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Hachem aime toujours chaque juif

L'amour de Hachem pour un juif ne dépend de rien. Il ne s'appuie sur aucune raison particulière autre que le fait qu'il était un enfant de Hachem.
Cela procure un espoir immuable à notre génération. Aucun juif ne devrait jamais penser avoir fauté et s'être conduit de manière telle à ne plus mériter l'amour de Hachem.
Personne ne devrait jamais penser que Hachem ne l'aimerait que s'il étudie et prie bien, ou s'il s'implique dans des maassim tovim.
L'amour de Hachem pour chaque juif est indépendant de tout facteur extérieur. Il n'existe donc rien qu'un juif puisse faire lui faisant perdre son éligibilité à l'amour infini d'Hachem (toute pensée contraire est l'œuvre du yétser ara qui souhaite nous attrister, démoraliser).
[d'après le Maharal - Déré'h 'Haïm - Pirké Avot 5,19]

=> L'amour inhérent que Hachem a pour nous est sans précédent, sans raison particulière. Nous sommes Ses enfants, et c'est une raison suffisante. Un parent n'a pas besoin de motif pour aimer son enfant. Il ne l'aime pas parce qu'il est mignon ou serviable à la maison, mais simplement parce qu'il est son enfant.
C'est le genre d'amour que nous porte Hachem. Parce que nous sommes Ses enfants, Il nous aime.

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-> Comprendre pourquoi nous prenons la arava (à Hochana rabba)?
Nous utilisons la arava, qui n'a ni goût ni odeur, car elle représente la personne n'ayant pas de maassim tovim (bonnes actions) ou de Torah à son crédit.
Comme l'enseigne le Chem MiChmouel (sur Hochana Rabba), nous agitons la arava et la plaçons même au-dessus du Aron Kodech pour bien montrer à tous que l'amour de Hachem pour nous ne faiblit pas avec nos actes, car il est indépendant de notre conduite.
Nous montrons que Hachem ne nous aime pas parce que nous étudions la Torah ou accomplissons des maassim tovim. Au contraire, Il nous aime simplement parce que nous sommes Ses enfants.
En utilisant la arava, nous faisons connaître la valeur intrinsèque d'être un juif(ve), quels que soient nos actes ou nos attitudes.

[ainsi de même que quoiqu'on puisse faire nous restons un enfant d'Hachem, un juif, de même quoique nous ayons pu faire dans notre vie nous restons important et aimé aux yeux d'Hachem. ]

-> À Hochana Rabba, l'accent n'est pas mis sur l'étude de la Torah ni sur les bonnes actions (maassim tovim). Un étrog, un hadas ou un loulav ne sont pas requis. [qui symbolisent les juifs ayant des mérites particulier en étude de Torah, en bonne action, à la différence de l'arava, qui renvoie à une personne démunie de Torah et de bonnes actions. ]
Même si nous nous efforçons résolument d'atteindre ces objectifs, ce ne sont pas des éléments essentiels pour gagner l'amour de Hachem. Ce dont nous avons besoin, c'est d'apprécier la valeur intrinsèque d'être un enfant de Hachem. N
ous secouons la arava, comme pour dire au Maître du monde que nous savons qu'il suffit d'agiter la carte d'identité qui nous déclare juifs. Même si nous manquons de Torah et de maassim tovim, cela suffit pour nous permettre de bénéficier et de nous réjouir de l'amour inconditionnel de Hachem.
Même sans la Torah et les maassim tovim, nous sommes toujours éligibles à l'amour inconditionnel de Hachem. Tel est le pouvoir de Hochana Rabba. Tel est le message de la arava.
[rav Daniel Glatstein]

Trouver l’amour d’Hachem dans la naturalité du quotidien

Lorsque nous nous sentons bloqués dans la vie et que nous ne parvenons pas à trouver une issue, nous devons savoir qu’en réalité, il existe une porte tout près de nous, mais nous ne la voyons tout simplement pas. Tout ce qui nous semble manquer provient de la façon dont nous percevons notre vie, et en modifiant simplement un peu cette perspective, nous pouvons découvrir la véritable satisfaction.
Alors, comment opérer ce changement?
Chaque jour, Hachem nous donne des indices pour sortir de notre conscience rétrécie (limitée). Il nous offre de nouvelles occasions de Le trouver à travers les événements qui se produisent autour de nous, les paroles qui sont prononcées, et même nos pensées.
Notre tâche consiste donc à essayer d’être attentifs à ces choses et à rechercher l’ouverture qui est à notre portée.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,54 ]

L’unicité de la nation juive

+ L'unicité de la nation juive :

-> Hachem dit aux Bné Israël : "C'est vous seuls que j'ai distingués entre toutes les familles de la terre" (rak ét'hem yada'ti mikol mochpé'hot aadama - Amos 3,2)

-> "Tu seras pour Moi un trésor parmi toutes les nations" (Yitro 19,5).

-> Hachem dit à Israël : "Vous avez fait de Moi une entité unique dans le monde... Je ferai de vous une entité unique dans le monde", comme il est dit : "Qui est comme Ton peuple Israël, une nation unique sur la terre?" (II Shmouel 7,23)."
[guémara Béra'hot 6a ]

-> Hachem affirme que nous sommes uniques par rapport aux autres habitants du monde, mais cependant, si quelqu'un essayait de rechercher les qualités spéciales et le caractère unique des juifs dans les seuls signes extérieurs (corps humain identique), il est peu probable qu'il trouverait ce qu'il cherche. Au contraire, du point de vue de la nature humaine, les juifs et les autres nations sont identiques.

