Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lorsqu’une personne, grâce à son intelligence, mérite de reconnaître la vérité de l’existence de Hachem, elle ressent immédiatement une joie incroyable, une joie qui ne cesse jamais. Elle ressent la douceur de son âme. Elle utilise son imagination pour visualiser la douceur de la récompense dans le Monde à venir, et tous les plaisirs de ce monde disparaissent de sa conscience.
Son âme se sent alors enveloppée de sainteté dans les Cieux, comme si elle n’était plus liée au corps et à sa bassesse.
[le 'Hazon Ich - Emouna Oubitachon]

Le rav Saadia Gaon séjournait un jour chez une certaine personne, mais au début, l’hôte ne s’était pas rendu compte de qui il s’agissait. Lorsqu’il découvrit que son invité était le rav Saadia Gaon, il implora le pardon de Rav Saadia pour ne pas l’avoir traité avec l’honneur qui lui était dû.

Le rav Saadia en tira la leçon suivante : plus on reconnaît le prestige de son invité, plus on doit lui témoigner d’honneur.
De même, à mesure qu’une personne approfondit sa compréhension de la grandeur de Hachem, elle doit servir Hachem avec d’autant plus de respect et de révérence. En effet, chaque jour, Rav Saadia se repentait devant Hachem pour son avoda de la veille, qui n’était pas digne de Hachem au regard de la compréhension plus profonde et plus intense de Hachem qu’il avait acquise ce jour-là.

Personne ne veut souffrir, mais si quelqu'un a été affligé par la souffrance, il doit se réjouir de cette aubaine inattendue!
[rav Yaakov Israël Kanievsky - le Steïpler]

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-> Nous constatons souvent qu'une chose qui semble horrible au départ finit par être géniale, et vice versa. "Par conséquent, une personne sage ne devrait pas être contrariée lorsque quelque chose de terriblement mauvais lui arrive, parce qu'elle n'en saisit pas l'issue.
De plus, une personne ne devrait pas se réjouir lorsque quelque chose de bien lui arrive, parce qu'elle ne sait pas non plus combien de temps cela va durer."
[Rambam - pérouch haMichnayot]

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-> Selon le rav Moché de Kobrin (Ohr Yécharim) : "Lorsqu'une personne souffre, elle ne doit pas dire : "C'est mal, c'est mal!". Rien de ce qu'Hachem impose à l'homme n'est mauvais.
Il devrait plutôt dire : "C'est amer, à l'image des médicaments dont certains sont amers".

La douleur est amère, mais parfois, quelque chose d'amer peut être bon pour nous et quelque chose de doux peut être nuisible.
Si nous croyons sincèrement à la hachga'ha pratit d'Hachem et à tout ce qui est rapporté par Ses prophètes et Ses sages, nous ne serons jamais à la dérive. Nous resterons sereins, forts de notre bita'hon qu'Hachem ne nous abandonnera jamais. C'est la sérénité profonde de savoir que nous ne sommes pas seuls dans nos luttes. Même si nous souffrons, nous savons que nos fautes sont purifiées et que notre récompense est mise de côté pour l'éternité. [Nétsiv Harchev Davar - Dévarim 4]

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-> Un baal bita'hon comprend que l'issue de toutes les situations n'est que celle qui a été déterminée par le Créateur comme étant la plus appropriée pour son bien ultime, à la fois dans ce monde et dans le monde à Venir.

-> Lorsque le roi David dit : "La bonté entoure celui qui a confiance en Hachem" (Téhilim 32,10) , il fait référence à notre confiance en Hachem.
Notez qu'il n'est pas dit que nous ne ressentirons pas aucune douleur. Le 'Hafets 'Haïm explique que la meilleure façon de permettre à quelqu'un d'avaler un médicament amer est de l'envelopper dans quelque chose avec une goût agréable. De nos jours, une capsule remplit cette fonction.
Lorsque nous réalisons qu'Hachem est derrière tout ce qui nous arrive et que toutes nos souffrances sont empreintes de compassion pour notre bien, la douleur est minimisée. Nous sommes soutenus par cette connaissance, de sorte qu'il n'y a pas d'amertume.

