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Chez moi, l'essentiel c'est Roch Hachana. Aussitôt que passe ce jour de l'an, je prête l'oreille pour le cas où l'on me réveille aux séli'hot de l'année prochaine. Car l'année passe très vite. Comme un clin d'œil.
[rabbi Na'hman de Breslev]

"Observe le Shabbath pour le garder saint comme te l'a prescrit Hachem, ton D." (Vaét'hanan 5,12)

-> Au guéhinam, on annonce l'heure à laquelle le Shabbath commence. Tous ceux qui se trouvent au guéhinam voient leur châtiment suspendu le Shabbath car le mérite du jour saint les protège.
Pourtant, ceux qui ont profané le Shabbath pendant leur vie ne sont pas soulagés des souffrances ce jour-là.
[Méam Loez]

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-> "Le 7e jour est le Shabbath pour Hachem, ton D." (Vaét'hanan 5,14)

-> Tu dois te reposer en Son honneur. Ne pense pas aux chose de ce monde.
Ce jour-là, tes réflexions doivent être constamment attachées à Son service.
Ecarte de ton esprit toute pensée triste car c'est un jour de grande joie pour Hachem, pour les anges et les Armées célestes. Même les réchaïm au Guéhinam sont autorisés à se reposer ce jour-là ...

Le Shabbath est un jour de réjouissance en Haut et sur la terre car le monde entier partage la joie de D.
Nous avons donc reçu l'ordre de nous réjouir et d'avoir du plaisir le jour du Shabbath.
Si un homme fait l'effort d'embellir le Shabbath et de l'honorer autant que possible, le Ciel lui ajoutera richesse et honneur.
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Il existe des anges chargés de bénir les juifs qui respectent le Shabbath et le rendent comme la loi le demande.
Des myriade d'anges répondent "Amen" lorsqu'ils prononcent la bénédiction : "Alors tu te réjouiras en Hachem" (az tit'anag al Hachem - Yéchayahou 58,14).
Ceci signifie qu'au monde futur, ceux qui observent le Shabbath se réjouiront avec D. car le Shabbath représente un avant-goût du monde futur.
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Lorsque les femmes allument les bougies du Shabbath, elles doivent le faire avec joie. Grâce à cette mitsva, elles mériteront d'avoir des enfants saints dont la Torah illuminera le monde comme une torche.
Grâce à elles, la paix s'étendra dans le monde et leur mari aura une longue vie.

Toute personne qui observe le Shabbath devient un sceau de D., comme si le Nom divin était appelé sur elle.

Trois choses sont appelées saintes : le Shabbath, Israël et Hachem.
Le Shabbath, comme il est écrit : "Vous observerez le Shabbath car il est saint pour vous" (Chémot 31,14) ; Israël, comme il est écrit : "Israël est saint pour D." (Yirmiyahou 2,3) ; et D. comme il est écrit : "Tu es saint, Toi qui résides parmi les louanges d'Israël" (Téhilim 22,4).
Ces 3 saintetés sont liées : si Israël observe le Shabbath, D. fera résider sa Présence parmi eux.
[Méam Loez]

Les pérégrinations de l'exil sont consignées dans le ciel. A l'heure de la libération, on en fera un livre.
[rabbi Mendel de Kotzk]

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-> Cessons nos jérémiades. Pourquoi nous plaignons-nous de nos petits tracas alors que D. lui-même est en exil?
[rabbi Sim'ha Bounim de Peschi'ha]

-> Il y a des hommes qui sont exilés d'eux-mêmes.
[rabbi Shalom de Balz]

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-> L'exil n'aura existé que pour servir à purifier l'esprit d'Israël.
[rabbi Pin'has de Koritz]

La téchouva

+ La téchouva (par rabbi Nissim Yaguen) :

-> Lorsqu'un homme ayant de l'embonpoint maigrit en faisant des efforts colossaux, et essaye de ne pas reprendre du poids, il réfléchit à chaque aliment qu'il mange. Il compte les calories, et il se pèse tous les jours pour vérifier s'il n'a pas repris du poids, à D. ne plaise.
S'il découvre la moindre remontée indésirable de poids, il agit immédiatement en conséquence en changeant son menu pour revenir à son état précédent.

Celui qui fait téchouva doit agit exactement de la même manière ...
Un homme qui a fait téchouva, et a diminué le poids de ses péchés, doit bien prendre garde à soi pour ne pas fauter, et il n'a pas beaucoup de choix ... Il doit complètement s'abstenir des actes risquant de le faire fauter, qui pourraient le faire revenir en arrière et charger son âme de péchés.

Bien entendu, il doit peser quotidiennement son poids spirituel, et bien vérifier si le poids spirituel de ses fautes n'a pas augmenté, à D. ne plaise ...
La moindre oscillation de poids doit l'inciter à en vérifier la raison, et adapter ses actes pour que le niveau de ses fautes continue à baisser drastiquement, et à D. ne plaise, à ne pas du tout augmenter.
[...]

Etonnement! Les précédentes générations avaient une grande crainte du jugement Divin depuis le premier son du Shofar de Roch 'Hodech Elloul. En comparaison, notre génération se trouve à un niveau beaucoup plus bas. Nous n'avons pas une telle crainte ...
Nous n'avons pas tellement peur ... Nous sommes assez sereins, et sûrs de nous-mêmes ... Comment est-ce possible? ...

Les générations précédentes comprenaient ce qu'est une faute, ils savaient ce que représentent Roch Hachana et Yom Kippour : et lorsqu'ils commençaient à voir ces jours venir, ils tremblaient de peur.
Le roi David, lorsqu'il a compris la nature du droit et de la justice : "Ma chair frisonne de la terreur que Tu inspires", pour ainsi dire il était tétanisé de peur.

Pourtant, nous n'avons pas peur ... Nous ne sommes pas effrayés et nos poils ne se hérissent pas ... Pourquoi?
C'est très simple : nous ne comprenons pas!!
Nous ne savons pas et nous ne comprenons rien, et c'est pareil pour la peur de la justice Divine ...
C'est la raison pour laquelle le roi David a eu peur, et nous non ; c'est pour cela que les premières générations étaient terrorisées, et nous non ...
[...]

A partir de roch 'Hodech Elloul, nous commençons les préparatifs : on sonne du Shofar, on se lève tôt pour les séli'hot, on égorge des poulets.
Mais le yétser ara n'a aucun intérêt à tout cela ... Il est d'accord pour que nous fassions tout : à condition que nous oubliions d'allumer le feu ... d'enflammer les étincelles de la téchouva.
[cela ressemble à quelqu'un qui aurait tout préparé pour faire un bon gâteau, mais qui n'a pas fait cuire la nourriture. Tout est cru (oeuf, farine, ...), il n'y a rien à manger!]
[...]

Hachem est très rigoureux avec nos actes, qu'ils soient bons et droits, ou le contraire.
Le sens du mot "a fauté" est : "incomplet" ...
"Il n'est pas d'homme juste sur terre qui fasse le bien sans jamais faillir" (Kohélét 7,20) : rabbi 'Haïm Vital dit qu'il est difficile de trouver un homme "qui fasse le bien", c'est-à-dire qui a fait une mitsva, "sans jamais faillir", c'est-à-dire sans avoir manqué quelque chose.
La rigueur du jugement est terrible.
[...]

La guémara ('Haguiga 4b) rapporte que lorsque rabbi El'azar arriva au verset : "Mais ses frères ne purent lui répondre, car il les avait frappés de stupeur" (Béréchit 45,3), il se mit à pleurer.
Il a fait un simple compte : si les tribus n'ont pas pu se tenir face à la remontrance de Yossef, comment pourra-t-il se tenir face à la remontrance d'Hachem le jour du jugement?

La honte des frères face à Yossef n'a duré qu'un court instant. Il n'a pas insisté, il a seulement voulu les mettre face à leur erreur. Et malgré tout, lorsqu'ils ont reconnu leur erreur, ils ont été frappés de stupeur du fait de la grande honte.
Mais après tout, la honte ne provenait que de Yossef. Et ô combien sera grande la honte devant Hachem, lorsqu'il mettre l'homme face à la gravité de ses actes : combien d'instants il a dépensés en vain, combien de jours et d'années il a perdus, ce ne sera plus une honte de quelques minutes!
[...]

