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Les ‘houmrot

+ Les 'houmrot :

-> Rabbi Na'hman de Breslev met en garde contre le piège que représente le fait de gaspiller notre temimout (simplicité avec Hachem) dans des règles astucieuses que nous inventons pour nous-mêmes.
Il écrit (Si'hot haRan 235) :
"Nous devrions nous éloigner même des 'hokhmot, de l'intelligence que l'on pense avoir dans notre avodat Hachem, car toute l'intelligence du monde, et celle qui nous vient lorsque nous commençons à servir Hashem, n'est pas du tout de la vraie sagesse. Ce n'est que de l'imagination, de la sottise et une grande confusion. Ce genre de sagesse fait tomber la personne du service d'Hachem.

Plus on réfléchit, plus on calcule et plus on essaie de discerner si on accomplit son service correctement, plus cela est impossible, car la chair et le sang ne peuvent jamais être complètement quitte dans leurs obligations. "Et Hachem ne vient pas pour tyranniser Ses créations" (Avoda Zara 3a).
"Et Il n'a pas donné la Torah aux anges Tutélaire" (Kidouchin 54a). Et en ce qui concerne ceux qui sont trop exigeants et stricts dans leurs 'houmrot, il est dit : "Vé'haï ba'hem" = Tu vivras grâce aux mitsvot et tu ne mourras pas à cause d'elles (Yoma 85b).

[Rabbi Na'hman a averti ensuite : ] Les gens [qui sont obsédés par la perfection] n'ont aucune vie en eux et sont toujours triste, parce qu'il leur semble qu'ils n'ont pas été quitte dans leurs obligations dans les mitsvot qu'ils accomplissent.
Ils ne tirent aucune force vitale d'aucune mitsva parce qu'ils sont si exigeants et déprimés.

Rabbi Nathan de Breslev ajoute : "Et Rabbénou (rabbi Na'hman) lui-même n'était strict dans aucune 'houmra".

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-> "Tamim tiyé im Hachem Eloké'ha" (Sois simple, sincère, et agis de tout cœur avec Hachem, ton D. - Choftim 18,13).
Le fait de s'appuyer sur nos propres idées, plutôt que de simplement faire de notre mieux pour respecter les décrets de nos Sages et rabbanim, peut nous éloigner de la sincérité. [on peut penser comprendre les choses mieux qu'Hachem en mettant en place des actions, plutôt qu'accepte avec simplicité que dans ce monde nous ne pourrions jamais comprendre l'infinité derrière chaque commandement Divin. ]

Lorsque 'Hava a inventé une rigueur pour ne même pas toucher l'Arbre de la Connaissance (eitz Hadaat), cela a conduit à la chute de l'humanité.
[elle a dit qu'il était interdit de le toucher, tandis que l'interdit n'était que de le manger. Puisqu'il ne s'est rien passé quand elle l'a touché, alors cela a engendré de le manger. ]

Bien qu'il soit tentant d'être strict pour se sentir proche d'Hachem, le perfectionnisme ne peut, en fin de compte, que causer des dommages.
En étant trop exigeant, on en vient à ne jamais être pleinement satisfait, content de soi, ce qui est contraire à la volonté d'Hachem : faire les mitsva dans la joie. [nous ne sommes pas des anges, nous devons faire au mieux de nos capacités que D. nous a données.]
De plus, la Torah nous interdit d'ajouter de nouvelles obligations car on risque d'en venir à retirer, à dévaloriser ce qui est obligatoire. La volonté d'Hachem est parfaite, il n'est pas nécessaire d'y ajouter des choses.
[on peut uniquement mettre en place des barrières personnelles qui viennent nous aider dans nos domaines de faiblesses, mais cela n'est pas une mitsva et ne doit pas se faire au détriment d'autrui.]

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-> Le rav Yéhouda Mischel enseigne :
Les 'houmrot ostentatoires et les démonstrations de piété supplémentaire révèlent qu'une personne prend en compte l'impression qu'elle fait sur les autres. C'est le symptôme d'une maladie spirituelle qui, malheureusement, annule l'effet positif des pratiques pieuses : la 'hitsoniyout, la "superficialité".
Le mot hébreu pour exil, galout, vient du mot légalot, qui signifie exposer. Lorsqu'un comportement ostensiblement motivé par la spiritualité expose ce qui est sacré à l'extérieur, il peut devenir impudique et superficiel.

