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Lag baOmer (2e partie)

+ Lag baOmer (2e partie) :

2°/ Selon le Pri 'Hadach (493,2), à Lag baOmer nous célébrons le fait que Rabbi Akiva a pu retrouver ensuite 5 nouveaux élèves (dont Rabbi Chimon bar Yo'haï).

En effet, potentiellement tous les tsadikim de la génération auraient pu mourir, mais Hachem en a laissé 5 pour permettre la survie et la reconstruction de la tradition juive Orale (messora), et c'est sur cela que nous nous réjouissons à Lag baOmer.

-> D'ailleurs, le 'Hida (Touv Ayin - siman 18) affirme que Rabbi Akiva a commencé à enseigner à ses 5 nouveaux élèves le jour même de Lag baOmer.
[le Kaf ha’Haïm précise que le premier (des 5) avec lequel Rabbi Akiva a étudié, était Rabbi Chimon bar Yo'haï.]

-> Le rav Barou'h Povarsky dit que Lag baOmer est un grand message d'espoir.
En effet, imaginons la réaction d'une personne qui perdrait ses 24 000 élèves. Ne serait-elle pas proche de la dépression?

Cependant, Rabbi Akiva, le jour même de l'arrêt de la tragédie, va se mettre à tout reconstruire.

=> A Lag baOmer, non seulement nous célébrons la continuation de la Torah Orale, mais nous fêtons également l'attitude héroïque de Rabbi Akiva et sa capacité à surmonter toute pensée de désespoir.

[tant que nous sommes en vie, c'est que Hachem désire que nous construisons. Certes cela peut tanguer, mais nous devons faire de notre mieux et aller de l'avant! ]

-> Le rav Yéhouda Zev Segal fait remarquer que non seulement Rabbi Akiva a tout redémarré, mais en plus il était déjà âgé.
En effet, bien que nous ne connaissons pas exactement son âge à ce moment, nous savons qu'il a commencé à étudier à 40 ans, et qu'ensuite il a étudié pendant 24 années consécutives
=> Ainsi, Rabbi Akiva qui avait sûrement autour de 70 ans à ce moment, nous apprend que même âgé en âge, nous ne devons pas penser que notre vie est derrière nous.

-> Le rav Avigdor Miller disait : "65 ans, c'est jeune!"

En effet, même une personne âgée a encore beaucoup à accomplir, à apporter.
Tant que la flamme brûle en nous, nous avons la possibilité et le devoir d'illuminer le monde avec!

[Moché avait 80 ans lorsqu'il a fait sortir le peuple d'Egypte ; Boaz avait 80 ans lorsqu'il a épousé Ruth (permettant au roi David, et à machia'h de naître!) ; au moment de Pourim Esther est devenue reine à l'âge de 75 ans (elle a sauvé tout le peuple juif!) ; ...]

-> Rabbi Akiva a mis en pratique ses propres paroles : "Si quelqu'un a étudié la Torah dans sa jeunesse, il doit également l'étudier lorsqu'il est âgé/vieux.
S'il a des élèves dans sa jeunesse, il doit également avoir des élèves dans sa vieillesse"
[guemara Yébamot 62b]

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3°/ Le ‘Hatam Sofer (Yoré Déa 233) écrit qu'à leur sortie d'Egypte, les juifs ont pris des provisions de nourriture (matsa) suffisantes pour une durée de 30 jours (guémara Kiddouchin 38a), et qu'ensuite ils ont marché pendant 3 jours sans avoir de pain.
C'est alors qu'en ce 33e jour suivant la sortie d'Egypte, que la manne est tombée pour la 1ere fois (soit le 18 Iyar, le jour de Lag baOmer).

Par ailleurs, le midrach (Tan'houma Béchala'h 20) dit que la Torah n'a été donnée qu'à ceux qui ont purifié leur corps en mangeant de la manne.

