Quand un homme n'agit pas comme il faut, il lui arrive des malheurs qui ne proviennent pas d'Hachem, mais du mal qu'il a fait.
[Zohar - Vayé'hi p.229a]
Catégorie : 5- Mitsva + Avéra
Celui qui tourne en dérision les mitsvot ne peut compter sur la miséricorde Divine.
[Marganita déRabbi Méïr]
Les mitsvot = le plaisir de passer d’une réalité matérielle à spirituelle
+ Les mitsvot = le plaisir de passer d'une réalité matérielle à spirituelle :
-> Le plaisir que nous procure ce monde physique ne provient pas de la matérialité elle-même, mais de l'étincelle de spiritualité qui l'habite.
Alors que les gens ont tendance à avoir l'impression que la matérialité est agréable, c'est le contraire qui est vrai. La matérialité interfère avec le plaisir. Moins il y a de matérialité, plus il y a de plaisir.
Si c'est le cas, la façon d'obtenir plus de plaisir de tout ce qui est physique/matériel est d'élever la matérialité et de la transformer en quelque chose de spirituel.
Lorsque l'on fait cela, la matérialité n'interfère pas avec le plaisir, mais devient plutôt un canal pour celui-ci. Tel est le secret du plaisir.
Hachem est le plaisir [ultime], et plus Il est présent, plus l'expérience sera agréable.
Comment transformer la matérialité en spiritualité?
La Torah est le livre d'instructions pour transformer ce monde physique en quelque chose de spirituel.
En se rapportant au monde matériel conformément aux instructions de la Torah, nous rendons le monde matériel spirituel.
Faire des bénédictions sur la nourriture, par exemple, transforme la nourriture d'un objet physique en un récipient de spiritualité et augmente par conséquent le plaisir que l'on éprouve à la manger.
Manger de la nourriture le Shabbat, ou conformément aux halakhot de casherout, élève la nourriture physique, la transformant en un objet de spiritualité et de plaisir.
Les mitsvot sont les moyens d'accroître le plaisir dans ce monde, et une vie de Torah est incroyablement agréable.
Que se passe-t-il si l'on n'éprouve pas de plaisir à accomplir les mitsvot? Comment expliquer cela?
Si l'on n'éprouve pas de plaisir à réaliser les mitsvot, la raison en est que notre propre réalité physique, notre corps, s'y oppose.
Il y a deux façons d'aborder la avodat Hachem : l'une est que la Torah est ce que nous gardons. L'autre est que la Torah est ce que nous sommes.
Lorsque la Torah est ce que nous gardons, nous la suivons parce qu'elle est importante pour nous, mais il s'agit essentiellement de règles, une succession d'obligations.
C'est un système extérieur à nous-mêmes autour duquel nous construisons notre vie.
Cependant, il existe une autre façon d'aborder la Torah, qui considère que la Torah n'est pas une question de règles, mais qu'elle permet d'établir un lien avec Hachem.
À ce niveau, la Torah n'est pas ce que nous faisons ou ce autour de quoi nous construisons notre vie, c'est ce que nous sommes.
Dans cette approche, la Torah est la vie elle-même, et non pas simplement une valeur dans notre vie.
Enfreindre la halakha, c'est nous enfreindre nous-mêmes, puisqu'elle est l'essence même de notre être. Et observer la Torah, c'est vivre vraiment la vie, puisque notre vie même est Torah.
La véritable avodat Hachem ne consiste pas à "garder" (observer) la Torah. Il s'agit d' "être" la Torah.
En fait, c'était exactement la mida de Moché Rabbénou. La Torah dit que Moché était un "anav mikol adam" (le plus humble des hommes - Béaaloté'ha 12,3).
C'est précisément parce qu'il n'était pas rempli de lui-même qu'il pouvait devenir saturé de Torah (de spiritualité).
Moché dit à Hachem : "Mi ano'hi" (qui suis-je?) et Hachem répond : "Eyé im'ha" (Je serai avec toi).
C'est précisément parce que Moché a dit " mi ano'hi " qu'Hachem a pu " être avec " lui.
Moché était le paradigme du serviteur d'Hachem, car il n'y avait rien d'autre pour lui que la Torah.
La véritable avodat Hachem ne consiste pas à "garder" la Torah, mais à "être" la Torah elle-même.
Pour ressentir le plaisir des mitsvot, nous ne pouvons pas nous contenter d'observer la Torah, notre corps nous en empêcherait. Si nous voulons ressentir le plaisir de la Torah, nous devons devenir la Torah, c'est-à-dire permettre à la Torah de nous changer et de nous modeler.
