Hachem dit au peuple juif : "Respectez les mitsvot, car si vous les respectez, c’est comme si vous Me respectiez".
[Midrach Tan’houma - Vayigach 6]
Catégorie : 5- Mitsva + Avéra
L'homme a trois amis : ses biens, sa famille et ses bonnes actions.
Quand la fin de ses jours approche, ses biens l'abandonnent, car il n'en a plus besoin.
A sa mort, son second groupe d'amis, sa famille, l'accompagnent jusqu'au cimetière, et pas plus loin. Ils retournent chez eux à l'issue des funérailles.
Seul le troisième groupe, ses bonnes actions (mitsvot), le suivent jusque dans le monde à Venir.
[Pirké deRabbi Eliezer - 34 ]
"Tout démarre de la nécessité de rectifier nos mauvais traits de caractère qui sont encore plus graves que nos fautes elles-mêmes."
[Rachach - Nahar Shalom]
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Le Rachach y explique également que les 4 sources de dommages de l'homme sont : l'orgueil, les paroles vaines, les plaisirs du corps et la tristesse. On s'efforcera donc de développer l'humilité, le silence, le retrait des plaisirs corporels et la joie constante.
Servir Hachem avec un feu d’enthousiasme
+ Servir Hachem avec un feu d'enthousiasme :
-> Lorsqu'une personne faute, à D. ne plaise, elle crée une souillure en-Haut et alimente les forces impures (les klipot).
Le remède à cela consiste à brûler les forces extérieures impures (les klipot) par une dévotion ardente à D.
Ce dévouement ardent résulte du fait que la personne a fauté et a eu des pensées sombres.
[ lorsqu'elle se rend compte de son erreur et se repent, le souvenir de ses fautes attise les flammes d'une dévotion renouvelée et passionnée à D., et "le feu consume le feu" (Yoma 21b), le feu de la sainteté consume le feu des forces extérieures impures créées par les fautes d'une personne. ]
Le remède consiste à l'enflammer, c'est-à-dire à enflammer l'âme, en servant Hache avec un enthousiasme ardent. Comme cette ardeur est due aux fautes antérieures, elle a le pouvoir de brûler tous les klipot.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Emor 21,9]
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=> "Combattre le feu par le feu" signifie utiliser le feu de sa passion pour la piété pour brûler le feu de la passion de la faute et les klipot qui en résultent.
Pourquoi avons-nous besoin des 248 mitsvot positives?
Le Zohar (2:82b) appelle ces mitsvot : "248 conseils" (réma'h itin) sur la manière de parvenir à la crainte et à l'amour de D.
En effet, le verset dit explicitement à propos des mitsvot : "Afin que tu apprennes à craindre Hachem, ton D., tous les jours" (Réé 14,23).
La Torah et les mitsvot nous ont été données pour que nous cultivions la crainte et l'amour de D.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pessa'h ]
Les korbanot sont offerts pour créer un "parfum agréable" devant Hachem, et Rachi (Zéva'him 46b) explique qu'Hachem prend plaisir à ce que Sa volonté ait été accomplie.
Ainsi, la plus grande satisfaction d'Hachem est simplement que nous accomplissions Sa volonté, comme Il nous l’a commandé.
[rav Moché Sternbuch]
Récompense fonction de la difficulté
-> "En fonction de l'effort sera la récompense" (léfoum tsaara agra - Pirké Avot 5,23]
-> "La récompense [pour une mitsvot] est proportionnelle au degré de difficulté (de l'effort investi)" (léfoum tsara agra - Pirké Avot 5,22)
-> Si tu as étudié la Torah pendant une période agréable, ne t'en détourne pas pendant une période de difficulté. Car il vaut mieux pour une personne avoir une chose dans la souffrance que cent fois [pendant une période] agréable (où notre avodat Hachem se fait avec facilité, inspiration).
[Avot déRabbi Nathan 3,5 ]
Le rav Israël Lubchansky, machguia'h de Baranovitch, cite le 'Hafets 'Haïm qui affirme que cela a déjà été dit à l'époque de nos Sages, et à plus forte raison de nos jours, où il faut déployer beaucoup plus d'efforts pour surmonter les défis de la vie. Il vaut mieux une fois avec douleur que mille fois sans douleur.
-> Il est dit au nom du Baal Shem Tov que celui qui se force [à accomplir les mitsvot] sans avoir aucune inspiration est plus grand.
[Mahari"d miBelz - parachat Béhaaloté'ha]
-> La qualité d'une bonne action accomplie est calculée en fonction de la souffrance qu'il a fallu endurer pour la réaliser. De même, la qualité d'une mauvaise action est calculée en fonction de la douleur qu'il a fallu endurer pour s'abstenir de la commettre. Plus la douleur est grande, moins l'action est mauvaise.
[rav Israël Salanter - Ohr Israël 31]
-> Il y avait une veuve dans le quartier de laquelle se trouvait une synagogue.
Chaque jour, elle allait prier dans le beit hamidrach de Rabbi Yo'hanan.