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-> Une personne qui souffre doit s'efforcer d'accepter les circonstances sombres dans lesquelles elle se trouve tout en continuant à croire, à espérer et à prier.
"Lorsqu'une personne s'attache à Hachem en continuant à suivre une voie droite même lorsqu'elle est confrontée à des circonstances négatives, elle procure à Hachem un plaisir inégalé. Elle réalise les tikounim (réparations) pour lesquels elle a été introduit dans ce monde-ci et que personne d'autre ne peut faire.

[rav 'Haïm Vittal]

Rien n'arrive à la cheville de la puissance des tikounim réalisés par une personne qui a continué à servir Hachem au milieu de la souffrance.

Comment se fait-il que tant de personnes extrêmement saintes souffrent de nombreuses tribulations? Pourquoi n'utilisent-ils pas la émouna pour se sauver?
Certains d'entre eux acceptent leur souffrance avec amour. Une autre raison cachée est que lorsqu'Hachem veut mettre en place un décret maléfique, il rend une personne si craintive qu'il lui devient impossible de renforcer sa émouna. [voir Lechem Chemo véAchlama]

-> "az yimalé che'hok pinou" (alors nous rirons de joie - Téhilim 126,2).
Cela se produira lorsque Hachem révélera la récompense de toutes nos souffrances. À ce moment-là, nous ne comprendrons pas pourquoi nous avons été si affligés par notre souffrance, étant donné qu'elle nous a rapprochés d'Hachem.

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Lorsque Rav Shlomo Zalman Auerbach fut informé de la souffrance du bachour, il demanda à quelqu'un d'amener le bachour pour qu'il vienne parler avec lui. Lorsque le bachour arriva, Rav Shlomo Zalman le fit asseoir à ses côtés. Caressant la main du bachour, le rav Zalman répondit :
"Il est vrai que lorsque nous sommes soumis au jugement d'Hachem, que nous ne pouvons pas comprendre, nous disons la bénédiction : "Barou'h Dayan ha'émet" (Béni sois le juge de Vérité).
En même temps, nous ne pouvons pas oublier que notre existence est entourée de compassion. C'est pourquoi la prière du Yizkor fait référence à Hachem en tant que Kel Malé Ra'hamim (D. plein de miséricorde).
"Hachem est un Père miséricordieux, la source de la compassion dans ce monde-ci. Parfois, il nous faut un certain temps pour comprendre qu'il n'y a rien de mauvais dans le monde. Tout ce que fait Hachem est pour notre bien. Chaque défi découle d'une vaste compassion. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour votre mère. Sa situation est bien meilleure que la vôtre ou la mienne. Son âme s'est reliée à l'immortalité. Elle est maintenant proche de la source de toute compassion (Hachem)."

Le rav Auerbach continua la conversation en décrivant l'amour d'Hachem pour Ses enfants (les juifs), dans ce monde et celui à Venir.

Lorsque c’est trop dur de faire les mitsvot, il reste la émouna

+ Lorsque c'est trop dur de faire les mitsvot, il reste la émouna :

-> Dans une circonstance où l'on trouve qu'il est difficile d'essayer de grandir [spirituellement], la émouna devient le domaine dans lequel il faut grandir, la émouna que nous n'avons pas à comprendre pourquoi Hachem nous empêche d'accomplir les mitsvot.
Le fait d'être mis au défi dans les mitsvot est une occasion de travailler la mitsva de l'émouna.

La émouna est en fait la seule mitsva qui ne peut jamais être retirée à un juif. Nous pouvons toujours nous efforcer d'accepter que la vie, aussi déroutante et douloureuse soit-elle, est bonne. Hachem est bon et tout ce qu'Il fait est bon.
C'est peut-être à cela que nos Sages (Mékhilta Béchala'h) faisaient référence lorsqu'ils ont dit : "Les juifs n'ont été délivrés ['Egypte] que grâce au mérite de la émouna" (lo nigalou Israïel éla b'zé'hout haémouna).
Il se peut très bien que le peuple juif, en atteignant le 49e niveau d'impureté, ait atteint un point d'incapacité. Ils étaient tombés aussi bas [spirituellement] que possible et étaient incapables de travailler sur eux-mêmes. La seule chose qui leur restait, c'était d'avoir la émouna que cela aussi était bon, même si l'on ne savait pas comment. C'est grâce à cette émouna qu'ils ont été sauvés.

