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C’est une grande mitsva que d'être constamment dans un état de joie.
[rabbi Na'hman de Breslev]

[naturellement, on ne pense pas que faire des efforts pour être joyeux (de manière autorisée par la Torah) est une mitsva, alors qu'en réalité c'est une grande mitsva (mitsva guédola).
On devrait se réjouir de faire la volonté d'Hachem d'être joyeux! ]

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-> La joie qu’éprouve une personne en accomplissant les mitsvot et en aimant Hachem, qui les a ordonnées, constitue une grande forme de service [divin]. Quiconque se prive de cette joie s’expose à une punition, comme l’énonce le verset : "Pour n’avoir pas servi Hachem, ton Dieu, avec joie et allégresse de cœur" (Dévarim 28,47).
[…]
La seule véritable grandeur et le seul honneur consistent à se réjouir devant Hachem, ainsi qu’il est dit : "Le roi David sautait et dansait devant Hachem" (II Shmouël 6,16).
[Rambam - Michné Torah - séfer Zmanim - Hilkhot Loulav 8, 5]

[le Rambam est connu pour rapporter la loi stricte, sans piété supplémentaire. Hachem atteint de nous tous d'être joyeux, autant que nous le pouvons, et c'est un grand aspect de notre service divin. ]

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-> La joie ouvre toutes les portes de la sagesse et de l’inspiration divine. La joie qui accompagne l’accomplissement des mitsvot est supérieure à tous les plaisirs de ce monde.
Chaque mitsva qui se présente à une personne est un don que lui envoie Hachem ; et plus grande est la joie qu’elle éprouve [en accomplissant cette mitsva], plus grande sera sa récompense.
C’est ce que notre maître le Arizal,a révélé à un proche : Tout ce qu’il avait accompli, et le fait que les portes de la sagesse et de l’inspiration divine se soient ouvertes pour lui, constituaient la récompense de la joie infinie qu’il éprouvait à l’égard de chaque mitsva qu’il accomplissait.
Il a expliqué que tel est le sens du verset [qui indique qu’Israël sera puni] : "parce que tu n’as pas servi Hachem, ton Dieu, avec joie et allégresse de cœur, alors que tu étais dans l’abondance de tout (mérov kol)" (Dévarim 28,47). L’expression "mérov kol" signifie : plus que tous les plaisirs du monde, et plus que tout l’or, les pierres précieuses et les perles.
[séfer 'Haredim - Introduction]

-> Le judaïsme n’a jamais érigé la souffrance et le deuil, l’abstinence et la tristesse au rang de ses nobles objectifs, et certainement pas au sommet de ses aspirations.
Au contraire, le bonheur, la joie et l’allégresse constituent ses buts les plus élevés. La Présence divine ne réside pas au sein d’Israël dans un climat de langueur, de souffrance, de tristesse, ou de frivolité.
Seul un lieu où la joie a élu domicile offre un cadre propice à la présence d'Hachem. La frivolité éloigne l’individu du sérieux qui caractérise la Loi divine, tandis que la vérité inhérente à la Torah est une source d’enthousiasme qui dissipe la tristesse, la souffrance.
Elle nous enseigne et nous habitue à mener une existence riche, empreinte de grande joie et de félicité, ici-bas sur terre.
[rav Shimshon Raphael Hirsch - Bémaagalé Shana 2, p.98 ]

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+ Le yétser ara nous pousse à la tristesse :

-> Le yétser ara induit parfois une personne en erreur en lui faisant croire qu’elle a commis une faute : il lui suggère qu’elle a perpétré une faute grave, alors qu’en réalité, elle a simplement omis une exigence supplémentaire, ou a agi d’une manière qui ne constitue nullement une transgression.
Le but du penchant au mal est de plonger l’individu dans la tristesse afin que, sous l’effet de celle-ci, il cesse de servir le Créateur.

Il faut prendre conscience de ce stratagème et dire au penchant au mal :
"Je ne prête aucune attention à l’exigence supplémentaire dont tu me parles, car ton intention est de m’empêcher de Le servir, Lui, béni soit-Il. Ce que tu dis est un mensonge. Et même s’il s’agit d’une légère faute, mon Créateur sera bien plus satisfait si je délaisse cette exigence, qui ne fait que m’attrister dans mon service, plutôt que de m’y conformer au prix de ma tristesse.
Au contraire, je Le servirai avec joie, ce qui constitue un principe fondamental. Car mon service n’a pas pour but mon propre intérêt, mais bien de Lui procurer de la satisfaction, à Lui, béni soit-Il. Par conséquent, même si je ne tiens pas compte de cette exigence, mon Créateur ne m’en tiendra pas rigueur, puisque je ne l’écarte que pour ne pas interrompre mon service envers Lui. Comment pourrais-je cesser de Le servir, ne serait-ce qu’un instant?"
C’est là un principe majeur dans le service d'Hachem : veiller, autant que possible, à éviter la tristesse.
[Baal Shem Tov - cité dans Tsava'at HaRivach 44 ]