Le Ram'hal (dans son Déré'h Hachem 2,3 - chapitre traitant d'Israël et des nations écrit :
"L'un des aspects les plus profonds de la gestion divine [du monde] est la question d'Israël et des nations du monde. Du point de vue de la nature humaine, ils semblent vraiment identiques, mais en ce qui concerne les sujets de Torah, ils sont très différents et distincts, comme deux espèces complètement séparées."

-> Le Kouzari (maamar 'hamichi, 20 - hakdama révi'it) enseigne qu'il y a 5 niveaux dans la création : les minéraux/les objets inanimés, les végétaux, les animaux, les êtres humains et le peuple juif.
Le Kouzari précise : bien que physiquement un juif semble identique au restant de l'humanité, en réalité les juifs sont une catégorie totalement séparée, à part entière.
[l'âme des juifs vient de l'intériorité d'Hachem, à la différence des non juifs qui est extérieure. ]

-> Le rabbi de Loubavitch disait que la différence flagrante qu'il y a entre le niveau le plus bas de la création (les objets inanimés, les minéraux) et le niveau des humains, est toujours bien moindre que la différence qu'il y a entre les humains et le niveau le plus élevé de la création : les juifs.

=> Un juif est complétement différent dans son essence, à un niveau entièrement supérieur aux non-juifs. Cela doit nous responsabiliser à agir avec grandeur, à ne pas aborder la vie d'une façon identique, mais plutôt à exploiter au mieux les magnifiques capacités dont Hachem nous a gratifié par amour et confiance en nous.

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-> En plus des quatre formes de création dans le monde : les inanimées (ex: les pierres), les végétaux (ex: les plantes), les êtres animés (les animaux) et les êtres parlants (les humains), il existe un autre type qui est plus élevé que tous les autres : le peuple juif, qui est plus pur à tous égards que toutes les autres créations.
[rav 'Haïm Vital - chaar Hakédoucha ]

[cette idée est reprise par le Ram'hal (dans son Déré'h Hachem 2:1, ainsi que dans son maamar ha'Hokma), ainsi que par le Chem miChmouël (Yitro)]

-> Les enfants de Yaakov se distinguent des autres peuples par des qualités divines, ce qui faisait d'eux, pour ainsi dire, une caste angélique.
[Kouzari 1:103]

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-> Ceux qui ne servent pas Hachem ne sont que des animaux sous forme humaine.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Guérim 3,19 ]

[on peut éventuellement comprendre cela avec ce qu'on a vu. Chaque catégorie de la création est encore davantage supérieure/améliorée à la précédente (minéraux -> végétaux -> animaux -> humains - > les juifs). En ce sens, un non juif (qui ne sert pas Hachem) est comme un animal parfaitement déguisé en humain. A l'extérieur cela ressemble être identiques, mais en réalité un juif est doté de potentialité spirituelle (divine) phénoménale.  [comme l'animal est une catégorie en dessous de l'homme, pour que l'on puisse davantage s'imaginer ce qu'est une catégorie inférieure : un non juif est comme un animal sous forme humaine. (car sinon l'aspect spirituel est au-delà de notre perception, car divin.) ]
De même qu'un humain ne se compare pas avec un animal, car c'est 2 catégories différentes, de même avec un juif et les non juifs.
Cela n'est nullement moqueur, mais un constat sur comment Hachem nous a constitués, et cela doit honorer et responsabiliser ceux qui ont davantage de potentialités, d'impact dans le monde. ]

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-> "Voici une nation qui habitera seule, et qui ne sera pas comptée parmi les nations" (Balak 23,9).
Le Netsiv de Volozhin (dans son Haémek Davar) explique ce verset ainsi : le peuple juif n'est pas une nation comme les autres. Lorsque les membres d'une autre nation partent en exil et se mêlent à leurs conquérants, ils gagnent l'amour et le respect de ces derniers dans une plus large mesure que s'ils étaient restés séparés d'eux.
Ce n'est pas le cas du peuple juif. Les juifs vivent en paix et dans l'honneur précisément lorsqu'ils restent séparés et refusent de se mêler aux nations. Lorsqu'ils essaient de se mêler aux autres nations, les non juifs ne reconnaissent pas leur valeur et finissent par les haïr et les persécuter.

Le Netsiv cite une preuve tirée du midrach (Chémot rabba 1,8) :
A la mort de Yossef, les Bné Israël ont violé la brit mila en disant : "Soyons comme les égyptiens." Et comme ils firent cela, Hachem transforma l'amour que les égyptiens avaient pour eux en haine, comme il est dit : "Il a transformé leurs cœurs pour qu'ils haïssent sa nation, pour qu'ils conspirent contre ses serviteurs" (Téhilim 105,25).

-> Le rav Méir Sim'ha HaCohen de Dvinsk aborde également ce phénomène, à savoir qu'Israël n'a pas de libre arbitre lorsqu'il s'agit de sa survie. [il y a une loi de préservation fixe, empêchant son assimilation totale, par un réveil de l'hostilité des nations à son égard. ]
Dans son ouvrage Messé'h 'Hokhma (Bé'houkotaï 26,44), il explique : Lorsque la Sagesse Suprême a décrété que le peuple d'Israël devait partir en exil, pour une période de temps spécifique que l' "Objectif Divin" jugeait nécessaire, Elle a pensé à des méthodes et des stratégies par lesquelles les juifs survivraient en tant que Nation unique et ne s'assimileraient pas aux nations.
C'est cette Providence divine qui a permis aux juifs, dès le moment où ils ont été bannis dans le désert des nations, de survivre si longtemps en exil. Personne au monde ne croyait que cela puisse arriver.
Toute personne intelligente qui sait ce que le peuple juif a enduré tout au long de l'histoire ne peut comprendre comment une minorité faible et sans défense a réussi à survivre face à des nations plus nombreuses et plus puissantes.

