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Mitsvot & comme une pierre sur le cœur

+ Mitsvot & comme une pierre sur le cœur :

"Et ces choses que je te commande seront… sur ton cœur" (Vaét'hanan 6,6)

-> Le Chem MiChmouel demande pourquoi il est dit que ces choses doivent être "sur" le cœur, plutôt que "dans" le cœur, ce qui semblerait plus logique.

Il répond, au nom du rabbi de Kotzk, que le verset dit que les mitsvot doivent être "comme une pierre sur le cœur", et que lorsque le cœur s’ouvre à des moments précis, la pierre doit y tomber.

Il explique que le cœur est généralement fermé et que rien ne peut y entrer. Cependant, même dans ces moments-là, il ne faut pas penser qu’on ne peut rien accomplir et qu’il vaut mieux ne même pas essayer.
Il faut plutôt faire ce qu’on peut, même si on n’a pas l’impression d’affecter son cœur.
Ce faisant, on placera "une pierre" sur notre cœur, et même si elle ne peut pas entrer maintenant, il viendra un moment propice où son cœur s’ouvrira et les influences qu’il a accumulées [par ces mitsvot] pourront entrer.

Amour réciproque

+ Amour réciproque :

"Et tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur ... et de tous tes biens" (Vaét'hanan 6,5)

=> Comment peut-on nous ordonné d'aimer Hachem. L'amour étant un sentiment, peut-on nous imposer ce qu'il faut ressentir?

-> Le rav Akiva Eiger dit que la réponse se trouve dans les derniers mots de la prière de "Ahava Rabba".
Nous récitons : "Qui choisit sa nation Israël avec amour" (abo'her ét amo Israël béaava).
Si nous reconnaissons qu'Hachem nous aime, alors il nous incombe de L'aimer en retour.
Il est dit : "Comme dans l'eau, le visage reflète le visage, ainsi le cœur de l'homme reflète le cœur de son prochain" (Michlé 27,19).
Il nous appartient de reconnaître Son amour, et une fois que nous l'aurons fait, nous L'aimerons naturellement.

[plus je fais des efforts pour intellectualiser à quel point Hachem m'aime personnellement à la folie, plus il va éclore en moi de l'amour pour Lui. ]

Respecter la dose de mitsvot prescrite par Hachem

+ Respecter la dose de mitsvot prescrite par Hachem :

"N'ajoutez rien à ce que je vous prescris et n'en retranchez rien, de manière à observer les commandements de Hachem, votre D., tels que je vous les prescris." (Vaét'hanan 4,2)

-> Le rav Yonathan Eibshitz (dans son Tiféret Yonatan) demande pourquoi est-il interdit d'ajouter aux mitsvot d'Hachem.
Il répond que cela montre qu'il ne faut pas faire ses propres calculs concernant les mitsvot de la Torah.
La Torah n'a besoin de l'approbation de personne, et personne n'est en mesure de dire qu'il sait ce qu'il pense être la bonne chose à faire. Il faut simplement faire ce que Hachem ordonne, sans rien changer (Hachem est Parfait!).

Il compare cela à une personne gravement malade qui consulte un médecin pour déterminer l'origine de sa maladie. Le médecin l'examine et lui prescrit un médicament qui pourrait l'aider. Cependant, il lui conseille de ne prendre que la dose prescrite, petit à petit. Le patient se dit : Si prendre un petit médicament à la fois m'aide, en prendre beaucoup m'aidera certainement beaucoup plus!

Bien sûr, Il s'est lourdement trompé. Prendre trop de médicaments d'un coup serait extrêmement dangereux et pourrait même tuer le patient.

Il en va de même pour les mitsvot. Si l'on ajoute des mitsvot aux commandements d'Hachem, on se met en danger. La Torah est un élixir de vie, mais on ne peut pas en prendre plus que la quantité prescrite en une seule fois.
Hachem nous indique la quantité précise dont nous avons besoin, et il serait dangereux pour nous d'en prendre davantage.

Seul celui qui croit ne rien mériter peut recevoir un don gratuit d’Hachem

+ Seul celui qui croit ne rien mériter peut recevoir un don gratuit d'Hachem :

"Et j'ai imploré (Vaét'hanan - וָאֶתְחַנַּן) Hachem à ce moment-là en disant" (Vaét'hanan 3,23)

-> Rachi dit que le mot : 'hinoun (חִנּוּן) implique toujours l'idée de "matnat 'hinam" (un don gratuit).