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-> Il convient d’énoncer un principe fondamental : tout comme dans un affrontement physique, par exemple, lorsque deux personnes luttent pour se faire tomber l’une l’autre, si l’un des combattants fait preuve de paresse et de langueur, il devient facile de le vaincre et il finira par chuter, même s’il est physiquement plus fort que son adversaire ; il en va de même pour remporter la victoire sur le yétser ara.
On ne peut le vaincre en cédant à la paresse et à la langueur, qui découlent d’une tristesse venant sceller le cœur comme une pierre. Au contraire, la victoire ne s’obtient que par l’entrain, qui naît de la joie d’un cœur ouvert, purifié de toute inquiétude persistante ou de toute tristesse.
[rabbi Shnéour Zalman de Liadi -Tanya - Likouté Amarim - 26 ]

-> On constate, de manière générale, que la joie a pour nature de briser les barrières, quelles qu’elles soient, ou toute limitation entravant l’âme ...
Lorsqu’une personne éprouve une grande joie, lors du mariage de son enfant, par exemple, des facultés habituellement dissimulées ou enfouies se manifestent. Prenons le cas d’une personne naturellement timide et sensible, qui éprouve de la gêne à se tenir devant autrui ou à prendre la parole en public, surtout en présence de personnes qui lui sont supérieures. Lorsqu’elle est habitée par la joie, elle se comporte comme quelqu’un qui serait, par nature, fort et sûr de lui. Elle devient capable de s’exprimer devant des personnes plus éminentes ou plus accomplies qu’elle-même ; elle ne ressent plus aucune gêne, ne se sent ni inférieure ni rabaissée, et agit avec une assurance naturelle ...
Cela s’explique par le fait que la joie fait jaillir les forces intérieures latentes, au point de briser les barrières des limites habituelles.
[rabbi Shalom Dovber Schneersohn - Sameéa'h Téssama'h 5657 ]

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-> Il est établi que, pour chaque mitsva, la récompense obtenue correspond à la peine (l'effort) endurée pour son accomplissement (Pirké Avot 5,22).
Il en va de même pour la joie. Si un homme, accablé par les épreuves de l’existence, parvient, au moment d’étudier la Torah, de prier, de réciter des bénédictions, d’accomplir des mitsvot ou durant le Shabbat ..., à faire le vide dans son esprit, à oublier sa tristesse et sa colère, et à éprouver de la joie dans ce qu’il accomplit, il recevra une récompense supérieure à celle d’une personne naturellement sereine et détendue.
La joie d’un juif dans le service d'Hachem doit être comparable à celle d’un homme ayant gagné un million d'euros d’or : dans son allégresse, il ne prête aucune attention à la perte d’une modeste "prouta" (pièce de monnaie de faible valeur).
La joie que procure le service d'Hachem l’emporte sur les épreuves de ce monde, bien plus encore que le gain d’un million de dinars ne l’emporte sur la perte d’une simple prouta.
Même lorsqu’il s’agit de tourments de l’âme, comme ceux liés à la destruction du Temple ou à ses propres fautes, situations pour lesquelles il est requis d’éprouver de la peine et de porter le deuil, tous les moments ne se valent pas. Les instants consacrés à la tristesse doivent être distincts de ceux consacrés à la joie ; aucun élément étranger ne doit venir troubler cette joie.
[Pélé Yoets - Sim'ha ]

Joie & Torah

"Renforce-toi dans ton étude de la Torah et dirige constamment ton cœur vers la joie, car c'est par le biais de la joie que descendent les bénédictions du ciel"

['Hazon Ich - Kovets Iggros 'Hazon Ich 2,9]

+ Joie & Torah :

-> "Je me réjouis de [comprendre] Ta Torah comme quiconque trouve un grand trésor" (Téhilim 119,162)

-> Les ordonnances de D. sont droites, elles réjouissent le cœur" (Téhilim 19,9)

-> "Parce que tu n'auras pas servi Hachem, ton Dieu, avec joie et contentement de cœur" (Dévarim 28,47)

-> "La Torah et la prière doivent être faites dans la joie"
[michna Béroura]

-> La joie fait partie des 48 vertus permettant d'acquérir la Torah (Pirké Avot 6,6)
La joie n'est pas un luxe, mais une obligation, un composant central dans l'étude de la Torah.

