La volonté de s'améliorer et de vivre une vie de téchouva n'est pas qu'un autre désir superficiel. C'est l'essence même de l'esprit juif.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 9,1]
Catégorie : Fêtes
Chaque faute amène une personne à haïr.
Chaque instant de téchouva amène une personne à aimer.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 12,4]
Il (Moché) leur répondit : "C'est ce qu'a dit le Hachem : Demain est le sabbat solennel" (Béchala'h 16,23)
-> Rabbi Nissim Yaguen enseigne :
Hachem a averti Moché depuis le dimanche, et Moché n'a rien dit [jusqu'à la veille de Shabbath (vendredi)].
Il leur a alors fourni l'explication suivante : puisqu'il ne tombe pas de manne le Shabbath, les juifs ont mérité d'en recevoir le double [le vendredi] (et c'est en souvenir de ce miracle que nous avons l'habitude de mettre 2 pains à table le Shabbath).
=> Il se pose ici une question : nous savons qu'un prophète qui reçoit une prophétie d'Hachem, s'il la retient et qu'il ne la transmet pas aux juifs est passible de mort.
Voilà que notre maître Moché reçoit la prophétie depuis dimanche, pourquoi l'a-t-il retenue jusqu'au vendredi?
Moché a pensé : si je leur raconte le miracle qui va arriver vendredi dès le dimanche, ils vont s'habituer par la pensée à ce miracle, et la valeur de ce dernier diminuera à leurs yeux, car ils n'en seront pas surpris.
En conséquence, bien qu'Hachem lui ait dit de préparer le peuple à cette situation, Moché a pris l'initiative de laisser la surprise de ce fabuleux miracle aux juifs, afin de ne pas en gâcher la moindre parcelle ...
A notre grand regret, il nous est difficile d'être dans l'attente de la venue de la Reine Shabbath, il est possible que ce soit même pour certains une charge sur les épaules.
Pourquoi?
La principale raison de ce laisser-aller dans le respect du Shabbath et des préparatifs de son approche, est due à notre mauvaise habitude. La force de l'habitude atténue notre ressentie, et depuis le moment où il se transforme en routine pour l'individu, le caractère particulier et le ressenti disparaissent ...
Notre existence est entourée d'innombrables et incommensurables miracles et prodiges (ex: le soleil, le corps humain, ...) ... Ainsi est la force de l'habitude. Plus nous nous habituons à une situation, plus le ressenti va en diminuant.
[selon nos Sages, le Shabbath est le jour le plus élevé, important, de toute l'année juive, cependant le fait que dans sa bonté Hachem nous l'octroi tous les 7 jours, alors il perd toute sa valeur à nos yeux, devenant un élément lambda de notre routine. Mais la réalité est que Shabbath est tellement énorme que c'est déjà un aperçu du monde futur illimité et éternel, dans notre monde éphémère et très limité par la matière.
Le Shabbath est tellement la source des bénédictions, que selon le Ohr ha'Haïm haKadoch, c'est grâce à lui que le monde a les énergies et bénédictions nécessaires pour exister encore 6 jours jusqu'au Shabbath suivant!
b'h, Combien nous devons travailler à appréhender chaque semaine le Shabbath de la plus belle des manières!]
+ La quémara (Shabbath 119a) demande par quel mérite les gens s'enrichissent en Israël? Et répond par le mérite d'accomplir le versement de la dîme (maaser).
La guémara poursuit : par quel mérite les gens s'enrichissent-ils à Bavél? Par le mérite d'honorer la Torah.
Et par quel mérite les gens s'enrichissent-ils dans les autres pays? Par le mérite d'honorer le Shabbath.
Rabbi 'Hiya bar Aba dit à ce sujet : "J'ai été reçu une fois chez un monsieur de la ville de Loudkiya. On a mis à ma disposition une table en or d'un poids équivalent à celui de 16 hommes ; 16 chaînes en argent y étaient attachées, avec des plats, des verres, des cruches, des assiettes remplies de toutes sortes d'aliments, de friandises et de senteurs.
En la posant les serviteurs : "A Hachem appartient la terre et ce qu'elle renferme ..." ; en la débarrassant ils disent : "Les cieux, oui, les cieux sont à Hachem, mais la terre, Il l'a octroyée aux fils de l'homme".