=> A Lag baOmer, nous fêtons l'arrivée de la manne, qui va préparer le terrain pour rendre possible le don de la Torah à Shavouot.

Lag baOmer (3e partie)

+ Lag baOmer (3e partie) :

4°/ Selon le rav 'Haïm Vital, citant son maître le Arizal, Rabbi Chimon bar Yo'haï est mort le jour de Lag baOmer.

Normalement, nous sommes tristes le jour de la mort d'un grand tsadik ou d'un proche.
=> Pourquoi pour Rabbi Chimon bar Yo'haï, c'est un jour de fête?

-> Selon le Bné Yissa'har (‘Hodech Iyar 3,4), le jour de Lag baOmer est également le jour de naissance de Rabbi Chimon bar Yo'haï.
Il suit l'exemple de grands tsadikim comme Moché rabbénou (7 Adar), qui naissent et meurent un même jour de l'année.

-> La guémara (Shabbath 33b) rapporte qu'il y avait un décret de mort du gouvernement romain contre rabbi Chimon bar Yo'haï.
C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il s'est caché dans la grotte (avec son fils Rabbi Elazar) pendant une durée de 12 années, jusqu'à ce que le décret soit annulé.

De plus, le Aroukh haShoul'han (493,7) écrit que Rabbi Chimon bar Yo'haï est sorti de la grotte le jour de Lag baOmer.

=> Ainsi, selon le Sdé 'Hémed, dans la mort de Rabbi Chimon bar Yo'haï, il y a un élément de joie, car il a eu le mérite d'avoir une mort naturelle, et non de mourir aux mains des romains.
Il a pu vivre ensuite de nombreuses années, et il a permis de rediffuser largement la Torah orale après la perte des 24 000 élèves de Rabbi Akiva.

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5°/ Le Zohar explique que le jour de la mort de Rabbi Chimon bar Yo'haï, celui-ci a révélé de nombreux secrets de la Torah à ses élèves.

=> Ainsi, selon le Séfer haToda'ah, à Lag baOmer, nous ne fêtons pas sa mort, mais plutôt pour toute la Torah qui a été amenée dans notre monde grâce à lui, en ce jour.

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-> Rabbi Ginsburg fait le développement suivant :
Selon nos Sages comme le Shaar Yissa'har, Rabbi Chimon bar Yo'haï avait en lui des étincelles de l'âme de Moché rabbénou.
Selon le rav 'Haïm Vital et le Arizal, Rabbi Chimon bar Yo'haï était une réincarnation de Moché rabbénou.
De même que Moché rabbénou était l'envoyé pour dévoiler la Torah au peuple juif, de même Rabbi Chimon bar Yo'haï a eu le mérite de révéler la Torah cachée (Zohar) au peuple juif.

=> A Lag baOmer, d'une certaine façon, c'est comme un nouveau don de la Torah.

-> Nos Sages enseignent que Moché n'a pas eu le mérite d'entrer et de mourir en terre d'Israël, mais cependant Rabbi Chimon bar Yo'haï a eu ce mérite.
Le nom : Moché (משה) a une guématria de 345, qui est la même que : Lag baOmer (לג בעומר).

[=> En fêtant sa mort en ce jour, nous célébrons le fait que Moché a pu d'une certaine façon avoir le mérite de vivre et de mourir en terre d'Israël]

-> Le Chaar Yissa'har (Maamaré 'Hodech Tichri) fait remarquer :
- Aharon est mort à 'Hoch 'Hodech Av. Or, chaque année le jour de la semaine où se déroule son anniversaire de mort (hiloula), est le même que le jour de la semaine où l'on invite Aharon à Souccot (selon l'ordre des Ouchpizin du Arizal) ;

- Moché est mort le 7 Adar. De la même façon, le jour de la semaine de cette date (sa hiloula), est le même que celui où l'on invite Moché dans la Soucca.