Si nous voulons comprendre comment le roi David a mérité un tel niveau, au point de devenir le 4e pied du Trône divin, allons dans le verset : "Car je reconnais mes fautes, et mon péché est sans cesse sous mes regards" (Téhilim 51,5).
Nos Sages disent aussi formellement que le roi David a mérité d'avoir ses fautes pardonnées, et d'avoir atteint le monde futur par le mérite d'avoir dit : "J'ai péché!"

On apprend ainsi qu'il est bien plus facile de voir les défauts des autres. Mais ainsi, on ne mérite ni le pardon, ni le monde futur, ni le niveau du roi David ...
Pour atteindre un tel niveau, il faut reconnaître ses fautes, les regretter, alors on sera cher aux yeux d'Hachem, sans aucune limite!!

Le respect du Shabbath fait mériter tout le bien, et on ne perd jamais rien en le respectant.
Profaner le Shabbath ne fait jamais rien gagner. Et en plus, au final, le Shabbath réclamera des comptes pour toute honte subie!
[rabbi Nissim Yaguen - Nétivé Or]

Toute génération qui n'a pas assisté à la reconstruction du Temple, la Torah la considère comme ayant assisté à sa destruction. Pour quelle raison?
Car elle n'a pas fait téchouva.
[Yalkout Chimoni Téhilim - remez תתפז]

Durant les 10 jours de téchouva (entre Roch Hachana et Yom Kippour), nous disons à Hachem dans nos prières, à 44 reprises : "Notre Père, notre Roi".
D'abord notre Père et ensuite notre Roi. Afin qu'au Jour du jugement, il nous juge en véritable Père, avec compassion et en fermant les yeux sur notre conduite.
[Rav Avraham Yits'hak Kook]

Il existe 3 sortes d'exil. Celui d'Israël parmi les nations (c'est le moins grave), celui des juifs face à d'autres juifs, et celui de l'homme en exil de lui-même.
[rabbi Shalom Rokéa'h de Belz]

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[d'une certaine façon le 9 Av, est un jour particulièrement dédié à prendre le deuil de ces 3 exils.
Celui qui doit être le plus grave à nos yeux est : Où suis-je dans ma vie? Est-ce que j'agis au mieux de ce que je dois faire [selon Hachem] ou bien je suis prisonnier d'une routine, d'un environnement ...

Une fois qu'on a réfléchi sur ce sujet, on peut ajouter le fait que sans le Temple nous sommes l'ombre de nous même, nous sommes des morts vivants spirituels, comme l'enseigne le Gaon de Vilna (Sifra déTsniouta - Lilout 9) : "La destruction du Temple a été comme la mort pour les juifs. L'âme du peuple d'Israël leur a été arrachée, les laissant comme un corps sans vie."]

[Quelqu'un qui est en exil avec son vrai être interne n'est pas à sa bonne place, ainsi il empiète sur celle d'autrui, ce qui génère de la haine gratuite, ce qui provoque la destruction du Temple et notre exil actuel. Ainsi, c'est 3 exils sont liés (nous-même, autrui, destruction du Temple).]

La téchouva n'est pas du rafistolage de vêtements.
Il s'agit de reprendre tout à zéro, comme un enfant qui vient de naître. C'est l'homme tombé du toit qui s'est brisé les membres et les os et qui en obtient de nouveaux.
[rabbi Bounim de Pschisha]

Parfois, on ressent un élan pour servir Hachem, mais après cela, du fait des occupations de la vie, cet enthousiasme disparaît. La matérialité de la vie éteint le désir que l'homme peut ressentir pour Hachem.
Mais Hachem, dans Sa Grande Miséricorde, rassemble et associe un à un tous ces moments de bonnes volontés pour constituer quelque chose de grand. Aucun élan spirituel n'est perdu ni oublié!
[Likouté haRamal]