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Au mont Sinaï, les juifs ont dit : "Tout ce qu'Hachem a dit, nous le ferons et nous le comprendrons, nous voulons voir notre Roi!" (Yalkout Chimoni - Yitro §276).

=> Chaque mitsva est une occasion de pouvoir est davantage proches d'Hachem, d'encore plus pouvoir le voir, dans l'éternité de notre monde à Venir.

En réalité, il n'y a qu'une transgression : l'égocentrisme.
Une fois qu'on s'est dégagé de ce défaut et que l'on aime son prochain comme soi-même, on peut accomplir sa mission [dans la vie] et observer toutes les mitsvot.
[Rav Chimchon Raphaël Hirsch - Beréchit - chap.5 ]

Toute faute qu’une personne commet est gravée dans son âme et dans ses os (Tikounim 139b), comme le dit le Zohar (Vol.III, 275a) : "Les fautes de la personne racha sont gravées dans ses os".
Toute la structure du corps dépend des os ; si les fautes sont gravées dans les os d’une personne, alors tout le corps s’effondre et est perdu, comme si le soutien principal du corps avait été rongé par les mites.

... si vous avez fauté et laissé une marque sur vous-même, vous devez immédiatement vous repentir et ne pas laisser cette marque sur vous.
En vous repentant correctement, la faute sera effacée ainsi que toute marque qu’il a laissée.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,28]

Une personne qui souffre profondément de l’exil et des souffrances de la Chékhina, et dont le cœur brûle d’ardeur pour elle, aura certainement peur de fauter ; elle se gardera bien de causer le moindre dommage à la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde), à D. ne plaise.
En conséquence, elle méritera que son âme s’élève la nuit et soit illuminée par la lumière du visage d'Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,2]

En commettant une faute (avéra), on cause du tort au corps, à l'âme et à tous les monde ...
Les fautes prolongent l'exil du peuple juif, et celui de la Présence divine qui l'accompagne dans ses pérégrinations.
[Totsa'ot 'Haïm]

Hachem tire du plaisir de chaque mitsva de chaque juif

+ Hachem tire du plaisir de chaque mitsva de chaque juif :

"Et Hachem dit à Moïse ... ce mois est pour toi" (Bo 12,2).

Le séfer Avodat Israël (paracha Ha'hodech) explique que le but principal de la Création est que les juifs accomplissent la volonté de Hachem. Et Hachem en tire du plaisir.

Les philosophes affirment qu'il est impossible à un D. tout-puissant de tirer du plaisir d'êtres humains chétifs. Par conséquent, ils n'accordent aucune importance à Son service et préfèrent servir des idoles.
Les juifs, quant à eux, croient que notre service envers Hachem Lui procure du plaisir.

En conséquence, le verset dit : "Ce 'hodech est pour toi". La voie vers le renouvellement de Sa gloire (le mot : " 'hodech" peut signifier "mois" ou "nouveau") dépend de toi.
Si nous faisons Sa volonté, Il sera heureux.

Lorsque c’est trop dur de faire les mitsvot, il reste la émouna

+ Lorsque c'est trop dur de faire les mitsvot, il reste la émouna :

-> Dans une circonstance où l'on trouve qu'il est difficile d'essayer de grandir [spirituellement], la émouna devient le domaine dans lequel il faut grandir, la émouna que nous n'avons pas à comprendre pourquoi Hachem nous empêche d'accomplir les mitsvot.
Le fait d'être mis au défi dans les mitsvot est une occasion de travailler la mitsva de l'émouna.

La émouna est en fait la seule mitsva qui ne peut jamais être retirée à un juif. Nous pouvons toujours nous efforcer d'accepter que la vie, aussi déroutante et douloureuse soit-elle, est bonne. Hachem est bon et tout ce qu'Il fait est bon.
C'est peut-être à cela que nos Sages (Mékhilta Béchala'h) faisaient référence lorsqu'ils ont dit : "Les juifs n'ont été délivrés ['Egypte] que grâce au mérite de la émouna" (lo nigalou Israïel éla b'zé'hout haémouna).
Il se peut très bien que le peuple juif, en atteignant le 49e niveau d'impureté, ait atteint un point d'incapacité. Ils étaient tombés aussi bas [spirituellement] que possible et étaient incapables de travailler sur eux-mêmes. La seule chose qui leur restait, c'était d'avoir la émouna que cela aussi était bon, même si l'on ne savait pas comment. C'est grâce à cette émouna qu'ils ont été sauvés.

Une fois que notre douleur s'estompe, les mitsvot redeviennent réalisables. Le fait d'être convaincu qu'Hachem a des raisons de nous empêcher d'accomplir les mitsvot rend leur accomplissement plus accessible.
Nous ne sommes jamais à l'abri d'une occasion de grandir, même si cette croissance consiste à
accepter la décision d'Hachem de nous priver de notre croissance [spirituelle].

[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Vayéchev 5701]

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-> Il y a un certain risque dans les discussions et les conseils concernant les sentiments d'incapacité, et c'est qu'une personne peut utiliser l'allégation d'incapacité comme une excuse alors qu'elle est en fait tout à fait capable, elle n'est simplement pas intéressée par le fait de relever le défi.
Les conseils du rav Shapira reposent ici sur la prémisse qu'une personne est honnête au sujet de sa croissance et ne cherche pas un moyen commode de s'en sortir, pour ainsi dire, en travaillant sur elle-même.

