"La définition de l'amour : c'est le plaisir que l'on trouve à voir les qualités de son prochain."
[Rav Noah Weinberg]
Catégorie : Le mariage/Le couple
+ "Que le mari aime sa femme comme lui-même, et qu'il l'honore plus que lui-même."
[guémara Yébamot 62b]
En effet :
- à priori, chaque individu s'aime lui-même plus que tout au monde ; c'est pourquoi on enjoint au mari d'aimer sa femme autant que lui-même.
- Par ailleurs, il doit la respecter "plus que lui-même".
En effet, certains hommes ont une image d'eux-mêmes très négative, ils peuvent même éprouver un certain mépris pour eux-mêmes.
Mais pour autant, ces jugements ne les dispensent pas de l'obligation d'honorer leur femme.
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-> "Tout homme qui n'a pas d'épouse vit sans joie, sans bénédiction et sans bonheur"
[guémara Yébamot 62b]
Voir un, pour vivre un …
Que disons-nous avant?= "Chéma Israël ... Hachem é'had" (= Hachem est Un")
==> d'abord, nous proclamons l'unicité de D., et ensuite notre amour à son égard!!
Le principe fondamental du lien réciproque entre les conjoints consiste dans le fait que chacun est unique pour l'autre.
La relation du peuple juif avec D. est semblable à celle d'un couple (le don de la Torah étant notre mariage!).
--> Vis-à-vis de son/sa conjoint, il faut avoir des actes qui témoignent que rien n'a plus d'importance à nos yeux, qu'à part lui/elle rien n'existe/n'a de valeur.
De même, nous devons faire passer D. avant tout autre centre d'intérêt/désir.
Arrêtons de prononcer, le mot éh'ad (Un) automatiquement, tâchons de le vivre réellement, et alors nous serons imprégnés d'amour pour D. ("Tu aimeras Hachem ton D."), et de même dans notre couple :
"Ma femme/Mon mari est un (é'had)" ===> [et alors] "Tu aimeras ta femme/ton mari" ...
b"h, à l'image du verset : "Des trombes d'eau ne pourraient éteindre l'amour, des fleuves ne sauraient le noyer" (Shir haChirim 8,7), que notre amour soit toujours plus intense, dans la joie, la santé et le shalom. Amen!
Source (b"h) : issu d'un dvar Torah du Rav Chimchon David Pinkous
Shabbath est un jour propice pour faire descendre ici-bas des âmes saintes, lors de relations conjugales.
[Zohar - Yitro 89a]
Briser un verre lors d’un mariage
+ A un mariage : On brise un verre, pourquoi un verre?
1°/ Le terme hébraïque pour un verre est "kos" (כוס), dont la valeur numérique est de 86, qui est aussi celle du mot "hatéva" (la nature - הטבע).
Le fait de briser le verre au moment de la conclusion de la cérémonie de mariage, sous la 'houpa, est la manifestation extérieure de l'intense prière qu'a fait le 'hatan, souhaitant que son parcours dans sa vie d'homme marié ne soit pas en accord avec les complications/difficultés naturelles de la vie, mais au contraire que cet aspect de la nature soit brisé à son profit.
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2°/ Le mariage unit 2 personnes venant avec une façon de vivre différente et des points de vue propres.
Les différences d'opinion pointent comme risques, menaçant potentiellement la continuité du mariage.
Le verre est un matériau qui lorsqu'il est cassé, peut être chauffé avec du feu, et retrouve alors son aspect initial tout unifié.
Le fait de casser un verre envoie un message au 'hatan et à la kalla, que même si votre mariage est en train de péricliter/de battre de l'aile (que D. nous en préserve!), et semble brisé, cela ne veut pas dire forcément que la situation est désespérée/dans une impasse avec pour unique solution le divorce.
Au contraire, à l'image du verre brisé qui peut être réparé en lui soumettant du chaud, de même, lorsque le mariage semble brisé et est pénible, tout peut être réparé/remis en état de marche, dans la joie, par le feu : la chaleur et la compréhension envers son partenaire.
Ainsi, au moment où le verre est brisé, toute l'assistance dit : "Mazal Tov", certifiant au nouveau couple, qu'un couple qui se brise comme un verre, et qui se répare ensuite (par le feu de la chaleur de l'amour et de la compréhension de l'autre), peut être extrêmement joyeux et heureux tout au long de leur vie de couple.