Une telle focalisation sur l'extérieur est l'expression d'un exil intérieur et d'une trahison de l'essence de la judaïcité.
Rabbi Pin'has de Koritz (Imré Pin'has - vol.1) souligne le phénomène des livres de halakha contemporains qui accentuent les 'houmrot et ajoutent des exigences à la pratique des générations précédentes en raison de "l'amertume de l'exil qui s'alourdit chaque jour".
Il affirme que l'élimination de certains de ces éléments extérieurs amplifie la pnénimiyout (l'intériorité), la véritable qualité intérieure de notre observance de la mitsva, "délivrant" notre avoda et nos vies.

Le rav Yéhouda Amital, roch yeshivah de Yechivat Har Etsion, critique les "renforcements artificiels" et "l'anxiété religieuse qui se manifeste dans la vie de l'homme moderne".
Il souligne la tendance, dans de nombreuses communautés, à des types de "rigueur" qui trouvent leur origine dans l'incertitude et le manque de confiance en soi et de la émouna d'une personne dans son service d'Hachem.
Ces rigueurs sans fondement concernent souvent des questions dont nos ancêtres n'auraient jamais rêvé :
Le rav Amital écrit :
"Outre l'importance d'un certain niveau de tension dans la vie, une personne doit se garder d'une tension et d'une anxiété excessives dans son service du Divin.
Dans tous les aspects de la vie, l'exagération est considérée comme anormale, et il en va de même dans l'observance des mitsvot. Cela contraste avec l'opinion courante qui assimile la méticulosité excessive à la crainte du Ciel.
Le Rambam (Shemona Pérakim - chap.4) note qu'une personne devrait s'efforcer d'atteindre le niveau auquel elle peut facilement suivre le juste milieu dans tous ses traits de caractère, au lieu de lutter constamment contre ses inclinations les plus basses.
L'anxiété et la suspicion excessives sont susceptibles de conduire à une paralysie totale. Ici aussi, la personne doit trouver le bon équilibre."

Ainsi, en nous regardant avec honnêteté, nous devons nous efforcer de vivre sur une voie médiane, sans extrémisme. [Rambam - Michné Torah - Déot 1,4]
Pour ceux d'entre nous qui sont passionnés par la loi d'Hachem, la sainteté des 'houmrot et les coutumes (minhagim) "très poussées", il peut être difficile de rester équilibré, d'éviter l'extrémisme et le "al téhi tsadik harbé" (ne soit pas trop vertueux [ex: par rapport à ta nature personnelle, ton environnement, ...] - Kohélet 7,16).

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[l'idée de ce divré Torah n'est pas de s'interdire toute 'houmra, toute ségoula, toute barrière nous protégeant de fauter, mais plutôt de prendre du recul selon notre personnalité, selon notre situation actuelle, et d'avoir un service Divin qui puisse se faire avec le cœur, avec la joie et de beaux sentiments pour notre papa Hachem. ]

Si une personne garde constamment son esprit concentré sur l'accomplissement des mitsvot, son esprit sera libéré des pensées qui conduisent à la tristesse.
[rabbi Pin'has de Koretz]

C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam ]

"Si dans mes statuts vous marchez" (im bé'houkotaï télé'hou - Bé'houkotaï 26,3) implique la constance [dans la marche]. Pourtant, une personne est dans ce monde et doit s’occuper de ses affaires et d’autres questions matérielles.
En réalité, partout où un juif marche, il n’y a aucun endroit qui ne soit pas en rapport avec la Torah de Hachem et Ses mitsvot. Parfois, il s’agit d’une mitsva explicite, tandis qu’à d’autres moments, c’est une ramification d’une mitsva, mais il n’y a aucun endroit ni aucun recoin qui soit dépourvu de la Torah de Hachem et de Ses mitsvot.
[rav Yéhochoua de Belz (Mitteler Rav) - Léket Imré Kodeh - Paracha Bé'houkotaï ]

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-> "Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n’a plus dans Son monde que les quatre coudées de la halakha" (Béra'hot 8a) ... Ce qui signifie que ces quatre amot sont le lieu de la hachraat haChékhina.
Cela ne s’applique pas uniquement aux personnes qui étudient la halakha, mais aussi à celles qui la mettent en pratique. Même quelqu’un qui marche dans la rue et ferme les yeux pour s’abstenir de voir quelque chose d’interdit, cela s’appelle les "quatre amot de la halakha".
De même, quiconque s’abstient du mal et ne viole aucune interdiction ... c’est assurément les "quatre amot de la Halakha".
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - paracha Yitro 12 ]

