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"Parce que les repentants (baal téchouva) sont limités par leur nature, D. leur vient en aide et Il implante en eux un esprit de pureté qui leur permet d'atteindre l'amour de D."
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva - chaar 1,1]

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Un homme qui prend sur lui de se repentir bénéficie d'une aide divine qui transcende les lois de la nature.
C'est à nous de faire le premier pas de retour vers Hachem, et on sera aidé pour davantage L'aimer.

Nécessité de l’orgueil pour servir Hachem

-> Lorsqu’une personne agit mal et s’éloigne d'Hachem, le début de sa modification dépend de l’ego et d’actions qui ne sont pas accomplies pour l’amour d'Hachem, par exemple, pour se mettre en valeur ou pour mériter le monde à Venir. Car cela aussi est une forme cachée d’égotisme, en ce sens qu’il estime qu’il convient à Hachem de le récompenser pour ses actes.
Une telle personne s’imagine avoir fait quelque chose pour Hachem, alors qu’en réalité, sans l’influence d'Hachem dans nos vies, que sommes-nous (on ne pourrait pas exister une seconde)? Comment pourrions-nous recevoir une récompense ?

Cependant, il est impossible de s’en rendre compte au début, et la personne resterait alors dans les "apparences extérieures". Par conséquent, il lui est permis de recourir à l’orgueil, à l’ostentation et à des actions égocentriques, car "c’est au milieu des motivations intéressées que l’on parvient à l’altruisme (désintéressé)" (Pessa'him 50b).

D’un autre côté, le culte altruiste doit être pur et exempt de toute trace d’égo (d'intérêt personnel), qui viendrait gâcher l’action. L’ego purifie donc les impurs qui sont éloignés d'Hachem, et souille les purs qui sont déjà proches de Lui, car s’ils deviennent orgueilleux, ils sont méprisés par Hachem.

Cela s’applique même aux tsadikim, qui sont déjà purs. Eux aussi doivent toujours suivre cette voie, qui exige à la fois fierté et humilité pour se rapprocher d'Hachem.
Car avant qu’une personne ne souhaite se rapprocher d'Hachem par l’accomplissement d’une mitsva importante, par l’étude de la Torah ou par la prière, elle est encore lointaine. Comparée au degré de proximité qu’elle atteindra par cet acte, elle est, en un sens, encore impure.
Il lui est impossible de se rapprocher d'Hachem sans son ego.

Car tout comme il existe de la petitesse et de la grandeur dans la sainteté, il en va de même du côté du mal. La petitesse dans la Sitra Achra survient lorsque la mauvaise inclination nous dit : "Tu n’es pas digne d’accomplir une mitsva aussi importante que celle-ci". Il faut alors faire preuve d’orgueil dans la voie d'Hachem.
C’est ce qu’ont dit nos Sages : "Pourquoi Adam a-t-il été créé seul ? Pour qu’une personne [vaniteuse] puisse dire : "Le monde dépend de moi.” " (basé sur Divré haYamim II 17,6). Sans cette attitude, sa mauvaise inclination lui dira qu’il n’est pas digne de s’approcher d'Hachem par son action.
Ainsi, on doit utiliser son ego même pour se rapprocher d'Hachem, car c’est là en réalité de l’humilité, comme nous l’avons expliqué. Cela ne ressemble à de l’orgueil que par rapport à la mauvaise inclination, qui cherche à le tromper en lui faisant croire qu’il est une mitsva d’être humble.

Ainsi, cet orgueil nous purifie et nous permet de se rapprocher d'Hachem par l’étude de la Torah, la prière ou les commandements.
Cependant, par la suite, lorsqu’il est effectivement engagé dans l’acte, on doit se méfier de toutes les formes d’orgueil. On doit s’humilier devant Hachem et devant les autres.
C’est cela la "petitesse" sacrée : ne pas se croire meilleur que quiconque parce que les autres n’accomplissent pas cet acte. Il s’avère que se sentir égocentrique pendant l’accomplissement même de la mitsva, alors qu’une personne est censée être pure, la rend en réalité impure, à D. ne plaise.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - part.2,p.18a]

"Le peuple juif, en raison de sa nature spirituelle plus élevée [que les autres], sera la première nation au monde à faire téchouva ...
Israël (les juifs) est poussé de l'intérieur à s'unir à la lumière d'Hachem dans le monde, qui est exempt de transgression et d'actes répréhensibles.
Chaque chute (de son lien avec Hachem) entache l'intégralité de sa perfection intérieure, mais à la fin, sa puissante force vitale triomphera de la déviation, et il reviendra à une santé complète.
Cette santé [spirituelle] complète commencera à revigorer (la nation) avec une grande force et la lumière de la téchouva brillera d'abord en elle.
Par la suite, Israël sera le canal spécial pour répandre l'aspiration intérieure de la vie à la téhouva dans le monde entier, pour éclairer les ténèbres du monde et élever sa stature".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 5,8 ; Orot, Orot haTé'hiya 72]