Il lui dit : "Ma fille, n'y a-t-il pas une synagogue dans ton quartier?"
Elle lui répondit : "Mon maître, n'est-ce pas chaque pas que je fais qui me vaut une récompense?" (guémara Sotah 22a).
De cette veuve, Rabbi Yo'hanan apprit qu'il valait mieux marcher jusqu'à une synagogue éloignée plutôt que jusqu'à une synagogue proche, afin d'obtenir une récompense pour chaque pas supplémentaire.
Cette idée s'applique non seulement aux pas physiques, mais aussi aux "pas spirituels". Tout comme quelqu'un peut se trouver loin de la synagogue, il peut aussi parfois se sentir loin d'Hachem. Il devient alors difficile d'ouvrir la bouche pour prier, et il reçoit une récompense pour avoir fait les pas spirituels difficiles vers Lui.
Même si, à première vue, il semblerait préférable de mener une vie où "la synagogue semble proche", nous voyons dans cette guémara la récompense pour les pas effectués, et que notre récompense est multipliée les jours où "la synagogue semble éloignée".
[Maor Enayim - Kountres Yisma'h Lev ]
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-> Il est possible que même une personne remplie de défauts puisse avoir des actions désirables aux yeux d'Hachem si elle surmonte ne serait-ce qu'un peu son yétser ara ...
Surmonter sa nature peut être plus désirable aux yeux d'Hachem que d'être une personne créée à un niveau déjà élevé.
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - Shavouot 26 ]
-> Celui qui désire fauter est plus important et plus complet que celui qui ne désire pas fauter et qui ne souffre pas de s'en abstenir ...
La récompense de celui qui contrôle sa nature augmente en fonction de la souffrance qu'il endure pour dompter sa nature.
[Rambam - Shemona Prakim - chap.6 ]
-> Si les obstacles sont importants et empêchent une personne d'accomplir son avodat Hachem, les éliminer mérite une récompense proportionnellement importante ...
Comme une personne qui piétine dans la boue dont il est difficile de sortir. Comme le disent nos Sages (Sanhédrin 96a) à propos de nos saints Patriarches [qu'ils] "couraient devant Hachem comme des chevaux dans les marécages". De même, chaque personne a de grands marécages.
Quelle grande récompense pour le soldat qui les surmonte!
[rav Yérou'ham Lévovitz - Daat Torah - parachat Mikets - p.253 ]
-> Si l'on soutient dans le beit din d'en-Haut (chel maala) que la personne qui se tient devant eux [les juges célestes] a surmonté sa nature pour fermer les yeux afin de ne pas voir quelque chose de mauvais, ou qu'elle a fermé la bouche pendant une dispute, ou qu'elle s'est efforcée d'accomplir les mitsvot et d'étudier la Torah malgré les obstacles difficiles qui se dressaient sur son chemin, alors cela causera une grande joie au ciel.
Car la qualité de surmonter les défis ne se trouve pas au ciel, puisque les anges n'ont pas à surmonter ou à résister à des défis ... Par conséquent, la persévérance de l'homme l'élève au-dessus du niveau des anges.
[rav Shlomke de Zhvil - séfer Hamala'h ]
-> La guémara (Shabbat 88b) raconte que lorsque Hachem a voulu donner la Torah au peuple juif, les anges ont demandé que la Torah soit donnée aux anges dans le Ciel à la place. Moché répondit qu'ils ne pouvaient pas recevoir la Torah car ils n'étaient pas descendus en Egypte.
Le rav Itzele de Volozhin (cité dans Pé Kadoch) explique que Moché soulignait l'incapacité des anges à descendre en Egypte et à résister aux épreuves auxquelles le peuple juif avait dû faire face.
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-> [La guémara (Taanit 25b) relate un incident avec] Rabbi Eliezer qui descendit devant l'arche pour diriger la prière et ne reçut pas de réponse. Rabbi Akiva descendit après lui et reçut immédiatement une réponse.
Une bat kol est apparue et a dit : "Ce n'est pas parce que celui-ci [Rabbi Akiva] est plus grand que celui-là [Rabbi Eliezer], mais plutôt parce que celui-ci a maîtrisé ses midot et que celui-là n'a pas maîtrisé ses midot."
La question est posée [dans le séfer Beit Elokim] : si Rabbi Akiva a réprimé ses midot, cela ne le rend-il pas plus grand? Au contraire, Rabbi Eliezer accomplissait chaque mitsva de la même manière que Rabbi Akiva.
La seule différence était que, par nature, Rabbi Eliezer était plus disposé à accomplir diverses mitsvot, et il le faisait conformément à sa nature. Mais la nature de Rabbi Akiva n'était pas d'accomplir des mitsvot. Il a surmonté son yétser ara et a accompli les mitsvot, même s'il était difficile d'aller à l'encontre de sa nature.
C'est pour cette raison qu'il est considéré comme celui qui a triomphé de ses midot.