-> "Un aspect essentiel de la mitsva d'étudier la Torah est le fait qu'une personne doit être joyeuse et enthousiaste dans son étude, car ce n'est que suite à cela que les mots de la Torah peuvent pénétrer dans son essence intérieure.
Car à partir du moment où une personne a goûté et a tiré du plaisir des mots de la Torah, elle devient connectée avec la Torah.

Dans le saint Zohar, il est rapporté que ni le yétser tov, ni le yétser ara ne peuvent grandir sans joie.
Le yétser tov se développe grâce à la joie pour la Torah, et le yétser ara ..."
[Avnei Nézer - Eglei Tal]

-> Le rav Salanter disait que le fait de ne pas éprouver de joie, d'émerveillement dans l'étude de la Torah, fait que la Torah reste extérieure à une personne.

-> "Etudier la Torah ne peut se faire qu'au travers la soif, car c'est uniquement une personne assoiffée de Torah qui peut en apprécier son importance"
[Rav Yits'hak Hutner]

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-> La tristesse résulte d'un échec de faire les mitsvot, d'étudier la Torah, et de prier avec kavana.
C'est le point d'entrée pour le yétser ara afin de séduire une personne à fauter.
[rabbi 'Haïm Vital]

La joie dans les mitsvot (2e partie)

+ La joie dans les mitsvot (2e partie) :

-> "Parce que la Torah est le trésor le plus précieux de D., nous devons nous réjouir d'avoir un cadeau si extraordinaire."

[Rav 'Haïm Volozhin - Roua'h 'Haïm]

-> "Rav Ayebou a dit : Lorsque que vous êtes debout et que vous priez, votre cœur doit être rempli de joie en raison du fait que vous priez l'Un et l'Unique, l'infiniment tout-puissant, D., qui est sans comparaison.
C'est ça la vraie joie : lorsque le cœur d'une personne est submergé de joie par le fait d'avoir mérité de servir D., qui n'a pas d'égal, de se plonger dans Sa Torah et d'accomplir Ses mitsvot, qui sont le summum du véritable accomplissement et de la perfection, et qui sont des mérites éternels."

[Midrach Chocher Tov 100 - sur "ivdou ét Hachem béSimcha"]

-> "L'essentiel du plaisir et de la joie réside dans le fait que l'on a mérité d'être capable de servir D., qui a tout créé.
Il est servi par toutes les créatures célestes, les Séraphim, les 'Hayot et les Ophanim.
Et néanmoins, D. a choisi le peuple juif, pour qu'il soit celui qui Le serve et Le vénère, et cela est en soi une source de plaisir intense pour nous."

[Rav Lévy Yits'hak de Berditchev - le Kédouchat Lévi]

-> "Le plus une personne mérite d'entrer profondément dans les chambres de la connaissance de la grandeur de D., le plus, il va grandir en joie, et son cœur va se réjouir en Lui."

[le Ram'hal - Messilat Yécharim - commentaire sur le Chir haChirim 1,4]

La joie dans les mitsvot

+ La joie dans les mitsvot :

-> "La joie qu'une personne doit avoir lorsqu'elle réalise une mitsva, et l'amour qu'elle doit ressentir vis-à-vis de D., qui lui a donné ces mitsvot, est un très grand avoda (service divin)"
[Rambam - Hilkhot Loulav - chap.8]

-> Rabbeinou Bachyé nous enseigne que la joie n'est pas uniquement la façon appropriée d'accomplir les mitsvot, c'est aussi une mitsva à part entière.
Ainsi, quelque soit la mitsva que nous réalisons, nous ne faisons pas, en réalité une, mais 2 mitsvot : la mitsva en elle-même, et en plus : la mitsva d'accomplir une mitsva dans la joie.

-> Le 'Hatam Sofer (Torat Moché - Pin'has) va plus loin en nous disant :
"Il est connu que la joie qu'une personne a, lorsqu'elle accomplit une mitsva, est plus importante que la mitsva elle-même.
De plus, la récompense qu'une personne aura, pour avoir eu une telle joie, est plus importante que la récompense pour avoir fait cette mitsva"

-> "La joie est une mitsva de la Torah qu'une personne est obligée d'accomplir pleinement, car c'est une part essentielle dans le service divin, et en vérité, elle (la joie) est plus importante que la mitsva elle-même"
[Rabbeinou Bachaye - Kad aKéma'h]

-> Rabbi Eleazar ben Moché Azikri a écrit dans son Séfer 'Harédim, que le niveau de connaissance et d'inspiration divine qu'a pu atteindre son maître, le Ari Zal, a été possible par le fait qu'il réalisait chaque mitsva avec une joie sans limite.