=> Lag baOmer (jour de naissance et mort de Rabbi Chimon bar Yo'haÏ) tombe toujours le même jour de la semaine que le 7 Adar (jour de naissance et de mort de Moché), et que le jour où Moché est Ouchpizin à Souccot.

[à quelques jours de Shavouot, ce lien entre Rachbi et Moché, est vraiment incroyable!
Est-ce une sorte de mini-répétition (Torah cachée) en vu du magnifique don de la Torah à venir?]

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+ Pourquoi à Lag baOmer, faisons-nous des feux, particulièrement la nuit?

-> La lumière du feu symbolise la Torah, comme par exemple :
- "Car la mitsva est comparée à la bougie et la Torah est la lumière" (Michlé 6,23 -> ki nèr mitsva véTorah or) ;
- "Ta parole est un flambeau qui éclaire mes pas, une lumière qui rayonne sur ma route" (Téhilim 119,105) ;

Nos Sages comparent ce monde à l'obscurité (guémara Baba Batra 83b).
Lorsqu'il fait sombre dehors, il règne la confusion, et on a besoin de la lumière de la Torah pour y voir plus clair.

De même que le feu illumine l'obscurité, de même la Torah doit illuminer et guider nos vies.

[Un feu réchauffe, mais brûle si on s'en approche de trop.
Nous devons toujours maintenir un lien de proximité avec la Torah, pour rester chaud dans notre judaïcité. En effet, le but du yétser ara est de nous endormir, de refroidir toute ardeur pour le bien.
Il faut faire attention à ne pas se brûler en se comportant avec trop de proximité par amour pour la Torah, en ayant toujours à l'esprit de la crainte du Ciel. ]

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-> Il est écrit dans le Zohar (Idra Zouta - Paracha Haazinou) :
"Le jour où Rabbi Chimon bar Yo’haï devait quitter ce monde, il organisa ses enseignements.

Ses amis vinrent dans sa chambre et il leur dit : "Maintenant, c’est un moment propice, je peux vous révéler des choses saintes qui n’ont pas été révélées jusqu’à présent."
[…]
Et tout au long de cette journée là, le feu n’a pas quitté sa chambre, et personne ne pouvait approcher parce que la lumière et le feu l’entouraient …

[Après sa mort, et lorsqu’ils vinrent pour l’enterrer], le feu s’envola en l’air et dansa devant lui.
Une voix se fit entendre [du Ciel] disant : "Venez et rassemblez-vous [chaque année] pour la Hiloula (anniversaire de décès) de Rabbi Chimon Bar Yoh’aï." "

=> Puisque selon la tradition il est mort à Lag baOmer, en ce jour nous allumons des feux comme souvenir pour le saint feu qui était présent à sa mort.

-> Le rav Wallach (Maayan haMoéd) précise que certes Rabbi Chimon bar Yo'haï a révélé les secrets de la Torah cachée (Torat hanichtar). Cependant, il est évident que ce n'était pas réellement un nouveau don de la Torah, puisque toutes les idées qu'il a pu expliquer, font partie de la Torah qui avait déjà été donnée au mont Sinaï, mais avec le temps tout cela a été perdu et caché de la tradition juive (messora).

=> En révélant à nouveau ces aspects cachés de la Torah, il y a eu une sorte de nouveau don de la Torah, ce qui explique qu'en ce jour sa maison était entourée par le feu.

En effet, au moment du don de la Torah, le mont Sinaï était en feu :
- "la Torah de feu" (éch dat - Vézot haBéra'ha 33,2), que Rachi commente : "D. a promulgué la Torah du milieu du feu".
- "la montagne était embrasée de feu" (Vaét'hana 4,11) :
- "Tout le peuple vit ... les flammes ... et la montagne [du Sinaï] fumante ... et se tinrent à distance" (Yitro 20,15)]

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-> Lag baOmer est le 33e jour du Omer, et il reste alors 17 jour avant le don de la Torah (Shavouot).
On peut noter que le 33e mot de la Torah est : "tov" (טוֹב), et il a une valeur de : 17.
Dans ce verset, il est écrit : "D. vit que la lumière était bonne (tov) et D. fit une séparation entre la lumière et l'obscurité" (Béréchit 1,4)

Les lettres des mots : "la lumière" (ét aor - אֶת הָאוֹר) ont une guématria de 613.
La lumière des 613 mitsvot nous permet de voir le monde avec clarté et vérité.
["béTorah" (בתורה) a également une guématria de : 613]

=> Le Bné Yissa'har (Maamaré Iyar 3) explique que la coutume d'allumer des feux à Lag baOmer, est en l'honneur de : "la lumière était bonne" (ét a'or ki tov), cette Torah cachée qui a brûlé 17 (tov) jours avant le don de la Torah.

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-> Lorsqu’avant de mourir, Rabbi Chimon bar Yo’haï a transmis les secrets de la Torah à ses élèves, un feu est descendu l’entourer, et personne ne pouvait l’approcher.
[Zohar III 287,20]

-> La guémara (Soucca 28a) rapporte que lorsque Yonatan ben Ouziel étudiait la Torah, tous les oiseaux qui passaient au-dessus de sa tête étaient brûlés par le feu.
Les Tossafot explique que c'est parce que son étude prenait racine dans la kédoucha originelle du don de la Torah, qui a été donnée dans le feu.

[b'h, voir également : https://todahm.com/2018/04/22/6402
et aussi : L’étude de la Torah & l’expérience du mont Sinaï : https://todahm.com/2015/05/10/letude-de-la-torah-lexperience-du-mont-sinai ]

=> Selon le rav Wallach (Maayan haMoéd), la différence est qu'au moment où Rabbi Chimon bar Yo'haï a été entouré par le feu, il est devenu séparé de ses élèves.
Cela n'était absolument pas le cas des autres Tanaïm (Sages de la michna), dont leur feu n'empêchait pas les autres de les approcher.
La raison est que Rabbi Chimon bar Yo'haï était impliqué dans un nouveau don de la Torah (sur ce qui a pu être oublié depuis le précédent!).

De même que pour Moché : "la peau de son visage rayonnait et ils eurent peur de s'approcher de lui" (Ki Tissa 34,30), de même Rachbi ne pouvait être approcher pendant ce don de la Torah cachée.
[à l'image du mont Sinaï, où personne n'avait le droit d'y pénétrer, personne ne pouvait pénétrer dans la maison de Rachbi, par un feu brûlant l'entourant.]

"Vous compterez pour vous ... 7 semaines, elles seront complètes" (Emor 23,15)

Le mot : "ousfartèm" (vous compterez - וּסְפַרְתֶּם) a la même racine que : "Saphir" (ספיר).

Un saphir est une pierre précieuse, qui brille de mille feux et qui est belle à regarder.
De même, pendant les jours du Omer, où les juifs comptent 49 jours jusqu'à Shavouot, la Torah encourage chacun à travailler sur lui-même, et à améliorer sa beauté intérieure jusqu'à devenir aussi brillant et sublime qu'un saphir.

[Maguid de Mézéritch]

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-> Vous compterez pour vous depuis le lendemain du Shabbat ... vous compterez 50 jours" (Emor 23,15)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente :
"Dans son sens allusif, le terme "ousfartem" (vous compterez - וספרתם) évoque l'enseignement qui dit que les âmes du peuple d'Israël sont associées aux Tables de la Loi (Lou'hot). [qui étaient en Saphir - ce qui lié à "sfartem" (vous compterez)]
A cause des maladies de l'âme et de l'impureté des abominations, celles-ci se souillent et leur lumière se ternit. Nos Sages (midrach Tan'houma Ki-Tissa 26) disent que les Tables de la Loi étaient faites de (pierre nommée) Sanepérinone (סנפרינון). C'est à ce sujet qu'il est écrit : "ousfartem la'hem" (Vous compterez pour vous - וספרתם לכם), à savoir que grâce à ce compte, vous vous illuminerez vous-mêmes comme le Sanepérinone (le terme סנפרינון est la traduction araméenne de l'hébreu וספרתם לכם)".
[cela témoigne du pouvoir des jours du Omer de nous purifier de toutes nos défauts et imperfections]

