Hachem n'a pas besoin de notre service [Divin - Il ne manque pas d'anges qui réalisent Sa volonté à la perfection], mais plutôt Il a besoin de notre cœur.
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk ]
Catégorie : y- Divers
Le plus grand défi de la vie est d'être soi-même dans un monde qui essaie de nous faire ressembler à tous les autres.
[rabbi Zoucha d'Anipoli]
Le pouvoir des idoles
+ Le pouvoir des idoles :
-> Décrivant le culte idolâtre par le peuple juif, le Kouzari (Kouzari 4,23) explique qu'il ne s'est pas tourné vers l'idolâtrie parce qu'il voulait abandonner la Torah. Au contraire, même les personnes les plus réchaïm restaient attachées à la Torah. C'est plutôt parce qu'ils étaient avides de richesse et de succès qu'ils se sont tournés vers d'autres moyens de réaliser leurs rêves. Dans cette optique, nous constatons que l'adoration des idoles s'est avérée efficace.
En d'autres termes, celui qui adorait une certaine idole d'une certaine manière recevait ce qu'il voulait.
Le culte des idoles "fonctionnait" dans le sens où Hachem a placé dans le tissu de la nature le fait qu'en accomplissant certaines actions, on recevra automatiquement un certain bénéfice. Il s'agissait donc d'un test important pour le monde, y compris pour le peuple juif.
Ainsi, le Kouzari conclut sa discussion en disant que si le culte des idoles était aussi efficace aujourd'hui qu'il l'était à l'époque, nous serions tous tentés par ce culte, tout comme nous sommes tentés par de nombreuses autres choses que la Torah interdit.
[la notion est incroyable : à l'époque il y avait dans les règles de la nature qu'en servant/demandant une chose à une idole on pouvait l'obtenir. Quelle force d'en faire fi, de rester fidèle à la volonté Divine, surtout quand Hachem pouvait "tarder" (à notre goût) à répondre à nos demandes! ]
-> Le concept d'idolâtrie nous est tellement étranger de nos jours qu'il est presque impossible de comprendre le désir intense d'adorer des idoles qui était si prolifique dans les temps anciens. Cependant, le fait même que la Torah interdise le culte des idoles et mette constamment le peuple juif en garde contre cette pratique montre à quel point cette envie était forte à l'époque. [Kouzari 4,23]
-> La guémara (Sanhedrin 69b) rapporte que l'envie de servir de faux dieux était devenue si forte qu'à l'époque du second Temple [or, le Temple était un lieu plein de miracles et de Présence forte d'Hachem, ce qui témoigne de l'attrait de l'idolâtrie], les Sages de la génération ont supplié Hachem d'abolir cette tentation du monde. Leurs prières ont été acceptées, à tel point qu'aujourd'hui, nous ne pouvons même pas imaginer l'envie de servir l'idolâtrie.
La guémara (Sanhedrin 102b) le démontre en nous racontant que le roi Ménaché est venu voir Rav Achi en rêve et lui a dit que l'attrait pour l'idolâtrie était si grand que s'il (Rav Achi) avait vécu à cette époque, il aurait tenue le bord de son vêtement pour courir [au plus vite] après les idoles.
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-> Pour illustrer davantage ce point, le Gaon de Vilna était connu pour dire que le "culte des idoles" d'aujourd'hui est la quête de gagner davantage d'argent, et ce bien qu'un juif craignant D. sait que tout l'argent qu'il gagnera lui est déjà destiné depuis Roch Hachana (guémara Bétsa 16a), et qu'il sait que sa réussite financière dépend uniquement de la volonté d'Hachem. Il travaille néanmoins comme s'il était responsable de sa propre richesse ; plus précisément, il sent, et voit distinctement à ses yeux, que plus il travaille dur, plus il gagne de l'argent.
Il s'agit donc d'un exemple de l'épreuve à laquelle le peuple juif a dû faire face lorsqu'il a été confronté à la possibilité de servir l'idolâtrie dans les années passées (avant que son pouvoir ne soit aboli (voir guémara Yoma 69b).
[à l'image des idoles qui combler nos demandes, nos efforts pour obtenir plus de matérialité semblent également être une règle de la nature pour en obtenir.]