Dans ce livre, juste à la suite de cela, Rabbi Eleazar Azikri (se basant sur le verset Dévarim 28,47) a écrit :
"[la joie d'accomplir une mitsva est supérieure] à toutes les autres formes de plaisir du monde, et au bonheur d'acquérir tout l'or, les trésors inestimables, les pierres précieuses et les perles"

-> "La présence divine ne repose pas sur une personne que se soit par la tristesse, la paresse, ...mais plutôt par la joie d'une mitsva"
[guémara Shabbath 30b]

-> "Celui qui accomplit les mitsvot avec joie reçoit une récompense 1 000 fois supérieure à celui qui réalise les mitsvot avec le sentiment qu'elles sont un fardeau"

[le Or'hot Tsadikim - Chaar aSim'ha]

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-> "L'essentiel de l'accomplissement de toute la Torah est contenu dans un concept bref : L'homme doit réaliser les mitsvot avec joie."
[Rabbi Yonathan Eibschitz - Yaarot Dvach]

-> "Lorsque le cœur d'une personne déborde de joie dans sa confiance et sa foi en D., au plus au niveau de joie ... grâce à cette force et cette énergie, son âme va monter de plus en plus haut, [dépassant] tous les obstacles empêchant la réalisation des 613 mitsvot."
[le Tanya - chap.33]

-> Le Rabbi Aharon Roth (dans son Taharat haKodech) rapporte que selon le Baal Chem Tov la joie est un raccourci mis en place par D.
Ainsi, pour atteindre un objectif, une personne devrait normalement souffrir douloureusement et cela prendrait une longue période sur des années, pour y parvenir.
Ce même objectif pourrait être atteint beaucoup plus facilement et rapidement par le fait de servir D. dans la joie.

Le Rabbi de conclure : "La joie est un formidable raccourci qui permet à une personne d'atteindre beaucoup, avec peu d'efforts, dans un temps court".

-> "Les 613 mitsvot sont en réalité 613 façons de nous aider à nous lier à D.
La joie est un raccourci avantageux car il nous amène directement à atteindre cette proximité [avec D.]."
[le Zohar]

=> Par notre joie, nous témoignons de notre chance, de notre envie d'accomplir la volonté de notre Père Céleste, D., et nous permettons alors à chacun de nos actes de nous lier au maximum avec le Roi du monde.
D. je T'aime, comme le prouve ma fougue lorsque j'accomplis Ta volonté ...

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+ Bonus :

-> Le Chem miChmouel a fait un dvar Torah montrant le caractère fondamental d'être joyeux d'accomplir une mitsva.

On apprend dans la guémara (Moéd Katan 15b) qu'un "onèn" (une personne ayant perdu un parent proche), ne peut pas amener des korbanot (sacrifices) en son nom, au Temple.
En effet, la Torah utilise au sujet des korbanot le mot : chélamim (שלמים), qui est dérivé du mot : chalèm (שלם), qui signifie : entier ou complet, indiquant que le sacrifice ne peut être apporter que si la personne est dans un état de complétude, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il a perdu un proche parent.

Pourquoi un onèn n'est pas considéré comme "complet/entier"?

Ce ne peut pas être en raison de la perte d'un proche parent, car sinon cela signifierait qu'il ne pourrait plus jamais amener de sacrifices.
Cependant la halakha est qu'il peut en amener une fois sa période de onèn terminée ...

On peut l'expliquer par le fait que le bon état d'une personne doit être celui de la joie, de l'allégresse et du bonheur, comme il est écrit dans les Téhilim (100,2) : "Servez D. avec joie, présentez-vous devant Lui avec des chants d’allégresse".

Lorsqu'une personne est onèn (elle a perdu un proche parent), que D. nous en préserve, elle est dans un état de mélancolie et de tristesse, et il lui manque la joie.
Il lui manque ainsi l'essence même d'une personne "complète" (שלם).

=> Seule une personne qui est pleinement dans la joie peut être caractérisée d'entière, de complète.

-> "D. nous a choisi parmi toutes les nations.
Comment est-il possible d'être triste?"

-> "Cela vaut le coup pour l'âme de faire le voyage des mondes supérieurs jusqu'ici, et de souffrir pendant 80 ans, uniquement pour mettre les Téfilin, même une seule fois."