-> Le Ramban (v.23,36) écrit :
"Les jours qui sont comptés entre-temps (entre Pessa'h et Shavouot) sont comme des jours de 'Hol Hamoèd".
[de même que 'Hol hamoéd est constitué des jours entre le premier et le dernier jour de fête, de même il en est des jours du compte du Omer entre Pessa'h et Shavouot, ce qui témoigne de l'importance et de la sainteté de ces jours.
En utilisant "ousfartem", la Torah nous incite à travailler à nos yeux l'importance des ces jours du Omer (qu'ils soient pour nous comme des pierres précieuses de Saphir) afin de les exploiter au mieux, et d'en ressortir le plus brillant spirituellement. ]

-> L’Admour de Rouzhin affirme à ce sujet que, d’après le Rambam, il faut interdire les mariages durant les jours du Omer pour la même raison qu’ils sont interdits durant ‘Hol Hamoéd, afin de ne pas mélanger 2 joies différentes (celle de la fête et celle du mariage).
D’un autre côté, le Choul’han Aroukh (Ora’h ‘Haïm 489,1) explique la raison de cet interdit par le deuil des élèves de Rabbi Akiva qui périrent pendant cette période. Il y a lieu d’expliquer, dit-il, que cela dépend de la personne elle-même : si elle se purifie pendant ces jours, ils prendront le caractère de ‘Hol Hamoéd et sinon, ils demeureront des jours de deuil.

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-> Le 'Hida, rapporte au nom de rabbénou Efraïm à propos du verset (Térouma 26,6) : "Et tu feras 50 anneaux en or" (pour relier les tentures du Sanctuaire), que ces 50 anneaux sont à mettre en parallèle avec les 50 jours de la supputation du Omer : de même que les anneaux reliaient les tentures du Sanctuaire, ces jours sont des jours d’union entre les Bné Israël et leur Père Céleste.

-> Le Sfat Emet (Pessa'h 5654) rapporte les paroles du Zohar (Tétsavé 183b) qui enseigne que celui qui veille pendant les jours de l’Omer à se préserver du mal et à accomplir le bien, opère en lui une réparation telle qu’il peut se passer de comparaître devant le Trône Céleste le jour du jugement (à Roch Hachana).

-> Le Imré Emet (Emor), rapporte au nom du AriZal, que de même que de Pessa'h à Shavouot est l'époque où les fruits et la récolte poussent, elle est également le temps où grandit l'âme du juif.

Le Imré Emet (année 5642) enseigne au nom de son père le Sfat Emet :
"Et toute l'année dépend de ces jours. Comme la pousse de la récolte s'effectue pendant cette période, de même les forces vitales de l'homme se révèlent à ce moment-là"

Le rav Elimélé'h Biderman ajoute :
Toute personne sensée s'efforcera de voir à long terme afin d'exploiter au mieux ces jours si chargés de lumière et au cours desquels, elle pourra acquérir de bonnes provisions spirituelles plus facilement, et s'assurer ainsi un trésor éternel.
Elle s'économisera par cela un travail bien plus fastidieux qu'elle devrait fournir
dans une période ultérieure afin d'obtenir le même résultat
".