Joie & amour d’Hachem
+++ Joie & amour d'Hachem :
-> Une personne peut être joyeuse toute sa vie si elle s'est habituée à vivre dans un état de joie Sainte.
Le Rambam (Hilkhot Téchouva 10:5-6) écrit : "On sait que l'amour d'Hachem ne s'enracine dans le cœur d'une personne qu'au prix d'un effort constant et d'un abandon de tout ce que le monde a à offrir, comme [la Torah] l'affirme : '[Aime Hachem] de TOUT ton cœur et de TOUTE ton âme",
Il écrit également : "Qu'est-ce que l'amour approprié d'Hachem?
Il s'agit d'aimer Hachem d'une manière extrêmement forte, au point que l'âme est attachée à Lui par l'amour et la pensée constante, comme s'il était malade d'amour ... se préoccuper constamment de l'amour d'Hachem, en s'asseyant, en se levant, en mangeant et en buvant ... et c'est ce que le roi Shlomo voulait dire lorsqu'il a déclaré qu'il était malade d'amour d'Hachem (ki 'hola aava ani). Tout le Chir haChirim [le Cantique des cantiques] est une parabole de notre amour pour Hachem."
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+ Une mitsva = apporter de la joie à Hachem :
-> Il existe une différence fondamentale entre la joie Sainte (la joie de l'âme Divine) et les autres joies (la joie de l'âme animale).
Les autres joies exigent de la personne qu'elle fasse quelque chose pour se rendre heureuse, mais la joie Sainte vient de la volonté de rendre Hachem heureux.
Le rabbi de Berditchev définit la mitsva d'aimer Hachem comme une personne qui aime apporter de la joie à Hachem.
Son maître, le Maguid de Mézéritch a défini un 'hassid comme une personne dont l'amour pour Hachem l'amène à essayer d'apporter de la joie à Hachem à chaque instant.
Il explique également qu'Hachem a créé le monde pour le plaisir qu'Il recevrait d'un juif qui accomplit Ses mitsvot, et que c'est cette joie d'Hachem qui est la force vitale de tous les mondes.
Le rabbi de Berditchev dit que l'essentiel de l'accomplissement d'une mitsva est de savoir qu'elle apporte de la joie à Hachem, et que la principale récompense pour l'accomplissement d'une mitsva est le fait que l'on apporte de la joie à Hachem.
Le rabbi de Riminov enseigne que la joie qu'Hachem retire de la réalisation d'une mitsva par une personne correspond à la joie qu'éprouve cette personne lorsqu'elle accomplit la mitsva.
Par conséquent, le rabbi de Berditchev explique qu'une personne ne devrait pas faire une mitsva parce qu'elle aime la faire, mais plutôt parce qu'elle apporte de la joie à Hachem en la faisant.
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+ Hachem a-t-il vraiment besoin de nous?
-> Il est évident que la notion selon laquelle nous influençons l'humeur d'Hachem, ou même qu'Hachem a une humeur ou des émotions comme les être humains, est absurde et ne doit pas être prise au sens littéral du terme. De même, il n'y a rien dont Hachem "ait besoin" de notre part, et il n'y a rien que nous puissions faire qui puisse changer l'essence d'Hachem.
Lorsque ce type de terminologie est utilisé, c'est à des fins conceptuelles pour nous aider à établir une relation avec Hachem selon nos propres termes.
Le Maguid de Mézérich explique qu'en développant en nous l'idée que Hachem prend plaisir à nos mitsvot, nous pouvons avoir un service divin dans lequel notre âme peut se réjouir.
Le rabbi de Berditchev dénonce le fait de penser que nos mitsvot ne sont pas importantes pour Hachem, qualifiant cela d'hérésie.
Il compare l'amour d'Hachem pour nous à l'amour d'un parent pour son enfant, et chaque parent éprouve du plaisir et de la joie à savoir que son enfant fait sa volonté dans le but de le rendre heureux.
-> "Un moment de téchouva et de bonnes actions dans ce monde est plus beau que toute la vie dans le monde à venir" (Pirké Avot 4,17).
Rabbi Barou'h de Kossov et le Tséma'h Tsédek expliquent qu'une personne qui aime vraiment Hachem doit se réjouir davantage du plaisir qu'elle apporte à Hachem en faisant téchouva ou une bonne action dans ce monde, que du plaisir qu'elle recevra dans le monde à venir.