L’âme idéale du peuple juif est l’éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu (juif) entraîne une séparation d’avec l’âme (collective) du peuple juif.
Cela inclut toute imperfection éthique générale ainsi que toute imperfection éthique que le peuple juif considère comme une imperfection ou un péché.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Yisrael 2,2 ]

Matérialité & spiritualité

-> Il est écrit dans le midrach (Tan'houma - Noa'h 3) qu'une personne ne peut acquérir la Torah Orale que si elle aime Hachem de tout son cœur, de tout son esprit et de tout son argent.
Elle ne peut être acquise par une personne qui aime également l'argent ou le luxe.
Il est impossible de courir après nos désirs et en même temps de courir après les désirs d'Hachem. L'un de ces objectifs devra céder le pas à l'autre à un moment ou à un autre. Le plus souvent, ce sont nos désirs qui l'emportent, car nous ressentons une gratification instantanée lorsque nous y cédons.
[rabbi Mordé'haï Sultan]

-> Le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,6) écrit que quelqu'un qui a pour but d'accomplir la mitsva d'étudier la Torah correctement et qui veut acquérir la couronne de la Torah ne doit pas s'impliquer dans quoi que ce soit qui puisse perturber son étude.
En outre, le Rambam écrit qu'une personne ne doit pas penser qu'elle peut acquérir la Torah en même temps que l'honneur et la richesse.

-> Rabbénou Yona (sur Pirké Avot 2,12) écrit que la façon de se préparer à l'étude de la Torah est de s'éloigner du luxe, parce que le luxe entrave l'apprentissage de la Torah.

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-> Nous voyons dans le midrach (Yalkout Chimoni - Téhilim 629) une conversation entre la Torah et Hachem.
La Torah demande à Hachem : N'est-ce pas que le verset dit : "dans sa main droite [celle de la Torah], il y a une longue vie, et dans sa main gauche, il y a de la richesse et de l'honneur" (oré'h yamim biyémina, bismola ocher vé'havod - Michlé 3,16)?
Le verset promet l'honneur et la richesse à ceux qui apprennent la Torah. Si c'est le cas, pourquoi Tes enfants [Hachem] ne sont-ils pas riches?

Hachem répond : "Si les bné Torah étaient riches, ils seraient distraits par leur argent et s'éloigneraient de la Torah. La richesse est pour le monde à Venir (olam haBa), pas pour ce monde".

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Kédochim 19,13) cite le Arizal, qui donne une autre raison pour laquelle les bné Torah n'ont pas de richesse dans ce monde-ci (olam azé) : c'est parce que ce monde-ci ne peut pas contenir la récompense pour ceux qui étudient la Torah. Il n'y a donc pas d'autre choix que de retenir la récompense pour eux dans le monde à Venir.

-> Le verset de Kohélet (5,11) dit que la richesse d'un homme riche ne lui permet pas de dormir. Une fois qu'il a de l'argent pour le lendemain et qu'il pense à la manière de l'investir et de le faire fructifier, il risque de ne plus se consacrer entièrement à l'étude de la Torah.

-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou 4,6) écrit que si nous désirons une richesse spirituelle, alors on doit laisser tomber nos rêves d'être également riches matériellement. Il faut choisir entre les 2.
[si quelqu'un atteint un haut niveau en spiritualité et en richesse matérielle, alors il doit savoir qu'il aurait pu être encore plus riche spirituellement, sans autant de matérialité. De même, nos Sages disent qu'une personne extrêmement belle aurait pu encore être plus forte en spiritualité si elle avait été moins belle.
L'idée est que la matérialité rentre en conflit avec notre spiritualité. On peut demander à Hachem de nous octroyer ce qui nous permettra de mieux étudier, de mieux le servir, sans tracas ... et on doit être vigilant à ne pas développer un goût pour le luxe, le non nécessaire pour lui (chacun se connaisant).]

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-> Le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,12) écrit qu'il est impossible de s'immerger véritablement dans la Torah si l'on est rempli de luxe (chose non vraiment nécessaire).

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-> Le Yaavets (Pirké Avot 6,5) écrit que nous courons naturellement après des choses physiques/matérielles qui nous excitent, et que nous nous éloignons naturellement de la Torah.
Ce n'est qu'après avoir développé en nous le désir d'étudier la Torah que nous recherchons la Torah.
Oui certains sont nés dans un environnement ou avec des dispositions qui facilitent leur désir d'étudier.
Cependant tout juif a besoin d'avoir davantage de désirs pour la Torah. La guémara (Béra'hot 32b) nous dit que quatre choses ont besoin d'un renforcement constant, l'une d'entre elles étant la Torah.

[nous voyons que naturellement nous sommes attirés vers le matériel, et repoussés par l'étude avec efforts de la Torah. Plus on nourrira notre désir de matérialité, plus nous aurons d'éloignement avec la Torah.]