Plus nous devenons ce qu'est la Torah, plus nous ressentirons le plaisir des mitsvot que nous accomplissons.
Mais si la Torah reste seulement ce que nous faisons, et que ce que nous sommes reste essentiellement le même, nous n'éprouverons que peu de plaisir, car notre corps nous en empêchera.
Plus nous changeons en observant les mitsvot, plus les mitsvot nous procurent du plaisir.
Hachem est la source de tout plaisir. Si nous nous saturons de Torah (et de ses mitsvot), nous nous saturons de Son essence, et nous aurons du plaisir même si nous souffrons.
La vie est plus agréable lorsque notre vie est Hachem.
Dans ces conditions, les périodes difficiles de notre vie sont en fait celles qui offrent le plus de possibilités de plaisir. Puisque le plaisir vient du fait de modeler notre corps à la Torah, plus l'effort pour garder la Torah (et ses mitsvot) est grand, plus la Torah nous change, et plus nous éprouvons de plaisir.
[ Hachem nous a donnés des mitsvot par le biais desquelles nous façonnons une nouvelle réalité de nous-même plus spirituelle, les mitsvot nous permettent de faire ce lien entre le matériel et le spirituel, et d'ainsi se connecter le plus possible avec Hachem, ce qui provoque la plus grande joie possible. ]
[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Chémot 5702 (1942) ]
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-> Par essence, tous les plaisirs de ce monde proviennent d'Hachem Lui-même, et par conséquent, s'engager dans le plaisir physique (de ce monde) à travers la ligne directrice de la Torah fournit le plus grand accès au plaisir et les plus hauts niveaux de plaisir dans ce monde.
[ rabbi de Piaseczno - dans son Déré'h haMélé'h - Shavouot 5685]
-> "Il est impossible d'obtenir le plaisir des plaisirs supérieurs (noam el'yon) sans monter de niveau (chéyél'hou mé'hayil el 'hayil) ... parce que le plaisir principal est de révéler la sainteté, et toute personne qui court après le plaisir et le désir dans ce monde est seulement [due au fait que] son âme n'a pas ressenti le plaisir de révéler la sainteté et qu'il (le plaisir) est vide".
[ rabbi de Piaseczno - dans son Déré'h haMélé'h - Shouva 5690]
-> L'idée est que l'observance idéale de la Torah ne consiste pas simplement à respecter les mitsvot (Hachem n'ayant besoin de rien!), mais plutôt à devenir après chaque mitsva une personne davantage élevée spirituellement.
"Vous serez pour Moi un royaume de prêtres (cohanim) et une nation sainte" (Yitro 19,6).
Le rabbi de Piaseczno fait référence au midrach (voir Tana déBé Eliyahou Zouta - chap.4), qui souligne que la directive d'Hachem "tiyou li" (litt. soyez pour moi) ne concerne pas l'action mais l'essence, dans le sens où la Torah n'est pas destinée à être un simple code de conduite, mais plutôt elle permet de développer une personne.
[Hachem nous a créé avec des ressources à notre naissance, mais durant toute notre vie, par le biais d'une vie selon la Torah, on devient un être totalement différent, on va tendre davantage vers la spiritualité (nous n'aurons pleinement conscience de ce que nous sommes devenus par une vie juive, qu'après notre mort, où le matériel ne limitera plus notre perception du spirituel). ]
Se réjouir de pouvoir servir Hachem
+ Se réjouir de pouvoir servir Hachem :
"Parce que tu n'as pas servi Hachem, ton D., dans la joie et de bonté de cœur" (Ki Tavo 28,47)
-> Il s'agit là d'un ordre clair d'être heureux chaque jour, dans tout notre service d'Hachem.
Nous devrions tous être comblés de joie [et de fierté] d'avoir le privilège de servir Hachem (le Roi des rois) et reconnaissants qu'Hachem nous ait donné la capacité d'être joyeux lorsque nous Le servons.
[rav 'Haïm Kanievsky]
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-> Une fois, lors d'un Yom Tov, le rav 'Haïm Kanievsky a discuté de la mitsva d'être joyeux pendant Yom Tov. Il a rapporté une explication du Dubno Maggid.
La Torah nous commande d'être joyeux pendant la fête de Souccot : "Tu te réjouiras pendant ta fête" (vésama'hta bé'haguékha - Réé 16,14).
Comment devons-nous accomplir cela? Une personne peut-elle simplement devenir joyeuse quand on lui dit de l'être?