Une fois que notre douleur s'estompe, les mitsvot redeviennent réalisables. Le fait d'être convaincu qu'Hachem a des raisons de nous empêcher d'accomplir les mitsvot rend leur accomplissement plus accessible.
Nous ne sommes jamais à l'abri d'une occasion de grandir, même si cette croissance consiste à
accepter la décision d'Hachem de nous priver de notre croissance [spirituelle].

[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Vayéchev 5701]

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-> Il y a un certain risque dans les discussions et les conseils concernant les sentiments d'incapacité, et c'est qu'une personne peut utiliser l'allégation d'incapacité comme une excuse alors qu'elle est en fait tout à fait capable, elle n'est simplement pas intéressée par le fait de relever le défi.
Les conseils du rav Shapira reposent ici sur la prémisse qu'une personne est honnête au sujet de sa croissance et ne cherche pas un moyen commode de s'en sortir, pour ainsi dire, en travaillant sur elle-même.

-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira dit :
"Mais pour tout ce que nous ne pouvons pas saisir ['houka], nous devons renforcer notre émouna ...
Notre émouna est plus élevée que notre raison d'être [la émouna est au-dessus de ce monde physique de la raison d'être]. Par conséquent, lorsque nous nous attachons à Hachem dans une émouna complète, au-dessus de la justification, notre douleur, que nous ne pouvons pas comprendre, devient également adoucie (allégée, parce que nous avons transcendé ce monde, le lieu où réside la douleur, la souffrance, pour aller dans un monde supérieur où il n'y a pas de douleur)".

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+ La grandeur de la émouna "simple" pendant la Shoa :

-> Le rabbi de Slonim (dans Haharouga Alé'ha - chapitre Shtok Ka'h Alah béMa'hchava Léfanai) suggère que c'est l'explication de la croissance miraculeuse de la Torah dans la période post-holocauste (Shoah).
Voici ce qu'il dit : "Et il est possible de dire qu'en raison de ce niveau [d'émouna], que (de nombreux) juifs ont accepté sur eux-mêmes le jugement [d'Hachem] au niveau de "shtok" [référence à la guémara Ména'hot 29b, où Hachem refuse d'expliquer la mort des Assara Harougé Mal'hout étant donné qu'elle dépasse l'entendement], sans remettre en question Ses actions, c'est grâce à cela que s'est produite la merveilleuse croissance [de la Torah] dans notre génération".

Après un Holocauste si terrible, qui a conduit à une telle destruction du peuple juif, que 6 millions de juifs ont été tués, il ne semblait pas y avoir de lueur d'espoir pour la reconstruction du monde juif, puisque tout avait été détruit. Comment les choses pourraient-elles revenir et la Torah être reconstruite?
Hachem nous a montré, au cours de cette génération, des signes et des miracles extraordinaires, et c'est ainsi que s'est révélé Son grand amour pour Israël. Et il est possible de dire que tout cela est dû au fait que les juifs ont accepté le décret [de l'Holocauste] avec amour, même s'ils ne le comprenaient pas et ne connaissaient aucune explication.

Hachem t’a choisi!

Un jour, un étudiant de yeshiva vint voir le rav Aharon Leib Steinman pour recevoir des encouragements et du 'hizouk. Le rav Steinman lui dit : "Imagine à quel point tu te sentirais chanceux si tu étais choisi pour être le bras droit du roi, et que tu sois celui qui exécute les ordres du roi. À plus forte raison, tu as été choisi pour servir le Roi suprême, Hachem! En plus de cela, tu recevras une récompense éternelle dans le monde à Venir pour L’avoir servi!"
Le jeune étudiant protesta : "Hachem ne m’a pas choisi personnellement ; Il a choisi la nation tout entière!"
Le rav Steinman répondit :"Ce n’est pas vrai, ce n’est pas parce que Hachem a choisi d’autres personnes qu’Il ne t’a pas choisi ; Il t’a choisi, toi et tous les autres!"