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-> Le rav 'Haïm Chmoulévitz (Si'hot Moussar 67) écrit que la paresse est le résultat de ne pas penser (le 'hasser lev). Nous sommes paresseux parce que nous n'avons rien à faire. La plupart des gens pensent que la paresse est une cause : Parce que nous sommes paresseux, nous ne faisons rien. Ce n'est pas vrai.
La paresse est le résultat d'un manque d'envie/volonté d'accomplir quelque chose. La paresse se développe parce que nous n'avons rien à accomplir. Si nous créons dans notre esprit des images de réussite, nous trouverons l'énergie nécessaire pour y parvenir.
[nous devons avoir de l'ambition spirituelle, en nous occupant de notre vie éternelle (l'essentiel), bien plus que nous ne l'avons dans nos ambitions matérielles, en nous préoccupant de nos désirs/besoins de ce monde éphémère. ]

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-> Le rav Israël Salanter (cité dans le Mikhtav méEliyahou 3:277) enseigne que nous n'avons pas de garantie d'être répondu lorsque nous demandons à Hachem de satisfaire nos besoins matériels. A l'inverse, nous avons la garantie qu'Il nous aidera dans nos besoins spirituels.
[en ce sens, nos demandes doivent toujours avoir comme finalité de pouvoir mieux faire la volonté d'Hachem. ]

-> Selon le Séfer ha'Hinoukh (131), si nous prions pour toute chose qui donnera de l'honneur à Hachem, nous serons exaucé, même si nous n'avons pas les mérites requis.
[on voit encore, l'importance de mettre l'accent sur la spiritualité, en vue même de s'assurer une matérialité. ]

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-> Le rav Guerchon Edelstein (Darché ha'Hizouk - Métsora 5782) dit au nom du 'Hazon Ich, que lorsque nous nous reposons afin de nous donner l'énergie pour pouvoir mieux étudier, alors ce repos est considéré lui-même comme de la Torah.

Tant qu'une personne a de l'orgueil dans son cœur, elle ne peut pas faire une bonne téchouva.
[rav Avraham Kook - Moussar Avi'ha - midot haRiya]

Etude de Torah & richesse

-> L'étude de la Torah a le pouvoir d'enrichir (guémara Shabath, 63a).

-> Rabbi Na'hman de Breslev raconte l'histoire de deux amis intimes qui habitaient la même ville. Ils étudiaient toujours ensemble. Après leur mariage, chacun prit un petit commerce; l'un d'eux réussit parfaitement tandis que le second souffrait d'une pauvreté constante. Ce dernier s'indignait toujours en pensée contre les décisions "injustes" de Dieu, car il se disait : "Je n'arrive pas à comprendre. Ne l'ai-je pas vu moi-même commettre un péché?"

Un soir, le pauvre homme fit un rêve. "Depuis le jour où tous deux, vous avez commencé à faire des affaires, ton ami a fixé un temps pour l'étude quotidienne de la Torah et a pris sur lui d'étudier un temps donné. Quoi qu'il advint, il respecta ses prévisions. Quant à toi, tu ne te consacres plus à cette étude. C'est la raison pour laquelle ton ami est comblé de tant de richesses malgré son grave péché, car (Sotah, 21a), "la faute peut éteindre une mitsva, mais pas la Torah" (Véène 'Avérah Mékhabéh Torah)."
Rabbénou ajouta que les premières lettres de cette phrase forment le mot: MA'OT (l'argent)
[Likouté Moharan I, 20 4; Si'hot haRan 137]

-> "Tu aimeras Hachem, ton D., de tout ton cœur, de toute ton âme et avec toutes tes possessions" (Vaét'hanan 6,5).
Rabbi Na'hman enseigne : "Quiconque mène ses affaires honnêtement honnêtement et avec foi, accomplit la mitsva d'aimer Hachem avec toutes ses possessions" (Likouté Moharan I, 210).

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+ "Menez vos affaires (ex: pecuniaires) avec honnêteté et foi.
Cela revitalisera votre âme, renouvellera votre foi et tu seras à l'origine de rectifications semblables à celles que les sacrifices quotidiens et l'offrande de l'encens provoquaient au Temple."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 35,7-8]

"Si une personne ne possède pas de vêtements dans ce monde, on peut organiser une collecte et lui en procurer.
Une telle compassion est impossible dans le Monde Futur.
Les seuls habits dont on ait besoin dans le Monde Futur sont la Torah et les bonnes actions [cf. Zohar II, 210a, 229b] et celles-ci ne peuvent être offertes en don ...
Heureux celui qui a la chance de "dévorer" plusieurs chapitres de Michna, de "s'abreuver" de Téhilim et de "se couvrir" de mitsvot".
[rabbi Na'hman - Si'hat haRan 23 ]

"Nous devons trembler d'effroi quand nous considérons la grandeur de Dieu. L'univers entier est empli de Sa gloire!" ne cessait de répéter Rabbi Na'hman de Breslev.
Il voulait par là nous inspirer le sentiment de la grandeur d'Hachem et de l'immensité de la foi que nous devons Lui vouer."
['Hayé Moharan - 414 ]

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-> Rabbi Na'hman disait: "Je crois fermement que Dieu est grand. Très grand. Il est tout puissant. Il peut transformer un triangle en carré". ['Hayé Moharan - 407]