En effet, chaque fois qu'une personne sert Hachem dans ce monde, elle apporte un nouveau plaisir à Hachem. Cependant, dans le monde à venir (où il ne sera pas en mesure de faire les mitsvot), il n'aura plus la possibilité d'apporter un nouveau plaisir à Hachem.
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[ -> Nos Sages expliquent que le "plaisir" d'Hachem est de nous combler du meilleur.
A chaque fois que nous faisons une mitsva, nous amenons de la joie à Hachem, car on Lui permet alors de nous déverser éternellement des bonnes choses, et cette mitsva va nous permettre de bénéficier d'un meilleur monde futur avec davantage de proximité avec Hachem.
A chaque faute, nous causons de la douleur à Hachem, qui ne peut pas nous donner de belles choses, au contraire on devra souffrir en réparation (sauf téchouva par amour). Chaque faute nous éloigne et nous insensibilise un peu plus à notre papa Hachem. Chaque faute (sans téchouva) va assombrir davantage et nous faire honte dans le monde à Venir, et cela fait de la peine à D. ]
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-> Rabbi Shlomo de Karlin dit qu'une personne qui ne ressent pas de plaisir à faire la volonté d'Hachem dans ce monde ne le ressentira pas non plus dans le Gan Eden.
Rabbi Aharon Karlin II précise qu'une personne doit s'efforcer d'être joyeuse plus que n'importe quel autre bon trait de caractère.
-> Rabbi Shmelke déclare qu'un Baal Téchouva qui crie à Hachem en raison de son incapacité à Le servir avec joie sera aidé par Hachem à passer d'un niveau à l'autre d'une manière lente mais cohérente.
Le Rabbi d'Apt fait savoir qu'Hachem prend plus de plaisir à la mitsva d'un Baal Téchouva qu'à celle d'un Tsadik, parce qu'un Baal Téchouva doit faire plus d'efforts pour briser son mauvais penchant afin d'accomplir la mitsva.
-> Rabbi Avraham de Slonim (le Beit Avraham) encourageait les gens à se réjouir lorsqu'ils réussissaient une épreuve spirituelle en surmontant un défi que leur a lancé leur yétser ara. Après tout, c'est de cette joie que naîtra un sentiment de joie dans son service divin.
-> Rabbi Aharon Roth révèle que lorsque le mauvais penchant (yétser ara) voit une personne essayer d'atteindre le niveau d'accomplir les mitsvot dans la joie, il rassemble immédiatement toutes ses forces et ses ruses et envoie contre cette personne de la paresse, de la lourdeur de cœur, de la malhonnêteté et des pensées négatives.
Le seul moyen de surmonter ce défi est de se réveiller de toutes ses forces pour être joyeux et chanter.
Une personne dans une telle situation doit se surpasser, et même si elle ne réussit pas au début, elle doit redoubler et tripler d'efforts sur cette voie pour finalement réussir. Chaque fois qu'elle fait un effort supplémentaire, elle ouvre de plus en plus de portes spirituelles et elle doit savoir qu'Hachem l'aide.
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-> Rabbi Aharon de Karlin II pense que même une personne qui accomplit une mitsva simplement à l'image d'un bœuf portant son joug ou d'un âne portant un fardeau sur son dos devrait se réjouir du fait qu'elle accomplit la volonté de son Créateur. [même si on agit machinalement, qu'on n'a pas la tête à la mitsva, et bien on doit se réjouir de la réaliser, plutôt que de suivre son yétser ara qui nous empêche tout sentiment de joie, sous couvert que nous en faisons rien de spécial. ]
De même, le rabbi de Karlin dit qu'Hachem aide les gens à ressentir du plaisir dans leur service divin lorsqu'ils font des mitsvot dans le seul but d'apporter du plaisir à Hachem, même s'ils n'en ressentent pas de joie sur le moment.
-> Le Rambam (Hilkhot Téchouva 9:1) affirme qu'Hachem récompense une personne qui Le sert avec joie en supprimant ce qui lui fait obstacle et en lui donnant une abondance de bien afin qu'elle puisse s'impliquer dans la Torah et le service divin tout au long de sa vie.
-> "michéni'hnas Av mémaatim béSim'ha" (guémara Taanit 26b).
