Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le Aboudraham (Birkot haChakhar) cite la Riva selon laquelle c'est pour cette raison que les bénédictions s'adressent à Hachem à la fois à la 2e et à la 3e personne :
"Hachem est à la fois révélé et caché. Il est révélé par Ses actes, mais sa divinité est cachée.
Il en va de même pour l'âme, qui est à la fois révélée et cachée. C'est pourquoi l'âme bénit Hachem en termes directs ("Vous") et indirects ("Il").
Une bénédiction est dite avec les mots de la bouche et les pensées du cœur. Les pensées sont cachées, mais la voix est entendue. L'homme est une combinaison de corps et d'âme.
Dans son âme, il est digne d'être attaché à son Créateur et de se tenir devant Lui à tout moment.
Cependant, son corps l'en empêche. C'est pourquoi les bénédictions sont dites en utilisant à la fois des termes directs (2e personne) et cachés (3e personne).

Certaines bénédictions d’en-Haut s’obtiennent par l’action (ici-bas), d’autres par la parole, et d’autres encore par le désir du cœur.
Ainsi, quiconque souhaite attirer sur lui des bénédictions doit pratiquer la prière, qui consiste en la parole et le désir du cœur ; cependant, il existe des bénédictions qui ne peuvent être obtenues par la prière, mais uniquement par l’action.
[Zohar - Vayétsé 31 ]

Utilisons nos mots pour bénir plutôt que maudire

-> Un juif en grande détresse vint voir le rabbi Shlomke de Zvhil ; il s’exprimait avec douleur et maudissait à maintes reprises la personne qui lui avait causé tant de souffrance.

Le Rabbi lui dit :
"Tes malédictions révèlent que tu crois au pouvoir de tes paroles. Alors, au lieu de maudire, commence plutôt par te bénir toi-même : souhaite-toi une subsistance abondante, du "na'hat" (satisfaction et fierté tirées de ses enfants), et tout ce que tu désires. Pourquoi utiliser ta bouche pour maudire alors que tu peux accomplir bien davantage?"

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[parfois notre instinct animal nous pousse à réagir négativement, et nous devrions plutôt canaliser cette énergie (frustration) pour qu'en résulte de belles choses pour nous. ]

Celui qui répond amen fait en sorte que les Portes des mondes supérieurs s'ouvrent pour déverser de l'abondance dans notre monde, ainsi, mesure pour mesure, il méritera qu'on lui ouvre les Portes du Gan Eden pour pouvoir y entrer.
[Zohar - Vayélé'h 285b]

"Nos Sages ont institué de nombreuses bénédictions de louange, de remerciement et de demande, afin que nous nous souvenions constamment du Créateur".
[Rambam - Hilkhot Béra'hot 1:3]

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-> Le 'Hida écrit que les lettres du mot "béréchit" (בראשית), le premier mot de la création, sont les premières lettres des mots : "Békol Ram Avaré'h Chem Yitbara'h Tamid" (Je louerai constamment Hachem à haute voix) pour suggérer que le but de la création est que l'homme bénisse constamment Hachem.

Il est interdit de prononcer le Nom sacré, de pratiquer la Kabbale appliquée (kabala maassit) ou d’invoquer des serments en utilisant des noms sacrés. Celui qui agit ainsi se condamne à prononcer des bénédictions superflues, car les mêmes anges que les serments contraignent se vengeront et le forceront à prononcer des bénédictions en vain.
[rabbi 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot 70 ]

J'ai appris de mes maîtres, que quiconque s'applique à dire la bénédiction après un repas est assuré de voir ses moyens de subsistance honorablement assurés pour toute sa vie.
[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 430 ]

Bénédictions & la table expie nos fautes

+ Bénédictions & la table expie nos fautes :

-> On doit manger avec calme et sérénité (yichouv hadaat), plutôt qu'avec précipitation. Lorsque l'on se lave les mains avant de manger, il ne faut pas se précipiter sans réfléchir. On doit plutôt se concentrer sur ce qu'on fait et avoir une simple kavana qu'on accomplit la mitsva de nétilat yadayim.
Lorsque l'on prononce les bénédictions de Al Nétilat Yadayim et de Hamotsi, on doit dire chaque mot lentement et se concentrer sur le fait que l'on réalise la volonté d'Hachem en prononçant ces bénédictions.
En faisant la bénédiction Hamotsi, on doit également se rappeler que l'on loue Hachem pour nous avoir fourni la subsistance (parnassa).
On doit ensuite manger calmement, et non pas avec avidité et rapidité. On doit penser qu'on mange afin d'avoir la force de servir Hachem.
Lorsqu'on a fini de manger, on doit réciter lentement le Birkat Hamazon et garder à l'esprit qu'on accomplit la volonté d'Hachem en prononçant cela.

Si l'on mange de cette manière, alors notre table sera considérée comme un Mizbéa'h (autel) qui expie nos fautes et les fait appartenir au passé.
[rav Ouri de Strelisk - sur Vayéra 18,5]

La puissance d’un ‘Amen’ …

+ La puissance d’un 'Amen' … 

-> Il est bon de faire attention à bien répondre amen au Kadich et à la Kédoucha, et il faut surtout pas parler durant ces passages importants de la prière.
Plus que tout, il faudra faire attention à bien se concentrer pour répondre : "Amen yéhé chémé raba mévara’h lé’alam lé’almé almaya" ( = Amen, Que le Nom du Seigneur soit béni à tout jamais …)

Nos Sages écrivent dans la guémara (Shabbath 119b) :
"Rabbi Yéhochoua ben Lévi enseigne : "Lorsqu'une personne répond : Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces [c'est-à-dire en étant parfaitement concentrée], on déchire la sentence prononcée à son encontre, comme il est dit : "Les décrets furent annulés en Israël quand le peuple s'est dévoué à rendre grâce à Hachem" ...
Même si l'on trouve chez cet homme des soupçons d'idolâtrie, on lui pardonnera […]

Reich Lakich enseigne : Quiconque répond : ‘Amen , yéhé chémé raba …’  de tout son cœur verra s’ouvrir, devant lui, les portes du Gan Eden, car il est écrit :
"Ouvrez les portes, pour que puisse entrer un peuple de justes, gardien de la confiance (=chomer émounim  - Yéchayahou 26,2)
Ne lis pas : ‘gardien de la confiance’ (chomer émounim), mais : ‘ché-omrim amen’ (=qui disent amen).
Car, que signifie répondre Amen ?

