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Shabbath & Chemita

+ Shabbath & Chemita :

-> Dans l'avenir, lorsque la faute de l'Arbre de la Connaissance du bien du mal sera réparée, il n'existera plus la moindre nécessité de peiner physiquement pour obtenir sa subsistance, comme il est rapporté dans la guémara (Shabbath 30b) : "Rabban Gamliel a enseigné que lorsque le Machia'h viendra, le sol de la terre d'Israël est appelé à donner des miches de pain déjà faites et des vêtements de laine fine, comme il est écrit: «Il y aura une abondance de blé sur la terre" (Téhilim 72,16)."
Ainsi, il n'y aura nul besoin de moudre les grains de blé pour en faire de la farine et réaliser les miches de pain car c'est la terre elle-même qui fera sortir directement des miches de pain prêtes à la consommation, sans aucun effort à fournir pour l'homme. C'est en ce sens que durant le chabbat, qui constitue 1/60ème du monde futur, il sera interdit de faire un travail.

Le Méor Enayim dit : "Ainsi, nous avons reçu l'ordre d'observer durant Shabbat les 39 travaux interdits car la création a été conçue à la condition que l'homme ne fournisse aucun travail, si ce n'est le service divin, tout comme le monde se conduira dans l'avenir. Cependant, à cause de la faute d'Adam Harichon, la terre a été maudite de 39 malédictions et est à l'origine des 39 travaux interdits, tels que semer ou labourer ...
Le Shabbat étant 1/60ème du monde futur, il est donc nécessaire d'imposer un repos des 39 travaux afin que tout soit prêt comme ce sera le cas dans l'avenir". (tikouné Zohar 48,85a)

-> Le Agra déKala (Béhar - dibour 2) explique que l'interdit de travailler la terre durant la 7e année est une allusion au 7e millénaire de la création du monde qui sera entièrement chabbat, en ces termes : "Dans la mesure où les travaux de la terre, des champs et des vignobles sont la conséquence de la faute d'Adam Harichon, en ce sens, le commandement positif de la Chémita est une allusion à la Délivrance future (guéoula), lorsque la terre fournira son fruit sans écorce et sans ronces, c'est-à-dire sans aucun mélange de bien et de mal, ceci en allusion à la disparition de la souillure du serpent dans le monde."

-> Le Shvilé Pin'has ajoute que le 7e jour, nous observons le Shabbat, qui est un 7e de la globalité de la semaine. En cela, tous les sept ans, la terre se repose et observe son chabbat durant la totalité de la septième année.
Ainsi, nous pouvons unir le 7e jour de la semaine avec la septième année car de la même façon que durant le jour de Shabbat, il est interdit de réaliser un travail quelconque parce qu'il représente 1/60ème du monde futur et que l'homme n'aura pas besoin de travailler matériellement la terre, il en est de même pour l'année de Chemita qui présente les mêmes caractéristiques : il s'agit donc d'un chabbat de la terre où il est interdit de travailler les champs.

Elle fait également allusion aux temps à venir lorsque nous aurons obtenu le mérite de compléter la réparation.

L’erreur des élèves de rabbi Akiva

+ L'erreur des élèves de rabbi Akiva :

-> Rabbi Akiva enseigne : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18), qui est le principe fondamental de la Torah.

-> Rabbi Akiva exprima ce principe fondamental de la Torah après la tragédie qui frappa ses 24 000 élèves. Ceux-ci se rendirent coupables de mort car ils ne se respectaient pas les uns les autres. (Yébamot 62b)
Dans quelle mesure ne se respectèrent-ils pas les uns les autres?

Ils ne se respectaient pas dans le domaine spirituel. En effet, une des explications de ce manque de respect est que les élèves ne partageaient pas la Torah de leur Maître les uns avec les autres, voyant d'un mauvais œil le fait de partager la totalité de leur savoir avec d'autres.
Cet égoïsme qui entraina une rétention intentionnelle de diffusion de la Torah, qui est aussi vitale pour l'homme qui aime D. que l'air qu'il respire, entraina mesure pour mesure le décret de mort.

Cependant, dans le domaine matériel, un homme devra se protéger avant celle d'autrui. Ainsi l'adage "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18) est applicable en toute circonstance, toutefois s'il s'agit d'un cas de vie ou de mort, notre propre survie passe avant celle d'autrui.
[Tsor ha'Haïm - A'haré Mot]

10 jours téchouva

+ 10 jours téchouva :

-> Rabbi Tsadok Hacohen de Lublin (Pri Tsadik - Toldot - ot.6) : "A chaque fois qu'est mentionné le nombre dix, ceci est une allusion aux dix Paroles de la création du monde, aux dix Attributs qui émanent de D. dans la creation du monde."