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+ Arriver à transformer notre coeur en bon pendant la période de l’Omer :

-> Le 'Hida (Lev David 30,12) écrit :
"Durant les jours de l’Omer, on veillera particulièrement au travail spirituel dans la Torah et les mitsvot, parce que ce sont des jours de jugement.
Lorsque nous sortîmes d’Egypte, nous dûmes nous purifier pendant cette période afin de recevoir la sainte Torah. Et de même que, grâce à l’éveil à la pureté que les Bné Israël suscitèrent alors en eux, le Ciel déversa sur eux une abondance de sainteté pour les aider et les protéger, il en est de même aujourd’hui : si l’homme s’attache à sortir de la torpeur dans laquelle le plonge son yétser ara, on le soutiendra, car ‘celui qui veut se purifier, on lui vient en aide’ (guémara Shabbat 104a).
A plus forte raison, pendant ces jours imprégnés tout particulièrement d’un caractère miraculeux puisque c’est l’époque où nos Pères se sont purifiés, attachons-nous à suivre leur chemin et veillons à nous purifier dans tous les domaines et en particulier dans celui de la haine gratuite à propos de laquelle il faut être méticuleux.
On sait en effet ce qui arriva aux disciples de Rabbi Akiva entre Pessa’h et Shavouot (le ‘Hida s’étend ensuite sur les raisons pour lesquelles cela arriva précisément pendant cette période)".

-> Le Bné Yissa'har fait remarquer que le nombre 49 qui caractérise le compte de l’Omer est la valeur numérique de : lev tov (לב טוב), un ‘bon coeur’, ce qui suggère qu’il nous incombe durant cette période, de transformer notre coeur en ‘bon coeur’.
Cela signifie qu’en plus de faire extrêmement attention à ne pas causer de la peine à son prochain, chacun devra également se préoccuper de multiplier les actes de bonté de bon coeur, en encourageant les autres et en leur prodiguant tout le bien possible.

Tout celui qui tue son yétser ara [après avoir fauté] et avoue [sa faute, en faisant téchouva], de lui il est écrit que c'est comme s'il avait honoré Hachem dans les 2 mondes : celui-ci et celui à venir.

[guémara Sanhédrin 43b]

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-> Un juif ne peut pas s'imaginer à quel point il sera heureux au Ciel, si rien qu'une seule pensée interdite pouvait lui être retirée de ses actions de ce monde.
[Gaon de Vilna]

=> La téchouva n'est possible que dans ce monde, et nous négligeons trop souvent l'impact de quelques mots de repentir!

Tout ce qui existe appartient à Hachem et rien ne peut échapper à Sa Volonté. Même le mal n’existe que du fait de Sa Volonté.
Cependant, si le bien reflète Sa Volonté profonde, le mal n’existe que du fait de Sa Volonté extérieure.
Ainsi, même celui qui a fauté ne s’est pas exclu de la Volonté Divine et Lui appartient toujours. En se repentant, il passera de la Volonté extérieure à la Volonté profonde [de D.].

[Yessod haAvodah - Rabbi Avraham de Slonim]

"La Présence Divine ne quitte jamais un juif pendant Shabbath, un Yom Tov, et même pendant un Shabbath de la semaine"
[Zohar]

=> Shabbath est notre jour d'intimité totale avec Hachem.
Comment peut-on ne pas en être fou de joie?
Comment peut-on se comporter comme le restant de la semaine sans honorer et profiter de Sa présence permanente à nos côtés?

[le rav Pinkous enseigne que nous terminons le chant de : "Shalom Alé'hem" (vendredi soir avant le repas), par : "bétsété'hem léShalom (allez en paix!)" = nous demandons aux 2 anges qui nous ont raccompagné de la synagogue, de nous laisser seul en tête à tête avec notre papa Hachem! ]

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[Selon nos Sages, le "Shabbath de la semaine" fait référence au cas d'une personne dans une situation extrême ou en voyage, qui a perdu toute notion du temps (comptant alors 7 jours, et faisant Shabbath même si ce n'est pas la bonne date en réalité).
Ainsi, quelque soit le moment où cette personne pourra réaliser Shabbath, Hachem ne la quittera pas en ce jour!]