Le 'Hozé de Lublin explique :
- michéni'hnas Av = lorsque nous entrons dans le mois d'Av [qui est connu comme une période de deuil] ;
- mémaatim béSim'ha = nous diminuons [la tristesse] par la joie" = c'est-à-dire qu'avec la joie, une personne est capable de diminuer les problèmes qui surviennent normalement au cours du mois d'Av (où notre mazal n'est pas bon).
[la joie Sainte, celle qui est spirituelle, issue de notre émouna, de notre attachement à Hachem et à Sa volonté, ... au-delà de nous illuminer notre façon d'aborder la vie, elle nous sauve de bien d'éventuelles raisons de s'attrister, de prendre des deuils personnels/collectifs.
D'une certaine façon, de la même façon que nous faisons l'effort de se réjouir de faire les mitsvot, par l'idée que nous réjouissons ainsi Hachem, que nous sommes importants/valorisés à Ses yeux, alors de même Hachem nous retire des occasions de s'attrister, nous en donnant de nous réjouir. ]
Lorsqu'une personne accomplit une mitsva avec joie, alors Hachem est fier d'elle devant les anges, et Il lui donne une abondance spirituelle.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev]
Joie et crainte d’Hachem
+ Joie et crainte d'Hachem :
-> Nos Sages écrivent que si une personne accomplit des mitsvot dans la joie mais néglige de les faire précéder d'une conscience, d'une crainte et d'une révérence appropriées à l'égard d'Hachem, appelées yirat Hachem, non seulement la joie n'est pas une mitsva, mais elle est également considérée comme une simple folie et elle peut éloigner la personne de la Torah.
Nos Sages expliquent que cela est dû au fait que la yirat Hachem (crainte de D.) est le récipient par lequel tous les autres aspects du service divin sont accomplis. Si une personne n'a pas le récipient, elle n'est pas en mesure de soutenir un niveau plus élevé.
-> Le yétser ara incite une personne à négliger d'atteindre la yirat Hachem appropriée, en la convainquant qu'il suffit d'aimer Hachem et de se réjouir de Le servir.
Rabbi Na'hman de Breslev assimilait les mitsvot accomplies avec une joie ancrée dans l'ego ou les arrière-pensées à un "feu étranger", ce qui était la faute de Nadav et Avihu (Chémini 10,1-2).
-> Nos Sages nous rappellent qu'il faut "se réjouir en tremblant", c'est-à-dire qu'il faut associer de la crainte à nos réjouissances afin qu'elles ne se transforment pas en vaines sottises.
Une fois qu'une personne acquiert une véritable yirat Hachem, elle éprouvera une grande joie et un grand plaisir à accomplir les mitsvot.
[plus nous avons conscience devant qui nous sommes (le Roi des Rois), qui nous demande d'accomplir Sa volonté ... alors plus cette crainte va servir de tremplin vers davantage de joie, de fierté.
Par ailleurs, la crainte d'Hachem permet de diminuer la taille de notre égo, et donc de laisser davantage de place pour que Hachem réside en nous. Il en résulte davantage de joie, car le plus grand plaisir est le fait d'être plus proche de la Source de toutes les bontés Hachem. ]
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-> Le Séfer ha'Hinoukh (432) affirme que le commandement d'avoir la yirat Hachem inclut le fait de s'éveiller au sentiment qu'Hachem surveille attentivement toutes nos actions, en particulier lorsqu'une occasion de fauter se présente.
L'essentiel est de s'habituer à se rappeler à chaque instant qu'Hachem se tient à ses côtés à tout moment.
Hachem voit tout ce que nous faisons, connaît toutes nos pensées, nous observe à chaque instant, et rien de bon ou de mauvais n'arrive à une personne sans la volonté d'Hachem.
[cette réalité est incroyable : plus je développe cette crainte issue du fait qu'Hachem m'observe constamment et à conscience de la moindre de mes pensées, alors plus je peux développer une joie profonde à l'idée que Hachem est si fier et heureux de mon comportement. Il connaît mes forces et mes faiblesses, et apprécie du moindre effort fait pour Lui.
