de Brisk (qui décéda la veille de Yom Kipour) était malade et alité. Le rav Chakh mentionna alors devant lui la nécessité de se renforcer dans la confiance qu'Hachem trancherait favorablement notre jugement.
"Est-ce cela qui s'appelle la confiance en D., s'écria alors le Grize, alors que je n'éprouve aucune crainte? Qu'appelle-t-on "confiance en D."? C'est lorsque l'homme a réellement peur, et que malgré tout, il surmonte celle-ci grâce à sa confiance en Hachem."

Et de fait, nous devons tenir comme principe qu'il est impossible de craindre sans confiance en Hachem et il est impossible d'avoir confiance en D. sans crainte, car la crainte toute seule peut conduire l'homme à la dépression, et à l'inverse, la confiance sans crainte ne vaut rien et peut même amener l'homme à rejeter le joug Divin.

Le travail requis durant cette période des Yamim Noraïm est tel que le décrit le Rambam (commentaire sur Roch Hachana 4,5) : "Ce sont des jours de travail sur soi-même, de soumission, de crainte d'Hachem et de fuite afin de trouver refuge en Lui", comme on le retrouve dans le rituel des Séli'hot (Ashkénazes) : אתכסה מחמתך בצילך (''je me protégerai de Ton courroux à Ton ombre'').

L’importance d’implorer Hachem en se reposant sur Sa bonté, et non nos mérites

-> Pendant les Yamim Noraïm, une personne doit implorer Hachem parce que Hachem est bon et bienveillant, désireux d'accorder Sa générosité au peuple juif.
Une personne ne doit pas implorer Dieu en s'appuyant sur le mérite qu'elle possède ; elle doit plutôt se considérer comme indigente et pauvre devant Hachem. Comme le disent nos Sages (guémara Roch Hachana 16b) : "Chaque année qui est pauvre à son début devient riche à sa fin".
Le plus important est donc de se tenir devant Hachem comme un pauvre qui se tient sur le seuil de la porte pour demander l'aumône. On doit se considérer comme un pauvre qui ne possède aucun mérite et aucune bonne action.

La différence entre se tenir devant Hachem, lui adresser une requête en raison de Sa grande bonté, et se tenir devant Hachem et l'implorer en raison de ses mérites, est la suivante : lorsque vous vous présentez devant Hachem en vous appuyant sur vos mérites, vous limitez et restreignez ce que vous pouvez obtenir par votre demande, car Hachem vous accorde alors Sa bonté en fonction de ce que vous méritez.
En revanche, lorsque [par humilité] vous implorez Hachem en vous appuyant uniquement sur Sa bonté (don gratuit, matnat 'hinam), la bonté qu'il accorde est alors illimitée et sans fin, car la bonté de D. est elle-même illimitée.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Haftara Nitsavim ]

L’importance de prier pour autrui

+ L'importance de prier pour autrui :

-> Un moyen de mériter un jugement favorable à Roch Hachana est de penser aux autres et de prier pour eux.
Nos Sages (Zohar - Noa'h) disent que le Déluge a été imputé à Noa'h. Pourquoi cela?
Parce qu'il n'a pas prié pour que sa génération soit sauvée. Noa'h avait une bonne raison de ne pas prier ; puisqu'il n'était digne d'être sauvé que parce qu'il avait trouvé grâce aux yeux d'Hachem, il craignait d'être puni s'il priait pour eux.
Néanmoins, il aurait dû prier pour sa génération. Il ne réalisait pas qu'en priant pour eux, il serait devenu alors méritant, et il aurait pu sauver le monde entier.

... Lorsqu'une personne prie pour la communauté (les besoins d'autrui), cela fait d'elle une personne [beaucoup] plus grande [aux yeux d'Hachem] (voir Kovetz Si'hot - Vol.2 - paracha Noa'h).
En sachant et en faisant cela, il sera beaucoup plus facile de mériter un jugement favorable sur le Yom haDin.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

A Roch Hachana, Hachem se juge Lui aussi

+ A Roch Hachana, Hachem se juge Lui aussi :

-> A Roch Hachana, lorsque le peuple juif est jugé par Hachem, le jugement s'applique également à Hachem, pour ainsi dire, parce que Hachem se réjouit de donner au peuple juif. Lorsque le peuple juif est digne et capable de recevoir Sa bonté, Hachem se réjouit.