L’importance de désirer

-> Le rav Aryeh Leib HaCohen est l'auteur de trois grandes œuvres de lomdus de tous les temps, qui sont étudiées attentivement dans le monde de la yeshiva : le She Shmaatsa, l'Avnei Miluim et le Ketzos HaChoshen.

On a demandé un jour au rav Aryeh Leib HaCohen (auteur des livres incontournables, largement étudiés dans toute yéchiva dans le monde : Shev Shmaatsa, Avné Milou'im et Kétsot haKoshen) ce qu'il avait fait pour mériter d'écrire 3 livres aussi remarquables qui ont été largement acceptés par le peuple juif.

Il a expliqué qu'à 3 reprises, sa vie était en danger à Yom Kippour et que ses médecins lui avaient conseillé de manger. Il dut manger à ces 3 occasions et il a eu une grand souffrance de n'avoir pas pu accomplir la mitsva de jeûner à Yom Kippour.
En ayant mangé 3 fois à Yom Kippour, il a mérité d’être l’auteur de 3 merveilleux sefarim (livres).

=> Les nombreuses années pendant lesquelles il a jeûné à Yom Kippour étaient particulières, mais elles n’étaient pas parfaites. L'imperfection humaine le rendant forcément imparfait d'une manière ou d'une autre.
Lorsque nous jeûnons et ressentons les affres de la faim, nous pouvons jeter un coup d’œil à l’horloge et souhaiter que le temps passe plus vite. Nous pensons peut-être à la première chose que nous mangerons après le jeûne. Nous ne jeûnons peut-être pas avec un amour total pour Hachem, ou nous n’accomplissons peut-être pas la mitsva avec tous les kavanot idéales.
[ainsi, même un grand de la génération comme le rav haCohen ne fait pas les mitsvot à la perfection de ce qui peut être fait (par Hachem). ]

Mais lorsque le rav Aryeh Leib haCohen devait manger et souhaitait ardemment avoir jeûné, il recevait alors le mérite du jeûne parfait.

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=> ainsi plutôt que de désespérer, de se considérer comme nul de ne pas pouvoir jeûner (ça vaut rien, c'est Kippour, pourquoi Hachem tu me fais çà!), on voit l'importance de désirer fortement réaliser quelque chose pour D., choese que nous ne pouvons pas faire.
En effet, cela permet à Hachem de nous le compter comme si nous l'avions fait de la meilleure des manière possible!

Peur & être audacieux

+ Peur & être audacieux :

-> La peur, lorsqu’elle n’est pas correctement maîtrisée, transforme une personne en une loque, en un lâche et en une parodie d’elle-même.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim - 1:368 ]

-> Une peur excessive prive une personne et tous les êtres vivants de leur étincelle de vie.
Rien au monde n’est aussi mauvais et cruel qu’une peur excessive.
Elle amplifie tous les maux bien au-delà de ce qu’ils sont réellement, elle ternit la beauté de toutes les bénédictions de la vie et fait croire que le mal est présent même lorsqu’il ne l’est pas.
Elle paralyse une personne, qui s'abstiendra de toute action positive.
Une personne entre dans un état d'esprit du type "de peur que ..." jusqu'à ce qu'elle devienne de plus en plus faible.
[rav Avraham Kook - Ikvé Hatson ]

-> Qu'advient-il de notre amour lorsque notre peur se transforme en peur excessive?
Réponse : il s'éteint.

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-> La vie nous apprend à être prudents, à nous méfier. Nous apprenons à modérer notre amour. Nous apprenons à ne pas aimer.
Comment pouvons-nous doser cette peur/crainte afin qu’elle ne devienne pas excessive?
Comment ne pas laisser la peur "éteindre l’étincelle de la vie"? Quel est le tikoun, la guérison, de la peur excessive?