Rien de me vient sans décret d'Hachem, et chaque seconde je suis important aux yeux d'Hachem, au point qu'Il m'accorde encore la possibilité de vivre. ]
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-> Le Baal Chem Tov dit que lorsqu'une personne n'a pas de yirat Hachem, Hachem lui envoie des difficultés, telles que des problèmes financiers ou autres, afin de lui rappeler d'être conscient d'Hachem.
Il s'agit en fait d'une grande bonté de la part d'Hachem.
En fait, le Séfer Yéré'im (1:405) écrit : "Le commandement d'avoir la yirat Hachem est extrêmement précieux en ce sens qu'une personne peut l'accomplir mille fois par jour, car chaque fois que son cœur 'fait un battement' en se souvenant des mitsvot, il accomplit le commandement d'avoir de la yirat Hachem".
Cela signifie qu'avant d'accomplir l'un des commandements, une personne doit prendre du recul et ressentir un sentiment de révérence en reconnaissant qu'elle est sur le point d'accomplir un commandement explicite du Roi des rois qui se tient devant elle.
Les tsadikim ont averti qu'une personne devrait craindre davantage la barrière qui se dressera entre elle et Hachem en commettant une faute que toute répercussion douloureuse potentielle liée à la réalisation de la faute elle-même.
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-> Tous nos Sages ont écrit qu'il est approprié de fixer des moments dans la journée pour prier Hachem de nous aider à acquérir la yirat Hachem. Il faut exprimer verbalement à Hachem, avec des larmes et des supplications, à quel point il est important pour soi de progresser dans les niveaux de yirat Hachem.
Puis, après ces prières, on doit utiliser notre esprit pour contempler l'exaltation d'Hachem.
Selon nos Sages, Hachem répond toujours aux prières d'une personne pour qu'elle parvienne à un état supérieur de yirat Hachem.
Il est bon pour une personne de choisir des versets qui parlent positivement d'un tel état et de les utiliser régulièrement. Chaque personne peut choisir les versets qui lui plaisent et changer les versets qu'elle utilise de temps en temps.
Voici quelques exemples de versets qui parlent avec éloquence de l'atteinte de niveaux de yirat Hachem : Béréchit 42,18 ; Chémot 20,17 ; Dévarim 5,26 & 10,12 ; Méla'him II 17,25 ; Yéchayahou 33,6 ; Méla'hi 3,16 ; Téhilim 2,11 & 5,8 &19,10 & 36,2 & 66,11 & 111,10 & 112,1 & 119,63 &128,1 ; Michlé 1,7 & 14,27 & 31,30 ; Iyov 28,28 ; Kohélet 3,14 & 7,18 & 12,13 ; Né'hémia 7,2.
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+ La crainte du Ciel = une nécessité spirituelle :
-> Le Baal Chem Tov dit qu'une personne doit s'efforcer et persévérer pour atteindre un état de crainte d'Hachem plus que pour atteindre un sentiment d'amour d'Hachem.
En effet, l'amour est déjà enraciné dans un sentiment de crainte et de respect.
Le rabbi de Berditchev explique que si l'on pouvait accéder à la jouissance spirituelle avant d'acquérir un sentiment de conscience ou de révérence à l'égard d'Hachem, il n'y aurait plus de choix du libre arbitre.
Le Baal haTanya estime qu'il n'est pas trop difficile d'acquérir la crainte du Ciel, car une personne peut s'y plonger à tout moment, et Rabbi Zacharie Mendel conseille de prier pour la révérence lorsqu'on est dans un état de joie.
-> Selon le 'Hozé de Lublin, il est impossible d'atteindre un niveau spirituel quelconque sans yirat Hachem.
Le rabbi de Karlin fait remarquer que lorsqu'une personne n'a pas la crainte d'Hachem, elle comble cette lacune par d'autres craintes. Comme le disent les 'hassidim breslev : "celui qui craint l'Unique ne craint personne, et celui qui ne craint personne craint tout le monde".
De même, Rabbi Avraham Hamalach a calculé que sans crainte d'Hachem, il est impossible de connaître Hachem.
-> Selon nos Sages, la yirat Hachem d'une personne doit être pure, sans aucune tristesse. Elle doit apporter la tranquillité et l'harmonie intérieure.
Si la yirat Hachem n'apporte pas à une personne la tranquillité et l'harmonie intérieure, c'est le signe que quelque chose ne va pas et qu'il faut y remédier.
