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Shofar = un appel à réaliser la grandeur de notre âme

+ Le shofar = un appel à réaliser la grandeur de notre âme

-> "achré aam yod'é téroua" (אשרי העם יודעי תרועה - Téhilim 89,16)
Peut-être que l'expression "yod'é téroua" (qui connaît le son du shofar), fait également référence à la connaissance des voies de Hachem qu'Israël acquiert en faisant retentir le shofar.
La michna (Pirké Avot 3,18) parle de l'amour particulier d'Hachem pour l'homme afin de nous enseigner que l'humanité, et en particulier les juifs, a non seulement été créée à l'image d'Hachem, mais acquiert également un sentiment d'amour particulier en sonnant du shofar.
Entendre le shofar rend le juif conscient de l'énorme potentiel spirituel latent en lui, cette "âme supplémentaire" dont Hachem l'a doté au-delà du reste de l'humanité.
C'est ce que suggère le mot même "shofar" (qui semble dériver de la même racine que "shoufera" [שופרא], beauté), laissant entendre que l'écoute du shofar renforce et solidifie la sublime et belle âme divine en nous.
Ainsi, ce Téhilim se conclut : "A la lumière de Ta face, ils marcheront" = entendre le shofar nous rend plus conscients de notre âme unique.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5646 ]

Shofar = donner de la force à notre étincelle interne

+ Shofar = donner de la force à notre étincelle interne :

-> Pour apprécier la signification du son du shofar, rappelons-nous la célèbre idée selon laquelle une étincelle intérieure de bonté (connue dans le milieu hassidique sous le nom de "der pintele Yid") existe en chaque juif. Peu importe à quel point un juif peut s'éloigner de ses racines de la Torah, Hachem garde jalousement cette étincelle et la protège contre toute dégradation supplémentaire. [quoiqu'un juif puisse faire, elle reste intacte et pure. ]
À Roch Hachana, jour qualifié de secret (bakessé) par le psalmiste, cette étincelle intérieure s'éveille. Le shofar sans paroles et le remords sincère qu'il suscite dans le "pintele Yid" brisent tous les obstacles qui empêchent un juif de revenir vers Hachem.

Pour cette résurgence de son étincelle intérieure de bonté, chaque juif bénéficie d'une récompense ample. Une caractéristique particulière d'Hachem, toujours présente mais parfois lointaine, fait surface ...

[iné lo yanoum vélo yichan shomer Israël - Téhilim 121,4 ]
Parfois, cependant, nos fautes peuvent sembler pousser le Gardien d'Israël (Hachem), associé à l'attribut de la miséricorde, à s'éloigner de son peuple. Cependant, dès que le shofar retentit, il évoque cette étincelle intérieure et nous rapproche de Hachem ; celui-ci, à son tour, se rapproche de son peuple.
[Sfat Emet - Roch Hachana - Likoutim ]

Shofar = briser la rigueur en miséricorde

+ Shofar = briser la rigueur en miséricorde :

-> "achré aam yod'é téroua" (אשרי העם יודעי תרועה - Téhilim 89,16).
Le Zohar (cf. Emor 99b) suggère que l'expression "yod'é téroua" qui connaît le son du shofar, fait référence à la capacité d'Israël à fragmenter et à briser le son dur de la téroua (son du shofar).
Contrairement à la tékia, qui est un son continu, le shévarim et la téroua consistent tous deux en une série de sons fragmentés symbolisant nos tentatives de briser les jugements sévères en petits morceaux.

Dans cette optique, il est intéressant de noter que la guématria du mot "guévoura" (force - 216), peut être divisée en trois "segments" égaux, chacun correspondant à la guématria du mot 'hessed (bonté -> 216/3 = 72).
[Sfat Emet - Roch Hachana 5658 ]

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-> Dans un esprit quelque peu similaire, l'expression "yod'é téroua", qui connaît le son du shofar, peut suggérer qu'Israël sait comment briser la couche extérieure qui apparaît comme une justice sévère pour révéler la miséricorde divine cachée en dessous.
Hachem a créé le monde en mêlant la justice tempérée par la miséricorde, et bien que l'univers puisse sembler à première vue régi par les diktats stricts d'une justice sévère, lorsque nous retirons cette couche extérieure, nous découvrons que même les événements qui semblent résulter de jugements sévères sont en réalité entièrement fondés sur la compassion de Hachem.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5663 ]

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-> Le son de la sonnerie du shofar (téroua) a également le pouvoir de briser nos cœurs et de les remplir de contrition, ce qui à son tour brise tout décret sévère qui aurait pu être prononcé [au Ciel] ...

En écoutant le shofar et en lui permettant de "bouleverser" nos cœurs, nous mériterons de nous réjouir dans la lumière d'Hachem, de marcher dans la lumière de Son visage.
[Sfat Emet - Shabbath Shouva 5662 ]

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-> Le mot téroua a également des connotations de "volonté" ou de "désir", comme le commente Rachi sur le verset "outérouat mélé'h bo" (l'amitié du Roi est en lui - Balak 23,21).
Ainsi, dire qu'Israël est "yod'é téroua" implique que seul Israël parmi les nations est capable de comprendre les véritables souhaits d'Hachem, de réaliser que malgré la façade de justice sévère avec laquelle Hachem semble gouverner Son monde, même le processus de jugement n'est en réalité qu'un moyen de répandre la miséricorde et la bonté divines sur Ses créatures.
Nous seuls pouvons comprendre les rouages internes d'Hachem (dans la mesure où des mortels le peuvent) et savoir que le shofar a le pouvoir de faire jaillir la miséricorde infinie de Hashem et de transformer la justice en compassion.