C'est le sens profond du commentaire du Zohar (2,32a) sur le verset : "Je vis Hachem assis sur Son Trône, et toutes les armées du ciel se tenaient à Ses côtés (alav), à Sa droite et à Sa gauche" (Méla'him I 22,19).
Le mot pour "à Ses côtés" (alav) signifie littéralement "sur Lui". Le verset est spécifique dans son utilisation du mot "sur lui". Il suggère, à un niveau plus profond, que le jugement s'applique également à Lui, pour ainsi dire, car puisque Hachem aime nous donner, lorsqu'Il nous juge, Il se juge Lui-même, pour ainsi dire ...

Nous pouvons comprendre le verset "Car c'est une loi pour Israël, le jugement du D. de Yaakov" (ki 'hok léIsraël ou, michpat l'Eloké Yaakov -Téhilim 81,5).
... le verset explique pourquoi nous sommes certains que le peuple juif aura de la subsistance. La Torah dit que "c'est un jugement du D. de Yaakov", ce qui signifie que la décision de D. de donner ou non la subsistance au peuple juif n'est pas seulement un jugement concernant le peuple juif, mais un jugement (michpat) concernant le D. du peuple juif.

De ce fait, les Accusateurs célestes contre le peuple juif sont réduits au silence, car le jugement ne concerne pas seulement eux, mais aussi Hachem. La peur et le tremblement s'emparent des Accusateurs, les empêchant d'ouvrir la bouche, car ils savent que s'ils le faisaient, Hachem serait furieux contre eux et les jugerait aussi, puisque même les saints anges, à proprement parler, sont indignes à Ses yeux, comme il est dit : "Voici, les armées célestes ne sont pas méritantes à Ses yeux" (voir Iyov 15,15 & 25,5) ...

Hachem éprouve du plaisir et de la satisfaction à donner ... Par conséquent, lorsque Hachem désire accorder une bonté et des bénédictions généreuses, il ne nous examine pas (nos actes et mérites) pour déterminer si nous en sommes dignes ou non, car Il souhaite et désire ardemment nous donner, et il n'y a donc pas de raison sous-jacente à Sa volonté.
En revanche, avant d'accorder Sa bienveillance aux nations du monde, Il examine leurs actes pour déterminer si elles en sont dignes.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Nitsavim 30,9 ]

"Hachem dit au peuple juif : 'Puisque vous avez accepté le joug de la Torah (ol Torah) sur vous-mêmes, Je considère que vous n'avez jamais fait une faute dans votre vie'."
[guémara Yérouchalmi - Roch Hachana 2,8 ]

<--->

Rabbi Nathan Watchfogel commente :
Lorsqu'une personne accepte [pleinement] sur elle le joug de la Torah, il n'y a pas de place pour autre chose, et naturellement tous les autres fardeaux lui sont enlevés.
C'est la raison pour laquelle Hachem dit à une telle personne : "Je considère que tu n'as jamais fait de faute dans ta vie".

Roch Hachana n'est pas appelé "Yom haDin" (jour du jugement), ni "Yom haMélakha"(jour du service Divin), mais 'Yom haZikaron" (jour du souvenir).
en effet [dans les passages de la Amida/moussaf de la prière, du kidouch, du birkat hamazon, nous disons : "béyom hazikaron azé"].
Pourquoi cela?

A Roch Hachana, Hachem pose sur la balance le nombre de fois où l'on s'est souvenu de Lui ou non dans chacun de nos actes.
"Yom haZikaron" c'est le jour où Hachem vérifie à quel point on se rappelle de Lui dans la journée. Si nous accomplissons des mitsvot, cela signifie que nous nous souvenons de Lui et si nous transgressons Sa parole, à D. ne plaise, c'est que nous L'avons oublié.
[rav 'Haïm Friedlander - Sifté 'Haïm - Yamim Noraïm]

Roch Hachana – Prier pour la Royauté d’Hachem = la plus grande source de bénédiction

+ Roch Hachana - Prier pour la Royauté d'Hachem = la plus grande source de bénédiction :

=> Pourquoi à Roch Hachana toute notre prière se concentre-t-elle uniquement sur le fait de prier pour l'Honneur de la Chékhina? Pourquoi semblons-nous ignorer nos besoins personnels en ce jour du jugement (yom hadin)?
Ne devrions-nous pas mentionner spécifiquement nos fautes au lieu de les ignorer en ce jour? Cela n'améliorerait-il pas le jugement Céleste si nous confessions, admettions nos écarts et demandions pardon?