Parmi les raisons de la perpétuité historique d'Israël, le Messé'h 'Hokhma souligne le fait que la Providence divine permet toujours aux juifs de vivre paisiblement et tranquillement en exil pendant une période de 100 à 200 ans. Ensuite, lorsque les juifs commencent à penser qu'ils sont établis dans leur nouveau lieu comme s'il s'agissait de leur lieu de naissance, une situation qui est susceptible de leur faire oublier leur véritable rédemption (guéoula), qui est le salut de Dieu au moment prévu, la Providence divine fait en sorte que les non juifs haïssent les juifs, ce qui entraîne des pogroms, des expulsions et l'errance des juifs d'un endroit à l'autre.
C'est ainsi que les juifs ont erré d'un endroit à l'autre, comme le racontent les livres d'histoire, tout cela pour s'assurer que le juif ne se noie pas dans l'exil.

-> Sur la base de cela, le Messé'h 'Hokhma a prévu la Shoa (il est mort en 5686 [1926], treize ans avant la Seconde Guerre mondiale) et a mis en garde contre les tentatives d'assimilation à la société allemande :
"Le juif, en général, oubliera d'où il vient, se considérant comme un feuillage persistant dans son sol natal. Il abandonnera l'étude de sa religion pour apprendre des langues qui ne sont pas les siennes ... Il pensera que Berlin est Jérusalem ... Alors un vent impétueux viendra le déraciner de son tronc." (Messé'h 'Hokhma - Bé'houkotaï 26,44).

Honorer les fêtes juives

+ Honorer les fêtes juives :

-> "Quiconque déshonore les yamim tovim n'a pas sa place dans Olam Haba" (Pirké Avot 3,11 - המבזה המועדות אין לו חלק לעולם הבא).
Qu'est-ce qui est considéré comme déshonorer les yamim tavim?

Le 'Hidouché Harim explique que c'est lorsqu'une personne pense : "A quoi servira ce yom tov?"
Penser ainsi est un déshonneur pour le yom tov.
De même, il ne faut pas penser : "J'ai célébré le yom tov de Shavouot (ou autre) plusieurs fois dans ma vie, et je ne vois pas que j'en ai tiré grand-chose. Je ne m'attends pas non plus à tirer grand-chose du Shavouot de cette année". Penser ainsi est un déshonneur pour le yom tov.

Si nous croyons en la grandeur des fêtes juives, alors nous recevrons des délivrances (yéchouot) de ces fêtes.
[en se basant sur : והיה אמונת עתיך חוסן ישועות - Yéchayahou 33,6]

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-> b'h, également sur les fêtes juives : https://todahm.com/2022/02/07/34739

Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah

+ Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah :

"Le peuple vit et trembla, et il se tint à distance" (Yitro 20,15 - וירא העם וינועו ויעמדו מרחוק).

-> Le Divré Shmouel explique que les juifs au mont Sinaï ont vu (avec roua'h hakodech) que les générations futures seraient "debout de loin" (ויעמדו מרחוק), ce qui signifie qu'elles seraient à des niveaux très bas. [certes, ils sont debout, mais dans leurs actes ils sont loin loin des hauteurs spirituelles des générations passées (yéridat adorot). ]
Néanmoins, eux aussi accepteront la Torah.

"Le peuple vit cela [la kabalat haTorah des générations futures] et trembla" (וירא העם וינעו). Ils étaient impressionnés par la dévotion des générations futures à la Torah, même depuis les niveaux les plus bas.

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=> Nous recevons la Torah chaque année comme au mont Sinaï. Si les juifs de la génération du désert qui étaient au 49e niveau de sainteté, qui ont mérité que Hachem leur parle directement, ils ont tremblé de fierté face à la grandeur du fait que nous acceptons la Torah cette année à notre époque.
Certes nos actes sont en apparence si "petits" comparés aux générations passées, mais aux yeux d'Hachem, en raison de l'énorme obscurité spirituelle, ils sont en réalité énorme!
De nos jours, la moindre petite action de fidélité à la volonté d'Hachem est si incroyable qu'au mont Sinaï les juifs en ont tremblé d'admiration, de fierté. (ils avaient une vision de Vérité sur le futur, et notre yétser ara nous fait croire l'inverse pour nous démoraliser, dévaloriser de toute ambition spirituelle. )

Quand on est humble, nos prières sont exaucées ... et puissantes.
[le rabbi de Ropshitz ]

Le machia’h viendra grâce à notre joie dans les mitsvot

+ Le machia'h viendra grâce à notre joie dans les mitsvot :

"La majorité de l'exil résulte du fait que nous n'avons pas accompli les mitsvot avec joie"
[le Arizal - rapporté par le rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,5 ]

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-> "Lorsque Moché dit : "C'est pour cette raison que vous n'avez pas servi Hachem dans la joie et l'allégresse", il subordonne la punition au fait que nous n'avons pas servi Hachem dans la joie, et non au fait que nous n'avons pas servi Hachem du tout.".
[Baal Ha'Ikarim - 3e discours, chap.33 ]

-> Pourquoi le fait qu'ils n'ont pas inclus l'élément supplémentaire de la joie dans leur avodat Hachem est-il si important, au point qu'ils sont punis pour cela comme s'ils étaient complètement absents dans leur accomplissement de la Torah et des mitsvot ?

L'Admour de Lelov répond en rapportant la parabole d'un roi qui a offert à son ministre le plus proche un cadeau très coûteux en signe de son grand amour.
Malgré ce grand honneur, le destinataire du cadeau ne l'a pas reconnu et l'a laissé seul, dans un état de grande honte. Tout le monde comprend qu'un tel comportement est une honte incomparable pour le roi, et que le ministre sera certainement puni pour avoir osé faire honte au roi d'une manière aussi flagrante.

