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"Même après avoir commis de nombreuses fautes, il ne faut jamais tomber dans la tristesse.
Le repentir doit se faire dans la joie.

En effet, le simple fait de réfléchir à la grande Bonté d’Hachem, comment Il réside avec nous même dans toutes les impuretés de nos fautes et Il nous accompagne, cela même doit déjà suffire à nous remplir de joie intense de mériter tant d’amour de la part de notre Créateur."

[Rabbi de Slonim - Torat Avot]

"Celui qui s'attarde trop sur son chagrin, son chagrin s'attardera sur lui"

[Séfer haMidot - Atsvout 34]

-> Le terme : "bésim’ha" (en joie) est formé des mêmes lettres que : "ma’hchava" (la pensée).
Notre joie est en nous, et dépend de notre regard porté sur la vie.

"La vraie joie est le bonheur qu'on éprouve en accomplissant une mitsva et en étudiant la sagesse de la Torah"

[le Maguid Michné - Rabbi Vidal haTsarfati - Hilkhot Loulav 8,15]

"Le seul chemin vers une vie facile est de vous concentrer sur ce que vous avez et non pas sur ce qui vous manque."

[ le 'Hafets 'Haim - Kountras Néfoutsot Israël ]

"La tristesse qui suit la faute est pire que la faute elle-même.

Davantage qu'il n'espère t'amener à fauter, le yétser ara guette ce sentiment de tristesse que tu ressentiras après la faute.

En effet, la tristesse est le pire mal au monde, face auquel nous devons toujours être vigilant."

[le 'Hozé de Lublin]

Notre relation avec les souffrances

+ Notre relation avec les souffrances :

-----------> Sur le passé :
" 'havivim yissourim" = les souffrances sont précieuses (guémara Sanhédrin 101a)

Nos souffrances sont des trésors qui nous ont permis de réparer nos fautes, de nous rapprocher de Hachem, ...
N'oublions pas que peu de souffrances dans ce monde, a une valeur énorme dans le monde à venir.

=> Nous ne devons pas y être triste, ni s'en plaindre, car c'est une bonté de Hachem à notre égard.

[nos Sages (guémara Shabbath 55) affirment : "Il n'y a pas de souffrance sans faute" (én yissourim bélo avon).
On va chercher une solution à nos souffrances partout, mais on oublie bien souvent que la racine, la source, se trouve en nous : il s'agit de nos fautes (avérot).]

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+ "Je Te remercie pour m'avoir répondu (anitani - עֲנִיתָנִי)" (Téhilim 118,21)

-> Pour la majorité des commentateurs, le mot : עֲנִיתָנִי provient de : עונה (oné - une réponse).
Le roi David remercie Hachem de répondre à ses prières.

-> Le 'Hida (Haggada de Pessa'h pé é'had) comprend ce mot comme signifiant : "pour m'avoir fait souffrir", de la racine : עינוי (inouï - souffrance).
Ainsi, selon le 'Hida, le roi David remercie [rétroactivement] Hachem pour les souffrances qu'il a pu subir.

-> Selon Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2,4), bien que nous devons prier Hachem afin qu'Il nous protège de tout malheur, nous devons néanmoins nous réjouir lorsque des malheurs nous frappent.
Nous devons réaliser que nous bénéficierons de ces souffrances comme nous l'aurions fait dans une affaire commerciale très rentable.
[En effet, pour un petit moment désagréable, nous avons ensuite un bénéfice énorme et éternel! ]

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-> Notre maître le "Beit Yossef", Rabbi Yossef Caro, a mérité un Maguid, un envoyé du Ciel qui lui a enseigné les secrets de la Torah et lui a révélé des choses grâce auxquelles il s’est purifié et a mérité des révélations sublimes.
Dans l’une des révélations par le Maguid (Maguid
Meicharim - paracha Emor), il lui a été dit : "Ces souffrances qui sont venues sur toi, si tu les avais souffertes sans écarter ta pensée de la Torah un seul instant, tu te serais élevé à des degrés si élevés que tu ne peux les concevoir!"

-> Dans un de ses moments les plus difficiles de sa vie, rabbi 'Haïm Friedlander a dit à sa femme : "La volonté du Créateur n’est pas seulement que l’homme mange du chocolat, mais aussi des choses amères et des douleurs, c’est cela la volonté de Hachem!"

-----------> Sur le présent et le futur :
"lo èm vélo shra'ran" = ni elles (les souffrances), ni leur récompense (Rabbi El'azar - guémara Béra'hot 5b).

Nous ne souhaitons pas les souffrances, car nous ne savons pas si nous arriverons à tenir, sans exploser spirituellement parlant.
De plus, en demandant à être dans une situation difficile, on n'est pas garanti d'avoir une aide divine, contrairement au cas où c'est Hachem qui nous y met directement.

Par exemple, dans la guémara (Kétouvot 33b), Rav affirme : "Si 'Hanania, Michaël et Azaria avaient été frappés, ils auraient servi les idoles [plutôt que de se jeter dans la fournaise]".

De même, le roi David, en demandant à Hachem à être mis dans une situation de test, à l'image de nos Patriarches, ne va pas réussir à surmonter l'épreuve car ne bénéficiant pas de l'aide Divine particulière puisque l'initiative venait de lui-même et non pas de D.
[de même seul Hachem sait ce que nous sommes capables de supporter, ainsi nous ne devons pas souhaiter d'être dans une situation difficiles, comme en ayant es souffrances.
Tâchons plutôt de nous surpasser par la joie que nous déployons en appréciant ce que Hachem nous donne dans la vie, par la capacité de faire les mitsvot, d'étudier la Torah, ...]

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-> Le Maharcha (guémara Baba Métsia 85a) rapporte la guémara (Baba Métsia 84b) qui relate que rabbi El'azar disait au début de la nuit : "Venez mes souffrances!", tandis qu'au matin, il disait : "Repartez mes souffrances, afin que je puisse étudier la Torah dans la journée".
[Rabbi El'azar subissait des souffrances d'amour (issourim chel aava).
En effet, la guémara (Baba Métsia 84b) dit : "les souffrances ... lui ont été infligé "par amour" et ont disparu "par amour".]

[on voit que malgré les bénéfices d'avoir des souffrances, cela ne fait pas le point s'il y a une perte d'étude de Torah.]

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-> "Quiconque se réjouit dans les épreuves apporte le salut au monde par son mérite" (guémara Taanit 8a)

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+ N'oublions pas :

-> "Tout ce que fait Hachem est pour le meilleur"
(kol dé'avid ra'hmana létav avid - guémara Béra'hot 60b)

-> "D. n'est que bon pour Israël" (Téhilim 73,1)

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2020/07/21/14301

La tristesse

+ La tristesse - Quelques réflexions de nos sages :

-> "La tristesse est l'un des représentants du yétser ara"
['Hazon Ich]

-> "Il est préférable de parler avec une personne qui commet de graves fautes, plutôt qu'avec une personne qui est toujours triste"
[rabbi Mordé'haï de Lekhivitz]

La tristesse peut être contagieuse, il faut se protéger de la contagion amenant à voir la vie négativement.

-> "Aucune faute n'endurcit le cœur autant que la tristesse ne le fait"
[Rabbi Chanoch d'Alexander]

-> "La tristesse est une transgression d'une loi de la Torah, et toute personne est obligée de fuir [ce sentiment]"
[Rabbi Yé'hezkel Sarna - un élève du rabbi Nathan Tsvi Finkel]

-> "Lorsqu'une personne se sent triste, elle a une obligation de faire tout ce qu'elle peut pour se débarrasser de ce sentiment"
[Rabbi Yits'hak Hutner - Pa'had Yits'hak]

-> Il est essentiel de lutter contre la tristesse comme on lutterait contre notre plus grand ennemi, et de la fuir comme on fuirait la mort elle-même.
[Séfer haMidot - Sim'ha 8]

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+ Son origine :

-> "Si nous sommes tristes à propos de quelque chose, c'est comme si nous émettons des plaintes envers Hachem, pour ne pas agir comme nous le souhaitons"
[Rabbi Na'hman de Breslev ]

-> "La tristesse vient d'un sentiment que la personne manque de biens matériels ou en raison de souffrances qui lui sont arrivées.
Lorsqu'une personne est triste, elle n'arrive pas à prendre de plaisir avec ce qu'elle a.
[...]
La tristesse fait partie des pires et plus dangereux traits de caractère, et empêche une personne de se lier à D."
[Rabbi 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 1,2 et 5]