Le Maguid de Dubno donne la parabole suivante :
un homme était le gestionnaire financier d'un groupe d'orphelins, et il investissait leur argent avec soin. Les orphelins étaient trop jeunes pour comprendre les fluctuations du marché, et le gestionnaire ne se donnait pas la peine de leur expliquer chaque jour comment leurs investissements se portaient.
Cependant, de temps en temps, il leur disait : "Aujourd'hui, vous devriez être joyeux." Ils comprenaient alors que leurs investissements avaient rapporté de l'argent ce jour-là.
Parfois, le gestionnaire disait : "Aujourd'hui, vous devriez être tristes", et ils réalisaient alors que leurs investissements avaient subi une baisse.
Nous accomplissons des mitsvot tous les jours ; cependant, comme des enfants qui ne comprennent pas les marchés financiers, nous ne savons pas quel effet nos mitsvot ont au Ciel, ni quel est le succès de nos efforts dans l'étude de la Torah.
Cependant à Souccot, Hachem nous dit : "Aujourd'hui, vous devez être joyeux!" et nous comprenons qu'il nous informe que les mitsvot que nous accomplissons pendant cette fête sont particulièrement précieuses au Ciel ; nos efforts portent leurs fruits et nous valent une grande récompense.
Le rav Kanievsky ajoute : En vérité, nous devrions penser aux nombreuses mitsvot que nous avons le privilège d'accomplir chaque jour : chaque mot de la Torah, chaque "Amen" que nous prononçons, chaque fois que nous récitons Acher Yatsar, chaque centime que nous donnons à la tsédaka, ... chaque mitsva construit des mondes au Ciel et apporte satisfaction à Hachem.
Il suffit de méditer quelques instants sur cela pour être rempli de joie.
Si nous nous concentrons sur les choses qui comptent, les mitsvot et l'étude de la Torah qui nous valent la vie éternelle, nous ne laisserons pas les problèmes éphémères de ce monde nous attrister.
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-> Un érudit de la Torah vint voir le rav Kanievsky et se plaignit d'être déprimé. Le rav lui dit : "Tu n'étudies pas la Torah!"
"Bien sûr que j'étudie la Torah !" protesta le visiteur.
Le rav Kanievsky répondit : "Le roi David a dit que la Torah réjouit ceux qui l'étudient : "pikoudé Hachem yécharim, méssamé'hé lev" (les ordres d'Hachem sont droits, ils réjouissent le cœur - Téhilim 19,9). Si vous étudiez la Torah comme il le faut, vous vous rendrez compte que vous êtes joyeux. Consacre plus d'efforts à l'étude sérieuse de la Torah et plonge-toi dans son étude, même pour une courte période, comme une heure ou deux par jour, et tu verras que tu surmonteras cette tristesse."
"Le niveau de proximité d'une personne avec Hachem dans le monde à Venir est déterminé par la quantité de kédoucha (sainteté) que son âme a pu absorber en réalisant les mitsvot dans ce monde."
['Hafets 'Haïm - Torah Ohr - chap.7]
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-> Le Méam Loez (Kédochim 19,2 - "Soyez saints") enseigne :
Bien que notre corps soit fait de chair et de sang, chaque fois que qu'il accomplit un commandement, il atteint un degré de sainteté plus élevé.
Dans la 3e partie du Shéma nous disons : "afin que vous vous souveniez de tous Mes commandements, que vous les accomplissiez et que vous soyez saints pour votre D." (Bamidbar 15,40) = l'observance des mitsvot permet d'atteindre la sainteté.
C'est la raison pour laquelle notre corps renferme 248 membres qui correspondent aux 248 commandements positifs de la Torah.
Les commandements permettent à chaque membre de gagner en sainteté.
Avant d'accomplir certains préceptes, nous récitons une bénédiction qui commence par : "qui nous a sanctifiés par Ses commandements" (acher kidéchanou bémitsvotav).
Nous louons Hachem de rendre notre corps saint grâce à Ses commandements (mitsvot).
Chaque commandement créé un vêtement de lumière dont l'âme se revêtira au monde futur.
[...]
Lorsqu'un homme faute, un esprit impur s'attache à lui. Une marque spirituelle apparaît sur son visage.
Voyant cette marque, les anges le maudissent et s'exclament : "Écartez-vous de cet homme qui a enfreint les commandements de la Torah! Malheur à lui et malheur à son âme! Il n'a pas de part en le D. d'Israël ni de part au monde futur s'il ne se repent pas".
En effet, tant que l'homme ne s'amende pas, ce signe spirituel ne quitte pas son visage.
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-> Quiconque commet une faute ajoute un œil au Satan.
La Torah recommande de ne pas pécher pour ne pas accroître le nombre de yeux du Satan.
En réalité, le Satan est aveugle. C'est pourquoi il est appelé Samael (סמאל), nom dont les lettres forment le mot : "lassouma", qui veut dire "à l'aveugle".
Le Satan a aussi le rôle d'ange de la mort. A la mort d'un homme, cet ange aux multiples yeux apparaît et dit à l'agonisant : "Souviens-toi de telle faute que tu as commise! Tu crois peut-être qu'aucun œil ne l'a vue, mais voici l’œil créé par ta faute!"
Ensuite, il couvre les yeux de sa victime et prend son âme.
[Méam Loez - Kédochim 19,26]
"L'homme doit savoir que pour chaque mitsva qu'il fait en ce monde, une semence spirituelle est créée, d'où fleurira sa part dans le monde à venir, ce qui sera extrêmement plaisant à son âme."
[Za’hor léMyriam – chap.22 ]
Quelques avantages des mitsvot
+ Quelques avantages des mitsvot (Introduction du Méam Loez (tome n°17) - Dévarim) :
1°/ Celui qui réalise les mitsvot fait résider la Présence Divine (ché'hina) sur terre.
La bénédiction régnera sur toutes choses, et ceci réjouira le monde entier.
Même les réchaïm seront bénis par le mérite des tsadikim qui observent les mitsvot.
En Haut, il existe un lieu particulier où résident des anges armés qui protègent Israël des nations du monde. Lorsque les non-juifs promulguent de mauvais décrets contre le peuple juif, ces anges les punissent.
Ils protègent Israël par le mérite de son empressement à accomplir les mitsvot.
Si les juifs sont négligents dans l'observance des mitsvot, D. nous en préserve, d'autres anges sont prêts à voler à l'aide des nations du monde lorsqu'elles émettent des décrets préjudiciables contre Israël.
Ils brisent le pouvoir du mazal d'Israël afin que les nations puissent les vaincre. Ils détruisent également la force des anges qui veulent faire du bien à Israël.
La Présence Divine quitte alors le peuple juif et la terre est maudite de toutes les façons possibles.
Une force de destruction règne alors dans ce monde et cause de graves dommages. Alors, l'univers ne connaît plus de joie.
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2°/ Même lorsque D. émet un mauvais décret, le tsadik est capable de l'annuler grâce aux mitsvot qu'il accomplit.
3°/ Aucune mauvaise nouvelle n'est annoncé d'en-Haut, car il est écrit : "Celui qui observe les mitsvot ne connaîtra pas de mal" (Kohélét 8,5).
En d'autres termes, celui qui accomplit les misvot et attend avec impatience le moment de les réaliser ne connaîtra rien de mal.
D'en-Haut, il ne lui sera annoncé que de bonnes nouvelles.
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4°/ L'homme qui observe les mitsvot aura une longue vie.
Il ressemble à un homme qui se noie et auquel un ami lance une corde.
"Saisis cette corde et ne crains rien!" lui crie-t-il. Celui qui accomplit les mitsvot ressemble à un homme qui s'accroche à une corde. Il n'a pas à craindre la mort.
Il est écrit : "Vous qui êtes attachés à Hachem votre D., vous êtes tous vivants aujourd'hui" (Dévarim 4,4).
Si vous êtes attachés à Hachem votre D. et que vous observez Ses mitsvot, vous vivrez longtemps.
[...]
D. aime tant les juifs qu'Il les entoure de bonnes actions. Partout où nous allons, nous trouvons des mitsvot à accomplir.
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5°/ Si un juif observe une mitsva dans un but désintéressé et sans motifs ultérieurs, la Présence Divine se reflète sur son visage et les gens acceptent ses paroles.
De plus, quiconque le regarde est empli de crainte. Même les animaux le craindront et ne s'approcheront pas de lui.
Lorsque Daniel a été jeté dans la fosse aux lions, les bêtes ne se sont pas approchés de lui pour lui nuire.
Cependant, si un homme est plongé dans la faute, l'image Divine disparaît de son visage. Comme la Présence Divine l'a quitté, personne ne le craint.
Lorsqu'il fait des remontrances, ses paroles ne sont pas écoutées.