Il en va de même, à un degré encore plus élevé, dans le cas présent. Lorsque le Grand Roi nous accorde un cadeau inimaginable, que de basses créatures comme nous aient le mérite de faire plaisir au Roi des rois, Hachem, de Le servir et de prendre soin de Lui comme un simple valet devant un roi impressionnant et puissant, par le biais de Ses mitsvot.
Si une personne ne se réjouit pas de cet immense privilège en accomplissant les mitsvot parce qu'elle ne prête pas attention à la grandeur de la chose, elle déshonore le cadeau du roi, démontrant qu'elle ne s'en préoccupe pas du tout. Existe-t-il un plus grand embarras pour le Roi des rois que celui-là?

Par conséquent, une personne doit se concentrer sur la signification impressionnante de la joie dans son avodat Hachem. Il obtiendra alors des milliers de fois plus de récompenses de cette mitsva qu'il ne l'aurait fait autrement, et ce sera bon pour lui.

[ "D. a voulu augmenter le mérite du peuple juif, c'est pourquoi Il a augmenté la Torah et les mitsvot pour eux" (ratsa Hachem lézakot ét Israël léfi'hakh irba lahém Torah oumisvot - guémara Makot 23b).
La multitude de mitsvot et de détails afférents sont un signe de l'incroyable amour d'Hachem pour chaque juif. ]

[comment peut-on souhaiter la guéoula avec la révélation éclatante d'Hachem, si nous méprisons autant Ses cadeaux qu'Il nous donne, Ses mitsvot qui nous permettent à chaque fois d'être plus proche de Lui, de Lui donner du plaisir.
A l'inverse, chaque mitsva faite dans la joie est un cri à Hachem : Je t'aime (en témoigne le fait que je fais Ta volonté avec plaisir et zèle), J'apprécie Tes bontés, et s'il te plaît révèle Toi à nous vite vite! ]

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-> L'essentiel du fait d'avoir de la joie à faire une mitsva consiste à se débarrasser et à oublier tous ses soucis et sa tristesse, et de se réjouir et d'exulter dans la joie d'Hachem. Cette avoda est extrêmement précieuse aux yeux d'Hachem, car Il ne reçoit même pas ce genre de service de la part des anges".
[séfer Yisma'h Israël - Sim'hat Torah]

-> Le Tiféret Shlomo (Shabbos Shuva) écrit :
"Au moment où une personne s'apprête à réaliser une mitsva, elle doit se motiver fortement à l'accomplir avec joie. Elle ne doit pas se concentrer sur sa petitesse (le yétser cherche à ce moment à nous dévaloriser, nous faire déprimer : qui es-tu, quel importance as-tu pour Hachem, quel impact aura ta mitsva toi qui est si fauteur, qui vaut si peu, ... ) ...
On ne doit pas considérer ses fautes en accomplissant une mitsva, car "une action positive l'emporte sur une action négative", et le moment venu, on reviendra avec une téchouva complète et on réparera ce qu'on a pu abîmé.
Mais maintenant, alors qu'on accomplit une mitsva, ce n'est pas le bon moment (au contraire il faut avoir de la fierté, de l'orgueil de faire la volonté d'Hachem, de pouvoir réjouir D.!)".

S’enorgueillir de notre âme divine

+ S'enorgueillir de notre âme divine :

Nous devons prendre conscience que nous (les juifs) sommes des enfants de la royauté. Nous possédons une âme divine (une partie d'Hachem!) qui vient d'un endroit très élevé au ciel (beaucoup plus élevé que celle des non juifs) et qui descend dans notre corps. Et puisque nous sommes les enfants du Roi, nous devons agir en conséquence.

La maladie qui afflige tant de gens de notre génération est que nous avons oublié [l'incroyable grandeur] d'un élément nous composant : notre âme.
C'est pourquoi nous ne voyons aucun problème à nous avilir dans toutes sortes de comportements inappropriés.
Chaque juif doit toujours être fier de son statut particulier.
Et bien que l'orgueil soit l'antithèse de l'effort spirituel, la fierté qui découle de la connaissance que nous avons une âme divine doit être encouragée.
C'est ce qui nous protège de nous contenter de simplement suivre le reste de la société.
[ d'après le rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,15 ]

La principale joie = pouvoir réjouir Hachem

+ La principale joie = pouvoir réjouir Hachem :

-> "C'est une obligation pour chaque personne : se réjouir du fait qu'Hachem se réjouit en elle et prend plaisir dans son service.
En effet, le but premier du monde est qu'Hachem se réjouisse de Sa nation, lorsqu'une personne (tout juif du plus simple ou plus érudit) fait la prière, étudie la Torah et sert Hachem selon la Torah et les mitsvot, Hachem en tire une grande joie ...
Lorsque cette pensée surgit dans les pensées de l'homme, son cœur s'enflamme en lui, et son esprit résonne des mots suivants : Voici un homme, formé d'une goutte putride et dont la fin est dans les vers et les insectes, qui s'est tellement élevé par ses actions agréables que ses actions ont produit des fruits qui peuvent réjouir le Créateur qui est Saint et dont les anges qui le servent sont saints, provoquant une énorme quantité de vitalité spirituelle à travers tous les mondes, les anges et les âmes, et Hachem s'en réjouit ...
Lorsqu'une personne se réjouit de la joie d'Hachem, son cœur s'enflamme et elle sert Hachem avec joie et allégresse".
[ rav Its'hak Lévi de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pourim ]