-> "L'endroit où tu te tiens est une terre sainte" (Chémot 3,5).
En tout lieu et à tout moment, l'homme peut se rapprocher de son Créateur, pour Le servir et accomplir Ses mitsvot.
['Hafets 'Haïm sur la Torah - Chémot 3,5 ]

-> Un avré'h de Kotzk s’était consacré au 'hassidisme et à l’étude de la Torah pendant de nombreuses années, tout en étant soutenu par son beau-père. Par la suite, lorsqu’il dut consacrer son temps à gagner sa vie et à élever ses enfants, il n’eut plus le temps de s’adonner à la Torah et au 'hassidisme.
Lorsqu’il s’en plaignit au Rabbi de Kotzk, celui-ci lui répondit :
"Rabbi 'Hanania ben Akachia dit : "Hachem a voulu accorder du mérite à Israël, c’est pourquoi Il leur a donné la Torah et les commandements en abondance" (Avot 6,11).
"Cela semble difficile ; Hachem aurait dû nous donner moins de mitsvot pour que cela soit plus accessible. La réponse est qu'Hachem a étendu la portée de la Torah et des mitsvot à tous les lieux et à tous les aspects de la vie. Quand quelqu’un construit une maison, il y a des mitsvot consistant à apposer une mézouza et à ériger une clôture autour du toit. Quand une personne sème et récolte, il y a des mitsvot qui concernent la terre. De même, dans les affaires, il y a des mitsvot et des défis qui leur sont propres. C’est pour nous accorder du mérite, afin que nous puissions accomplir la Torah et les mitsvot tous les jours de notre vie, que ce soit en temps de paix ou en période de stress.]
[Sia'h Sarfé Kodech - Inyanim Shonim ]

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-> "Hachem, c’est seulement cela que je recherche : résider dans la maison d'Hachem tous les jours de ma vie" (Téhilim 27,4).
Comment le roi David pouvait-il chercher à demeurer dans la maison d'Hachem? Il était un roi avec toutes sortes de responsabilités royales, y compris mener des guerres pour Hachem ; voulait-il abandonner ce but?
Au contraire, le roi David recherchait l'aide Divine afin qu’à chaque instant, il se sente comme s’il était assis dans la maison d'Hachem et en présence d'Hachem.
En d’autres termes, le roi David ne menait pas une double vie, une vie privée et une vie au service d'Hachem dans la maison d'Hachem. Tout ce qu’il faisait était avodat Hachem en présence d'Hachem.
[Sifté 'Haim - Midot véAvodat Hachem - p.431 ]

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-> On ne peut certainement pas suggérer que seules 613 [commandements] relèvent de la catégorie des mitsvot. Si tel était le cas, de la paracha Béréchit à la paracha Bo, il n’y aurait que trois mitsvot et de nombreuses parachot ne comporteraient aucune mitsva, ce qui est difficile à concevoir.
Au contraire, chaque mot de la Torah vient de la bouche de Hachem et constitue une mitsva en soi.
Il existe en réalité un nombre incalculable de mitsvot, à tel point que toute personne dotée d’un esprit perspicace et d’un cœur compréhensif pourrait mener chacune de ses actions et de ses affaires, des plus petites aux plus grandes, conformément à la Torah, accomplissant une mitsva à chaque instant dans une mesure incalculable.
[Gaon de Vilna - cité dans Maalot HaTorah ]

Accomplis les mitsvot par amour [d'Hachem] afin de ne pas en venir à haïr Hachem à cause de la crainte qu'Il t'inspire.
[séfer haRokéa'h 2a]

Les mitsvot = être véritablement vivant

"Mais vous qui vous attachez à Hachem, votre D., vous êtes tous vivants aujourd’hui" (Vaét'hanan 4,4), ce qui signifie que sans la Torah et les mitsvot, nous ne sommes pas considérés comme vivants du tout.
Même si une personne est techniquement vivante et respire dans ce monde, sans la Torah, sa vie n’est pas meilleure que celle d’un animal.
Une personne ne vit véritablement que lorsqu’elle est connectée à Hachem, car alors non seulement son corps physique est vivant, mais son âme s’épanouit et se nourrit de sa source de vitalité.
[rav Moché Sternbuch]

Fauter = des conséquences de grande portée

+ Fauter = des conséquences de grande portée :