-> "La tristesse est très négatif car à son origine il y a l'égoïsme.
Des sentiments de tristesse proviennent du fait de trop penser à soi-même.
Une personne triste se dit à elle -même : 'Je devrais avoir plus que ce que je n’ai actuellement. Il me manque tellement' "
[Rabbi Aharon de Karlin]

-> "On se sent triste lorsque notre esprit reste focalisé sur des choses négatives.
Nos pensées sont la cause de notre tristesse."
[Séfer haMidot - Atsvout]

[la solution pour être joyeux réside en nous, alors que nous la recherchons loin à l'extérieur]

-> "Le Zohar affirme que la tristesse possède un aspect d'idolâtrie.
Il faut s'en tenir éloigné, car elle mène à de très nombreuses transgressions. "
[Maor VaShemesh]

[à l'image de l'idolâtrie, lorsque l'on est triste nous ne sommes plus totalement maître de soi-même. Au lieu de faire la volonté de D. (ce qu'il faut faire), nous faisons ce que nous voulons faire.
Nous laissons un dieu étranger (le yétser ara), nous voler la possibilité d’être heureux actuellement, en s’attristant et en se révoltant contre Hachem, car Il ne nous aurait pas donné ce qu’il nous faut vraiment.
Cette idée est totalement fausse, mais c'est un puissant moyen du yétser ara pour nous faire passer à côté de notre vie juive ]

-> "Quelle est l'essence de la tristesse?
Le fait qu'une personne fasse une demande : 'J'aurai dû avoir ça et ça' ; 'Il me manque ça et ça'.
Que ce soit matériel ou spirituel, c'est toujours : 'Moi Je'. "
[Rabbi Chanoch d'Alexander]

[Il faut accepter que le monde est géré par Hachem, que nous ne pouvons pas tout maîtriser dans notre vie, et que n'étant pas à la place de D., nous ne pouvons pas tout comprendre.
Ce qui est sûr, c'est que rien ne peut nous arriver si D. ne l'a pas décidé, et qu'Il souhaite pour nous ce qu'il y a de meilleur, même si cela peut nous sembler un mal sur le moment.]

-> La tristesse ne vient pas d'un manque de quelque chose, mais parce que nous n'acceptons pas de ne pas l'avoir.
Si nous ne pouvons avoir quelque chose, pourquoi alors se rendre triste, car cela ne va pas aider à nous l'amener et ça nous gâche notre vie.
Il ne faut pas non plus que ce soit un échappatoire, une excuse pour ne pas agir ... (Si j'avais ça alors, ...).

Sans perdre une ambition positive qui nous est nécessaire pour avancer, il faut aussi savoir faire être content de notre situation, en se disant : "Selon Hachem, ce que j'ai c'est ce dont j'ai besoin pour réaliser mon rôle dans ce monde" [Si telle est la volonté de D., alors faisons-avec!].
=> Ce que j'ai besoin, deviens alors ce que j'ai, et je n'ai plus de raison d'être triste.
[c'est ça avoir confiance en Hachem!]

Je n'aurai peut-être pas tout ce que je veux dans le monde, mais au moins j'ai la joie de vivre, et ça vaut plus que tout!

Il ne faut pas en venir à être triste d'être triste, au contraire il faut voir cela comme un défi pour rebondir.
On peut se focaliser sur du positif en nous, se dire qu'on fera mieux la prochaine fois car on apprend de nos erreurs, on peut faire un acte extérieur forcé de joie afin d'influencer notre intériorité en ce sens, ...

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+ Son origine (suite) :

-> "La dépression et la tristesse sont le résultat de l'arrogance.
Lorsqu'une personne arrogante souffre de malheurs, elle se dit à elle-même : "De telles choses ne doivent pas arriver à une personne comme moi, [de ma carrure]".
Une personne humble accepte calmement tout ce qu'elle n'a pas la possibilité de changer, ce qui fait qu'elle n'est jamais triste."
[Rabbi Pin'has de Korets]

-> "Un individu arrogant est contrarié à chaque fois qu'on ne lui fait pas ce qu'il pense qu'on devrait lui faire, ou bien à chaque fois qu'on lui fait ce qu'il pense qu'on ne devrait pas lui faire.
Afin de surmonter la tristesse, une personne se doit d'arrêter d'avoir des demandes sur les autres."
[Pélé Yoéts - Atsvout]

Il ajoute qu'il ne faut pas faire dépendre notre bonheur du regard des autres, du manque d'honneur qu'on nous témoigne, ...

-> "Un cause majeure de la tristesse est le fait de ne pas obtenir certaines choses, avec lesquelles on pourrait vivre sans"
[Maguid de Douvno]

On demande certaines choses afin de vivre un vie heureuse, mais cette exigence va avoir pour conséquence de nous causer de la tristesse. Quelle ironie!

Sachons profiter du présent, renoncer à des envies impossibles et non indispensables, afin de profiter de ce que l'on a, avec lequel on a déjà largement de quoi être heureux.
Pourquoi passer sa vie à vouloir être heureux, au lieu de le vivre avec ce dont Hachem nous dote actuellement?

Pourquoi mettre perpétuellement son bonheur au conditionnel, plutôt que de le vivre au réel (ça dépend de nous!)?

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+ "Avoir la foi, c’est avoir le courage de laisser D. prendre le contrôle."
[Rabbi Na’hman de Breslev]

-> "Dans ce monde, n'aspire à aucune autre situation, mis à part celle dans laquelle tu te trouves"
[Rabbénou Avraham ben haRambam]

-> "Si les choses ne vont pas de la façon dont tu le souhaites, tu dois alors vouloir qu'elles aillent de la façon dont elles sont en réalité"
[rabbi Mordé'haï de Lekhivitz]

La vie est un test.
A l'école, le devoir n'est pas toujours comme nous le souhaitons.
Pareille, dans la vie, il faut accepter ce qui arrive, s'y adapter et faire de notre mieux, car ce n'est pas nous qui faisons les tests.
S'énerver contre le contenu des tests, c'est se gâcher notre vie, et ça n'avance pas la résolution.

Il est évidement possible de prier Hachem pour nous aider à surmonter la tristesse, de voir sa vie plus positivement, plus joyeusement, ...

-> "Si une personne accepte la volonté de D., elle ne sera pas triste suite aux difficultés de la vie."
[Rav Pin'has ben Yéhouda - un élève du Gaon de Vilna]

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-> "On peut être triste à cause d'événements malheureux.
Comme le Séfer haBrit l'écrit, toute personne qui pense de façon sensée, réalisera qu'il n'y a aucune raison d'être triste.

Les problèmes qui amènent à la tristesse tombent dans 2 catégories : ce qui peut être modifié ou ce qui ne peut pas l'être.
- Si une chose peut être faite afin de corriger, réparer une situation, alors pourquoi être triste?
Agis afin de rectifier le problème.
- Si on ne peut plus rien y faire, que gagne-t-on à être triste? Notre tristesse ne va pas améliorer nos problèmes.
Il est plus intelligent d'accepter ce qui ne peut pas être changé."
[Pélé Yoéts - Atsvout]

-> Nos Sages nous demande de "nous rappeler de la mort", pas dans un objectif d'être triste, mais afin que nous soyons conscient que notre vie est limitée, ce qui fait que nous n'avons pas de temps à perdre dans la tristesse.

-> La tristesse est appropriée lorsque cela conduit à nous améliorer, à prier Hachem (ex: lorsque nous pleurons un mort, le Temple, ... en accord avec la loi juive, avoir de la tristesse nous aide également à ressentir ce qu'une autre personne peut ressentir émotionnellement lorsqu'elle ne va pas bien, ce qui nous pousse à lui venir en aide, ...).

[On peut par exemple fixer un temps pour évacuer sa tristesse à Hachem, en Lui vidant fortement son cœur. Ensuite, la vie reprend avec le sourire et la confiance (notre fardeau étant déchargé chez papa Hachem, et c'est ce qu'Il attend de nous!)]

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-> Hachem a fixé des limites pour le deuil : 3 jours de pleurs, 7 jours de deuil et 30 jours où l'on évite de laver ses vêtements et de se couper les cheveux.
Il ne faut pas s'attrister davantage, sinon on transgresse la Torah et c'est comme si on ne croyait pas en la résurrection des morts.
Nos Sages enseignent que si un homme s'afflige plus que nécessaire pour un mort, sa punition sera de subir une autre perte qui justifiera sa tristesse exagérée.
[...]
Si un homme accepte le malheur avec amour, le chagrin le quittera rapidement comme il est venu. Mais s'il sombre dans le chagrin, ses souffrances empireront.