-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira dit :
"Mais pour tout ce que nous ne pouvons pas saisir ['houka], nous devons renforcer notre émouna ...
Notre émouna est plus élevée que notre raison d'être [la émouna est au-dessus de ce monde physique de la raison d'être]. Par conséquent, lorsque nous nous attachons à Hachem dans une émouna complète, au-dessus de la justification, notre douleur, que nous ne pouvons pas comprendre, devient également adoucie (allégée, parce que nous avons transcendé ce monde, le lieu où réside la douleur, la souffrance, pour aller dans un monde supérieur où il n'y a pas de douleur)".

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+ La grandeur de la émouna "simple" pendant la Shoa :

-> Le rabbi de Slonim (dans Haharouga Alé'ha - chapitre Shtok Ka'h Alah béMa'hchava Léfanai) suggère que c'est l'explication de la croissance miraculeuse de la Torah dans la période post-holocauste (Shoah).
Voici ce qu'il dit : "Et il est possible de dire qu'en raison de ce niveau [d'émouna], que (de nombreux) juifs ont accepté sur eux-mêmes le jugement [d'Hachem] au niveau de "shtok" [référence à la guémara Ména'hot 29b, où Hachem refuse d'expliquer la mort des Assara Harougé Mal'hout étant donné qu'elle dépasse l'entendement], sans remettre en question Ses actions, c'est grâce à cela que s'est produite la merveilleuse croissance [de la Torah] dans notre génération".

Après un Holocauste si terrible, qui a conduit à une telle destruction du peuple juif, que 6 millions de juifs ont été tués, il ne semblait pas y avoir de lueur d'espoir pour la reconstruction du monde juif, puisque tout avait été détruit. Comment les choses pourraient-elles revenir et la Torah être reconstruite?
Hachem nous a montré, au cours de cette génération, des signes et des miracles extraordinaires, et c'est ainsi que s'est révélé Son grand amour pour Israël. Et il est possible de dire que tout cela est dû au fait que les juifs ont accepté le décret [de l'Holocauste] avec amour, même s'ils ne le comprenaient pas et ne connaissaient aucune explication.

Il y a des gens qui étudient la Torah avec des arrière-pensées, gagnent des adeptes et nomment ces adeptes comme autorités halachiques ; et ces adeptes, lorsqu'ils rendent leurs décisions, agissent également avec des arrière-pensées. Il est certain que ces personnes ne recevront aucune récompense dans l'au-delà, car la récompense éternelle n'est accordée que pour les mitsvot accomplies pour l'amour du Ciel (lechem chamayim).
Lorsqu'une personne agit avec des arrière-pensées (lichma - intérêts personnel, et non pour Hachem), elle recevra sa récompense dans ce monde, mais pas dans celui à Venir.
Cependant, si elle se repent correctement (reconnaissant, regrettant le passé et souhait tout faire lechem chamayim), alors elle récoltera alors sa pleine récompense dans le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 21,2-6]

"En y réfléchissant, on s'aperçoit que la vraie perfection n'est rien d'autre que l'attachement à Hachem, comme l'a dit le roi David : "Pour moi, la proximité d'Hachem est bonne" (Téhilim 73,28) et " Je demande une chose à Hachem, voici ce que je demande : que je puisse m'asseoir dans la Maison d'Hachem tous les jours de ma vie" (Téhilim 27,4).
Il n'y a que cela qui soit bon, et toutes les autres choses que les gens pensent être bonnes ne sont en fait que des vanités insensées et sans valeur.
Cependant, pour qu'une personne puisse mériter cette bonté parfaite, il est normal qu'elle doive d'abord travailler dur pour la gagner. Il le fait en s'efforçant de se rapprocher d'Hachem par le biais des bonnes actions qui permettent d'y parvenir. Ce sont les mitsvot."
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.1]

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=> les mitsvot sont des efforts que nous devons faire (ou ne pas faire) nous permettant d'atteindre toujours plus de proximité avec Hachem. De même que D. est infini, de même on peut toujours plus renforcer notre attachement dans l'éternité du monde à Venir avec papa Hachem, et donc y avoir encore davantage de plaisir éternel.
[n'oublions pas que la plus grande souffrance dans le monde à Venir, c'est ce sentiment d'être passé à côté d'occasions pour tellement éternellement gagner. Comment ai-je pu passer à côté de cela?! Aie aie, maintenant c'est trop tard!
Que D. nous aide à utiliser au mieux ce monde, chacun selon ses moyens, pour mériter le plus de proximité avec Lui dans le monde à Venir. Amen! ]

Chaque mitsva effectuée crée un ange

+ Chaque mitsva effectuée crée un ange :

-> Le roi David dit : "J'ai réfléchi à mes voies et j'ai ramené mes pas vers Tes témoignages" (Téhilim 119,59). Nos Sages expliquent : "Chaque jour, j'ai l'intention d'aller à un endroit, mais mes pieds me conduisent toujours au beit midrach" (midrach Yalkout Téhilim - rémez 890).
Comment se fait-il qu'il se mette en route vers une destination et que ses jambes l'emmènent toujours ailleurs sans qu'il le veuille?

"Pour chaque mitsva qu'une personne accomplit, un ange est créé en son nom" (Pirké Avot 4,13).
Nos Sages disent également : "Celui qui va et ne fait pas (c'est-à-dire n'étudie pas) est récompensé pour être allé" (Pirké Avot 5,17). Si l'on est récompensé simplement pour être allé, combien plus grande est la récompense pour celui qui étudie également.
Aller et étudier ne lui accorde pas seulement une récompense, cela crée également un ange qui agit en son nom ; les jours où il ne souhaite pas aller au beit midrach, celui-ci le conduira néanmoins là-bas.
Lorsque le roi David dit que ses jambes l'ont conduit au beit midrach (maison d'étude), il fait référence aux anges créés lors de ses précédentes visites au beit midrach ; ce sont eux qui le ramènent là-bas.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 4,19-21 ]