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-> Le sens du verset : "Sos assis b'Hachem" = notre joie principale est de pouvoir apporter de la joie à Hachem [en faisant Sa volonté]. Cela déclenche un flux de joie dans la personne qui se tient devant Hachem, et sert à indiquer que nous l'avons effectivement réjoui.
[séfer Avodat Israël - Roch Hachana ]

-> Notre joie principale est de pouvoir réjouir Hachem [en agissant selon Sa volonté].
[Maguid de Mézéritch - rapporté dans le séfer Tiféret Shlomo - Ki Tavo]

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+ Joie & amour d'Hachem :

-> "L'amour [d'Hachem] est lié à la joie". [séfer 'Hassidim 300]

-> "La joie est incluse dans l'amour [d'Hachem]" [Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19]

-> "L'amour [d'Hachem] et la joie sont une seule et même chose" [(, et dans Reishis Cbochmab (Chaar Ha'Ahava - chap.10 ]

-> L'un des signes de l'amour d'Hachem est la joie et l'allégresse en D.
['Hovot haLévavot - 10,26]

-> La joie et l'amour [d'Hachem] sont une seule et même chose, car la joie éveille l'amour.
[rav Tsadok haCohen de Lublin - Makhchavot 'Harouts 19]

-> Selon le 'Hatam Sofer (parachat Za'hor 5554), bien qu'un "esprit brisé est un sacrifice pour Hachem", néanmoins, "cette soumission à Hachem n'est pas un bénéfice aussi grand, et n'est pas aussi désirable devant Hachem que ceux qui se réjouissent devant Lui et exultent dans Son service, ceux qui reconnaissent Sa Bonté et Son Amour et trouvent de la valeur dans leur âme par rapport à Hachem leur D., se réjouissant et se contentant par cette attitude de tout ce qu'Il leur a accordé, embrassant leur Bien-aimé."

-> ainsi certes il est grand par moment de se briser du fait qu'on vaut rien, par humilité, mais c'est encore plus énorme d'agir par joie et fierté qu'on met dans notre relation si privilégiée avec Hachem.

Il y a un principe : "Hachem désire le coeur". Or, la joie d'une personne indique que l'accomplissement des mitsvot est une chose désirable pour elle, qu'elle a en elle un feu de sentiments pour Hachem qui se traduit par un état de joie.

De plus, la joie est liée à l'amour d'Hachem : la joie de pouvoir faire plaisir à Hachem par l'accomplissement de Sa Volonté.
Or, selon le 'Hovot Halévavot (Introduction à Chaar Ahavat Hachem) : "l'amour d'Hachem est le sommet de tous les traits positifs et l'apogée des niveaux spirituels des hommes servant D."
Nous voyons ici que le plus grand niveau de joie dans la avodat Hachem est l'amour d'Hachem.

-> De même, le séfer Yessod Ha'Emounah enseigne :
"Lorsqu'une personne réalise une mitsva et qu'elle sait que cette mitsva procure du plaisir à Hachem, cette conscience devrait également procurer du plaisir à la personne qui aime Hachem.
Il en ressort que le plaisir (la joie) éprouvé par cette personne a plus de valeur aux yeux d'Hachem que la mitsva elle-même."

-> Le Rambam dit : "La joie qu'une personne éprouve dans l'accomplissement des mitsvot et son amour pour Hachem qui les a ordonnées est une avoda importante."
[en effet, chaque bonne action, même la plus petite d'entre elles, apporte du plaisir à notre Père céleste, on doit être rempli de joie en la réalisant, même si l'acte n'est accompli qu'à un niveau modeste. Car même dans cette circonstance, la personne apporte de la joie à Hachem.
Au contraire, le fait de couronner Hachem dans les aspects les plus bas est très précieux à Ses yeux et lui apporte une grande joie.

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+ Joie & confiance en Hachem :

-> "La joie dans notre avoda démontre la profondeur de notre foi en Hachem".
[rav Moché Leib de Sassov]

-> "Il faut être d'une joie infinie lorsqu'on accomplit les mitzvos ... cela indique notre foi et notre confiance en Hachem au plus haut point, plus que si la récompense était étalée devant nous.
[séfer Shaar HaMitsvot - Introduction ]

-> "La principale avoda d'une personne envers Hachem est un cœur joyeux dans Sa bonté et Son service.
[Ramban - Béchala'h 15,25]

L’importance d’avoir de la joie à faire une mitsva

+ L'importance d'avoir de la joie à faire une mitsva :

-> Rabbénou Bé'hayé (Nasso 4,22) écrit :
"Il est connu que la joie que l'on ressent en accomplissant une mitsva est elle-même une mitsva. Tout comme la réalisation d'une mitsva est une avodat Hachem, servir Hachem avec joie est également une avoda."

-> "La récompense d'une mitsva est une autre mitsva" (Pirké Avot 4,3).
L'explication de cette michna par Rabbénou Ovadia miBarténoura est : "Lorsqu'une personne apprécie et se réjouit de l'accomplissement d'une mitsva, celle-ci est considérée comme une mitsva à part entière, et elle reçoit une récompense pour la mitsva qu'elle a accomplie en plus de la récompense pour le plaisir avec lequel elle s'est réjouie de l'accomplissement de cette mitsva."

-> Le Zohar (Vayikra 8a) déclare : "Servir Hachem avec joie" = c'est ce qu'on nous a enseigné, que tout ce qu'une personne s'efforce de faire pour Hachem, il est nécessaire qu'elle le fasse avec joie et désir pour que son action puisse être considérée comme complète.