[Méam Loez - Chémini 10,3]

[ainsi selon nos Sages en s'attristant outre mesure, on entraîne que du ciel on nous enverra de véritables raisons d'être à ce point triste.
Cela est également vrai pour la joie : si quoiqu'il se passe dans notre vie, nous nous efforçons d'être joyeux, positif, alors on nous enverra de véritables raisons d'être heureux à ce point.
Ainsi, b'h tout est entre nos mains! ]

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-> "Certaines personnes ont tout ce qui faut pour être heureuses, mais elles se rendent malheureuses à cause de choses mineures, pas très importantes.
De telles personnes regardent ce qui leur manque comme extrêmement important, et ce qu'elles ont déjà comme quasi inexistant en comparaison.
Elles ont une attitude où leur vie ne vaut pas la peine d'être vécue en l'absence de ce qu'y leur manque actuellement."
[Rabbi Yossef Leib Bloch]

-> "Lorsque tu te sens triste à propos de quelque chose, essayes de penser à certains bénéfices pouvant venir de ce problème.
Si tu maîtrise cette compétence, tu seras capable de surmonter les mauvais sentiments."
[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Etsot]

Par exemple, une difficulté (moment passager) peut permettre de renforcer sa émouna (qualité nous amenant une éternité plus positive), en restant confiant en D. quoiqu'il nous puisse nous arriver.

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-> "Nous devons constamment travailler sur nous-même afin d'être joyeux.
Il faut s'efforcer d'atteindre un niveau où l'on n'est pas inutilement triste.

Essayons d'avoir toujours conscience que tout ce qui arrive dans notre vie provient uniquement de Hachem, qui est la source du véritablement bien.
Lorsque l'on intériorise cette pensée, nous nous dirons à nous-même : "Pourquoi devrais-je être triste? Hachem [lui-seul] sait ce qu'il a de meilleur pour nous".

Si nous voyons qu'une autre personne est triste, il faut essayer de la consoler."
[Rabbi Yonatan Eibeschuetz]

-> "Lorsque vous voyez qu'une personne est triste, il y a une obligation d'essayer de la consoler."
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed ]

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-> "La vie d'une personne qui a la émouna est une vie de joie, même dans des situations où les autres sont tristes"
[Rabbi Dov Katz]

-> "Comment une personne peut-elle être triste, lorsqu'elle a conscience qu'elle a un Père céleste [Hachem]?"
[Rabbi Yossef Leib Bloch]

-> Suite à un naufrage, un négociant en bois, a perdu toute sa marchandise.
Lorsqu'il a exprimé sa douleur au rabbi Mordé'haï de Lekhivitz, ce-dernier lui a répondu : "La guémara enseigne que D. partage la peine de chaque personne. Est-ce que cela est digne de toi d'amener de la souffrance à D. pour la perte de quelques bois?"

Bien qu'il puisse être nécessaire d'extérioriser ses difficultés avec son prochain afin d'aller de l'avant, il faut faire attention à ce qu'autrui ne paie pas le prix de notre tristesse du moment.

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-> Il est écrit : "Même les juifs vides sont emplis de mitsvot, comme une grenade" (Zohar 'Hadach II, Méguilat Ruth 40b).
Une question se pose : S'ils sont remplis de mitsvot, pourquoi sont-ils qualifiés de "juifs vides"?

Rabbi Ména'hem Mendel de Vitebsk (le Pri haArets), un des principaux élèves du Maguid de Mézéritch, répond : "C'est que ces juifs n'accomplissent pas les mitsvot avec joie. Voilà pourquoi ils sont considérés comme vides et creux!"

-> Pourquoi Yéchaya fut-il choisi pour annoncer des prophéties de réconfort?
Parce qu'il servait Hachem avec plus de joie que les autres prophètes.
[Tana déBé Ilaï 16,9]

-> La guémara (Béra'hot 57a) rapporte que même ceux qui sont vides parmi nous sont remplis de mitsvot comme une grenade.
Le rav David Povarsky demande : s'ils sont vides, comment peut-on dire qu'ils sont pleins de mitsvot?
Il répond que cela fait référence aux personnes qui réalise les mitsvot d'une manière habituelle, sans sentiment.
Cela les laisse avec une sensation de vide.

-> La guémara (Taanit 20b) nous fait part des actions louables de Rabbi Adda bar Ahava qui ne dormait jamais dans une maison d'étude : "lo yachanti bévét hamidrach".
Le rav Yéhochoua Alt explique que l'on peut aussi comprendre la louange de nos Sages ainsi : sa Torah (beit hamidrach) était apprise avec enthousiasme, et non pas d'une manière endormie (lo yachanti).
[le yétser ara souhaite que nous accomplissions les mitsvot par habitude, machinalement (comme un robot), sans vie, et ainsi en retirer beaucoup de valeur.
(or, plus que de faire la mitsva, Hachem désire qu'on y mette notre cœur : des sentiments, comme la joie de le faire!)]

L’inquiétude

+ L'inquiétude - Quelques pensées de nos sages :

-> "Il est plus sain de boire du poison que d'être un inquiet chronique"
[Mivchar haPéninim]

-> "La véritable liberté est celle de l'esprit.
Seule une personne ayant un esprit libre de tout soucis peut être considérée comme véritablement libre."
['Hochma ouMoussar]

-> "Une personne qui s'inquiète du futur ne trouvera jamais de satisfaction.
Lorsque le futur devient le présent, elle s’inquiétera à propos d'un futur à venir."
[Madrégat haAdam - Rabbi Yossef Hurwitz]

-> "Si une personne est constamment inquiète, peu importe qu'elle soit riche ou pauvre, elle trouve toujours des choses sur lesquelles se plaindre"
['Hayé Olam - le Steïpler]

-> "Toutes les inquiétudes sont interdites, mise à part lorsqu'on s'inquiète d'être inquiet"
[Tnouat haMoussar - Rabbi Dov Katz]

-> "Ne t'inquiète pas pour ce qui peut mal se passer demain, car personne ne peut savoir ce qu'il s'y passera.
Peut-être demain tu ne seras plus de ce monde et tu te seras alors inquiété d'un monde qui n'est pas le tien."
[guémara Sanhédrin 100b]

-> "Une personne qui réalise à quel point son passage sur terre est temporaire, ne perdra pas de son précieux temps en s'inquiétant"
[Chaaré Kédoucha - Rabbi 'Haïm Vital]

-> "En analysant ses inquiétudes, on se rend compte à quel point elles sont inutiles.
Les préoccupations rendre dans 2 catégories : s'inquiéter du passé et s'inquiéter du futur.

En ce qui concerne le passé, cela ne changera pas la situation [puisque passée!], et cela engendrera à nous-même une souffrance supplémentaire, en y ajoutant les effets désagréables liés à l'inquiétude.

Si l'on s'inquiète au sujet d'une chose qui peut se produire dans le futur, il faut faire le nécessaire afin de se protéger et d'éviter une perte.
S'il n'y a rien que l'on puisse y faire, tous nos soucis ne feront pas de différence. Alors pourquoi gâcher notre moment présent en s'inquiétant?"
[PéléYoéts - Déaga]

Il faut se demander : "Qu'est ce que je gagne réellement de toute mon inquiétude?"

-> "Ne vous inquiétez pour rien. Une personne qui ne s'inquiète pas, à beaucoup plus de chance de réussite dans ce qu'elle entreprend"
[rav Yé'hezkel Levenstein]

Par exemple, lorsqu'on focalise tout son esprit et ses forces sur ce qui nous inquiète, on est moins libre pour penser à des idées plus importantes, nécessaires.

-> Le Ram'hal rapporte que parfois l'inquiétude d'une personne lui sert d'excuse pour justifier sa paresse.

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-> "Il ne faut pas s'inquiéter d'un malheur possible, car au final tout ce que fait Hachem est pour le bien"
['Hochma ouMoussar]

Le fait d'accepter tout ce qui nous arrive positivement (car c'est Hachem qui nous l'envoie, même si je ne le comprends pas, Lui qui sait tout, a sait raison, pourquoi alors en douter!), fait que nous ne nous inquiétons pas concernant le futur.

-> "Une personne ne s'inquiète jamais lorsqu'une bonne chose arrive.
Toutes nos préoccupations portent uniquement sur ce qui peut nous arriver de mal.
Une fois que nous réalisons que tout ce que D. fait est au final pour notre bien, nous n'aurons plus rien sur quoi nous inquiéter."
[Pélé Yoéts - Déaga]

-> "Les personnes qui s'inquiètent sur comment elles vont obtenir leur gagne-pain, sont préoccupées par le futur.
Elles souhaitent savoir à l'avance exactement comment tous leurs besoins vont être comblés.
L'attitude de la Torah est que nous devons être reconnaissant chaque jour, pour ce que nous avons en ce jour."
[rav Yé'hezkel Levenstein]

Le fait de remercier D., est un moyen très efficace pour amener sur nous des bénédictions.
De plus, lorsque l'on fait tout pour être heureux dans notre vie (rien ne pouvant nous arriver sans un décret divin), Hachem nous donnera de vraies raisons pour l'être dans le futur.