-> Le rav Kook (Ikvé haTson) écrit :
"L’éradication de la peur excessive s’accomplira par la force opposée, le pouvoir de la 'houtzpa, qui doit devenir irrésistible. Là où il y a de la 'houtzpa, il n’y a pas de peur."

-> Rav Kook ne fait pas référence à la 'houtzpa d’un comportement grossier, qui consiste à passer devant les autres dans une file d’attente ou à agir avec insensibilité. Il appelle à un niveau plus élevé de comportement antisocial, à ne pas être contraint par les normes et les limites établies. À ne pas laisser les attentes et les conventions des autres nous enfermer dans une cage.
Une 'houtzpa idéologique ; une 'houtzpa fondée sur des principes.
L'audace reflète le fait de se libérer des inhibitions et des contraintes. Elle peut être impulsive et scandaleuse. Mais à un niveau plus profond, l'audace, c'est sortir de la cage que nous construisons autour de nous-mêmes. C'est libérateur.

L'amour expansif est, par essence, une proposition audacieuse. Il faut beaucoup de courage pour aimer. Et même de l'audace.
[rav Arié Ben David]

Il y a des gens qui étudient la Torah avec des arrière-pensées, gagnent des adeptes et nomment ces adeptes comme autorités halachiques ; et ces adeptes, lorsqu'ils rendent leurs décisions, agissent également avec des arrière-pensées. Il est certain que ces personnes ne recevront aucune récompense dans l'au-delà, car la récompense éternelle n'est accordée que pour les mitsvot accomplies pour l'amour du Ciel (lechem chamayim).
Lorsqu'une personne agit avec des arrière-pensées (lichma - intérêts personnel, et non pour Hachem), elle recevra sa récompense dans ce monde, mais pas dans celui à Venir.
Cependant, si elle se repent correctement (reconnaissant, regrettant le passé et souhait tout faire lechem chamayim), alors elle récoltera alors sa pleine récompense dans le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 21,2-6]

Le corps des tsadikim après leur mort

+ Le corps des tsadikim après leur mort :

-> Lorsque le corps de grands tsadikim a pu être ramenés en Israël et réinhumés, bien qu'ils soient décédés il y a de nombreuses années, leurs corps sont restés intacts et on a l'impression qu'ils ne sont décédés que récemment. Or, nous savons que le corps, une fois enterré, commence à se décomposer.
Y a-t-il une signification au fait que le corps du tsadik ne semble pas se décomposer?

Lorsque nous sommes en vie, notre corps et notre âme se combinent pour créer l'être humain. L'âme a besoin du corps et le corps a besoin de l'âme.
Au moment de la mort, les deux partenaires de vie se séparent. Lorsque l'âme voit ce qu'est devenu le corps qu'elle appelait autrefois son foyer, elle est très peinée.
Pour alléger la souffrance de l'âme d'un tsadik, Hachem veille à ce que le corps du tsadik ne se détériore pas et soit dans le même état que lorsque l'âme et le corps ne formaient qu'une seule entité vivante.

[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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[on peut noter que moins on donne d'importance à la matérialité dans ce monde (développant sa spiritualité), plus on aura de pouvoir d'impacter notre élément matériel (corps) après notre mort! ]

+ Il y a une règle : Hachem accomplit la volonté de ceux qui Le craignent (rétson yéré'av yaassé - Téhilim 145,19).
Conformément à la manière dont le peuple juif souhaite que D. dirige le monde, il le fait avec bonté et miséricorde.

C'est ce à quoi fait allusion le verset "Vous observerez le Shabbath parce qu'il est saint pour vous" (Ki Tissa 31,14), ce qui signifie que Hachem est Celui qui agit "pour vous" = Il dirige tous les mondes comme vous le souhaitez.
[le terme "la'hem" signifie aussi "pour vous" = selon nos désirs. En craignant et respectant la sainteté de Shabbath, on acquiert un pouvoir. En se cens, selon le midrach (Chémot rabba 25,12), lorsqu'un juif observe Shabbath, il peut émettre un décret et Hachem l'exécutera. ]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bo 12,2]

=> Plus nous avons de la crainte d'Hachem, plus Hachem exauce nos désirs et dirige le monde conformément à nos souhaits.