C’est faire valoir sa confiance en D., qu’Il est un D. juste, droit et digne de confiance, comme cela est compris dans ce mot (אמן), acronyme de : él Mélé’h Néémane = D., Roi de confiance (אל מלך נאמן).
Amen (אמן) singnifie, dans son explication la plus large (אל מלך נאמן), D., Roi de confiance, Je crois en toi (= ani maamin [bé’ha] - אני מאמין dont la 1ere lettre de chaque mot et la dernière du 2e forment aussi le terme : Amen – אמן). "
[Fin du passage de la guémara Shabbath 119b]

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-> Le rav Elimélé'h Biderman apporte l'explication suivante :
Lorsque nous faisons des fautes (que D. nous en préserve), les anges Accusateurs parlent contre nous.
Ils déclarent que justice doit être faite, car nous avons déshonoré le Roi.
Si nous disons : "amen yéhé chémé raba", cela révèle que notre désir principal est d'augmenter l'honneur d'Hachem.
Si parfois nous fautons, alors ce n'est pas volontaire. Cela n'est évidemment pas un signe de rébellion.
Ainsi, le "amen yéhé chémé raba" nous protège et nous aide à atteindre le pardon de nos fautes.

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+ Supplément :

Le Midrach Rabba (Dévarim 7) rapporte que rien n’a autant de valeur que le ‘amen’ prononcés par les juifs.

Le midrach Tan’houma (paracha Tsav) rapporte :
"Celui qui répond ‘amen’ dans ce monde-ci méritera de dire ‘amen’ dans le monde futur, comme il est écrit : "Béni soit l’Eternel pour toujours, amen et amen" (Téhilim 89,53)
Pourquoi  le mot ‘amen’ est-il répété 2 fois ?
Le 1er ‘amen’ dans ce monde-ci, et le 2e ‘amen’ dans le monde futur. "

Le Pélé Yo’éts émet une opinion similaire : " les 'Amen, yéhé chémé Rabba …', Baré’hou et la Kédoucha se tiennent au sommet du monde et les hommes n’en ont pas conscience. "

Le ‘Hida (dans le Kécher Goudal) remarque : "Il faut faire très attention à répondre ‘amen’ avec une grande concentration car la punition de celui qui manque un ‘amen’ par mépris est sans limites. "

Le Rav Aharon ben Barou’h Halévy explique :
"Le terme ‘amen’ permet le maintien et la consolidation de tous les univers, supérieurs et inférieurs.
Tous ces mondes dépendent du ‘amen’, car il représente le début, la cause, la source … de tout le côté positif des bénédictions qui elles-mêmes, proviennent de la bénédiction suprême.

Décrire ce processus et l’abondance des bienfaits qui en résultent dépasse l’entendement des êtres humains.
La force de ce mot emplit tout l’espace, déborde de tous les côtés, dans toutes les dimensions.
Tout est en lui et rien ne lui manque ni du point de vue de ce qui est révélé ni dans le domaine caché (de la Torah).

Le mot ‘amen’ contient des secrets merveilleux, d’une profondeur extraordinaire, des secrets insondables qui dépassent l’entendement humain.
Qui peut prétendre raconter les manifestations de la puissance Divine ? "

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-> "Sachez que le fait de répondre Amen a une influence très bénéfique sur la personne, aussi bien matérielle que spirituelle, et éloigne les maladies de son foyer.
Chacun d'entre nous doit réfléchir à ce qui est plus important pour lui : "préférons-nous aller chercher l'aide des médecins ou répondre Amen à haute voix, qui est une ségoula merveilleuse pour être épargné de tous ces maux et produire de grandes délivrances dans tous les domaines."
[rabbi Eliyahou Raata - rapporté dans La voie à suivre du rabbi David Pinto - Vayétsé 5777 (n°960]

-> "Il est écrit : "Ouvre les portes, pour que puisse entrer le peuple juste, gardien de la loyauté (chomer emounim)".
Le fait de répondre Amen renferme le pouvoir d'ouvrir les portes du Gan Eden, et d'amener la bénédiction sur le monde.
Il est simplement extraordinaire de constater comment un mot si petit peut produire des effets si gigantesques!"
[rabbanite Meïzlich - fille de l'Admour de Bobov - rapporté dans La voie à suivre du rabbi David Pinto - Vayétsé 5777 (n°960)]

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b'h voir également :
- le kaddich : https://todahm.com/2020/03/22/le-kaddich
- https://todahm.com/2019/07/07/9498-2
- https://todahm.com/2020/09/21/15035-2

La terre d'Israël est appelée "la bonne terre" (arets atova - Ekev 8,10), parce que le monde entier est nourri grâce à elle, même après que les Bné Israël en ont été chassés.
Celui qui se délecte des plaisirs de la table doit rappeler avec nostalgie dans la Birkate Hamazone (les bénédictions après le repas) la Terre sainte et le Palais du Roi, qui est détruit ; Hachem le lui comptera comme s'il avait reconstruit les ruines du Temple.
[Zohar - Térouma 157a]