A l'inverse en étant inquiet, on remet en question le fait que D. peut tout, qu'il fait tout pour notre bien, et en étant triste sans raison réelle, on fait que du Ciel, on nous envoie de véritables raisons de l'être.

Savoir dire merci à Hachem, même pour les petites choses de la vie, c'est vivre en appréciant ce que l'on a, plutôt que de le voir comme acquis, normal.
C'est se donner les moyens de dire : "Elle est pas si mal que ça ma vie. Merci Hachem!", et cela aide à relativiser lors des moments difficiles, en se disant : "Hachem a ses raisons".

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-> Le rav Dessler fait remarquer qu'on s'inquiète souvent pour des choses que l'on peut considérer comme accessoires, non vitales, afin que l'on reste en vie.

Dans un but d'être plus heureux dans le futur, on ne savoure pas ce que nous avons dans notre présent, préférant s'inquiéter sur des choses qui ne sont pas indispensables.

-> "Un Sage a dit : 'Hachem, mes inquiétudes à propos de mes échecs à Te servir correctement m'enlèvent toute autre inquiétude'."
[Séfer haMidot]

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-> "Les gens s'inquiètent de ne pas avoir suffisamment de quoi vivre [biens matériels], mais ils devraient plutôt s'inquiéter de ne pas avoir suffisamment de quoi mourir [biens spirituels]"
['Hafets 'Haïm]

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-> Le rav Dessler fait remarquer qu'en faisant de la spiritualité notre but essentiel, nous voyons la matérialité comme un outil au service de la spiritualité.
Ce que je n'ai pas, cela signifie que je n'en ai pas besoin, spirituellement parlant.

-> Rabbi Meïr Bloch dit qu'on peut toujours trouver des raisons de s'inquiéter, et que l'idéal c'est de le faire pour les autres personnes, cela faisant qu'on est libéré de nos préoccupations personnelles.

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-> "L'inquiétude provient d'un manque de émouna"
[Rabbi Méïr Bloch]

-> Le 'Hovot haLévavot rapporte qu'on a demandé à un homme craignant D., qui dormait tout seul dans le désert : "N'avez-vous pas peur des animaux sauvages? Comment pouvez-vous dormir?"
Il a répondu : "Je serai gêné si Hachem devait voir que j'ai peur d'autre chose que Lui!"

-> "D. est la source de mon salut, j'espère et je n'aurai pas peur" (Yéchayahou 12,2)

Travailler et vivre sa émouna, c'est diminuer son anxiété [Pourquoi s'inquiéter, papa Hachem s'occupe de tout, pour le meilleur!
A l'image de l'enfant qui reste tranquille lorsqu'il y a des perturbations dans l'avion, car c'est son papa qui est aux commandes. Et son papa, c'est le meilleur!! Idem avec Hachem ... ]

-> "Une personne qui intériorise sa émouna en Hachem sera totalement libre des soucis liés aux problèmes matériels"
['Hovot haLévavot ; Or'hot Tsadikim]

-> "Une personne qui a un foi complète en Hachem n'a peur d'aucune problématique externe, puisqu'elle réalise que rien n'a d'existence intrinsèque (absolument rien ne peut se produire si D. n'a pas émis un décret en ce sens. De plus, en remontant toute chose jusqu'à son origine première, on y retrouve Hachem, l'Unique, dont toute existence dépend de Lui).

Ainsi, la seule chose à craindre est Hachem."
[Beit haLévi - Béréchit]

-> Rabbi Chimchon Raphaël Hirsch (Téhilim 37,17) dit que lorsque nous avons la émouna, nous n'avons qu'une seule adresse sûre lorsque nous avons besoin de soutien, ce qui n'est pas le cas des autres personnes, qui doivent, sans cesse, se casser la tête pour trouver une nouvelle adresse vers qui se tourner.

-> "Le bita'hon calme une personne des peurs et des inquiétudes, qui monte dans son esprit.
Une personne qui vit avec le bita'hon est consciente qu'il n'y a pas de hasard.
Elle sait que tout ce qui lui arrive a un sens.

Le bita'hon ne veut pas dire que : "tout ira bien".
Nous n'avons aucun moyen de savoir par avance comment vont précisément s'avérer les événements.
Avoir du bita'hon, signifie que quoiqu'il puisse nous arriver, cela est au final pour notre plus grand bien, et que nous avons les capacités de surmonter les épreuves (sinon D. ne nous les enverrait pas!)

Il n'est pas suffisant de parler de bons sentiments de bita'hon.
Une personne doit réellement ressentir le bita'hon, pour que cela ait de l'effet sur ses émotions."
[Rav Wolbe - Alei Shour]

-> "Lorsque ton cœur est lourd et plein d'inquiétudes, tu peux l'alléger par une prière pleine de ferveur à Hachem"
[Rabbi Bounim de Peshischa]

-> "Le fait de garder son esprit rempli de pensées de Torah nous libère des pensées inquiétantes"
[Avot déRabbi Nathan 20,1]

Téchouva & joie

-> Avant de le développer en détail, voici un enseignement général du rav David Tsvi Shlomo Naftali Biderman (l'admour de Lelov) :
"C’est ainsi que la téchouva doit être accomplie : dans la joie ...

En vérité, une personne doit être consciente que ses fautes peuvent la faire chuter de tous les mondes, lui faire perdre à la fois ce monde et cela à Venir, et la laisser (éternellement) sans rien du tout, sans aucune rectification. [Dans ce cas], tous les mondes et tous les anges voudront le mettre en pièces, car comment a-t-elle pu avoir l’audace de se rebeller contre le Roi des rois, Hachem?
Il faut donc se fortifier dans la crainte de Hachem et la yiras Shomayim afin de s’assurer de ne commettre aucun mal.

Cependant, lorsqu’on souhaite revenir à la téchouva, il faut se nourrir et se fortifier uniquement de joie, car "une mesure positive est plus grande", comme il est écrit : "Hachem est bon envers tous, et Sa miséricorde s’étend sur toutes Ses créatures".
Hachem aidera la personne à revenir à la téchouva et à jouir de la persévérance [de ses efforts]. Hachem acceptera pour sûr sa téchouva et le rapprochera de Lui, car Il désire la téchouva, comme le dit le verset : "Car Tu écoutes les prières de toutes les bouches" , et : "Car nul ne sera abandonné par Lui" , et : "Je comblerai de mes bienfaits celui que Je choisis".

Il faut veiller à ne pas inverser ces approches. Le yétser ara cherche à persuader une personne de fauter. Avant la faute, il nous rassure en nous disant : "Ce n’est pas si grave!"
Après coup, lorsque la personne s’apprête à faire téchouva, le yétser ara vient l’accabler en lui disant : "en effet, cela est si grave que tu n'as pas la possibilité de faire téchouva dessus".
Or, c’est tout le contraire! Lorsque le yétser ara incite une personne à fauter, il faut trembler à l’idée de subir une chute dévastatrice.
Mais [à postériori]; si l’on a déjà transgressé, il faut se fortifier dans la téchouva et une grande joie, car la téchouva permet à une personne d’atteindre un niveau très élevé.

Lorsqu’elle s’accompagne de joie, la téchouva sera durable, et l’on s’élèvera (spirituellement) de plus en plus haut dans son retour. [on n'a pas naturellement conscience de cela, libre arbitre oblige]

La téchouva accomplie dans une grande joie conduit à la téchouva dans l’amour, et la téchouva avec amour et la joie permettent d’atteindre les niveaux les plus élevés.
C’est pourquoi il faut se fortifier pour accomplir la téchouva dans une grande joie.

Il faut veiller à ce que la téchouva ne se fasse que dans la joie.
Si l'on constate que notre téchouva réduit notre joie et qu’on sombre dans de la tristesse, on doit savoir qu’il ne s’agit pas d’une [véritable] téchouva.
Car la véritable téchouva doit conduire à une augmentation de la joie. Par conséquent, la bonne stratégie consiste pour nous à inspirer immédiatement de la joie dans notre cœur face à la grande opportunité que représente la mitsva de la téchouva, en s’encourageant avec une grande joie grâce à la bonté d'Hachem qui nous a accordé le mérite de s’engager dans la téchouva et de revenir (à Lui, à notre source pure, divine).
Alors, naturellement, notre téchouva s’accomplira dans la joie.