-> A l’origine, Pharaon avait décrété que seuls les nouveau-nés juifs de sexe masculin seraient jetés dans le fleuve. Cependant, le jour où Moché est né, il a décrété que tout fils qui naîtrait serait jeté dans le fleuve, même les bébés égyptiens.
Rachi, dans son commentaire sur ce verset, explique que les astrologues de Pharaon avaient vu dans les étoiles que le rédempteur des juifs était né ce jour-là, mais ils ne savaient pas s’il était juif ou égyptien.
Ils virent en outre que le rédempteur serait frappé par l’eau, et conseillèrent donc que tous les garçons nés ce jour-là soient jetés dans le fleuve.
En réalité, les étoiles faisaient référence à l’épisode des "eaux de la discorde" (mé mériva), au cours duquel Moché est considéré comme ayant fauté en fournissant de l’eau aux juifs dans le désert (frappant le rocher). [son péché était très mineur, et les Richonim présentent diverses opinions quant à ce qu’il a exactement fait de mal. ]

Le rav Aharon Leib Steinman a souligné que les étoiles ne peuvent révéler que des événements physiques à venir, et non ceux de nature spirituelle. À première vue, il semblerait que l’incident de mé mériva ait été d’ordre spirituel ; Moché n’est pas tombé physiquement dans l’eau (du Nil), mais a été puni parce qu’il avait fauté au sujet de l’eau. Comment alors l’astrologue a-t-il vu cet événement?

Cela nous enseigne, dit le rav Steinman, que la faute ne crée pas seulement des énergies négatives dans le monde spirituel, mais qu’il a également un effet perceptible sur le monde physique. Hachem nous cache ces effets afin que nous puissions avoir le libre arbitre, mais ce que les astrologues de Pharaon voyaient, c’était la conséquence physique de la faute de Moché.

Le rav Steinman ajoute un autre point : On pourrait penser que les effets négatifs d’une faute apparaissent après que la faute a été commise. Ici, cependant, Moché n’avait pas encore commis cette faute ; celui-ci ne se produirait que 120 ans plus tard, à la fin de la vie de Moché. Néanmoins, les astrologues étaient déjà en mesure de percevoir les effets de la faute.
Nous en tirons la leçon qu’une faute commise dans le futur a un effet rétroactif et cause des dommages avant même que la faute ne soit effectivement commise.

Les mitsvot = devenir un créateur de soi-même, pour kiffer le monde à Venir avec Hachem

+ Les mitsvot = devenir un créateur de soi-même, pour kiffer le monde à Venir avec Hachem :

-> Hachem veut donner du plaisir. En fait, c'était la raison même de la Création, Hachem a créé le monde pour donner un plaisir infini et éternel à ceux qu'Il a créés.
Étrangement, cependant, Il a réservé ce plaisir pour le monde suivant, le monde à Venir, et nous a d'abord placés dans ce monde pour le mériter.

La question est de savoir pourquoi Il a fait cela. Si le but de la création était de nous donner du plaisir, pourquoi ne pas nous faire entrer directement dans le monde du kiff?

La raison en est que nous ne pouvons pas obtenir ce plaisir tant que nous ne nous rendons pas capables de le recevoir.
Le plaisir du prochain monde est le plaisir d'être proche d'Hachem.
[ainsi, il est à noter que ce plaisir dépasse de loin tout ce que nous sommes capables de saisir conceptuellement ou d'appréhender à un niveau physique (donc limité). Ce plaisir est littéralement trop grand pour ce monde. Nous ne disposons d'aucun contexte ou cadre de référence pour apprécier l'ampleur d'un tel plaisir (qui est à l'image d'Hachem, divin, infini). ]

Le plaisir d'être proche d'Hachem ne peut être reçu que dans la mesure où l'on est semblable à Lui.
En tant que créations, nous sommes à l'opposé d'Hachem. Il est le créateur, et un créateur est le contraire d'une création.
Pour recevoir le plaisir d'être proche d'Hachem, nous devons nous rendre semblables à Lui en devenant nous aussi des créateurs.
Ce monde-co (olam hazé) est le lieu où nous nous transformons de créations en créateurs, et devenons alors capables de recevoir le plaisir du monde à Venir (olam haba).