Je lui ai demandé : "Mon fils, comment as-tu mérité tout cela?"
Il m'a répondu : "J'étais boucher, et pour chaque belle bête je disais : celle-ci sera en l'honneur du Shabbath"."
[rapporté par rabbi Nissim Yaguen]
La sainteté du Shabbath
+ La sainteté du Shabbath :
-> Nos Sages ont institué qu'un non juif qui observe le Shabbath est condamné à mort, tandis que si ce dernier met les téfilin ou se circoncit, il n'est redevable d'aucune sanction.
La sainteté du Shabbath est équivalente à celle du Tabernacle, et Hachem a mis en garde dans le verset : "Le profane qui en approcherait serait frappé de mort" (Bamidbar 1,51) : Hachem a interdit au non-juif de s'approcher de cette sainteté, et un non-juif qui observe le Shabbath, entre pour ainsi dire dans le Tabernacle, sa peine est alors la mort, tout comme pour celui qui s'approche d'un lieu interdit.
"Il (le Cohen Gadol) dépouillera ses habits et en revêtira d'autres" (Tsav 6,4).
De la même manière que la Torah a ordonné au Cohen de changer ses habits afin de s'introduire dans le Temple, de même l'homme doit changer les siens avant l'entrée du Shabbath.
La Torah met en parallèle le changement d'habits du Cohen Gadol pour s'introduire dans le Saint des saints, et le changement d'habits avant l'entrée du Shabbath.
Nous trouvons d'autres équivalences entre le Shabbath et le Tabernacle.
Par exemple : lorsque le Cohen gadol s'introduit dans le Tabernacle, il n'a pas le droit de courir ; il nous est également interdit le Shabbath de marcher à grands pas.
La sainteté du Shabbath et celle du Tabernacle sont égales en importance. La seule différence est que celle du Shabbath est liée au temps, et celle du Temple au lieu.
[...]
Lorsque les juifs ont érigé le Tabernacle (Michkan), qui est la sainteté du lieu, il aurait été permis de renoncer au Shabbath, qui est la sainteté du temps. C'est pourquoi Hachem leur a dit : la sainteté du temps est une chose et celle du lieu une autre ; la sainteté du temps ne doit pas être évincée, même au profit de celle du lieu.
La guémara (Shabbath 119b) rapporte que lorsqu'un homme va prier vendredi soir à la synagogue, à son retour 2 anges l'accompagnent, et lorsqu'il récite le kiddouch, ils posent leurs mains sur sa tête et le bénissent.
Rav 'Hisda dit, Rav Oukva dit : Celui qui prie le soir de Shabbath et dit Vayékhoulou, 2 anges de service l'accompagnent et lui posent les mains sur la tête en disant : "et maintenant tes péchés ont disparu, tes fautes sont effacées".
Pourquoi cela?
Puisque la sainteté du Shabbath est égale à celle du Tabernacle (Michkan), lorsqu'un homme entre dans le Shabbath, il ressemble à celui qui s'introduit dans le Temple : la venue au Temple était destinée à apporter des sacrifices pour se faire pardonner ses fautes, ainsi l'homme qui se sanctifie le Shabbbath et s'introduit dans la sainteté du temps, mérite le pardon.
Il existe 3 saintetés : celle du temps, celle du lieu, et celle du corps, qui sont indissolublement liées.
Selon nos Sages, une des raisons de la destruction du Temple est "du fait d'y avoir transgressé le Shabbath", selon le verset : "De mes Shabbath, ils détournent les yeux, de sorte que Je me trouve profané au milieux d'eux" (Yé'hezkiel 22,26).
En effet, lorsque l'homme offense la sainteté du temps, celle du lieu (le Temple) est également atteinte.
Lorsqu'un homme se sanctifie par le corps, il mérite de devenir un réceptacle de la Présence Divine et de se sanctifier par la sainteté du lieu, selon le verset : "Et ils me construiront un sanctuaire pour que Je réside au milieu d'eux" (Térouma 25,8).
Nos Sages expliquent : pas parmi eux, mais en eux ; la Présence Divine pourra résider dans le cœur de chaque juif.
Ainsi, en sanctifiant le temps (le Shabbath) et notre corps, alors nous provoquons le fait de mériter de la sainteté du lieu par la reconstruction du Temple.
[rabbi Nissim Yaguen]
<--->
-> b'h, voir aussi : https://todahm.com/2016/12/27/le-kiddouch
<-------------->
-> La guémara (Shabbath 119b) rapporte que lorsqu'un homme va prier vendredi soir à la synagogue, à son retour 2 anges l'accompagnent, et lorsqu'il arrive chez lui ils le bénissent.
C'est la source de l'habitude de chanter : "Shalom Alé'hem", le vendredi soir, afin d'accueillir les anges et leur demander de nous accorder leurs bénédictions.
=> Pourquoi les anges ont-ils un rôle si important, tout particulièrement, à Shabbath?
-> Selon le rav David Sutton c'est parce qu'à Shabbath nous entrons dans une dimension beaucoup plus élevée que les autres jours de la semaine, au point de nécessiter des anges spéciaux pour nous accompagner en ce jour.
Cela ressemble au rêve de Yaakov avec l'échelle, qui selon nos Sages symbolise le fait que les anges du dehors d'Israël sont remontés au Ciel, et les anges spéciaux propres à la grande sainteté d'Israël sont descendus pour l'accompagner.
De même à l'entrée de Shabbath, nous avons les anges qui prennent soin de nous la semaine, qui laissent la place à des anges spéciaux propres à la sainteté du Shabbath.
-> Le Rambam (Moré Névou'him 3,45) explique que la Torah demande de mettre 2 kérouvim (chérubins) au-dessus de l'Arche (Aron) dans le Temple, afin de renforcer notre croyance dans les anges.
Si c'est le rôle des anges dans le Temple, alors le rav David Sutton suggère que les anges à Shabbath remplissent le même rôle.
Shabbath est dans le temps ce que le Temple est dans l'espace.
De même que le Temple est un lieu désigné comme sacré/saint, de même Shabbath est un bloc de temps désigné comme sacré/saint.
C'est pourquoi, de même que dans le Temple il y avait 2 anges (chérubins) pour nous renforcer dans le fait qu'ils existent, de même à Shabbath nous avons chacun 2 anges spéciaux qui viennent pour renforcer ce principe de la foi juive.
<--->
-> Le Maharam Chik, un élève du 'Hatam Sofer, dit à propos de son Rabbi qu'il disait "Shalom Alé'hem" silencieusement car il était si humble qu'il se sentait indigne d'être accompagné d'anges.
Notre capacité naturelle à se raconter des histoires
+ Lorsque le prophète Eliyahou s'est tenu sur le mont Carmel, il a reproché au peuple juif : "Jusqu'à quand hésiterez-vous entre les 2 partis? Si Hachem est le vrai D., suivrez-Le ; si c'est Baal, suivez Baal!" (Méla'him I 18,21).
Voici les paroles de Eliyahou haNavi au peuple d'Israël : "Jusqu'à quand clocherez-vous entre les 2 partis?" Hachem n'aime pas "50/50", se conduire "comme-ci comme ça".
Faire seulement ce qui nous est agréable, et non ce qui ne l'est pas ...
[rabbi Nissim Yaguen]
<--->
+ Faire attention à notre capacité naturelle à se raconter des histoires :
-> Selon la guémara (Erouvin 19a) = "Même lorsqu'ils se tiennent à la porte du Guéhinam (l'enfer), les réchaïm ne se repentent pas."
Le rabbi Naftali de Ropshitz explique que les réchaïm pensent qu'ils n'ont fait que de bonnes actions, du coup il n'est pas nécessaire de faire téchouva.
Le 'Hozé de Lublin commente qu'aux portes du Guéhinam les réchaïm pensent qu'ils y entrent afin de libérer de pauvres âmes qui y sont déjà.
[ils se voient tellement beaux, que c'est forcément qu'on a besoin d'eux pour libérer des gens de l'enfer qu'ils y vont!]
-> Rabbi Nissim Yaguen rapporte le Talmud de Jérusalem qui dit que [dans sa tête], Essav le racha était certain d'être un grand tsadik, et qu'il s'envelopperait de son talith le moment venu pour s'asseoir au gan eden parmi les tadikim.
-> N'oublions pas que le monde futur est éclatant de vérité, et toutes nos bonnes justifications qu'on s'est inventé pour avoir en pratique une Torah qui épouse nos désirs (et non ceux d'Hachem), vont voler en éclats.
En ce sens, nos Sages (guémara Erouvin 19a) disent que lorsque les réchaïm arrivent en Enfer, ils déclarent : "Ton jugement est juste! Tu as bien fait de nous condamner!"
[la plus grande douleur du monde à venir c'est la réalisation de ne pas avoir exploité nos capacités potentielles de faire la volonté d'Hachem comme on aurait pu le faire!
On aurait pu être pour l'éternité des milliardaires de milliardaires en biens spirituels, mais au final nous avons si peu!
La bonne nouvelle c'est que nous sommes encore en vie pour agir, et que notre papa Hachem est tellement plein de miséricorde qu'on peut tout réparer, tout obtenir!]
<--->
-> Lorsque Noa'h a construit l'Arche, il a passé 120 années à essayer de persuader les gens à changer leur comportement, et malgré toute sa sagesse il n'y est pas parvenu.
Le midrach dit que le Déluge a été très graduel, avec le niveau de l'eau qui montait petit à petit, et ce afin de laisser au maximum l'occasion de faire téchouva.
Mais même quand l'eau est parvenue à leur cou, les gens n'ont pas fait téchouva.
La guémara (Erouvin 19a) enseigne : "Même lorsqu'ils se tiennent à la porte du Guéhinam (l'enfer), les réchaïm ne se repentent pas."
Comment cela est-il possible? S'ils voyaient que c'était tout proche, pourquoi ne se sont-ils pas repentis?
Le rav Shmouël Felder dit que le problème est que même si une personne comprend logiquement que c'est maintenant ou jamais, et que c'est dans son intérêt de faire téchouva, le fait de fauter est devenu tellement une seconde nature, que cette personne ne peut pas changer sa tendance naturelle. Ainsi, elle ne peut pas faire téchouva.
[nous devons faire très attention à ne pas se faire endormir par le yétser ara dans une routine de la vie, mais au contraire il faut étudier du moussar, faire des points sur notre vie, avoir un regard constructif et véridique, ... ]
<--->
-> Il est écrit dans le midrach (Bamidbar rabba 13,3) :
"L'orgueil de l'homme amène son abaissement" (Michlé 29,23) = cela fait référence à Adam.
Comment cela? Lorsque Adam a transgressé l'ordre de D. et qu'il a mangé de l'Arbre, Hachem a désiré qu'il fasse téchouva et lui a donné l'opportunité de le faire. Mais Adam n'a pas été d'accord de se repentir.
Hachem a dit à Adam : "et maintenant" (Béréchit 3,22) = Hachem lui a dit : "Même maintenant tu peux faire téchouva et Je l'accepterai".
Adam a répondu : "Je ne le ferai pas!"
- Le rav Yaakov Galinsky enseigne :
Il était tellement difficile à Adam d'admettre : "J'ai fauté!"
Car la vérité était que de son point de vue à lui, qu'il n'avait pas fauté.
Après tout, il avait voulu uniquement amener davantage de gloire à Hachem.
[le yétser transforme à nos yeux une faute en une mitsva!]
D'ailleurs selon le midrach (Béréchit rabba 19,12), Adam a dit : "J'en ai mangé [du fruit interdit] et j'en mangerai de nouveau".
[...]
La guémara (Nazir 23a) affirme que Adam a décidé de commettre une "avéra lichma" (une faute pour l'honneur d'Hachem).
Il voulait manger du fruit de l'Arbre, afin d'injecter en lui le yétser et être expulsé du gan eden, dans un monde plein de luttes et d'épreuves, afin qu'il puisse alors les vaincre et amener par cela une sanctification du Nom d'Hachem.
Non seulement il s'est convaincu que cela était la bonne chose à faire [même si cela allait à l'encontre de l'ordre de D.], mais même les anges en ont été persuadés : "les anges ont demandé à Hachem : "Maître de l'Univers, pourquoi as-Tu imposé la sentence de mort sur Adam?" (guémara Shabbath 55a)
Le rav Israël Salanter dit qu'une "avéra lichma" vient avec une condition : elle doit être à 100% lichma, sans en retirer le moindre plaisir en la faisant.
Or, il est écrit : "La femme jugea que l'arbre était bon comme nourriture, qu'il était attrayant à la vue et précieux pour l'intelligence" (Béréchit 3,6). Puisque 'Hava en a tiré un certain plaisir en le mangeant, tout l'acte est devenu invalide.
[on ne juge pas Adam qui était à un niveau spirituel infiniment élevé, mais on peut voir à quel point le yétser peut chez toute personne réussir à la convaincre de faire de bonnes choses alors qu'en réalité c'est contraire à ce que Hachem désire de nous.
D'une certaine façon on se créé une réalité, un dieu, qui correspond à ce que nous voulons. Mais n'oublions pas qu'un jour nous passerons tous en jugement devant D., et que LA Vérité sera éclatante. Alors travaillons à ne pas se faire berner par notre yétser ara, pour que notre réveil à la Vérité soit le plus agréable possible!]
-> Le rav Yaakov Galinsky enseigne que le problème est que nous n'avons pas conscience de ce que cela signifie de fauter.
[le yétser ara nous fait croire que ce n'est rien du tout : "tu vois bien le monde continue à tourner pareillement! C'est que ce n'est pas si grave après tout!"]
Si nous avions conscience de la gravité, des dégâts dans ce monde et au Ciel que génère notre faute, on ne pourrait pas vivre avec le sentiment d'avoir fauté.
Le Meiri ('Hibour hatéchouva) écrit qu'on ne doit pas penser qu'il est nécessaire de se confesser dans les détails (cf. guémara Yoma 86b), cela n'est pas la partie essentiel de la confession (vidouï), car tout ce qui est nécessaire est de dire : "nous avons fauté "(aval ana'hnou 'hatanou - guémara Yoma 87b).
Mais plutôt, l'élément principal est d'avoir honte de sa faute (comment j'ai pu tomber si bas et faire quelque chose qui a des conséquences si grave pour moi et tous les juifs!). S'il manque ce sentiment de honte, il manque un élément important du vidouï, car nous disons à la fin du vidouï : "je suis devant Toi comme un récipient rempli de honte et d'humiliation" (aré ani léfané'ha kikhli malé boucha ou'hlima)
Le rav Yaakov Galinsky conclut : notre mission est de comprendre ce que cela signifie de commettre une faute, et ce que c'est de la faire "devant Hachem" (lifné Hachem).
[ => il en découle que l'essentiel de la téchouva est ce sentiment de honte d'avoir pu se laissé berner, de s'être raconté des histoires, au point d'en arriver à fauter.
En effet, si on avait face à nous la conscience des énormes destructions, dégâts, que nous causons, alors nous n'aurions sûrement pas fauté.
Le principal de la téchouva est la prise de conscience de combien je perds à fauter, de combien il faut être stupide pour ne pas être dans la Vérité, pour ne pas suivre la volonté d'Hachem.]
<--->
-> Le rav Avigdor Nebenzahl écrit :
"il (Its'hak) sentit l'odeur de ses vêtements" (Toldot 27,27), la guémara (Sanhédrin 37a) explique ce verset : ne lis pas "bégadav" (ses vêtements - בְּגָדָיו), mais "bogdav" (ses traites).
Même les traites (les fauteurs) parmi les juifs émettent des odeurs agréables lorsqu'ils font une téchouva complète en ouvrant leur yeux et en découvrant les mensonges de ce monde.
<---------------------->
-> "Si vous vous conduisez selon Mes lois" (Bé'houkotaï 26,3)
Par exemple, tout celui qui emprunte sa voiture le Shabbath ne s'électrocute ni ne meurt immédiatement.
Si Hachem nous a donné le libre arbitre, c'est pour nous éviter de pratiquer les mitsvot uniquement par peur des punitions physiques, mais pour nous entraîner à les appliquer afin de faire la volonté de D.
-> Rabbi Nissim Yaguen enseigne :
"De nombreuses personnes ne connaissent pas la gravité de transgresser le Shabbath!
Ils ne savent pas que cela avait été ordonné dans les 10 Commandements.
Il est plus grave de profaner le Shabbath que de manger du cochon le jour de Kippour!
L'observance du Shabbath a été écrite avant l'interdit de "Tu ne tueras point", afin de faire prendre conscience de sa phénoménale importance!
Par manque de connaissances et de prise de conscience, beaucoup perdent leur vie et gâchent leur monde futur à tout jamais!
[...]