Cinquante années d'étude de la Torah et de service d'Hachem ne peuvent pas lier une personne à Hachem aussi bien que le fait d'accepter la souffrance avec amour.
[rav Shnéour Zalman de Liadi - le Baal haTanya]
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-> Le Steïpler a reconnu que le fait de souffrir est difficile à supporter, mais il a souligné que les souffrances passées ont une grande valeur et deviennent une source de bénédiction.
Après la guérison, la douleur ressentie précédemment par un malade équivaut à une fortune en mérites. [Kréna déIgarta]
[en ce sens, il est écrit : "les souffrances sont précieuses" ('havivim yissourim - guémara Sanhédrin 101a)]
-> Le rav Aharon Leib Steinman enseigne :
En ce qui concerne les souffrances que nous avons déjà endurées, nous devons les considérer comme une bonne chose, car la douleur est déjà passée, et il ne vous reste plus que ses mérites. [on prie pour ne plus en avoir dans le futur. ]
[...]
Il est écrit : "Je Te remercie pour ce que Tu m'as fait souffrir" (Odé'ha, ki anitani - Téhilim 118,21).
La première phrase se situe au passé (anitani). La phrase suivante se lit : "vatéhi li lichoua", ce qui signifie littéralement : "Tu deviendras pour moi un salut" = nous remercions Hachem pour les souffrances qu'Il nous a infligées dans le passé, car elles nous apporteront le salut dans l'avenir.
"Si un homme voit que des souffrances l'atteignent, il doit examiner ses actes" (guémara Béra'hot 5a) et se repentir de ses mauvaises actions"
[Beit haLévi - maamar haBita'hon]
-> Le Ben Ich 'Наї (Ben Yehoyada - Béra'hot 5a) pose la question : pourquoi la guémara dit-elle : "Si un homme voit que des malheurs lui arrivent" ? Pourquoi ne pas dire tout simplement que l'homme a des malheurs?
Il répond qu'Hachem, dans Sa bonté infinie, nous donne souvent des signes d'avertissements avant une crise. Parfois, nous voyons à l'horizon quelque chose qui peut annoncer des problèmes.
La guémara nous apprend que dès ce stade, avant même que la crise se produise, nous devons faire une introspection.
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-> Dans la suite, le rav Yossef Dov Soloveitchik de Brisk (le Beit haLévi), donne d'autres conseils à faire dans une situation difficile :
- Adresser ses supplications à Hachem, pour qu'il le sauve et le conduise au large (loin de sa détresse), comme le dit le verset : "Prière du pauvre lorsqu'il s'évanouit et adresse ses supplications à Hachem" (Téhilim 102,1), et comme le disent [nos Sages] (guémara Nida 70b) : "que doit faire un homme pour s'enrichir? Il doit prier Celui auquel appartiennent la richesse et les biens."
- Renforcer son cœur dans le bita'hon et l'espoir en [Hachem].
- Ancrer en son cœur qu'il n'y a personne à part [D.], à qui demander de l'aide.
Comme cela est expliqué dans le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 3,12), si quelqu'un, D. en préserve, se trouve dans une situation difficile, il doit méditer à l'Unité parfaite du Créateur, il n'y a rien à part Lui, et alors, tous les jugements et les accusations célestes contre lui seront automatiquement écartés et il ne subira aucun mal, comme le dit le verset : "Je [t']ai fait et Je [te] porterai, Je [te] soutiendrai et [te] sauverai" (Yéchayahou 46,4).
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-> En période de malheur, il faut également prier. Ramban considère que la prière est une obligation de la Torah spécifiquement en période de malheur (voir Ramban sur le Séfer haMitsvot du Rambam - Commandement positif 5).
Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 432, suivant l'opinion de Ramban) écrit que celui qui n'implore pas Hachem en période de malheur a négligé un commandement positif et sera gravement puni, car c'est "comme s'il écartait de lui la Providence divine".
Il ne faut pas comprendre que le bita'hon seul n'amène pas la délivrance. Mais par l'acte de la prière, nous exprimons notre confiance en Hachem et notre croyance qu'Hachem est le seul qui peut subvenir à nos besoins et nous sauver de nos malheurs (voir Mabit - Beiy Elokim - Chaar haTéfila - chap.2).
Grâce à la prière, nous pouvons atteindre des niveaux supérieurs de bita'hon.