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3°/ Au cours du 1er mariage de l'histoire, D. a dit : "c'est pourquoi, l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme." (Béréchit 2;24)
Sachant que suite à un mariage, il y a une union de l'homme et de la femme, pourquoi la Torah insiste-t-elle sur le fait que l'homme doit totalement quitter son père et sa mère? et pour la femme?
Au cours de ses années de formation, dans la relation entre l'enfant et ses parents, l'enfant est principalement un mékabel : un receveur.
Il n'a donc pas totalement développer sa capacité à donner.
Une personne qui se marie doit s'attendre à devenir un donneur matériellement et spirituellement à sa femme et à ses enfants.
Une personne ne peut pas espérer se marier, en restant un récipient : la faculté de donner doit être développée.
Ainsi, la Torah en disant "un homme doit quitter son père et sa mère" veut nous signifier, qu'il doit quitter sa situation de parents-enfant, et arrêter d'être un receveur.
L'homme doit apprendre a être un donneur, et alors le mariage sera réussi.
Le verre est un récipient receveur (kéli kabbala).
On l'utilise pour y mettre un liquide ou y stocker quelque chose.
Ainsi, lorsque la 'houpa vient de se finir et que la kalla vient de devenir sa femme, le 'hatan casse le verre (symbolisant le recevoir), afin d'indiquer qu'à partir de maintenant, il n'est plus un mékabel (receveur), mais plutôt un machpia (un donneur), qui va faire tout son possible pour donner le meilleur du matériel et du spirituel à sa femme et à ses enfants
Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky
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A l'image d'une minute de silence, il faut marquer un temps d'arrêt entre le cassure du verre et l'explosion des joyeux : "Mazal Tov!"
En effet, dans un moment de grande joie, l'attribut de rigueur peut intervenir et présenter une accusation, que D. préserve, alors nous lui donnons sa part : un verre en verre est brisé en morceaux, et désormais, on espère que l'attribut de miséricorde résidera.
C'est pour cela qu'il casse le verre, afin de donner sa part à l'Attribut de rigueur et que se taise ainsi toute animosité : "et toute méchanceté aura la bouche close" (Téhilim 107,41).
Les grandes actions dont on parle ici sont celles de la délivrance messianique.
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-> A un mariage sous la 'houpa, le 'hatan brise un verre et on lui souhaite immédiatement : "Mazal Tov!" Comment comprendre le lien existant entre ces 2 choses?
L'Admor Ra'hmistrivka explique : c'est que l’on veut en fait nous enseigner que même si [dans ta vie] "un verre s'est brisé", on doit encore proclamer "Mazel Tov'' à voix haute et se réjouir.
[issu du dvar Torah : J'ai confiance, donc je vis! : https://todahm.com/2022/11/24/37949 ]
*** Le mot Icha (femme) a la même valeur numérique (306 - אשה) que les mots :
- dvach = le miel (דבש) ;
- béchéd= avec le démon (בשד).
== si le mari sait comprendre sa femme, il obtiendra du miel, sinon, il devra se battre "avec le démon" ...
Source (b"h) : issu d’un dvar Torah du Rav Ména’hem Berros (dans son "chéva'h ichto")
+ Pourquoi est-ce que tout le monde crie "Mazal Tov" (מזל טוב) après la 'houpa?
Le mot Mazal (מזל) est l'acronyme de : מאיש לקחה זאת ("mé'ich luka'ha zot" = c'est de Ich [l'homme] que celle-ci [la femme] a été prise - Béréchit 2,23).
Le mot "tov" fait référence à la phrase du roi Salomon : "Qui a trouvé une femme distinguée a trouvé le bonheur (tov)" (matsa icha matsa tov - Michlé 18,22).
Ainsi, en proclamant : "Mazal Tov" suite à la 'houpa, l'assistance exprime son désir que ce mariage prouvera jour après jour, qu'il a été une faveur du Ciel : la kalla étant véritablement la moitié manquante du 'hatan, et que grâce à elle, le couple ne va vivre que du tov dans leur nouvelle vie de mariés.
Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky
Coutume de porter des bougies au mariage …
+ Coutume de porter des bougies au mariage ...
Pourquoi les 2 personnes qui accompagnent le 'hatan et la kalla à la 'houpa portent chacune une bougie?
Le terme hébraïque pour une bougie est nér (נר), et a une valeur numérique de 250.
Le fait d'allumer 2 bougies, renvoie à une valeur de 500, et au fait qu'il y a un total de 500 membres dans un couple (chez l'homme, il y en a 248, et chez la femme il y en a 252 - cf.guémara Béra'hot 45a).