-> Le séfer Sifté Tsadik cite son grand-père, le 'Hidouché Harim :
Il affirme qu'il existe un "otsar" (salle de trésor) au Ciel pour chaque entité de ce monde, et que le plus grand otsar est celui du "matnat 'hinam".
La question qui se pose est la suivante : si tout ce qui se trouve dans cet otsar est un "don gratuit", pourquoi chacun ne peut-il pas en tirer ce qu'il veut?

Il répond que seuls ceux qui reconnaissent ne rien mériter d'Hachem sont autorisés à en tirer quelque chose, et que tout ce qu'Il leur donne est, en réalité, un "don gratuit".
Quiconque pense mériter quelque chose en raison de ses mitsvot ne peut rien recevoir comme "matnat 'hinam".

Lorsque nos cœurs chantent de désir d'atteindre une merveilleuse connexion avec Hachem, nous devenons alors encore plus aptes d'atteindre des sommets plus élevés dans la émouna, car le chemin vers la émouna passe par un désir sincère et un aspiration profonde, grâce auxquels nous recevons l'aide divine pour renforcer ce que nous recherchons.
Cela est suggéré par le fait que le mot "tvi" (צבי), qui signifie "désir", a la même valeur numérique (102) que le mot אמונה (émouna), indiquant que grâce à un désir fort, nous pouvons atteindre une émouna forte et complète.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

La définition de la criante du Ciel (yirat chamayim) dans notre génération est de croire que tout ce qui nous arrive au cours de l'année a été décrété à Roch Hachana.
[le Steipler - au nom du 'Hazon Ich ]

Craindre Hachem, fait éliminer toutes les autres craintes futiles de ce monde

+ Craindre Hachem, fait éliminer toutes les autres craintes futiles de ce monde :

-> Le terme "Its'hak" rappelle la joie qui se lisait sur le visage du Patriarche. [le terme "Its'hak" fait référence à tsok (rire)]
Bien qu'Its'hak incarne la crainte d'Hachem (cf. Vayétsé 31,42 - pa'had Its'hak - la crainte d'Its'hak), malgré cela son visage reflétait toujours la joie.
Il est tout à fait logique qu'un homme véritablement craignant Hachem, tel qu'Its'hak, soit immunisé contre toute autre source de crainte et puisse donc, de manière compréhensible, afficher un visage heureux, joyeux.
[Sfat Emet - Vayéra 5643]

Une personne doit pénétrer son âme, la remuer et l’élever afin qu’elle éprouve du plaisir spirituel et du bonheur dans la Torah, la prière et chaque mitsva. 
[rav Kalonymus Shapira ]

Désirer une mitsva sans pouvoir la réaliser

+ Désirer une mitsva sans pouvoir la réaliser :

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - part.2, drouch.2) explique que lorsque Hachem calcule la valeur de ce type de mitsva, une mitsva que la personne désirait vraiment accomplir, mais s'étant trouvée dans l'incapacité de le faire, Il attribue à cette personne la récompense de celui qui accomplit une mitsva parfaite. Elle est récompensée comme si elle avait accompli la mitsva à son maximum, avec une perfection totale, un stade que ceux qui réalisent réellement la mitsva ne parviennent presque jamais à atteindre.

Lorsque nous accomplissons une mitsva, elle est exécutée avec tous nos imperfections, limites et défauts humains. Nous pouvons faire une mitsva à la hâte, démentant ainsi son importance, ou notre attention peut être divisée et nos pensées ne pas être entièrement concentrées sur la mitsva en cours.
Quelle que soit la façon dont ils se manifestent, les défauts humains s'insinuent dans tous nos actes, et ces attributs mortels nuisent à la perfection d'une mitsva exécutée de manière véritablement idéale.

Tel n'est pas le cas de celui qui reçoit une récompense de Hachem pour son désir intense d'accomplir une mitsva qui se retrouve hors de sa portée pour une raison indépendante de sa volonté. Dans ce cas, la récompense reçue est celle qu'il aurait méritée s'il avait accompli réellement la mitsva de la manière la plus pure, parfaite, la plus sainte et la plus immaculée. Sa récompense est bien plus grande que celle de celui qui accomplit réellement la mitsva.

Parfois, lorsque Hachem veut donner à quelqu'un une bénédiction immédiate, Il lui présente une opportunité de mitsva dont le bénéfice secondaire est la bénédiction qu'Hachem veut accorder.
[Ohr ha'Haïm HaKadoch - Vayéra 21,1 ]