-> Le Baal Ha'Ikarim (3e discours, cha.33) explique :
"L'élément qui complète une mitsva et nous permet d'atteindre notre objectif dans sa réalisation est l'élément de la joie. En effet, la joie est l'achèvement d'une action ...
Lorsque Moché dit : "C'est pour cette raison que vous n'avez pas servi Hachem dans la joie et l'allégresse", il subordonne la punition au fait que nous n'avons pas servi Hachem dans la joie, et non au fait que nous n'avons pas servi Hachem du tout. Nous voyons ici que servir Hachem avec joie donne un sens d'achèvement à toutes les mitsvot".

-> La joie de faire une mitsva n'est pas simplement quelque chose de secondaire par rapport à la mitsva elle-même. Il s'agit plutôt d'un élément essentiel de l'avoda (notre service d'Hachem), l'objectif premier d'une mitsva est d'atteindre une joie de la réaliser.
C'est la raison principale pour laquelle Hachem désire que nous accomplissions une mitsva, car le principal plaisir qu'Hachem tire de nos mitsvot est la joie que nous éprouvons dans notre avodat Hachem.
[l'Admour de Lelov - rav David Naftali Biderman]

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-> "Une personne qui accomplit les mitsvot avec joie est extrêmement aimée d'Hachem."
[ Kav HaYachar - chap.21]

-> "La joie avec laquelle une personne accomplit une mitsva est plus grande aux yeux d'Hachem que la mitsva elle-même", [car l'action d'une mitsva est un récipient, un corps, tandis que la joie est la force vitale et l'âme de la mitsva. ]
[rabbi de Kossov - séfer Yessod ha'Emouna - drouch ahava véyir'a]

-> "La principale avodat Hachem, que ce soit dans l'étude de la Torah ou dans la prière, est que tout soit fait dans la joie. C'est là le principal plaisir d'Hachem, lorsque la nation juive élève ses voix dans la Torah ou la prière dans la joie et l'allégresse".
[Maor vaChémech - Chémot]

-> "Lorsqu'une personne accomplit l'une des mitsvot d'Hachem avec toute sa force et toutes ses capacités jusqu'à ce qu'elle parvienne à un éveil de joie dans la mitsva, cela active un esprit de joie dans tous les mondes et augmente la force des forces célestes, pour ainsi dire, élevant tous les mondes dans le Désir Élevé, lui-même parmi eux.
A partir de là, cette personne attire la générosité spirituelle d'un monde à l'autre jusqu'à notre humble royaume.
C'est ce que nos Sages ont voulu dire par leurs mots : "On ne se tient pas en prière, seulement au milieu d'une sim'ha chel mitsva", car de tous les traits de caractère d'une personne, le plus élevé de tous est joie (sim'ha).
Si l'on éprouve de la joie grâce à une mitsva, c'est la plus grande unification possible".
[rav Ména'hem Mendel de Vitebsk - Pri HaAretz - lettre 22 ]

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-> "Une avodat Hachem accomplie dans la tristesse cause une énorme tache dans les mondes Supérieurs".
[Maor vaChémech]
[la joie est similaire à une mitsva qui impacte positivement tous les mondes, de même la tristesse est semblable à une faute qui va impacter négativement tous les mondes! ]

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-> Nos Sages (Shabbath 32b) déclarent : "La Présence Divine (Chékhina) ne repose pas sur une personne, si elle n'est pas joyeuse".

-> "Toutes les perceptions spirituelles sont atteintes en servant Hachem avec joie".
[Imré Emet - Souccot 5666]

-> "Il est impossible de servir Hachem complétement ... si on ne Le sert pas avec joie."
[Imré Emet - séfer Likouté Yéhouda - Vaét'hanan]

-> Le 'Hida (Tsavaré Shalal - Béha'aloté'ha) écrit :
"Il est facile de comprendre que lorsqu'une personne se réjouit de la réalisation d'une mitsva, son corps tout entier s'éveille pour se lier à Hachem, et elle ressent une inspiration dans son cœur, qui affine ses éléments corporels et l'emplit de crainte et d'amour [d'Hachem].
S'il y avait en cette personne une quelconque emprise à la sitra a'hara (force impure, du mal), elle en est débarrassée.
C'est pourquoi la Chékhina ne se repose pas tant que l'on n'est pas engagé dans la sim'ha chel mitsva (joie de faire une mitsva), car le corps est alors préparé et prêt à ce que la Chékhina s'y repose".

-> Le 'Hida écrit également que la joie que l'on ressent en accomplissant la mitsva est plus récompensée que la mitsva elle-même.

-> Le Tiféret Shlomo (Likoutim, Il Shmouël 1) écrit :
"La source principale de l'âme est le domaine de la joie, car 'la force et la joie sont chez Lui, et il y a de la joie dans Sa demeure' (I Divré Hayamim 16,27).
Par conséquent, lorsque l'âme s'élève grâce à la Torah et aux bonnes actions, elle ne peut s'élever que grâce à la joie, car c'est son lieu d'origine.
Tous les aspects de la source aspirent à retourner à Hachem, à leur source, et ne s'arrêteront pas tant qu'ils ne seront pas rassemblés dans leur lieu d'origine ...
C'est le sens du verset "réjouis le cœur de ton serviteur" (Téhilim 86,4) = le cœur doit être constamment rempli de joie, car "c'est vers Toi, Hachem, que j'élève mon âme". L'âme ne peut s'attacher à sa source (Hachem) que par la joie."

-> Selon le Toldot Yaakov Yossef (Michpatim n°13) : "l'âme est incapable de se lier à Hachem, si ce n'est uniquement par le biais de la joie".