Ainsi, les 2 bougies accompagnant chacun des mariés, ont pour message qu'à partir de ce maintenant, ils sont une "même chair" (cf. Béréchit 2;24), c'est-à-dire composés de 500 membres, en souhaitant qu'ils puissent le rester jusqu'à 120 ans (b"h).
L'objectif principal du mariage est de mettre au monde des enfants.
La 1ere mitsva que D. a ordonné à Adam et 'Hava était "pérou ourvou" (fructifiez et multipliez-vous - פרו ורבו - Béréchit 1;28).
On remarque que ces 2 mots ont une valeur numérique de 500 (= même valeur que 2 bougies).
Bénie sois-tu ... qui a formé l'homme (ברוך אתה ... יוצר האדם)
Pourquoi est-ce que cette bénédiction est faite au mariage et non lors de la naissance?
La guémara Kiddouchin 30b dit qu'il y a 3 partenaires dans la création d'un homme : D., son père et sa mère.
On voit cela en allusion dans l'intitulé adam (אדם) :
- le alef correspondant à D. qui est Un et Unique;
- les 2 lettres restantes (דם), ont une valeur numérique de 44, correspondant aux 2 mots av (le père - אב) et ém (la mère - אם).
Lors de la création, D. a dit : "il n'est pas bon que l'homme soit seul (a'adam lévado), Je vais lui faire une aide." (Béréchit 2;18).
D. signifie par là, que les 3 partenaires qui ont constitué Adam (l'homme) sont insuffisants, il doit trouver un 4e partenaire.
Ainsi, la création de l'homme est totale à l'arrivée du 4e partenaire : sa femme (pendant le mariage).
Par ailleurs, le Zohar (likouté Si'hot vol.31, P.96) dit que tant qu'une personne n'est pas mariée, elle est considérée comme "pelag goufa" (=une demie personne).
La rencontre, lors du mariage, avec sa moitié conduit à former une pleine personne.
Ainsi, la formation de l'individu n'a lieu pleinement qu'au mariage (d'où la bénédiction prononcée).
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-> Le Méam Loez (Vayikra 1,2) écrit :
"Un homme sans épouse vit sans bénédiction.
Si un homme refuse de se marier, il aurait mieux valu qu'il ne fût pas venu au monde.
Il n'a pas de part en D.
A sa mort, il connaît de grandes souffrances et n'a pratiquement pas de portion au monde futur."
La coutume d’offrir un Talit le jour du mariage …
+ A propos de la coutume (de certaines personnes) que la Kalla offre au 'Hatan un Talit le jour du mariage (Sédei chemed - 'hatan vékalla 11) ...
Pourquoi une telle coutume?
1°/ La guémara Ména'hot 44a rapporte l'histoire d'une personne qui observait de façon méticuleuse la mitsva des tsitsit, et nous dit à quel point cela l'a sauvé de commettre un adultère.
Nous trouvons une allusion à cette protection dans un verset de Michlé : "Celui qui commet un adultère avec une femme, manque de cœur (lev)" (Michlé 6;32).
Le mot lév (cœur) a une valeur numérique de 32, comme les 32 fils des tsitsit (8 à chacun des 4 coins).
La kalla exprime ainsi au 'hatan, qu'il doit toujours lui être fidèle et lui fournit un talith, qui va l'aider à l'être.
2°/ Par le fait de transmettre un talith, la kalla exprime à son 'hatan les mots que Ruth a dit à Boaz : "daigne étendre le pan de ton manteau (kénafé'ha) sur ta servante" (Ruth 3;9), voulant lui dire : "s'il vous plaît, épousez-moi".
Le mot "kénafé'ha" pouvant renvoyer au Talith, la Torah disant : "Tu te feras des cordons en franges aux quatre coins (kanfot) du vêtement dont tu te couvres." (Dévarim 22;12).
De plus, ce verset est immédiatement suivi par : "si un homme a épousé une femme ..." (Dévarim 22;13), indiquant l’existence d'un lien entre le mariage et le talith.
3°/ A l'origine, 'hava et Adam étaient une même entité, tous 2 étant unis dos à dos.
Le talith étant porté sur le dos de l'homme, la kalla dit : bien que D. a séparé le 1er couple en 2 entités distinctes, j'espère, toujours, ne pouvoir former qu'une seule entité avec mon 'hatan.
Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky