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"Tout homme d’Israël, par sa prière, peut produire un renversement absolu pour le peuple et l’amener à la rédemption."
[Targoum Yonathan ben Ouziel - Pin'has 28,15]

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-> De même, le Ram'hal (Messilat Yécharum - chap.19) écrit :
"Si quelqu’un venait à dire : ‘Qui suis-je et qu’est-ce que je possède pour pouvoir prier sur l’exil et sur Jérusalem? Est-ce que par ma prière les exilés se rassembleront et la rédemption germera?’
Sa réponse est toute prête.
Le guémara demande : "Pourquoi l’homme a-t-il été créé unique? Pour que chacun puisse se dire ‘c’est pour moi que le monde a été créé’"
De toutes les façons, D. prend toujours plaisir lorsque Ses enfants Le sollicitent à ce sujet. Même s’Il n’exauce pas leur requête parce que le temps n’est pas encore venu ou pour toute autre raison, ils ont fait leur devoir et D. se réjouit."

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=> Toute prière que je peux faire pour la guéoula, pourra être celle qui va la déclencher.
Même si ce n'est pas le moment de la Délivrance, ma prière va le moment venu être utile pour l'amener d'une façon encore plus grandiose.

De plus, n'oublions pas cette certitude : j'ai procuré beaucoup de joie à Hachem par ma prière!!!

La meilleure arme d'un juif est sa prière.
[rabbi Na'hman de Breslev]

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-> "Les prières qui viennent véritablement du cœur, ouvrent toutes les portes du Ciel"
[rabbi Na'hman de Breslev]

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-> "La prière n'est pas là pour nous sortir d'un problème, mais plutôt un problème est là pour nous pousser à prier"
[rav Its'hak Hutner]

[ainsi, plus nous prions (même quand tout va bien), le moins nous aurons des soucis qui vont nous "forcer" à prier.
Prier de tout notre cœur, c'est donc le meilleur moyen d'éviter que les problèmes n'aient besoin de venir sur nous.

Par ailleurs, nos Sages enseignent que le plus important dans une prière n'est pas d'obtenir l'objet de la prière, mais plutôt le lien, l'attachement renforcé avec Hachem qu'il en résulte.
Au-delà du fait qu'être proches d'Hachem amène de belles bénédictions, la réalité est qu'il n'y a aucun plaisir comparable à celui d'être davantage attaché, lié avec papa Hachem! ]

"Quand un juif prie, Hachem embrasse chaque mot qui sort de ses lèvres"
[Baal Chem Tov]

"Si j’ai eu le mérite de parvenir où je suis, c’est parce que j’avais l’habitude de m’adresser à Hachem pour toute chose [petite comme grande], à l'image d'un homme qui parle à son prochain".
[rav Chimchon Pinkous - Introduction à son Néfech Chimchon]

"Après la destruction du Temple, les portes de la prière se sont fermées ; tandis que les portes des pleurs n'ont jamais été closes"
[guémara Béra'hot 32b]

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-> Même si parfois nous ne versons pas de larmes, notre prière doit être prononcée d’une voix sourde et brisée, sur un ton de pleurs.
C’est à cela que le Roi David fait allusion : "Car Hachem entend le bruit de mes sanglots" (Téhilim 6,9).
Il n’est pas dit qu’Il entend "mes sanglots" mais "le bruit de mes sanglots" = prier avec un ton de pleurs, avec une voix implorante, à l’image d’un pauvre ou d’un nécessiteux qui supplie [à la seule adresse qu'il a pour le sauver de son manque de tout = papa Hachem].
[Chla haKadoch - Massékhet Tamid]

La kédoucha de la Amida

+ La kédoucha :

"Vous ne profanerez pas la sainteté de Mon Nom, Je serai sanctifié au sein des Bné Israël, Je suis Hachem qui vous sanctifie" (Emor 22,32)

-> Nos Sages (Béra'hot 22b) apprennent de ce verset qu'il est interdit à une personne qui prie seule de faire mention de la kédoucha dans la prière. Ainsi, chaque fois que nous devons réciter la kédoucha, nous devons faire partie d'un nombre minimal de 10 hommes.

-> C'est en ce sens que rabbi Yossef Karo (Choulkhan Aroukh siman 55) : "Nous ne récitons pas le kadich s'il n'y a pas au moins 10 hommes ... Cette loi est également applicable pour la récitation de la kédoucha et de baré'hou".

-> Nous apprenons d'ici qu'il existe un commandement positif consistant à sanctifier Hachem, en récitant la kédoucha, en présence de dix hommes, comme le rapporte le Béér Hétev au nom du Arizal : "On devra avoir la kavana particulière de sanctifier Hachem, béni soit Son Nom, durant la kédoucha afin qu'Il étende Sa sainteté sur nous, depuis les mondes supérieurs. On aura donc la kavana d'accomplir le commandement positif stipulé dans la Torah: "Je serai sanctifié au sein des Bné Israël" (Emor 22,32).
Le Ari Zal était particulièrement pointilleux sur ce sujet."

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-> D'après la kaballa, la répétition de la Amida a plus d'importance que la Amida priée à voix basse et elle monte encore plus haute dans les Cieux (Ben Ich 'Haï Térouma 2 ; Kaf ha'Haïm 124,2)

-> Le Tour (au nom du Séfer Héïkhalot) rapporte qu'au moment où les fidèles répondent kadoch kadoch kadoch ... et élèvent leurs yeux au ciel (en soulevant les talons), Hachem s'exclame : "Je n'ai pas de plus grand plaisir que quand leurs yeux sont dirigés vers Moi et Mes yeux vers eux.
A ce moment, et depuis Mon trône céleste sur lequel est gravée l'image de Yaakov, Je les enlace, les embrasse et rapproche leur délivrance ..."
Par le mérite de la kédoucha, Hachem emplit l'homme de la sainteté venant du Ciel.

-> La guémara (Sota 48a-49a) écrit :
[Selon] Rabbi Yéhochoua : Du jour où le Temple a été détruit, il n'y a eu de jour sans malédiction, ni de rosée avec bénédiction, et les fruits ont perdu leur goût [extraordinaire].
Rava dit : Chaque jour qui passe la malédiction empire.
[...]
Par quel mérite le monde va-t-il donc survivre?
Celui de la récitation du kadoch kadoch kadoch (kédoucha dessidra - dans le Ouva létsion) et du Yéhé Chémé rabba [dans le kadich] qui suit une étude publique portant sur la Aggada.

-> Selon le midrach Konen : l'ange Sandalfon fait des couronnes de "kadoch", de "baroukh kévod" et de "Amen yéhé chémé raba", que répondent les Bné Israël.
Les Sages concluent à partir de cela que celui qui se passe de ces 3 choses (kadoch, barou'h kévod, ...) diminue le nombre de couronnes et est passible d'excommunication.

-> L'incident suivant est raconté dans la Massékhet Dérekh Erets (citée par Beit Yossef - Ora'h 'Haïm 125) : Rabbi 'Hama bar 'Hanina rencontra Eliahou Hanavi qui marchait avec des chameaux chargés.
"Que portent ces chameaux?" demanda Rabbi 'Hama bar 'Hanina.
Il répondit que ces chameaux portaient la Colère et la Fureur pour ceux qui parlent entre Kadoch Kadoch et Baroukh Kevod (dans la Kédoucha), entre Yehé Cheméh Rabba et Yichtaba'h, et entre les bénédictions. A propos de celui qui parle à ces moments-là, Hachem dit : "Mais Tu ne M'as pas appelé, Yaacov" (Yechayahou 43,22).

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+ Vous serez saints! :

-> Les anges ne récitent pas la Kédoucha au ciel tant que le peuple juif ne l’a pas récitée sur terre (guémara 'Houlin 91b).
Si les juifs qui prononcent la Kédoucha ne sont pas eux-mêmes sanctifiés et purs (kédoucha -> kadoch = saint), que pouvons-nous attendre de la Kédoucha qu’il prononce avec leur bouche? Ce n’est qu’une moquerie.

Les anges qui attendent d’entendre la Kédoucha du peuple juif n’ont d’autre choix que de l’accuser, D. nous en préserve, et de dire : "Maître de l’Univers, est-ce là le peuple pour lequel nous devons attendre pour dire la Kédoucha!"
C’est pourquoi le peuple juif doit s’assurer d’être saint, afin d’être digne de réciter la Kédoucha et que les anges l’attendent pour la réciter ensuite.

"Soyez saints, car Je suis saint" (kédochim tiyou, ki kadoch ani, Hachem Eloé'hem - Kédochim 19,2).
Les mondes supérieurs et inférieurs doivent me sanctifier. Les anges attendent que le peuple juif ait récité la Kédoucha. Si le peuple juif n’est pas sanctifié et pur en soi, alors ses paroles sont au contraire une honte et une gêne. C’est pourquoi il doit se sanctifier.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,2-4]

"Un conseil est qu’il voie son nom" (Mikha 6,9)

-> Rachi commente : "De là celui qui dit chaque jour un verset qui commence et finit de la même façon que son nom, la Torah le sauve du Guéhinam".

-> Le Chla haKadoch (Kitsour HaChla p. 115a) écrit à propos du ‘hibout hakéver [jugement de la tombe - châtiment qui suit la mort], que les réchaïm oublient leur nom dans la tombe, alors que celui qui dit tous les jours un verset qui commence et se termine par les mêmes lettres que son nom, c’est une ségoula qu’il n’oubliera pas son nom.
[en ce sens, à la toute fin de la amida, on a l'habitude de dire un verset qui commence par la 1ere lettre de notre prénom, et qui se termine par la dernière lettre de notre prénom.]

-> Le rav Yossef Kahanman (roch yéchiva de Ponevitch) dit à l'un de ses élèves :
"Dis-moi, mon petit Moïchele, combien de fois par jour est-ce que tu entends ton nom, de tes rabbanim et de tes amis? Des dizaines de fois par jour! Par conséquent, réfléchissons ensemble. Comment est-il possible que ce nom qui est si souvent répété dans la journée, tu risques de l’oublier au jour du jugement, alors que le verset que tu ne dis que 3 fois par jour, tu ne l’oublieras pas?"

Face à l'absence de réponse, le Rav expliqua : "La terreur du jugement est effrayante, et elle fait oublier à l’homme même jusqu’à son nom. La seule chose qui soit gravée dans les profondeurs de son âme, c’est uniquement les paroles de Torah qu’il a étudiées pendant sa vie, car la Torah d’Israël est éternelle!
Et même les versets que vous dites à la fin de la Amida, c’est de la Torah. C’est pourquoi même si vous oubliez votre nom, vous pourrez vous rappeler ce verset que vous avez dit pendant votre vie, et au moyen de ce verset vous vous souviendrez de votre nom même dans la terreur du jugement."

"De toutes les fautes qui empêchent une prière d’être exaucée, la plus grave est le vol.
En effet, si une personne est mêlée à un vol, elle aura beau crier et implorer, sa prière restera bloquée."
[Yessod véChorech haAvoda]

L’homme doit savoir que sa prière, qui doit monter devant le Roi des rois, Hachem, doit être propre et pure, sans aucune impureté. Et quand il dit toute la journée des paroles interdites, qui rendent ses lèvres impures ... et qu’ensuite, avec la même bouche sale, il vient présenter sa prière, l’impureté plane au-dessus d’elle et sa prière ne sera pas agréée.

Mais il doit auparavant bien se rincer la bouche, et la cachériser, pour être digne de prier avec une bouche propre et pure.
Le remède pour cela est de se repentir avant de commencer à prier, et de prendre la résolution de ne plus dire de paroles interdites, alors sa prière sera entendue.
[Za'hor léMyriam]

La chose principale est de se renforcer sur l'idée que nous n'avons pas besoins d'un envoyé pour nos prières.
Tout le monde peut obtenir des bontés par ses prières ...
Tout le monde a la capacité d'annuler de durs décrets par ses prières.
['Hazon Ich - Kovets Iguerot 2]