Il faut se fortifier pour accomplir la techouva avec joie, tout comme il nous est ordonné d’accomplir toutes les mitsvot "avec joie et allégresse de cœur avant tout".
Une téchouva dépourvue de joie ne respecte pas la mitsva de joie, et "est une téchouva incomplète".

Bien que le concept d’accomplir la téchouva dans la tristesse existe certainement, cela ne s’applique qu’aux tsadikim qui sont capables de ressentir de la tristesse en même temps qu’une joie cachée au sein de cette amertume/tristesse.
Cependant, des personnes comme nous sont incapables de concilier les deux, car nous courons le grand risque de sombrer dans une grande tristesse, du découragement.
Par conséquent, la seule voie correcte est la téchouva accompagnée de joie."

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+ La joie un élément fondamental de notre relation avec Hachem :

-> "L’élément primordial de la avodat Hachem est qu’elle se fasse dans la joie, car le trait de caractère qu’est la tristesse nuit grandement à la avodat Hashem d’une personne.
Il est dans la nature d’une personne qui souhaite véritablement servir Hachem de ressentir une certaine tristesse, car elle a le sentiment que ses actions ne sont pas droites. Cela tient au fait qu’elle a constamment l’impression d’être en défaut dans sa avodat Hachem.
C’est pourquoi il faut se fortifier contre cette tendance et se maintenir dans un état constant de joie."
[Maor vaChémech - Noa'h]

-> "Une téchouva accomplie sous la contrainte n’est pas bonne. L’essentiel est que la téchouva soit accomplie avec joie et un cœur réjoui."
[séfer Atéret Yéchoua - Yom Roch Hachana]

-> "Tout d’abord, il vient au cœur d’une personne de faire téchouva pour ses nombreuses fautes. Il n’y a pas de place pour la joie, car elle doit s’attrister de ses transgressions.
Cependant, après cette tristesse et ce regret venus du plus profond de son cœur ... et sa résolution de renoncer à ces comportements, il faut immédiatement entrer dans la joie et l’amour de Hachem."
[Maor vaChémech - Nitsavim]

-> Selon le Tiféret Shlomo (Likoutim II, Shmouel 1) :
"Même si l’on est déprimé à cause de nos fautes, il n’est pas bon que ce soit là son état permanent, car ce n’est pas là l’accomplissement de l’homme dans une téchouva élevée.
La téchouva est grande, car elle atteint le Kissé HaKavod (Trône de Gloire divin). Cependant, il est impossible de s’élever jusqu’à cet endroit sans joie.

Tel est le sens du verset : "Un cantique de David, lorsque Nathan HaNavi vint vers lui" (Téhilim 51,1-2)
Le processus de téchouva devait être précédé par le chant, la joie et un esprit de confiance. C’était également la raison pour laquelle les Lévi'im chantaient dans le Temple lorsqu’ils apportaient les korbanot (sacrifices) en signe de repentance. C’est pourquoi le verset précise : "Un cantique" (mizmor), car c’est ainsi que l’on s’élève de plus en plus haut".

-> Le Déguel Ma'hané Efraïm (Tikounim) écrit que le monde de la téchouva est le monde de la Pensée (ma'hachava), qui est aussi le monde de la Joie, car le mot "ma'hachava" (מַחֲשָׁבָה) comporte les mêmes lettres que "bé'simha" (dans la joie - בשמחה).

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-> "Un cœur contrit (brisé par la tristesse d'avoir fauté) est un aspect de la téchouva inférieure.
[La téchouva] doit également s’accompagner de joie, les deux allant de pair ... comme l’indique le Zohar (vol.3, p.75a) : "Les pleurs doivent trouver leur source d’un côté, et la joie de l’autre".
[on doit aussi avoir de la] foi et de la confiance. Notre cœur doit être absolument certain, sans l’ombre d’un doute, qu'Hachem est Celui qui désire la bonté, qu’Il est Miséricordieux et infiniment Pardonneur, et que lorsqu’on le demandera, on recevra immédiatement le pardon d'Hachem."
[séfer haTanya - Iguéret haKodech - chap.11 ]

-> "Dès qu’on éprouve un cœur brisé en contemplant la grandeur d'Hachem devant qui on a fauté, il faut chasser entièrement la tristesse de son cœur et croire avec une foi parfaite qu'Hachem a effacé notre faute et qu’Il est infiniment miséricordieux. Telle est la véritable joie en Hachem qui survient après la tristesse."
[séfer haTanya - chap.26 ]

-> "En vérité, lorsqu’une personne contemple ses actions et voit que ses jours et ses années ont été gaspillés en vanités, la crainte s’empare d’elle, et ses yeux se mettent à verser des larmes ...
Cependant, cela relève encore de la tristesse, et il vaut mieux pour lui d’être constamment joyeux. Ainsi, après avoir pleuré, on doit se réjouir en se rappelant que la Porte des Larmes n’est jamais fermée. Cela nous aidera à servir Hachem avec joie ...
Il apparaît donc qu’en vérité, c’est par le biais de ce genre de tristesse que l’on parvient, par la suite, à la joie."
[rav Shmelke de Nikolsburg - un des principaux disciples du Maguid de Mézéritch - dans le séfer Divré Shmuoel - Kora'h ]

=> le point d'entrée de la téchouva est une douleur interne d'avoir pu en arriver à agir si bêtement. Mais ensuite, le point de sortie est dans la joie, basée sur de la confiance dans la bonté d'Hachem, qui nous pardonne et nous remet tout proche de Lui après la téchouva. (Hachem a plaisir dans notre téchouva, et nous aime toujours inconditionnellement de nos actes)
Ainsi, à l'image d'un ressort, plus le point d'entrée se fait avec sincérité et de tout cœur en réalisant la gravité de la faute, alors plus on en sortira joyeux face à l'énormité de la miséricorde d'Hachem en nous blanchissant de ces si "graves" comportements.
On devra faire attention que la dose d'amertume nous soit supportable, sans au final nous déprimer ou décourager d'avoir plein d'ambition spirituelle.
[en ce sens, dans le Temple après avoir apporté un sacrifice et imaginé mourir à sa place, les Lévi'im jouaient de la musique pour nous redonner de la joie pour aller de l'avant rebooster! ]

-> "La crainte d’une personne ne doit pas dépasser ses limites (comme le veut notre yétser ara) et l’amener à désespérer de la repentance et du pardon (ex: sous couvert d'humilité : vue ma faute, qui suis-je pour que ma téchouva puisse être effective), la poussant à s’inquiéter toute sa vie et à transgresser le commandement qui lui a été donné par son Créateur d’être joyeuse."
[Kouzari 3,11]

-> "La tristesse endort (anesthésie) notre cœur et l'empêche d’être inspirés à faire téchouva"
[rav Moché de Kobrin - rapporté dans le séfer Torat Avot 18]
[on comprend l'intérêt du yétser ara à nous pousser à être triste. ]

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+ Téchouva = notre yétser ara nous impose une atmosphère de tristesse, de désespoir, de dévalorisation de soi ... :

-> Un fondement puissant du judaïsme selon le Baal Shem Tov (Tsavaat haRivach n°44&46), qui enseigne :
"Il arrive parfois que le yétser ara trompe une personne en lui disant qu’elle a commis une faute grave, alors qu’il ne s’agissait que d’une rigueur, voire pas d’une faute du tout.
L’intention [du yétser ara] est d’amener la personne à sombrer dans la déprime (tristesse), et que cet état d’esprit annule sa avodat Hashem. C’est pourquoi une personne doit comprendre cette ruse et dire au yétser ara : "Je ne suis pas strict au sujet de cette rigueur dont tu parles, car je sais que ton intention est de m’empêcher de servir Hachem. Tu profères des mensonges! Même s’il y avait effectivement un élément de faute, cela fera davantage plaisir à mon Créateur si je ne me concentre pas sur la rigueur dont tu parles dans le but de me faire sombrer dans la tristesse. Au contraire, je Le servirai avec joie, car un grand principe de ma vie est que je ne souhaite pas que ma avoda serve mes propres fins. Elle n’a pour but que de procurer du plaisir à Hachem.
Par conséquent, même si je n’observe pas cette rigueur, Hachem ne m’en voudra pas, car la seule raison pour laquelle je ne m’y attarde pas, c’est pour qu’elle ne m’empêche pas de Le servir, car comment pourrais-je m’abstenir de Le servir, ne serait-ce qu’une minute? "

C’est en effet un principe très important dans la avodat Hachem : il faut veiller à se tenir autant que possible à l’écart de la tristesse.