Même les bêtes sauvages ne le craignent pas : à leur yeux, il est semblable à un animal et elles pourraient le tuer et le dévorer comme l'un des leurs.
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6°/ Le mérite des mitsvot protège l'homme de tout mal.
Même si un décret néfaste a été émis contre lui en Haut, une mitsva qu'il a accompli peut le soutenir, sur le moment et dans le futur.
Les mitsvot sont donc comparables à un bouclier : comme un bouclier protège l'home des flèches pendant le combat, les mitsvot qu'un homme a accomplis le protègent des malheurs décrétés en Haut.
Cette personne ressemble à un arbre possédant peu de branches mais de nombreuses racines.
Si touts les vents du monde soufflent, ils n'arriveront pas à l'arracher car les racines qui plongent dans les profondeurs du sol sont très solides.
De même, l'homme qui observe les mitsvot n'a pas à craindre les [mauvais] décrets célestes.
[...]
En plus de cela, D. ne le laissera pas en venir à la faute.
Imaginons une personne qui avance dans un lieu obscur et qui redoute de se blesser sur des épines et des ronces.
Si elle tient une lampe, elle peut marcher sans crainte là où elle désire.
Les mitsvot ressemblent à une lampe, comme il est écrit : "La mitsva est une lampe et la Torah est lumière" (Michlé 6,13).
Les mitsvot illuminent la voie de l'homme afin qu'il n'en vienne pas à fauter.
[...]
L'homme qui accomplit les mitsvot à la perfection, par amour et non par crainte de la punition, mais simplement parce que D. les a ordonnées et qu'il ne faut pas désobéir à Ses ordres, possède une valeur très grande. Le mérite des mitsvot le protégera pendant 2 000 générations, car il est écrit : "[D.] accomplit des actes de bonté pendant 2 000 générations pour ceux qui L'aiment et qui accomplissement Ses mitsvot" (Dévarim 7,9).
Cependant, pour ceux qui accomplissent les mitsvot par crainte [d'être punis], D. n'agit avec bonté que pendant 1 000 générations.
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7°/ L'homme qui observe les mitsvot est si cher à D. qu'Il dit de lui : "Le monde entier n'a été créé que pour cet homme".
Le seul but de la Création était de créer un homme juste qui observe les mitsvot ... Les anges eux-mêmes n'ont été créés que pour prodiguer le bien à cet homme. Par conséquent, les hommes justes sont plus importants que les anges.
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8°/ Chaque fois qu'un homme accomplit une mitsva, un ange est créé.
Cet ange prend sa défense et dit : "J'appartiens à cet homme qui m'a créé en observant tel et tel mitsva".
Hachem garde cet ange en face de Lui et le regarde afin de faire du bien à l'homme.
[...]
Cependant, le contraire est vrai aussi. Chaque fois qu'un homme commet une faute, un mauvais ange est créé.
Il se présente devant D. et dit : "J'appartiens à tel homme. J'ai été créé par telle faute qu'il a commise".
D. tient cet ange et le regarde afin de se souvenir de cet homme et de le détuire.
[d'où l'importance de rapidement faire téchouva sur nos fautes]
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9°/ Il faut savoir qu'avant de venir dans ce monde-ci, l'âme se trouve, certes au Gan Eden, mais elle ne peut ni voir ni goûter l'éclat de la Présence Divine qui est extrêmement intense.
Cependant, après être descendue en ce monde, chaque bonne action que l'homme a accomplie devient un vêtement pour son âme.
Grâce à cet habit, l'âme est capable de percevoir l'éclat de la Présence Divine.
Si un homme contemplait le soleil, il deviendrait aveugle, mais s'il le regarde en protégeant ses yeux d'un tissu, cela lui devient possible.
[ainsi, nous devons aborder chaque mitsva comme une opportunité de pouvoir davantage percevoir Hachem dans l'éternité du monde à venir.]
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-> b'h,lire également : https://todahm.com/2020/07/20/14162/
Les fautes nourrissent les forces du mal
Les forces de l’impureté (forces du mal), de par leur essence même, ont faim, soif et sont desséchées, car elles ne possèdent aucune énergie vitale qui leur soit propre. Elles prospèrent plutôt en incitant les gens à fauter, en leur enlevant leurs étincelles de sainteté et en s’en nourrissant.
Plus elles poussent les gens à fauter, plus elles gagnent en vie. Ce sont ces fautes qui donnent de la force aux forces de l’impureté ; c’est pourquoi elles aspirent constamment, avec soif et faim, à pousser les gens à fauter afin de pouvoir se nourrir de leur sang innocent ...