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+ L'essentiel n'est pas la réalisation d'une mitsva :

-> La joie [que l'on a à accomplir une mitsva] est un commandement positif de la Torah et une forme absolue de service d'Hachem. Elle est plus importante que la mitsva elle-même.
[ Rabbénou Bé'hayé - Kad HaKéma'h - Sim'ha]

-> "La joie est la avodat Hachem principale" (Séder Hayom - Yom haKippourim & 'Hanoucca).

-> "Il n'y a pas d'autre service d'Hachem que la joie!" (Zohar - Vayé'hi 217b)

-> "Lorsqu'une avodat Hachem manque de joie, elle ne peut être considérée comme une avoda" [tellement la joie est un élément fondamental, essentiel].
[Toldot Yaakov Yossef - Michpatim n°13].

-> "Et l'on reçoit une récompense pour notre joie, car l'accomplissement des mitsvot dans la joie est une partie essentielle de notre avodat Hachem".
[Rabbénou Yona - Michlé 4,21]

-> "La joie est un grand fondement de la avodat Hachem".
[Ram'hal - Messilat Yécharim]

-> L'essentiel de notre service d'Hachem est la joie [qu'on a à le faire].
[séfer Toldot Yaakov Yossef - Béhar 4 ] :

-> "L'essence de la avodat Hachem est qu'elle soit accomplie avec plaisir, comme le dit le pasouk : "Servez Hachem avec joie!"."
[Méor Enayim - hachmatot ]

-> "Il est connu que l'élément principal d'une mitsva est la joie avec laquelle elle est accomplie."
[séfer Agra déKalla - 'Hayé Sarah ]

-> "L'essence de la avodat Hachem et un fondement précieux du véritable service du cœur, est de se réjouir de la Torah et des mitsvot et de s'en réjouir plus qu'on ne le ferait après avoir trouvé des milliers de pièces d'or".
['Hida - séfer Roch David - Ekev]

-> Selon le Arizal (séfer chaar haMitsvot - introduction) :
"Sachez que lorsqu'on accomplit une mitsva, il ne suffit pas d'accomplir l'action ...
Le fondement sur lequel tout repose est que l'on ne doit pas considérer la mitsva comme un fardeau lorsqu'on l'accomplit ...
Au contraire, on doit se réjouir tout en accomplissant la mitsva avec une joie infinie, de tout son cœur et de toute son âme, et avec un grand désir, comme si on nous donnait des milliers et des milliers de pièces d'or pour l'accomplissement de cette mitsva.
C'est en fonction de notre joie sincère et de notre allégresse intérieure qu'on recevra la lumière élevée (liée à la mitsva que l'on fait).
Si l'on persiste dans cette voie, on recevra sans aucun doute le roua'h hakodech."

-> Le séfer 'Harédim (introduction) rapporte que tous les très hauts niveaux qu'a pu atteindre le Arizal (ex: ouverture des portes de sagesse, roua'h hakodech), cela a pu être possible comme récompense pour avoir accompli chaque mitsva avec une grande joie.

-> De même, le Imré Emet (Tétsavé) écrit : "Il est rapporté que le Cohen Gadol a atteint tous ses niveaux élevés parce qu'il se réjouissait de son mérite de servir Hachem."

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+ La récompense d'être joyeux de faire des mitsvot :

-> Ne sous-estimer pas ce sujet (d'être joyeux en faisant une mitsva), car sa récompense est extrêmement importante.
[séfer Chaar HaKavanot - drouch Birkat HaSha'har ]

-> La joie avec laquelle une personne réalise une mitsva est plus importante que la mitsva elle-même, et qu'elle reçoit plus de récompense pour sa joie que pour la mitsva elle-même.
['Hatam Sofer - Torat Moché - Pin'has 29,35]

-> La récompense pour la joie que l'on éprouve en réalisant une mitsva est plus grande [que la mitsva en elle-même]
[séfer 'Harédim - chap.59]

-> on a vu précédemment l'idée que : "La joie avec laquelle une personne accomplit une mitsva est plus grande aux yeux d'Hachem que la mitsva elle-même" (rav de Kossov)

-> "Celui qui accomplit les mitsvot avec joie reçoit mille fois plus de récompense que la personne pour qui les mitsvot sont un fardeau".
[Or'hot Tsadikim - 9e chaar ; ainsi que le Réchit 'Hokhma - chaar haAhava chap.12]

-> "La avodat Hachem réalisée avec une grande joie est beaucoup plus élevée qu'une grande quantité d'efforts dans notre avodat Hachem qui manque de vitalité et de joie."
[Admour de Lelov - rav David Tsvi Biderman]

-> Dans le séfer Yessod véChoresh Ha'Avoda (11,10), il est écrit à propos des afflictions de Yom Kippour, que celui qui ne se réjouit pas de l'accomplissement de cette mitsva, "ne reçoit pas même une portion de plusieurs milliers de milliers", de la récompense d'une personne qui se réjouit de l'accomplissement de cette mitsva.

-> Uniquement la joie avec laquelle une mitsva est réalisée est plus grande que la crainte du Ciel avec laquelle une mitsva est accomplie, car notre joie est plus grande que la mitsva, et on reçoit beaucoup plus de récompenses pour l'accomplissement d'une mitsva avec joie, que nous en recevons pour l'accomplissement de la mitsva elle-même...".
['Hida - Tsiporen Shamir n°11 - rapportant le Nétivot haMichpat - Béra'hot 8a]

Selon le 'Hida (Roch David - Ekev) : il n'y a pas de récompense pour les mitsvot dans ce monde, mais on reçoit une récompense dans ce monde pour la joie avec laquelle on accomplit les mitsvot.
[de nombreux Sages rapportent cette réalité, comme le Pélé Yoets (Sim'ha), le Noam Elimélé'h (Vayéchev) ; le rav Zéra Béra'h (Lev David 3). ]

-> Selon le Sfat Emet (sur Nossé panim lé'Israël - Il favorise la nation juive) :
Hachem accepte une petite mesure de avoda (service divin) tout comme Il accepte une grande mesure, car la règle est la suivante : en fonction de la joie qu'éprouve une personne à accomplir une bonne action et à considérer son mérite de pouvoir réaliser la volonté d'Hachem comme précieux, Hachem acceptera son service avec un visage brillant et plaisant".