-> C'est en ce sens que le Ben Ich 'Haï (dans son Ben Yéhoyada) commente la guémara (Kidouchin 49b) : "Dix mesures de Sagesse sont descendues dans le monde". Il n'y a pas de question à se poser à propos du nombre dix car il n'existe aucune abondance dans le monde qui ne provienne de la source directe des dix Paroles créatrices, correspondant aux dix Attributs. C'est la raison pour laquelle le monde fut créé par dix Paroles.

-> Le Sfat Emet (Roch Hachana 5662) ajoute sur ce point :
"C'est la raison pour laquelle Hachem nous a donné les dix jours de repentir, entre Roch Hachana et Yom Kippour, afin de pouvoir réparer durant cette période le dommage que nous avons créé aux lettres des dix Paroles créatrices.
Les bonnes actions et le repentir nous permettront d'être inscrits parmi les tsadikim qui contribuent au maintien du monde par les dix Paroles créatrices. C'est donc par le mérite de cette réparation que le Maître de l'univers renouvelle sa création afin que l'on puisse recevoir une grande abondance issue des Paroles créatrices."

Partager les peines et les joies du peuple, de la Terre sainte et de Jérusalem

+ Partager les peines et les joies du peuple, de la Terre sainte et de Jérusalem :

-> Lors de la destruction du Temple, quand le peuple d'Israël fut exilé de son pays à cause de ses fautes, Hachem se retira dans les hauteurs, pour ne pas voir le Temple détruit et Son peuple en exil.
A ce moment-là, la Chékhina partit en exil avec les Bné Israël.
Lorsque Hachem redescendit, Il vit le Temple brûlé et le peuple en exil. Il demanda des nouvelles de la "reine", la Chékhina (présence de D. dans ce monde), et voilà qu'elle était partie en exil.
Alors, "Hachem, le D. des armées, invita en ce jour à pleurer, à se lamenter, à se raser la tête et à ceindre un cilice" (Yécha'ya 22,12).

Et à propos de la Chékhina aussi, il est dit : "Pleure, comme une vierge ceinte d'un cilice pleure l'époux de sa jeunesse" (Yoel 1,8) qui n'est plus là, car il s'est éloigné et séparé d'elle.
Même le ciel et la terre se sont affligés, puisqu'il est écrit : "Je revêts les cieux d'un crêpe et Je les drape d'un sombre cilice" (Yéchayahou 50,3).
Les anges en firent autant, car il est dit : "Voilà les braves guerriers qui se lamentent dans les rues, les anges de paix qui pleurent amèrement" (Yéchayahou 33,7).

De même, pour le soleil et la lune, dont la lumière fut assombrie, comme il est dit : "Le soleil sera obscurci dès son lever, la lune ne jettera plus de clarté" (Yéchayahou 13,10).
Tous les êtres Supérieurs et inférieurs pleurèrent. Pourquoi?
Parce que les forces du mal régnaient sur les Bné Israël et sur la Terre sainte. Puisque la royauté céleste a été rabaissée tandis que la royauté scélérate s'est renforcée, chacun doit prendre le deuil et se sentir rabaissé avec elle.
Celui qui le fait se réjouira avec elle lorsque la royauté céleste se relèvera et que le monde entier sera en liesse, comme il est dit : "Réjouissez-vous avec Jérusalem et soyez dans l'allégresse à cause d'elle, vous qui l'aimez! Prenez part à sa joie, vous tous qui étiez en deuil à son sujet! (Yéchayahou 66,10).
[Zohar - Vayigach 210a ]

Dans la guémara (Yoma 86b), Rabbi Yossé bar Yéhouda déclare : Quand un homme commet une faute une, deux ou trois fois, on lui pardonne ; mais pas la quatrième fois.
En effet, il y a trois séparations devant la Chékhina. Des anges se trouvant dans chacune d'elle "bloquent" la faute et obtiennent son absolution avant qu'elle ne parvienne à Hachem.
Mais la quatrième fois, la faute arrive jusqu'à Lui et il est impardonnable, comme il ressort du verset dénonçant "le peuple qui M'irrite toujours (à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la faute parvienne), devant Ma face" (Yéchayahou 65,3).
[Daat Zékénim Baalé haTossafot - Nitsavim 30,2 ]

Le regret

+ L'une des principales étapes de la téchouva : le regret

-> L'essentiel du repentir, c'est le regret d'avoir commis des méfaits.
Le repenti se demande comment il a pu souiller son âme en idolâtrant son mauvais penchant, en échangeant le monde éternel contre un monde éphémère et en se conduisant comme un animal, comme un insensé. Il sent avoir perdu tout droit à l'existence, après avoir utilisé à mauvais escient la sagesse que le Créateur lui avait accordée pour Le connaître, Le craindre et dominer ses instincts.
Puisqu'il a agi sans réfléchir et en faisant totalement abstraction du Maître de l'univers, il se considère encore moins qu'un animal, car "un bœuf connaît son possesseur, un âne la crèche de son maître" (Yéchayahou 1,4).
[...]