[le 'Hazon Ich]

Il y a environ 0.20% d'êtres humains qui sont juifs sur terre, et j'en fais partie => Quelle chance!!

[et si en plus, j'ai la chance, l'honneur, de faire partie de ceux qui pratiquent la religion, alors là .... Quelle chance de folie, j'ai!!! ]

-> "Si j'étais mort et que D. m'aurait dit qu'il m'est possible de revenir à la vie, imaginez à quel point je serais joyeux.

Actuellement que je suis en vie, je dois ressentir cette même joie!"

[Rabbi Na'hum de Huradna - 'Hayé haMoussar]

-> "Quelle serait ma joie si j'obtenais une énorme somme d'argent?
  
Aucun montant d'argent, ne peut cependant être comparable à ce qui a le plus de valeur : la vie elle-même."
 
[Pélé Yoets - Sim'ha]

 

=> Il fait savoir prendre du recul et apprécier à sa juste valeur le fait d'être en vie, le fait d'être juif, ...

La vie est trop courte pour attendre d'en profiter véritablement !!

Lorsqu'une personne offre un visage lumineux ici bas, une Présence lumineuse l'éclaire d'en haut.

[II Zohar 184b ]

''Ne soyez pas trop stricts envers vous-mêmes car il s'agit d'une tactique du mauvais penchant pour vous rendre triste.

Même si une personne a commis une transgression, elle ne doit pas se décourager car cela lui ôtera la volonté de servir D.

Plutôt, elle doit être triste uniquement pour la transgression qu'elle a commise, et retrouver la joie en D. ''

[le Ba'al Chem Tov]

Il n'y a pas de bons et de mauvais moments ; il n'y a que des moments joyeux lorsqu'un juif choisit d'être bésim'hah, et des moments tristes lorsque nous ne voyons pas que tout arrive pour une raison.
Tout ce que nous vivons dans nos vies est le même volonté d'Hashem, cela dépend juste de la façon dont nous l'acceptons.
[Baal Chem Tov]

[en ce sens béSim'ha (joyeux) a les mêmes lettres que le mot "makhchava" (pensée). Notre joie est en nous, et dépend de notre façon d'aborder ce qui nous arrive dans la vie. ]

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En réalité, aucun mal ne descend d'en-haut, et tout est uniquement du bien (ultime) ...
L'essence de la foi pour laquelle l'être humain a été créé : croire qu'il n'y a pas de lieu vide de d'Hachem ... Par conséquent, il faut avant tout être joyeux tout le temps. On doit véritablement vivre avec la foi en Hachem qui nous donne la vie et qui est bon pour nous à chaque instant.
Par conséquent, nos sages qui reconnaissent la Vérité s'éloignent du trait de caractère de la tristesse".
[Baal haTanya - Iguéret haKodech - chap.11]

"La lumière dont on bénéficie grâce aux mitsvot est proportionnelle à la joie que l'on éprouve lorsqu'on les accomplit."

[Rav 'Haïm Vital]

Le rav 'Haïm Vital (Chaar Roua'h haKodech) écrit :
"Lorsqu'un homme accomplit une mitsva, lorsqu'il étudie la Torah ou qu'il prie, il doit être joyeux, plus heureux encore que s'il trouvait plusieurs milliers de pièces d'or.

Comme cela ressort de ce passage (guémara Béra'hot 30b) où le Sage Abayé se tenait devant Rava dans le plus grand amusement, avant de lui dire qu'il s'apprêtait à mettre les téfilin."

[Quelle serait notre réaction si on gagnait des millions d'euros? Quelle est notre réaction en faisant une mitsva (ex: mettre les téfilin, se retenir de dire du lachon ara, ...)?  ... ]

On peut aussi citer la guémara Béra'hot (9b) avec l'enseignement de Rav Brouna :
"Un beau jour, après avoir fait précéder sa prière de la mention de la délivrance (la bénédiction juste avant la amida : "Gaal Israël"), un sourire ne quitta plus son visage de toute la journée"

Le rav 'Haïm Vital de nous dire à son sujet : "Une preuve de la confiance qu'il plaçait dans le Créateur, plus encore que si la récompense qui l'attendait était posée devant lui".

=> Joie de la récompense, mais surtout joie d'être au plus proche de D., en faisant Sa volonté, joie de faire ce qu'il y a de mieux en cet instant, avec un sentiment zen de total confiance en D.

[cf.(b"h), l'article : Soyons fier de travailler pour D. : https://todahm.com/2015/08/10/soyons-fier-de-travailler-pour-d ]