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Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]

Les 613 mitsvot

-> Nous avons 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs. Les 613 commandements définissent nos vies depuis le moment où nous naissons jusqu’à notre mort.
Pourquoi avons-nous autant de commandements?

Pour répondre à cette question, nous devons d’abord comprendre la relation unique que nous entretenons avec Hachem. Notre lien avec Hachem est comparable à celui d’un soldat qui est toujours en service, même lorsqu’il dort.
Et notre devoir, en tant que soldat fidèle [d'Hachem], est de reconnaître que nous sommes constamment en présence d'Hachem et que nous sommes tenus de lui offrir des dons ; ces dons sont les commandements que nous accomplissons.

En nous donnant tant de commandements, Hachem nous offre des occasions de lui offrir des dons à chaque instant de notre vie.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan ]

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+ Les mitsvot - une question de perspective :

-> Parfois, le parent devra se montrer strict avec son enfant et devra peut-être même le punir pour s’assurer qu’il fasse ce qu’il est censé faire. Lorsqu’il est réprimandé, l’enfant ne perçoit que le fait que son parent le réprimande. Il est incapable de voir la situation dans son ensemble.
Le parent, en revanche, voit au-delà du moment présent et sait à quel point il sera bénéfique pour son enfant d’accomplir cette tâche spécifique. Il se rend compte que le désagrément mineur et temporaire que l’enfant devra endurer sera largement compensé par les bienfaits dont il profitera à la fin.

De même, Hachem, qui voit le grand schéma des choses [dans sa globalité], sait qu’en accomplissant ses commandements, nous en tirerons un grand bénéfice.
Il peut y avoir des moments où nous n’apprécions pas cela, et Hachem n’a d’autre choix que d’être strict avec nous pour s’assurer que nous menions à bien la tâche.
La discipline perçue d'Hachem est en réalité une expression de son amour pour nous, car son désir ultime est de nous récompenser et de nous bénir pour avoir accompli ses commandements.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

La protection divine et le pouvoir purificateur des mitsvot

"Hachem s’adressa à Avram dans une vision, en disant : "Ne crains rien, Avram, je suis ton bouclier (ano'hi maguen la'h)"" (Lé'h Lé'ha 15,1).

-> Le midrach (Bérechit raba 44,1) établit un lien entre ce verset et le Téhilim qui déclare : "La parole d'Hachem est pure et sert de bouclier à tous ceux qui recherchent Sa protection" (imrat Hachem tséroufa maguen ou lé'hol a'hossim bo - Téhilim 18,31).
À travers ce lien, le midrach nous enseigne que la promesse faite par Hachem à Avram n’était pas seulement personnelle, mais qu’elle reflète une vérité universelle : Hachem sert de bouclier à tous ceux qui recherchent sincèrement Sa protection et Son refuge. Cette protection divine est accessible à toute personne qui se tourne vers Hachem avec une foi et une confiance sincères.

Le midrach approfondit encore ce concept, en expliquant que lorsque le Téhilim fait référence à "la parole d'Hachem", il parle des mitsvot elles-mêmes. Ces mitsvot sont décrites comme "pures", mais que signifie cette pureté?   [le Téhilim affirme aussi que ces paroles (les mitsvot) nous "servent de bouclier" divin de protection. ]
Le midrach révèle que chaque détail complexe de chaque mitsva a été délibérément et soigneusement conçu par Hachem dans un but précis : purifier et élever ceux qui les accomplissent.

Il ne s’agit pas simplement de suivre des règles ou des commandements.
Au contraire, chaque mitsva, avec toutes ses exigences et spécifications détaillées, sert d’outil spirituel de raffinement. La complexité et la spécificité des exigences halakhiques ne sont pas des fardeaux, mais des opportunités de croissance spirituelle et de purification.
Lorsque nous nous penchons sur ces détails, nous participons à un processus divin d’amélioration de soi.
[ Toldot Shimshon - Pirké Avot 2,8 ]

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[plus nous nous perfectionnons et purifions par nos mitsvot, plus nous pouvons bénéficier de davantage de proximité avec Hachem, ce qui est le bien ultime.
Hachem n'a besoin de rien, les mitsvot sont un ensemble d'actions qui ont le pouvoir de toujours plus nous lier, nous attacher avec notre Source, papa Hachem, et cela pour l'éternité de notre monde à Venir (après notre mort on ne peut plus changer cette réalité de proximité avec D. que l'on aura construite dans ce monde). ]

"[En tant que juif(ve),] nous devons nous habituer à l'idée que même notre moindre action est significative et que rien n'est perdu, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
Reconnaître l'importance de [chacune de] nos actions est un des principes de la foi (juive).
[...]

Nous n'avons aucune idée de ce que nous créons et construisons par nos actions [en accord avec la volonté d'Hachem]. Nous faisons partie d'un vaste système où le moindre écart par rapport aux instructions qui nous ont été données endommage l'ensemble du système."
[rav Shimshon Pinkous - Néfech Shimshon - shaaré Emouna p.205]

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-> Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 62,2) dit que si nous avions une foi totale, alors nous serons persuadé que Hachem écoute chaque mot qui sort de notre bouche, on prierait certainement avec une concentration et une intensité extraordinaires.

=> Une base de la foi juive consiste à constamment renforcer en nous la grandeur de chaque action que nous avons en tant que juif.

"La prière se tient au sommet du monde ; pourtant, les gens la prennent à la légère"
(guémara Béra'hot 6b - Rachi).

Rabbi Nathan de Breslev dit : "Même les anges ne peuvent s'élever au niveau que la prière peut atteindre!"
(Avné'ha Barzel - p.88).

Lorsque l'homme faute, l'Attribut de Rigueur (Jugement) porte une accusation contre lui devant Hachem et exige qu'il soit retiré de ce monde.
Mais alors, un ange défenseur apparaît pour parler en sa faveur. Il tente de trouver une raison pour laquelle Hachem ne devrait pas le punir malgré sa culpabilité. Peut-être se repentira-t-il plus tard, partiellement ou totalement. Peut-être approfondira-t-il son étude de la Torah, qui lui apprendra à suivre le droit chemin, ou peut-être développera-t-il un trait de caractère que l'on retrouve chez nos Patriarches, ou chez Moché et Aharon, Yossef ou le roi David, et qui le protégera (Zohar III,214a).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéra 18,23-24]

La raison principale pour laquelle une personne vient au monde est de perfectionner son âme, et cela s'accomplit en étudiant la Torah, en observant les mitsvot et en priant avec une intention appropriée.
Lorsqu'une personne rectifie son néfech, son roua'h et sa néchama (les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance), elle mérite alors de s'attacher à la Chékhina (la Présence divine).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémot 1,1]

La plus grande cause de malheur pour une personne, ce qui permet aux anges du mal (sous leur aspect dit masculin et féminin) Samaël et Lilith (la Matriarche de tout mal - avta bichta) d'avoir le contrôle sur une personne [en l'impactant négativement], est l'orgueil (car ces anges partagent également le trait de caractère de l'orgueil).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,7]

Une fois qu'une personne est plongée dans la faute, elle finit par nier l'existence d'Hachem. Elle se dit : "Personne ne me regarde, il n'y a pas de loi et il n'y a pas de juge".
[en bref, elle se rebelle contre Hachem. ]
[midrach Béréchit rabba 26,6]

Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]