Et il ne faut pas être trop exigeant et rigoureux dans tout ce que l’on fait, car c’est là une stratégie du yétser ara, qui vise à plonger la personne dans un état de crainte, en l’amenant à se demander si elle a respecté toutes les rigueurs, ce qui la conduira à la tristesse.
La tristesse est un obstacle considérable à la avodat Hachem. Même si l’on sait avec certitude que l’on n’a pas rempli son obligation en raison de nombreux obstacles, il ne faut pas sombrer dans la tristesse. Il faut plutôt se rappeler qu'Hachem, qui scrute le cœur et les reins de l’homme, sait que l’on avait véritablement l’intention de tout faire de la meilleure façon possible, et que c’est simplement que l’on n’en a pas été capable.

... Même si l’on commet une transgression, il ne faut pas se laisser aller à une dépression qui nous empêcherait de servir Hachem. Il faut plutôt s’attrister de ce péché, puis retrouver sa joie en Hachem une fois que l’on a exprimé des remords sincères et que l’on s’est résolu à ne plus jamais retomber dans cette folie.
Ensuite, la personne doit se fortifier pour se réjouir en le Créateur béni ...

[Le Baal Shem Tov conclut : ] Tout ce que j’ai écrit constitue des fondements puissants, plus précieux que les diamants et qu’une abondance d’or, chaque mot est un principe majeur."

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-> "Si une personne éprouve de l’amertume (tristesse) face à ses actes après avoir examiné sa conduite, et qu’elle accomplit la téchouva dans son cœur pour ce qu’elle a fait, en s’engageant à faire preuve de toute la prudence possible pour marcher dans les voies de Hachem, si elle ressent ensuite de la joie, c’est le signe que [sa téchouva] a été inspirée par le côté de la sainteté.
En revanche, si elle ne ressent pas de joie et que la tristesse persiste, il faut veiller à s’en éloigner, car il s’agit d’une tristesse provoquée par le yétser ara.

Et je dis que cela est explicitement mentionné dans la Torah, car après que Caïn se fut mis en colère parce que son offrande n’avait pas été acceptée, Hachem lui dit : "Pourquoi es-tu en colère, et pourquoi ton visage est-il abattu? Si tu reviens, tu seras relevé!" (Béréchit 4,6-7), car ce sont la colère et le découragement qui ont en réalité poussé Caïn à agir ainsi.
De nos jours, l’essentiel est de puiser du réconfort dans la bonté de Hachem et de lui faire confiance, car l’activité principale de la sitra achara (force du mal, d'impureté), chaque jour, consiste à semer la destruction et à plonger le monde entier dans le désespoir et la tristesse."
[rav Mordé'haï 'Haïm de Slonim - Maamar Mordé'haï - lettre 56 - rapportant le rabbi Shlomo de Karlin]

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-> "Et bien que ressentir de la tristesse à cause de nos fautes soit une bonne chose, le yétser ara renforce cette tristesse, s’en servant pour éloigner la personne de Hachem. S’inquiéter de nos fautes n’est bénéfique que si cela amène la personne à faire téchouva.
La crainte que la personne éprouve face à ses fautes devrait l’amener à se détacher de toute implication dans les affaires de ce monde et à revenir vers Hachem dans une téchouva totale. Cependant, la plupart des gens, en particulier à notre époque, ne font que s’éloigner davantage (d'Hachem) à cause de la tristesse, même s’il s’agit d’une tristesse liée à leurs fautes.

Cette tristesse fait que la vérité est remplacée par le mensonge et embrouille l’esprit de la personne jusqu’à ce qu’elle parvienne à introduire un sentiment de désespoir dans son cœur, comme si elle n’avait plus aucun espoir de renouveler ses jours tel un aigle.
... C’est pourquoi il faut s’encourager vivement à être joyeux à l’aide de toutes sortes de conseils et de stratégies, tels qu’ils sont présentés dans les ouvrages sacrés."
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Ora'h 'Haïm - Hilkhot Birkat Hodaa 6 ]

-> "Lorsqu’une personne craint qu’en raison de la profondeur de sa tristesse, elle ne tombe dans le désespoir et la tristesse, et qu'alors elle va attirer sur elle de la joie en grande mesure, le yétser ara ne reconnaît pas ce genre de téchouva. Même les anges sont incapables de le comprendre, se demandant avec perplexité : "Comment la téchouva peut-elle être accomplie sans tristesse et sans soumission constantes?"
Mais Hachem scrute les profondeurs du cœur d’une personne et y trouve la honte et l’humilité cachées au sein de sa joie."
[séfer Torat Avot - Téchouva n°27 - au nom du rav Avraham de Slonim]

[chacun avec sincérité et honnêteté doit savoir en ce moment qu'elle est sa limite supportable de tristesse (d'amertume sur ses fautes), faire de son mieux, et avant de tomber à terre dans du désespoir durable on passera alors dans un mode joyeux léchem chamayim. Hachem désire et connaît le coeur de chaque juif. ]

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-> "La tristesse qui s’installe après avoir commis une faute a plus de valeur pour le yétser ara que la faute elle-même."
[rav Tsadok haCohen de Lublin - cité dans le Imré Noam - Métsora]

-> "Sachez qu’au moment où une personne désire se mettre au service d'Hachem, il devient une grande faute d’être trsite, car la tristesse est le "Côté opposé" (du mal) (Zohar Noa'h 71a) et Hachem la déteste."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan vol.2,lesson 48]

-> "Le premier de tous les traits négatifs est la tristesse et la déprime débilitantes. Le yétser ara enveloppera une personne de téchouva et de cœur brisé, mais c’est répugnant et impur, car le véritable signe d’un cœur brisé est la joie.
... C’est là l’œuvre du yétser ara : amener l’homme à détruire ce qu’il a accompli jusqu’à présent sous le prétexte qu’il s’agit d’une rectification. (le yétser ara te demande d'être triste sous couvert de faire la mitsva de la téchouva, et presque plus tu es triste, déprimé, plus il te fait croire que tu la réalise au mieux)
Mais au contraire! Cela empêche en réalité le bien ... Avec une seule mesure de renouveau, on peut surmonter n’importe quoi. "
[séfer Beit Aharon]

-> Lorsqu’une personne commence à prendre peur (de ses fautes) et à rectifier les traits de caractère qu’elle a entachés, c’est au sein même de ce processus que l’ennemi (le yétser ara) surgit et assassine son âme. (on mettant la tête sous l'eau de tristesse, de dévalorisation de soi, en nous identifiant à nos fautes, alors que justement la téchouva efface tout, on redémarre à zéro!)
La bonne stratégie ne consiste pas à s’attarder sur les jours indésirables qui se sont écoulés, mais plutôt à prendre la résolution qu’à partir de cet instant, on se renforcera dans la avodat Hachem, afin de vaincre son ennemi juré qui se tient au-dessus de nous.
Ce n’est qu’alors, une fois qu’on sera sorti victorieux et libéré de sa tristesse, qu’on devra tenter de corriger nos traits de caractère et tout ce qu’il a corrompu.
Celui qui fait confiance à Hachem et accomplit Ses mitsvot et ses bonnes actions sans se retourner sur ce qui s’est passé dans le passé, mais qui, au contraire, se fie uniquement à Hachem pour qu’Il le tire vers Lui dans Sa grande Miséricorde et l’accepte dans la téchouva, cette personne sera élevée et exaltée.
[Yisma'h Israël - Vayéchev]

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-> Le rav Tsadok haCohen de Lublin (Tsidkat haTsadik 129) enseigne :
"Comment se fait-il qu’une personne veuille se repentir (téchouva) mais ne parvienne pas à concrétiser ce désir, comme il est dit : "Les réchaïm sont pleins de regrets"?
C’est parce qu’à partir du moment où une personne souhaite faire téchouva, elle est confrontée à une accusation redoutable de la part du yétser ara, qui lui rappelle à quel point elle est indigne au regard de la loi et utilise toutes sortes d’arguments (décourageants).
Le conseil [pour lutter contre cela] est [d’avoir] de la joie et de la confiance dans le fait que, par Sa grande miséricorde et Sa bonté, Hachem l’acceptera certainement dans une téchouva complète devant Lui. C’est ainsi que la personne déjoue Satan."

-> Le rav Israël Salanter (séfer Avodat Panim - lettre 19) écrit que lorsqu’on n’a pas réussi à passer une épreuve (un test), on se retrouve immédiatement confronté à un autre défi : celui de ne pas baisser les bras (en se morfondant dans l'amertume et le désespoir), et à plutôt de se fortifier (dans la joie et la confiance en D.) pour commencer à accepter la royauté de Hachem sur soi-même.
Cet encouragement constituera "une téchouva équivalente", car l’intention première du yétser ara est que le service d'Hachem d’un juif soit complètement interrompu.