-> Le rav Its'hak Meltzen (dans son Sidour haGra) répond qu'à Roch Hachana, nous voudrions certainement prier pour nos besoins, pour notre parnassa et pour nos enfants. Cependant, une chose transcende nos besoins personnels : la Chékhina (Présence Dinve).
Elle souffre. Elle est en exil. Hachem est, pour ainsi dire, sans foyer (le Temple est détruit), méprisé et déshonoré partout dans le monde. Comment pouvons-nous nous résoudre à exprimer des demandes pour nos besoins physiques et matériels alors que Hachem Lui-même ne bénéficie pas de l'honneur et de la crainte appropriés auxquels Il a droit?
Par conséquent, nos Sages nous ont demandé de nous concentrer avant tout sur le rétablissement du Kavod Chamayim (l'honneur du Ciel), en veillant à ce que les besoins de Hachem, pour ainsi dire, soient satisfaits.
Nous ne demandons que le strict minimum pour nos propres besoins à Roch Hachana ; nous ne demandons que la vie (zokhrénou le' Haïm), et même alors, notre prière est limitée par notre intention d'apporter davantage de l'honneur à Hachem avec la vie qu'Il nous accorderait. Nous affirmons : "léma'ankha Elokim 'haïm", nous ne réclamons la vie que pour mieux Te servir.

Nous concentrons nos prières à Roch Hachana sur la demande à Hachem de révéler et de rendre manifeste Son Nom et Son honneur dans le monde entier. Lorsque nous mettons en veille nos propres besoins et nous concentrons sur le désir de voir magnifié le kavod Chamayim, les anges Accusateurs se taisent, car ils constatent que nos préoccupations sont avant tout celles d'Hachem.
Et ainsi, le verset : "ani léDodi véDodi li"» s'applique dans son sens le plus authentique : nous sommes pour notre Bien-aimé (Hachem) = nous utilisons nos prières et nos requêtes le jour du jugement (Roch Hachana) en faveur de l'honneur de notre Bien-aimé, et donc notre Bien-aimé sera pour nous et pourvoira à nos besoins.

De plus, poursuit le rav Meltzen, nous pouvons appliquer le principe de nos Sages selon lequel "celui qui prie pour un ami, tout en ayant simultanément des besoins similaires non satisfaits, recevra une réponse en premier". En répondant aux "nécessités" d'Hachem, alors que nous avons nous-mêmes des besoins importants, nous nous assurons que ceux-ci seront répondus en premier.

<--->

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem - 4e partie chap.4) enseigne que le mécanisme et la dynamique de la Création sont tels que lorsque l'Autorité de Hachem est connue et reconnue par l'humanité, tout bien et toute prospérité existent dans le monde. La bénédiction s'accroît et le monde demeure en paix.
Cependant, lorsque les sujets de Hachem ne se soumettent pas à leur Créateur et ne reconnaissent pas Sa souveraineté, le Bien fait alors défaut, les ténèbres prévalent et le mal domine.
Chaque fois qu'il existe une raison pour que le Créateur Se manifeste dans Son royaume et démontre Sa domination sur Son monde, cela entraîne une grande bénédiction et une grande prospérité parmi l'humanité.
La sainte illumination de la bienfaisance de Hachem s'en trouve augmentée tandis que les forces du mal sont rabaissées et asservies, si bien qu'elles ne sont plus capables de saper le bien du monde.

Ainsi, sur la base de ce principe du Ram'hal, nous pouvons comprendre l'orientation de nos prières durant Roch Hachana, en demandant à Hachem, comme par exemple : ouv'hén tén patdé'ha Hachem ... = "Et ainsi, accorde que Ta vénération, Hachem, notre D., soit sur toutes Tes œuvres, et Ta crainte sur tout ce que Tu as créé ; et alors toutes Tes œuvres Te craindront et se prosterneront devant Toi".
vétimlo'h ata Hachem lévadé'ha al kol maassé'ha = "Et Toi, Hachem, Tu régneras seul sur toutes Tes œuvres".

En effet, lorsque la Royauté (Mal'hout) d'Hachem est reconnue et que Sa Gloire est révélée, la bonté, la paix, la bénédiction, la tranquillité, la lumière et la sainteté suivent naturellement pour tous.
Tout ce dont nous avons besoin, tout ce que nous voudrions demander pendant Roch Hachana (jour du jugement), serait naturellement satisfait si seulement la Royauté d'Hachem pouvait être reconnue et acceptée dans le monde entier.
En demandant au monde de reconnaître et d'honorer Hachem de la manière appropriée, nous demandons, en substance, de recevoir toutes les bénédictions que nous désirons, puisque tel est le résultat naturel de la bonne reconnaissance de la Royauté d'Hachem dans le monde entier.

<--->

[ainsi, chacun individuellement nous devons accepter et désirer, autant que possible, que la Royauté d'Hachem puisse pleinement s'épanouir, en nous-même et dans le monde. ]