Lorsque Hachem voit que cette personne s’est repentie et a exprimé un véritable regret dans son cœur et son âme, Hachem accepte sa prière et l’aide à détruire ces démons ... mais aussi à extraire des étincelles supplémentaires de sainteté de ces forces d’impureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - 'Houkat 21,1-3]
"Dès lors qu'un homme méprise même une seule mitsva et se montre un tant soit peu négligent envers l'honneur du Ciel, il profane le Nom de D."
[Rabbi Eliézer de Metz - Séfer Yéreïm 340
- sur le verset : "Ne profanez pas Mon saint Nom, afin que Je sois sanctifié au milieu des enfants d'Israël" (Emor 22,32) ]
Faire les mitsvot = les anges nous aident
+ Faire les mitsvot = les anges nous aident :
-> Nos Sages nous assurent que lorsqu’une personne vient se purifier, "ils" l'aident (Shabbat 104a).
Nos Sages disent également que si une personne commence une mitsva, "ils" lui disent de l'achever (Talmud Yérouchalmi - Méguila 2,7).
Qui sont ces "il"» auxquels nos Sages font référence?
Le Maharcha (Makot 1.b) explique qu’il s’agit des anges créés par nos mitsvot. Ils nous aident, grâce à des pouvoirs d’un autre monde, à accomplir les mitsvot jusqu’au bout.
C’est pourquoi le sage saisira l’occasion d’accomplir une mitsva. Dès que les portes s’ouvriront, il s’y précipitera, avec une émouna totale que Hachem l’aidera à surmonter tous les obstacles qui auraient pu l’entraver par le passé.
La nuit du Séder, il peut devenir un véritable "ben 'horin", libéré du yétser ara, et capable de ne servir que Hachem. Un désir sincère d’atteindre cet objectif suffit certainement à créer les anges qui l’aideront à s’élever de niveau en niveau.
Comme nous le disent les Sages : "Hachem dit aux Bné Israël : Ouvrez-Moi une ouverture pas plus grande que la pointe d’une aiguille, et Je vous ouvrirai une ouverture aussi large que les portes d’un palais" (Shir Hashirim raba 5,2).
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-> Nos textes sacrés expliquent ainsi l'enseignement : "Rabbi Éliezer ben Yaakov dit : Celui qui accomplit une mitsva s'assure un avocat defenseur. Celui qui commet une faute (avéra) s'assure un ange accusateur" (Pirké Avot 4,11).
Le Arizal (Shaar HaYi'houdim - chap.2) écrit à ce sujet : "Lorsqu’une personne est juste et pieuse, qu’elle étudie la Torah et prie avec kavana, des anges et des esprits saints sont créés à partir des sons qui sortent de sa bouche, et ils vivent et perdurent. Ces anges sont les maguidim, mentionnés dans le Sefer 'Hassidim, qui lui révèlent les secrets de la Torah.
Tout comme il y a des anges créés à partir des paroles de la Torah qui sortent de la bouche d’une personne, il y a aussi des anges créés à partir de ses actes de mitsvot, comme l’affirme le Zohar (Pin'has 222b) : "613 anges montent vers l’âme".
Nous voyons donc ici que chacune des 613 mitsvot crée un ange. Si une personne accomplit les 613 mitsvot, elle crée 613 anges [qui accompagnent] son âme.
C’est là le secret qui se cache derrière l’enseignement selon lequel une personne qui accomplit une mitsva s’acquiert un ange défenseur".
C’est sur cette base que le Maharcha explique les paroles de la guémara (Makot 10b) : "Sur le chemin qu’une personne choisit d’emprunter, ils la guident", et de même, l’enseignement : "Lorsqu’elle vient se purifier, ils l’aident".
Le Maharsha soulève une question : qui sont exactement ces aides? Si cela signifie que Hachem l’aide, alors pourquoi la guémara utilise-t-elle la forme plurielle, "ils l’aident" ? Et si cela fait référence à d’autres personnes, nous ne trouvons pas que les autres soient tenus d’aider quelqu’un à se purifier.
Au contraire, lorsqu’une personne pense sincèrement à accomplir une mitsva, cette pensée même crée des anges. Il en va de même lorsqu’elle parle d’accomplir une mitsva : ses paroles créent des anges. Ces anges, nés de sa pensée et de sa parole, sont ceux qui lui disent : "Va accomplir la mitsva!".
Ils la guident et l’aident, afin que la mitsva puisse être pleinement accomplie.