-> "Bien que le regret (sur une faute dans le cadre de la téchouva), mêlé d’une grande amertume, soit certes nécessaire, celui-ci ne devrait occuper qu’une partie limitée de notre journée. Après cela, on doit se confier au Nom d'Hachem et s’appuyer sur Hachem, notre D., car Il est infiniment miséricordieux.
De cette manière, [il faut] s’éloigner de la tristesse, car la tristesse est une impureté puissante qui provoque le départ de la Chékhina et de son illumination.
Cela (le fait de ne pas ajouter de joie à notre téchouva) conduirait à se complaire dans la tristesse tous les jours de sa vie, ce qui est en vérité la voie des insensés."
[séfer Noam Mégadim - Emor]

[ainsi, on doit avoir des moments limités où l'on vide son coeur à Hachem en lâchant notre tristesse, que ce soit dans la prière ou la téchouva. Ensuite, on doit être confiant dans la miséricorde divine.
Hachem ne réside pas avec une personne qui se complait dans la tristesse. Si le but de la téchouva est de revenir vers Hachem en retirant les dégâts de nos fautes qui faisaient écran avec Lui, alors on comprend pourquoi notre yétser ara nous pousse à n'être que tristesse (sans joie) puisque cela fait partir Hachem. (la tristesse, le désespoir, est également le meilleur terrain pour tomber de nouveau dans la faute, car nous sommes dévalorisés et faibles moralement pour résister au yétser ara. D'où la nécessité d'y ajouter de la joie, un horizon positif et constructif.) ]

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-> Le Ohev Israël (Likoutim 'Hadachim - Eikev) écrit :
"Il arrive parfois que la ruse du yétser ara monte à l’esprit d’une personne, en lui disant : "La majeure partie de tes années s’est déjà écoulée, remplie de nombreuses fautes. Tu n’as plus aucun espoir de rédemption (personnelle) par la téchouva, car le temps viendra à manquer avant que tu n’aies achevé ta téchouva.
Tu n’as pas la force d’accomplir une véritable téchouva pour chacune des fautes que tu as commises. Par conséquent, suis mon conseil : que ton cœur soit joyeux et fais tout ce qui est en ton pouvoir. Sacrifie du bétail et des moutons, car de toute façon, tu as déjà perdu ta part dans le monde à Venir à cause de l’ampleur avec laquelle tu as souillé ton âme. Tu es tellement perverti qu’il n’y a plus rien à faire pour te redresser.
C’est là la séduction du yétser ara, qui veut faire perdre à l’homme à la fois ce monde et celui à Venir.

Cependant, le sage fortifiera son cœur pour croire aux paroles de nos Sages, qui disent que même si une personne transgresse les commandements d'Hachem, elle ne doit pas désespérer de recevoir Sa miséricorde ...
Par conséquent, l’essentiel est d’avoir de la émouna. Lorsqu’une personne s’appuie sur les paroles de nos Sages et croit qu’elle recevra la miséricorde d'Hachem, elle tirera de la joie de cette conviction qu’en fin de compte, elle restera liée à la sainteté.
Fort de cette foi, elle regrettera ses actes et sera poussée à se demander : "Quand pourrai-je rectifier mes actes et observer correctement les mitsvot de Hachem?".
Celui qui vient se purifier reçoit l’aide divine et sera capable de concrétiser les pensées positives de son esprit. "

-> Le séfer Yisma'h Israël (Shékalim) écrit :
"Il faut savoir au fond de son cœur qu’il est encore possible de revenir par une téchouva complète et de devenir un ami aimé, proche et chéri (d'Hachem).
Grâce à cela, on verra comment toute la tristesse et l’humiliation qu’on a éprouvées jusqu’à présent n’étaient en réalité que la stratégie du yétser ara pour nous précipiter dans un gouffre de désolation, afin qu’on n’accorde aucune valeur à notre avodat Hachem.
Le yétser ara nous fait prendre conscience de l’énormité de nos fautes, nous convainquant qu’il n’y a aucun moyen d’échapper à cette réalité. De cette manière, le yétser ara parvient à nous refroidir et à nous plonger dans la tristesse et le désespoir.
Lorsqu’une personne comprend véritablement cela, elle se fortifie, car celui qui en vient à se purifier reçoit l’aide divine ... Elle demandera au Maître de la miséricorde, qui aide ceux qui s’efforcent d’atteindre la pureté, de l’aider elle aussi, et qu’elle mérite encore d’avoir un cœur pur."

-> Le Shem miShmouël (Ki Tissa 5670) affirme : "Soyez extrêmement prudents, comme nous l’ont averti les premiers tsadikim, de vous éloigner de la tristesse, car quelle que soit la situation d’une personne, elle est capable de s’en extraire. Cependant, à cause de la tristesse débilitante face à ce qu’elle a fait, on peut tomber dans le piège de la sitra achara (force du mal, yétser ara) et se retrouver incapable de s’en échapper. Comprenez cela et protégez-vous-en."

-> "Les pensées de vérité ne peuvent en aucun cas se révéler, même pas légèrement, dans un cœur attristé, qui provient du côté du mal (yétser ara) et du mensonge."
[Yoche Divré Emet]

-> Selon rabbi Na'hman de Breslev (Likoué Moharan 282), d’une manière générale, la principale raison pour laquelle les gens s’éloignent d'Hachem est la tristesse (la déprime spirituelle). La plupart des gens se découragent complètement lorsqu’ils prennent conscience de l’ampleur de leurs défauts. Du coup, ils finissent par ne même plus faire ce dont ils sont pourtant encore capables.

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+ Téchouva = se réjouir de libérer notre âme :

-> On devrait se dire :"C’est vrai, je suis incroyablement éloigné d'Hachem, et je suis répugnant (spirituellement) et odieux, ... Néanmoins, je ne suis pas seulement mon corps physique avec sa force vitale. Je renferme en moi une part littérale d'Hachem dans les cieux, qui demeure (constamment) même avec le juif qui est au plus bas des bassesses possible.
C’est simplement que mon âme divine se trouve dans un état d’exil. Par conséquent, au contraire, plus je suis éloigné d'Hachem et plus je suis devenu répugnant, plus l’âme divine qui est en moi est profondément en exil, et je dois en avoir une immense pitié.
C’est pourquoi je ferai de cela mon unique but et mon désir : sortir mon âme de son exil et la ramener dans la maison de son Père, comme aux jours de sa jeunesse".
Tel devrait être l’effort joyeux d’une personne tout au long de ses jours, [elle devrait éprouver] la joie de son âme lorsqu’elle se libère de ce corps vil et retourne dans la maison de son Père, comme aux jours de sa jeunesse.
Il n’y a pas de plus grande joie que lorsque [l’âme] quitte son exil et sa captivité (comme c'est le cas après avoir fait téchouva, où l'on retire toutes séparations que la faute a généré entre nous et papa Hachem)."
[séfer haTanya - chap.31 ]

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+ Faire téchouva avec joie permet une expiation totale de nos fautes :

-> Le rav de Munkatch (Divré Torah mé'Harav Dov Ber), cite le 'Hozé de Lublin, sur le verset : "Tachév enoch ad daka" (Téhilim 90,3).
Le 'Hozé de Lublin explique que si on fait téchouva avec joie, alors nos fautes sont complétement effacées.
Mais si on fait téchouva par crainte et par tristesse, alors on méritera une expiation de nos fautes, mais un résidu de faute subsistera.

[la téchouva Illa'a (Supérieure) est celle fait dans la joie, et elle permet à l'expiation de nos fautes d'être totale!
On doit donc trouver un équilibre entre la nécessité de s'attrister en réalisant la gravité d'avoir fauté (ouvrant notre coeur à Hachem en reconnaissant notre folie et en sollicitant son aide pour ne pas recommencer), mais également de la joie (pas qui celle qui nous fait traité avec légéreté nos fautes, mais celle basé sur de la confiance et de l'amour en Hachem, celle qui va nous pousser à repartir de l'avant propre et meilleur).]

-> Le séfer Ben Porat Yossef, rapporte son maître le Baal Shem Tov, qui enseigne que les rires et la joie qui sont focalisés vers l'honneur du Ciel, viennent élever tous les rires impurs de notre jeunesse.
[en un sens, toutes les joies interdites (plus ou moins consciente) dans nos actes fauteurs peuvent être réparées par de la joie tournée vers Hachem dans notre téchouva sur ces fautes.]