L'une des principales composantes du repentir, c'est la profonde affliction d'avoir désobéi au Créateur et au Bienfaiteur, et non un simple sentiment de tristesse, comme celui que l'on éprouve lors de la perte d'une petite somme d'argent.
Un tel repentir atteint un très haut niveau.
[...]

Provenant de la pureté de l'âme, qui émane des mondes supérieurs, la tristesse d'avoir commis une faute est agréée autant que de lourdes souffrances physiques, car un roi accorde plus facilement la grâce à ses gens, proches de lui, qu'à ceux qui sont vils et éloignés.
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 2,4]

Chaque juif a une part dans le monde à venir.
[guémara Sanhedrin 90a]

-> Hachem a préparé pour chaque juif une part du monde à Venir adaptée à son âme, mais elle ne lui est donnée qu'après qu'il soit entré dans ce monde et qu'il ait accumulé les mitsvot et les bonnes actions.
Mais que se passe-t-il s'il commet un fauté? Perdra-t-il sa part dans le monde à venir?

C'est pour cela que D. nous a donné le don du repentir. Grâce au repentir et à la souffrance, la faute est corrigée et la personne conserve sa part dans le monde à venir.
[Ben Ich 'Haï - Od Yossef 'Haï - drouchim]

"C'est à cause de cela, que D. a fait pour moi [des miracles] lorsque je suis sorti d'Egypte" (Haggada de Pessa'h - le racha)

"C'est à cause de cela" : Rachi de commenter : "car ainsi je dois accomplir Ses mitsvot, comme l'offrande du Pessa'h, la matsa et le maror".

Le Beit haLévi (paracha Bo) de nous enseigner :
"Même avant l'existence du monde, il y avait la Torah, dans laquelle la mitsva de la matsa est écrite.
Les Patriarches ont accompli la Torah avant qu'elle n'ai été donné ; longtemps avant la sortie d'Egypte, Avraham a mangé de la matsa et du maror durant la nuit du Séder.

Ces mitsvot ne sont pas venues en raison de la sortie d'Egypte, mais c'est la sortie d'Egypte qui est venue en raison de ces mitsvot.
Ainsi, nous ne disons pas : "C'est en raison du fait que je sois sortie d'Egypte que je fais ça", mais plutôt : "C'est à cause de cela, que D. a fait pour moi [des miracles] lorsque je suis sorti d'Egypte". "
Le 'Hazon Ich amène un exemple du principe que D. "a regardé dans la Torah et a créé le monde" (Zohar II 161a).
Ainsi, c'est parce que la Torah interdit de se raser avec un rasoir que l'homme a été créé avec des poils ('Hazon Ich dans une lettre au Rabbi Mordé'haï Shulman - Roch Yéchiva de Slobodka)

"La part de toute personne dans la Délivrance finale et son niveau spirituel à ce moment, sont le résultat de la façon dont il se comporte durant la nuit du Séder, et dans quelle mesure, il est capable de générer des efforts spirituels au cours de ce moment unique."

[Rabbi Aharon de Karlin]

-> "Comme à l'époque de ta sortie d'Egypte, je te ferai voir des prodiges" (Mika 7,15)
Le Imrei Emes de commenter :
"Dans le futur, la manière dont nous percevrons notre Délivrance miraculeuse par D., est directement liée à notre façon de célébrer les jours durant  lesquels nous sommes sortis d'Egypte."

"Toute personne qui parle de la sortie d'Egypte, et qui se réjouit  de ce récit ... D. se réjouit également de ce récit ... et Il dit aux êtres célestes : "Venez et écoutez le récit de Mon éloge, de Ma louange ..."
A ce moment Sa puissance et sa force augmentent en-Haut, et par le biais de ce récit Israël amène de la puissance à Son Maître."

[le Zohar]

"... véaz mitvasséf lo 'héla ouguévourata lééla, véyisraël béa'ou sipoura ya'avé 'héla lémaré'on "