-> Dans le séfer Imré Tsvi (paracha Vaéra), qui écrit par le rabbi Yéra'hmiel Tsvi, le petit-fils du rabbi de Kouzmir, il est écrit que si quelqu'un se réjouit de réciter la Torah et la prière d'une voix forte, même s'il ne comprend pas un mot de ce qu'il dit, il est capable de se débarrasser de toutes les forces d'accusation.
Car le principe essentiel de la avodat Hachem est la joie et l'attachement à Hachem.

-> Selon le Arizal, bien qu'il soit écrit (Tikouné Zohar 25b) que la Torah étudiée sans crainte et sans amour ne s'envole pas vers le royaume spirituel Supérieur, si elle est accomplie avec joie, elle reçoit la force de s'élever vers les royaumes Supérieurs, même sans les "ailes" de la crainte et de l'amour.
[nos Sages disent de même que certes les portes des larmes ne sont pas fermées, mais il existe un moyen encore plus puissant d'élever nos prières : être joyeux (ex: on est en face à face avec papa Hachem, qui peut tout!). ]

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-> Dans les saintes lettres du rav DovBer de Loubavitch (Vol.1, Lettre 18) au nom de son père, le Baal HaTanya, concernant le fait de prier avec joie.
Sur le verset "à cause de cela, tu n'as pas servi Hachem, ton D., avec joie ... et tu serviras ton ennemi", le rav DovBer explique que "l'ennemi" fait ici référence aux nombreuses forces Accusatrices qui cherchent à empêcher quelqu'un d'atteindre les bénédictions des enfants, de la bonne santé et de la subsistance de différentes manières. Et tout cela provient du fait que l'on ne sert pas Hachem avec joie.
C'est pourquoi Rav DovBer conseille à tous ceux qui ont le cœur brisé de prier en chantant et en se réjouissant ... afin que les forces Accusatrices s'enfuient.

Il est également écrit que si la prière collective de peuple juif est une prière de joie et de plaisir de la manière décrite précédemment, alors il n'y aurait pas de décret sévère sur aucun juif, car toutes les forces de Rigueur seront adoucies.

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-> Parmi toutes les caractéristiques de l'homme, la plus élevée est la joie ; et si c'est pour une mitsva, c'est la dévotion la plus élevée de toutes.
[rav Mena'hem Mendel de Vitebsk - Pri Ha'aretz - parachat Emor ]

-> Comme il est bon et agréable qu'un juif se réjouisse de ses actions, qu'il soit joyeux dans les mitsvot.
Pour chaque mitsva qu'il accomplit, il devrait se réjouir et se réjouir davantage que s'il avait trouvé un grand trésor. Surtout le Shabbat et les jours de fête ... et surtout pendant la prière ... et lorsqu'il récite le Birkat Hamazon, le Zohar révèle l'importance de le réciter avec joie et allégresse, à tel point qu'il dit qu'il convient à une personne de manger et de boire des aliments qui la rendent heureuse afin de réciter le Birkat Hamazon avec joie.

Tout ce qui implique la pensée nécessite l'aide du cœur. Si vous dites à une personne d'avoir peur et qu'elle n'a pas peur, elle ne peut pas avoir peur ... néanmoins, il est à la portée de chacun d'aider son cœur par des pensées pures ...

Une personne qui veut vraiment vivre sa vie devrait imaginer la joie qu'elle ressentirait si elle trouvait un grand trésor, cela n'est rien comparé au [trésor de] la vie ...
Car ce monde-ci n'est rien comparé au monde à Venir (olam aba) ... Comment une personne ne pourrait-elle pas se réjouir en réalisant que le Roi du monde, qui dispose d'une armée infinie d'anges et de séraphins prêts à l'exalter et à le glorifier sans fin, nous a pourtant choisis et désire que nous nous tenions devant lui pour bénir son nom et lui parler face à face à chaque instant, ce qu'il n'a même pas accordé aux anges ministériels.

On devrait particulièrement se réjouir de certaines mitsvot qui sont logiques ou agréables pour l'homme ... comme prier et implorer pour ses besoins, [elles] sont considérées comme une mitsva et apportent du plaisir à son Créateur et lui valent une récompense ; y a-t-il quelque chose de plus doux que cela?
De même, manger et boire le Shabbat et Yom Tov, la mitsva de l'intimité, ... et même les questions de réchout telles que manger, boire, dormir et faire des affaires, si elles sont faites pour le bien du Ciel, elles sont considérées comme des mitsvot, et on recevra une récompense.
Pour cela, un juif devrait se réjouir grandement de ses actions. Il est impossible de ne pas se réjouir! Il suffit d'y prêter attention et de se fortifier avec des pensées pures.
On sait que chaque mitsva reçoit une récompense proportionnelle à l'effort fourni. Il en va de même pour la joie : une personne qui a le cœur amer en raison des circonstances de la vie, si elle peut ouvrir son cœur et oublier sa tristesse pour se réjouir à la place en étudiant la Torah, en priant et en accomplissant des mitsvot, sa récompense sera plus grande que celle d'une personne qui vit dans la paix et la tranquillité.
[Pélé Yoetz - Sim'ha ]