[ 'Hochmat Manoa'h ]
Mettre constamment Hachem face à soi
Nos Sages (guémara Kidouchin 31a) ont dit : Si une personne commet une faute en secret, c’est comme si elle repoussait les pieds de la Chékhina, car "le monde entier est rempli de Sa gloire" (Yéchayahou 6,3), et "la terre est le marchepied de Mes pieds" (Yéchayahou 66,1).
Par conséquent, lorsqu’une personne faute, elle repousse les pieds de la Chékhina [car elle agit comme si la Chékhina n’était pas présente].
Si elle réalisait que Hachem se tient devant elle et l’observe, elle s’abstiendrait immédiatement et ne fauterait pas, comme l’a dit le roi David : "J’ai toujours mis Hachem devant moi ; parce qu’Il est à ma droite, je ne chancellerai pas" (Téhilim 16,8).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - A'haré Mot 18,2-4]
Accompagner sa Torah de mitsvot
Selon le Réchit 'Hokhma (introduction), lorsqu’une personne étudie la Torah et accomplit les mitsvot, elle renforce les forces de la sainteté ; si une personne étudie la Torah sans accomplir les mitsvot, elle renforce au contraire les forces de l’impureté, à D. ne plaise, et les fait pénétrer dans le domaine des forces de la sainteté.
C’est ce à quoi fait référence le verset : "Une servante qui hérite [de la place] de sa maîtresse" (Michlé 30,23). Une telle personne a fait entrer le profane à la place du sacré, et l’impur à la place du pur.
Ce n’est que lorsqu’une personne étudie la Torah avec des motivations pures, c’est-à-dire qu’elle l’étudie afin de la mettre en pratique, qu’elle peut distinguer le sacré du profane, l’impur du pur, et s’assurer de ne corrompre en rien ce qui est censé être sacré.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémini 10,8-11]
"Vous observerez Mes statuts et Mes lois que l’homme accomplit et par lesquels il vit" (Kédochim 18,5)
-> Rabbi ‘Haïm de Volozhin enseigne :
"par lesquels (bahem) il vit" est à lire textuellement : "dans lesquels", à l’intérieur desquels.
En effet, dès qu’il vient à l’esprit de quelqu’un de faire une mitsva, cela fait tout de suite une impression au Ciel, d’où descend pour lui une émanation de lumière et de sainteté, qui l’entoure et l’aide à accomplir effectivement la mitsva.
C’est ce qu’ont voulu dire les Sages par l’enseignement selon lequel "Celui qui veut se purifier, on l’aide".
De même, une fois qu’il a fini la mitsva, la même lumière de sainteté augmente et se renforce de nouveau, le poussant à accomplir d’autres mitsvot.
Comme le disent nos Sages : "une mitsva en entraîne une autre".
En effet, comme il est entouré de sainteté d’en haut, il s’abrite à l’ombre de la Présence Divine qui le protège du mauvais penchant, lequel n’a plus aucun pouvoir sur lui.
Et celui qui prend à cœur d’y réfléchir au moment où il accomplit la mitsva sentira dans son âme comment il est entouré et revêtu de cette sainteté, et le désir d’accomplir la volonté de son Créateur se renouvellera en lui.
"Que l’homme fait et dans lesquels il vit" = car étant donné qu’à ce moment-là il est entouré de la sainteté de la mitsva elle-même, il vit vraiment à l’intérieur de la mitsva, et c’est une atmosphère de gan Eden dans laquelle il mérite de se trouver dès ce monde-ci.
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-> "Vous observerez Mes statuts et Mes lois ... et vous devez vivre par eux (vé'haï bahém)"
-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II,44) écrit :
"Une personne trop stricte n'est pas vraiment vivante, elle est toujours déprimée/triste et anxieuse à l'idée de ne pas remplir ses obligations correctement (c'est jamais assez bien!), ce qui enlève toute la vitalité et la joie de l'observance des mitsvot. On a alors des ruminations malsaines sur la question de savoir si l'on a ou non rempli correctement nos obligations. Il est impossible pour un être humain mortel de s'acquitter parfaitement de ses obligations (dans son service Divin)."
[notre yétser ara nous pousse à nous attrister, à ne pas être content, en pointant ce qu'on aurait pu faire de mieux. Nous devons en toute honnêteté avec nous même voir comment s'améliorer, mais sinon on doit aussi se satisfaire de ce qu'on a fait.
C'est l'application de : "vé'haï bahém" = on ne doit pas sortir d'une mitsva en étant mourant (c'est nul ce que j'ai fait, j'aurai dû faire ça, j'ai pas eu assez de kavana, ...), tout triste et obscur, mais plutôt on doit être fier et heureux de pouvoir faire la volonté d'Hachem, et d'ainsi Lui amener du plaisir.
On doit être "saméa'h bé'helko" = même au niveau spirituel on doit savoir être content de notre sort, des capacités spirituelles que D. nous octroie. (on doit aspirer/prier à davantage, mais on doit aussi avoir l'humilité de reconnaître nos limitations dans notre avodat Hachem, et ainsi être content de faire de notre mieux avec ce que l'on a (même si c'est loin de la perfection, des tsadikim, d'autrui). En effet, les mitsvot doivent être "vé'haï bahém"!! )