"Avant de créer le monde, Hachem visionna toute l’histoire future, jusqu’à la fin des temps, et créa le monde. Il vit donc aussi toutes les fautes qui allaient être commises et cela ne l'empêcha pas de créer le monde malgré tout.
Ainsi, quelques soient ses fautes, tout homme ne doit pas désespérer mais plutôt se repentir."

[Zéra Yaakov]

"Un homme craindra sa mère et son père, et Mes Shabbat vous observerez" (Kédochim 19, 3)

-> Le Zohar enseigne que quand un homme trouve des 'hidouchim de la Thora pendant Shabbat, dans le Ciel on couronne ses parents (quand ils sont déjà morts) dans l’autre monde.
Cela est en allusion dans ce verset qui juxtapose le respect des parents et celui du Shabbat. Car si un homme souhaite honorer ses parents, alors il lui convient d’honorer le Shabbat en y trouvant des ‘Hidouchim.
['Hida]

-> Le Ari Zal (rapporté dans Chaaré Téchouva) affirme également qu’une couronne spéciale est créée pour le père [et mère] de celui qui étudie une nouvelle idée de la Torah le Shabbath.

Le Yéssod véShoresh haAvoda (Bémaalot haShabbath) rapporte qu’en plus, D. embrasse la tête de ce même père [et mère].

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Précisions sur la notion de ‘hidouch : nouveauté en Torah :
-> Selon le Chaaré Téchouva, si quelqu'un ne peut pas être créatif, s’il apprend quelque chose qu’il n’a jamais étudié auparavant, ce sera également qualité de ‘hidouch.

-> Le Yessod véShorech haAvoda (Chaar 8,12) dit que toute nouvelle inspiration conduisant à améliorer ses midot, son caractère ou tout bon comportement que l’on accepte sur soi, est aussi considéré comme un ‘hidouch.

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-> Le Réchit ‘Hochma (Chaar Kédoucha 3,4-7) enseigne :
"Après Shabbath, lorsque l’âme supplémentaire quitte le royaume physique pour retourner dans le Ciel, D. lui demande : "Quel ‘hidouch (idée nouvelle) de Torah as-tu entendu?"

Le Zohar qui déclare : "Combien est bienheureuse l’âme qui peut réciter des ‘hidouché Torah devant Hachem.
D. se réjouit énormément et rassemble tous ceux qui se trouvent dans Son palais et s’exclame : "Nous avons entendu une idée perspicace transmise par l’âme de cette personne!"

Tout le palais et tous les anges écoutent le ‘Hidouch.
Mais si l’âme n’a pas de ‘hidouch à raconter au palais Céleste, elle en a honte et ensuite les anges s’affaiblissent, pour ainsi dire."

-> Dans la Torah, il y a 304 805 lettres.
Quelles sont les 3 le plus fréquemment utilisées?

Il s'agit du youd (י), du vav (ו) et du hé (ה), qui sont les lettres formant le nom de D. (le Tétragramme - יהוה), qui représente Son Attribut de miséricorde.

"Il y a 2 types d'impureté qui peuvent impacter une personne : une impureté qui entre dans une personne comme le fait de manger des aliments non-cashers, et une impureté qui entoure une personne comme l'idolâtrie.

Nos Sages ont enseigné que Hachem a précipité les juifs de sortir d'Egypte car ils étaient sur le point de tomber définitivement dans l'impureté égyptienne.
En effet, nos ancêtres ont atteint le niveau où l'impureté extérieure d'Egypte s'apprêtait à faire partie intégrante d'eux. Hachem les a pris avant que l'impureté ne puisse pénétrer [leur intériorité].

=> Comment peut-on alors permettre à des aliments non-cashers d'entrer dans son corps?
Cela est possible uniquement si l'on refuse d'admettre la véracité de la sortie d'Egypte!"

[le 'Hida]