La façon dont nous nous transformons en créateurs est de nous recréer nous-mêmes.
Le moyen de nous recréer est par la Torah. L'observance de la Torah est, par sa nature même, un défi. En s'efforçant de respecter la halakha, malgré les difficultés que cela représente, on se change soi-même. [chaque mitsva nous transforme en un être davantage spirituel. Plus on fait de mitva, plus on se change soi-même. Une mitsva faite avec joie, avec intention, avec douleur, ... a davantage de valeur et de puissance (créatrice) que sans. ]
Les mitsvot qui sont initialement difficiles à respecter deviennent plus faciles au fur et à mesure que l'on s'efforce de les respecter.
A la fin d'une vie consacrée à l'amélioration continue de l'observance des mitsvot, une personne sera très différente de la façon dont elle a été créée, et se sera, littéralement, recréée elle-même.

Par conséquent, on sera un créateur, semblable à Hachem, et dans le monde à Venir, on sera proche d'Hachem et on obtiendra le [vrai] plaisir qu'Hachem a créé pour donner au monde.

Si c'est le cas, la vie dans ce monde-ci sert à se développer, à se changer et grandir [spirituellement].
La mesure dans laquelle nous changeons et grandissons est la mesure dans laquelle nous gagnons un plaisir infini et éternel dans le monde à Venir.
La façon dont nous changeons est en observant la Torah. Plus la halkcha est exigeante, plus elle nous change. Plus nous nous efforçons de respecter les halakhot lorsqu'elles sont difficiles, plus nous changeons, et donc plus nous gagnons le monde à Venir.

L'observance de la Torah est encore plus difficile lorsque la vie elle-même devient difficile. Les halakhot qui sont plus faciles pendant les périodes calmes peuvent s'avérer plus difficiles lorsque la route de la vie devient cahoteuse.
Vivre avec la douleur peut entraîner des défis considérables dans l'observance de la halakha, dans de nombreux domaines.
Certains défis halakhiques ne peuvent être relevés que par une personne qui souffre. Pour certains, les défis se situent au niveau de la émouna, tandis que pour d'autres, ils se situent au niveau des midot.
Pour certains, c'est la prière, et pour d'autres, ce sont les relations avec autrui. Il est difficile de faire ce qui est juste quand on souffre.

Plus la halakha est difficile, plus nous changeons en la respectant, et par conséquent, respecter la halakha lorsque nous souffrons nous procure plus de plaisir que lorsque nous ne souffrons pas, puisque nous changeons de manière plus significative.
Le plaisir infini (du monde à Venir) vaut toute douleur finie (de ce monde).
[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - dans son Aish Kodech - Shabbath Shouva 5702]

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-> Le rabbi de Piaseczno (Aish Kodech - ha'Hodech 5702) souligne que la Torah Orale (chébéal pé) a été développée pendant l'exil, démontrant le fait que les périodes de défi peuvent favoriser davantage d''accomplissements spirituels. [d'où Talmud de Babylone]
Il mentionne également que le Zohar a été écrit spécifiquement lorsque Rabbi Shimon Bar Yo'haï et son fils ont été contraints de se cacher [des années dans une grotte] des romains (voir Shabbos 33b).

-> Le rabbi de Piaseczno dit que dans les moments difficiles, on peut se souvenir d'à quel point cela nous amener de la joie et de la proximité avec Hachem dans le monde à Venir, éternel.

Il existe 2 types de personnes en ce qui concerne l'accomplissement des mitsvot.
L'une est celle qui accomplit les mitsvot en connaissant les raisons de ces mitsvot ; l'autre est celle qui accomplit les mitsvot sans en connaître les raisons.
Celui qui accomplit les mitsvot sans en connaître les raisons est plus grand que celui qui les accomplit en en connaissant les raisons.
Lorsqu'une personne observe les mitsvot en connaissant leurs raisons, il n'est pas évident qu'elle accomplisse les mitsvot poussée par son amour de D. ; il se peut qu'elle accomplisse les mitsvot uniquement parce qu'elle connaît les raisons qui les sous-tendent.
En revanche, dans le cas d'une personne qui accomplit les mitsvot sans en connaître les raisons, il est clair qu'elle fait tout ce qu'elle fait uniquement par amour pour D.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéra 22,12]

Michael est le grand prêtre du Ciel, et ses offrandes sont les âmes du peuple juif avec leurs mitsvot et leurs bonnes actions ...

Lorsqu'une personne quitte ce monde pour rejoindre sa dernière demeure, elle présente devant Hachem la Torah et les mitsvot qu'elle a accumulées dans ce monde.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 16,5-6]