-> Il est rapporté dans le séfer Torat Avot 5, qu’un 'hassid du saint Rabbi, rav Michel de Lechovitch, était un baal téchouva et était toujours très joyeux. Un jour, il chantait et dansait seul, emporté par sa grande joie, et le Rabbi lui dit : "Par ta joie, tu as effacé tes défauts spirituels davantage que tu n’aurais pu le faire par des souffrances personnelles."

-> La rectification du yétser ara (et des fautes qu'il nous a poussés à faire) s’accomplit lorsque l’on se réjouit avec de la joie dans notre avodat Hachem.
[rav Israël Salanter - Ohr Israël 30]

-> Un petit-fils du Méor Einayim (séfer Atéret Israel - Ki Tétsé) écrit que servir Hachem avec un grand enthousiasme (ex: joie) est une "téchouvat hamichkal », c’est-à-dire se repentir de l’enthousiasme pour la faute, et qu’à notre époque, cet enthousiasme remplace le jeûne.

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-> "La joie expie les fautes. Car la joie vient du monde supérieur.
Lorsqu’un bébé naît, il pleure, mais au bout de six mois environ, il commence à rire, car il est entré dans le monde supérieur. Puisque la joie vient du monde supérieur, elle participe à la lumière du Visage du Roi vivant."
[rav Pin'has de Koritz - Imré Pin'has - chaar 4,115]

[d'une certaine façon, la joie est un élément de la téchouva, car la joie va nous nettoyer (purifier) encore davantage des dégâts de nos fautes.
On ne se rend pas compte de la puissance de la joie qui jaillit de notre confiance en Hachem. Par exemple, une prière avec une telle joie a encore plus d'impact qu'une prière pourtant très puissante faite avec des larmes. De mêmes, faire des mitsvot avec joie (on fait la volonté de D.!) donne une force et des mérites beaucoup plus important. ]

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-> La joie est ce qui soutient la téchouva d’une personne.
Le Baal Ha'Ikarim (séfer Ha'Ikarim 3:33) a établi une règle fondamentale : "La joie confère l’achèvement et la longévité à une chose au sein de l’âme."
Le séfer HaBrit (vol.2, 14:24) mentionne ce concept : à savoir que, de par sa nature même, l’âme ne désire que ce qui est agréable et lui procure de la joie.

-> "Même si une grande amertume (tristesse) s’éveille en celui qui fait le bilan de ses actes ... l’essentiel réside dans l’encouragement et la joie, pour prendre un nouveau départ et marcher à nouveau sur le chemin de la bonté, rectifiant [ainsi] le passé."
[Divré Shmouel - Ner Dalet d'Hanoucca]

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+ Faire téchouva = de l'amertume d'avoir fauté doit sortir de la joie :

-> "Le baal téchouva doit éprouver un cœur brisé. Mais, malgré tout, il doit aussi être rempli de joie, car il est impossible de servir Hachem sans joie. Le fait même qu’il éprouve un cœur brisé à cause de sa faute devrait inspirer de la joie dans son cœur, car c’est le signe qu’une étincelle de sainteté brille encore en lui, et qu’il sera capable de se purifier.
Ainsi, on peut être attristé d’un côté, tout en étant joyeux de l’autre."
[Divré Yoel - Yitro]

-> "L'essentiel de la téchouva résulte de la joie, à l’image de la joie de celui qui erre sans but sur un chemin lointain et découvre ensuite que ce n’est pas la bonne voie. Car s’il n’avait pas fait cette découverte, il aurait erré pendant encore de nombreux jours et années. "
[séfer Avodat Panim - lettre 19]

-> La téchouva doit se faire dans la joie, une joie résulte de la foi de la personne en sa capacité à rester attachée à sainteté. On doit considérer comme si l'on renaissait.
[selon le Noam Elimélé'h]

-> Le 'Hatam Sofer (discours sur Roch Hachana p.6) rapporte une parabole au sujet d’une personne qui, bien que malade, ne se rendait pas compte qu’elle l’était. Lorsque sa maladie commença à s’estomper, elle se mit à ressentir la douleur et se mit à crier amèrement. Le médecin lui dit qu’elle devait se réjouir, car la douleur était le signe qu’elle retrouvait la santé!
Il en va de même pour une personne qui prend conscience de la nécessité de revenir vers Hachem et qui ressent de la douleur à l’idée de s’être éloignée de son Créateur : elle doit se réjouir d’avoir mérité de ressentir cette douleur, car lorsque l’on ressent la douleur de sa maladie spirituelle, c’est le signe que la téchouva est en train de la guérir.

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-> "La téchouva est un retour à l’état de "face à face", car l'essence même de notre désir et de notre volonté sont d’être orientés vers la Torah d'Hachem et Ses mitsvot, il en résulte une grande joie et une allégresse du cœur."
[Baal haTanya - Likouté Torah - A'haré Mot]

[la téchouva est un retour (de notre âme) vers Sa réelle Source au plus proche d'Hachem, Source de toute joie. ]

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-> Le séfer Yessod H'Avoda (vol.3, chap.8) écrit :
"La question de la téchouva comprend deux catégories : "sour méra" (s'écarter du mal) et "asaé tov" (faire du bien).
Poussé par un profond dégoût pour les désirs qui l'ont conduit à la faute, le cœur de la personne regrettera le passé. Après cela, elle doit immédiatement éveiller le bien, en s’inspirant de l’amour et du plaisir que procurent les mitsvot d'Hachem.
Grâce à ces deux voies, on recevra une grande aide dans le processus de téchouva, car tandis que l’amertume (tristesse) déracine la source du mal, la joie implante en lui la source du bien.
C’est pourquoi la majeure partie de la joie de notre âme doit être tournée vers Hachem et Sa Torah."

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-> "L'essentielle de la téchouva a lieu dans le cœur, et un indicateur de cette téchouva est la joie"
[Beit Aharon - au nom du rav Asher de Stolin]

-> "Le signe indiquant qu’une personne a atteint un aspect de la téchouva parfaite est le suivant : si elle n’est pas du tout déprimée (triste), mais qu’elle se réjouit au contraire de son avodat Hachem, c’est qu’elle a alors mérité de faire téchouva. Cela seul indique que ses actions ont été acceptées."
[séfer Divré Binah - Bialah fin de Béréchit - au nom de son père le rav de Shidlovtz]

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+ Faire téchouva est une mitsva => on doit la faire avec joie comme toute mitsva :

-> La téchouva est un commandement positif de la Torah et doit être accomplie avec joie, comme le dit le verset :"Servez Hachem avec joie!" (ivdou ét Hachem bésim'ha - Téhilim 100,2).
[Tiféret Shlomo - Vayigach]

-> "Combien est grande de la téchouva! L’essentiel est que la personne se réjouisse avec la sim'ha shel mitsva (joie de faire la volonté de D. par la mitsva de la téchouva) et s’engage dans son cœur à ne pas transgresser la parole d'Hachem."
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,11]

[certes lors de la téchouva on sort nos saletés internes qui sentent pas bon, qui renvoient nos faiblesses, notre faible niveau spirituel (par rapport à ce qu'on pourrait faire) et à quel point on a pu faire des bêtises. Mais rien que le fait de faire une mitsva nous impose de le faire en y ajoutant de la joie. ]

[avant la faute, on doit tout faire pour l'éviter. Mais une fois faite, on a la possibilité de faire téchouva par amour d'Hachem qui va transformer nos fautes en mérites, et donc en possibilité d'avoir une éternité avec plus de proximité avec papa Hachem.
(on doit être joyeux de retirer la peine d'Hachem d'avoir été loin de Lui par nos fautes, mais heureux à l'idée qu'Il pourra être plus proche de nous et qu'Il pourra nous déverser des bénédictions par le mérite de notre téchouva. Hachem est fier de nous, et nous sommes fiers de Le rendre fier! ). ]

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-> "Lorsqu’on souhaite faire téchouva, il faut veiller à ce que ce ne soit pas dans un état de tristesse. Si la personne est triste parce qu’elle a transgressé la volonté de Hachem, elle doit se rappeler que la tristesse elle-même est également contraire à la volonté de Hachem.
Comment peut-elle faire téchouva avec quelque chose qui va à l’encontre de la volonté d'Hachem, en essayant d’éteindre le feu par davantage de feu?"
[séfer Avodat Panim 5,13]

-> "La joie et la ferveur sont indispensables dans la avoda (mitsva) de la téchouva, car la paresse et la tristesse en la matière constituent une faute terrible, comme le dit le verset : "C’est parce que tu n’as pas servi Hachem, ton D. avec joie et un cœur réjoui, par-dessus tout"."
['Hatam Sofer - Ki Tétsé 24,5]