"Une seule peur dans le cœur de l'homme est préférable à 4 000 coups de fouet" (guémara Béra'hot 7a).
-> Quand l'homme se réveille de lui-même, même si ce réveil n'est que très léger, il est préférable à 100 secousses. Après 100 discours, tout le monde peut se dire : "c'était vraiment un beau discours" ... et son cœur restera le même sans aucun changement. En revanche, un tremblement dans le cœur a la force de provoquer un grand bouleversement.
[rav Barou'h Rozenblum]
-> Le Gaon de Vilna dit : quand un homme a peur de quelque chose et que son cœur tremble, le fait de cette peur transforme son "cœur de pierre" en "cœur de chair", qui sera apte à écouter et recevoir les paroles d'Hachem. Ceci même sans aucune inquiétude ou souffrance qui arriverait par la suite. Il y a dans la force de la peur la possibilité d'ouvrir le cœur et d'y faire germer à l'intérieur la Torah et les mitsvot de façon renouvelée.
-> Selon le Maguid de Doubno : Hachem ne veut nous faire aucun mal. Jamais un père ne veut faire du mal à ses enfants.
Lorsque la Torah nous énonce les malédictions menaçant le peuple juif, le but est de nous réveiller, de nous faire peur, pour que notre cœur commence à trembler, pour transformer notre cœur en cœur de chair. Si c'est ce qui arrive, le but est atteint.
[il en découle que parfois nous avons de la peur, de la souffrance, dans un but que notre cœur puisse s'ouvrir à Hachem, puisse se tourner vers Lui pleinement.
Mais également, plus on s'efforcera d'avoir un "cœur de chair" (lui donnant de la vie, afin qu'il ne soit pas de pierre), de servir et parler à Hachem avec notre cœur, moins on aura besoin d'avoir de peurs, souffrances, amenant à cet état (elles ne sont plus nécessaires). ]
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-> voir par exemple : Le message du tonnerre ... (par le rabbi Eliyahou Lopian) : https://todahm.com/2015/12/26/le-message-du-tonnerre
"Heureux es-tu, Israël! Qui est comme toi, un peuple délivré par D.?" (Vézot haBéra'ha 33,29).
-> Rachi commente : "Tout est à toi ".
Comme le dit le midrach (Vayikra rabba 36,4) : "Au commencement" (béréchit) = pour l'amour d'Israël, qui est appelé le commencement (réchit).
En d'autres termes, tous les mondes ont été créés pour Israël (les juifs), ce qui implique que les mondes sont en fait dirigés par le peuple juif, comme il est dit : "Qui règne sur Moi? Le juste"(mi mochél bi? tsadik - guémara Moed Katan 16b).
La volonté du peuple juif s'accomplit dans ce monde. C'est pourquoi, lorsqu'il nous a été ordonné de compter le Omer, le verset dit "vous compterez pour vous-mêmes" (ousfartel la'hem - Emor 23,15), en mentionnant spécifiquement les mots pour vous-mêmes afin d'indiquer que tout dépend de nous.
De même, le verset dit ici : "Qu'Il fasse briller Son visage avec nous pour toujours" (yaer panav itanou séla - Téhilim 67,2). Le mot "itanou" (avec nous) semble superflu. Mais cela implique que l'éclat du visage d'Hachem s'accomplit avec notre participation ("avec nous" - itanou).
[chaque juif peut donner de la force à Hachem (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) = par la réalisation d'une mitsva, on lui donne la possibilité d'accorder un flux de bonté sur nous, ce qui donne du plaisir à Hachem et qui est le but de la Création du monde. ]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Séfirat haOmer]
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=> Hachem et la nation juive partagent un partenariat unique dans la conduite de toutes les affaires du monde. Ainsi, le peuple juif n'est pas seulement la raison ultime de la création ; la création elle-même est dirigée par le peuple juif.
Même Hachem, pour ainsi dire, se laisse gouverner par les justes de cette nation. [n'oublions pas que : "Ton peuple est [composé que] de tsadikim" (véamé'h koulam tsadikim - Yéchayahou 60,21) = en un sens, chaque juif à sa racine est un tsadik = koulanou tsadikim. ]
C'est pourquoi le visage de D. brille dans ce monde de concert avec celui de la nation juive.