Lorsque Bil'am a vu en prophétie nos saints Patriarches assis dans le gan eden, profitant de la Gloire divine, il a émis ce souhait : plaise au Ciel que je sois avec eux, puissé-je mourir comme meurent ces tsadikim, et puisse ma fin ressembler à la leur!" (Balak 23,10).
Quand il a dit cela, on s'est moqué de lui du haut des Cieux : "Espèce de sot! Tu t'imagines qu'on peut vivre comme un non religieux et mourir comme nos saints Patriarches! Pour mériter une mort comme la leur, il faut mener ta vie comme eux!"
J'ai entendu dire plus d'une fois : "Mon grand-père était un grand tsadik ... Je veux être à ses côtés au gan eden ..."
Il est clair comme le soleil qu'il sera impossible d'être à ses côtés, si toute sa vie a été à l'opposé de celle du grand-père ... Il n'y a aucune chance de vivre comme un non-juif et de mourir comme un tsadik! ...
Certains ordonnent à leurs fils avant leur fin : "Après ma mort, priez pour moi et dites le kaddich ..."
S'imaginent-ils que cela pourra les sauver de l'enfer? Même si Bil'am avait mérité 10 kaddich, il serait resté le même racha.
Faire téchouva est un mérite exceptionnel, qui est réservé à très peu de gens.
[en effet, le yétser ara nous convainc que même si l'on faute : c'est pas si grave! ça arrive à tout le monde! Hachem comprendra ... et du coup on ne se remet pas en question!]
Bien heureux celui qui ne gâche pas cette dernière chance [en croyant les bobards du yétser ara, en se racontant des histoires à son avantage sur la rigueur du jugement après notre mort ...] et sait se préserver d'une terrible chute!"
"La mitsva du Shabbath est équivalente à toutes les mitsvot de la Torah"
[guémara Béra'hot 9a]
-> Le Gaon de Vilna explique qu'il ne s'agit pas de tout le Shabbath. Même une minute durant ce jour saint est équivalente aux 613 mitsvot de la Torah, car le Shabbath est l'essence de la foi.
<--->
-> "Celui qui accomplit [la mitsva positive du Shabbath] est considéré comme ayant accompli les 248 mitsvot positives de la Torah ; et celui qui observe ses interdits, comme ayant observé toutes les 365 mitsvot négatives de la Torah"
[Zohar Yitro 92a]
-> Celui qui accomplit le Shabbath, est considéré comme ayant accompli la Torah dans son intégralité. Celui qui transgresse le Shabbath est considéré comme reniant la Torah dans sa totalité.
[midrach Chémot rabba 25,12]
Le Shabbath atteint le monde de la Atsilout (le niveau spirituel le plus élevé de la semaine). Ô combien devons-nous être vigilants et ne pas prononcer des paroles interdites, à fortiori du colportage et de la médisance, car celui qui souille sa bouche et sa langue en ce jour si saint, est considéré comme ayant déposé une idole dans le Tabernacle.
[...]Nous disons durant la prière de Shabbath : "Tu as sanctifié le 7e jour en faveur de Ton Nom".
Si nous réfléchissons au sens des mots, nous comprendrons que Hachem a sanctifié le Shabbath en l'honneur de Son Nom, en en faisant la couronne de la création, le but de la création du ciel et de la terre.
[rabbi Nissim Yaguen]
Le véritable péché de l'homme, c'est qu'il peut à tout instant faire retour à D. et qu'il ne le fait pas.
[rabbi Sim'ha Bounim de Peschi'ha]
-> L'homme qui fait pleine et entière repentance et confesse ses fautes est comme un nouveau-né.
[rabbi Yaakov Its'hak de Lublin]
-> Maître du monde! J'avoue avoir beaucoup de péchés contre toi mais toi non plus tu ne m'as pas donné que des joies. Alors je te pardonne les peines, les malheurs et les douleurs que tu m'as envoyés. Et, à ton tour, pardonne-moi.
[rabbi Yossef de Brody]
La preuve que Hachem aime Israël, c'est qu'il lui a donné le Shabbath.
[rabbi Tsadok haCohen de Lublin]
<--->
-> Hachem a dit à Moché : "J’ai un beau cadeau dans mon Trésor, qui s’appelle Shabbat, et Je veux le donner à Israël, va le lui annoncer!" [guémara Shabbat 10b]