La conclusion de notre verset fait également allusion à ce pouvoir : "béor pané'ha yéalé'houn" (nous allons à la lumière de son visage), parce que nous comprenons le véritable dessein d'Hachem, nous avons le privilège de nous réjouir de la lumière intérieure de Hachem (en hébreu "pénimi", est apparenté au mot "pané'ha") en sachant que Sa justice est véritablement miséricordieuse.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5652 ]

Pourquoi consommons-nous du miel à Roch Hachana?
Parce que le miel sucré provient des abeilles qui piquent et causent de la douleur.
De même, à Roch Hachana, nous prions pour que toutes les épreuves passées se transforment en douceur.
[Avné Nezer ]

La définition de la criante du Ciel (yirat chamayim) dans notre génération est de croire que tout ce qui nous arrive au cours de l'année a été décrété à Roch Hachana.
[le Steipler - au nom du 'Hazon Ich ]

Se réjouir à Roch Hachana

+ Ezra et Né'hémia nous ont disent : "[à Roch Hachana] mangez des mets succulents, buvez des boissons douces ... ne soyez pas tristes, car la joie en Hachem est votre force" (Né'hémia 8:10).

-> Roch Hachana est le jour où nous avons été créés et avons reçu le don originel de la vie. C'est un jour où il faut être joyeux, et non anxieux ou déprimé. Bien sûr, cela ne signifie pas que nous devrions oublier que nous sommes jugés pour tout ce que nous avons fait au cours de l'année précédente. Mais Ezra et Né'hémia nous enseigne que notre émotion première doit être la joie de notre proximité avec Hachem.

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-> Le Ram'hal (Adir BaMarom) enseigne :
Roch Hachana représente le jour où Adam a été créé, ainsi que le jour où il a fauté et a été expulsé du Gan Eden. Mais examinons attentivement les détails de ce jour monumental. La guémara (Sanhedrin 38b) nous donne un détail heure par heure de ces événements cruciaux : "... À la cinquième heure, il se tint sur ses jambes, à la sixième, il appela chaque chose par son nom légitime ... à la dixième, il fauta".
Pendant la majeure partie de cette journée, jusqu'à la dixième heure, l'homme a vécu dans un état de perfection totale. Il était l'œuvre du Tout-Puissant (yétsir kapav) et le but ultime de toute la Création.

-> Ainsi, Roch Hachana nous ramène à notre état idyllique originel, et c'est là que nous transcendons la faute (originelle). Nous devons considérer notre statut élevé d'avoir en soi une tsélem Elokim, et cela n'est pas un fardeau mais un honneur, une fierté à utiliser avec responsabilité.
Certes nous devons trembler de crainte pendant les yamim noraïm, mais nous devons le faire avec l'assurance que le Roi aime Ses enfants royaux (ben chel mélé'h) et qu'Il a envie de les voir mériter une nouvelle année belle et douce.

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Selon le rav Nathan Wachtfogel (Léket Réchimot), contrairement à Yom Kippour, où nous énumérons plusieurs fois nos fautes, à Roch Hachana, nous nous élevons en faisant l'expérience de la royauté d'Hachem et en nous élevant au-dessus de ce que nous étions auparavant.

Pourquoi nous ne disons pas « bé’ahava »

+ Pourquoi nous ne disons pas "bé'ahava" :

-> Le Taz (Ora'h 'Haïm 582:3) écrit que nous ne disons pas le mot "bé'ahava" (avec amour) pendant la prière de Roch Hachana parce que la téroua représente le "din" (jugement strict) et "il n'y a pas d'ahava dans le din".

Le séfer Zichron Shmouel note que cela est difficile à comprendre. Il semblerait que nous devrions dire "bé'ahava" comme une prière pour adoucir le jugement avec amour.

Il répond que la halakha stipule qu'une personne qui aime ou déteste quelqu'un d'autre n'est pas autorisée à le juger. La raison pour laquelle nous ne disons pas "bé'ahava" est que le son du shofar représente le jugement. Lorsque Hachem s'assoit pour juger le peuple juif et qu'Il veut nous montrer sa miséricorde, le Satan pourrait se plaindre qu'en nous aimant, il n'est pas un juge valable.
C'est pourquoi nous ne récitons pas "bé'ahava", afin que Satan ne vienne pas se plaindre de cet amour.

Cependant, la vérité est que Hachem nous aime infiniment et qu'Il aura pitié de nous. Il nous jugera favorablement et nous accordera une bonne année.

Celui qui met un frein à sa bouche à Roch Hachana en s’abstenant de propos superflus mérite de réveiller dans le Ciel la même conduite : lorsque l’ange Accusateur viendra reprocher à cet homme ses fautes, on lui dire : "C’est l’heure du jeûne de la parole à présent!"
Et il ne sera pas en mesure de prononcer le moindre mauvais jugement contre cet homme.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev ]

+ La guemara (Bétsa 15a) précise que les revenus de chacun sont déterminés à Roch Hachana.

Selon le rav Pin'has de Koretz (Imré Pin'has - chaar 7, Inyanim Shonim ot 31) :
"cela ne signifie pas que le nombre exact de morceaux de pain que chacun aura est déterminé. Il s'agit plutôt de déterminer le degré de jouissance que chacun aura au cours de l'année."

Tout juif est en mesure de changer son avenir à Roch Hachana et rien ne résiste à la prière. Car, elle possède la force d’annuler toutes les accusations qui pèsent sur lui.

Même si un décret rigoureux avait été prononcé (à D. ne plaise), la prière de Roch Hachana aurait la force de l’annuler.
[rav Elimélé'h Biderman]