"Les juifs ont été délivrés par le mérite de leur unité.
Il n'y avait pas de querelle, ni de jalousie entre eux.
Chaque juif compatissait et témoignait de l'affection à son frère de souffrance, ressentant comme si c'était la sienne.
Tant qu'un juif été opprimé, tous les autres souffraient avec lui.La dureté excessive de l'esclavage était ressentie de la même façon par tous les juifs, même par ceux qui n'avaient pas à subir les travaux.
Ils méritaient pleinement une libération anticipée car ils partageaient totalement leur peine et leur misère."
[Arougat haBosem - Vaéra]
Catégorie : Mitsvot vis-à-vis d’autrui
Les dons charitables ont le pouvoir d'annuler le châtiment céleste s'ils sont offerts dans la plus grande discrétion, c'est-à-dire sans que le généreux donateur connaisse le bénéficiaire et sans que ce dernier sache qui est son bienfaiteur.
[Rabbénou Bé'hayé - Michpatim 22,34]
Chaque mot qui sort de la bouche d'une personne [juive] s'élève dans le Ciel et agit pour le bien ou pour le mal.
[Zohar - Béchala'h p.47b ]
La tsédaka = téchouva & expiation des fautes
+ La tsédaka mène à la téchouva :
-> Le Noam Élimélé'h (parachat Vayéchev) écrit : "Certains hommes ont des actions corrompues. Cependant, comme ils ont naturellement bon cœur et une propension à aider les autres, ils sont attirés par la téchouva. C'est ce que dit le roi David : "Seuls le bien et la bonté ('hessed) me poursuivent tous les jours de ma vie, et je vivrai dans la maison de Hachem tout au long de mes jours" (Téhilim 23,6).
Cela signifie que même si l'on ne possède que la mida de la bonté, elle nous poursuivra toute notre vie et nous incitera à faire téchouva."
<--->
+ La tsédaka expie les fautes :
-> Nous apprenons de cela que la tsédaka et le 'hessed (bonté) ont le pouvoir d'amener une personne à faire téchouva et à expier ses fautes. Cela ressort également du verset : "Et vos fautes seront rachetés par la tsédaka" (Daniel 4,24).
Le rabbi de Kretchnif affirme que cela est également évoqué dans la Michna (Zéva'him 5:8) qui stipule que le sang du Korban Pessa’h doit être placé "kénéged hayessod" (sur les fondations du Mizbéa'h).
Ceci suggère que la tsédaka peut même expier les fautes qui affectent les fondations du monde.
Shéma Israël = unité des juifs
+ Shéma Israël = unité des juifs :
-> Le terme Shéma, ne signifie pas seulement "écouter", mais également "se rassembler".
Shéma Israël : Unifie Israël comme un seul.
Le séfer 'Harédim cite le verset : "vayéchama Chaoul ét aam" (Chaoul a convoqué tout le monde - Chaoul I 15,4).
Lorsque nous nous rassemblons, notre état d'unité reflète le concept : "Hachem Elokénou, Hachem E'had" ; c'est-à-dire que Hachem, notre D., est Un.
Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou - Béréchit 2,4) interprète également les mots "Shéma Israël" comme un appel au peuple juif à s'unir, afin d'unifier le Nom de Hachem.
[si tu Shéma Israël (unifie les juifs) seulement alors il y aura : Hachem Elokénou, Hachem é'had. ]
En tant qu'ambassadeurs de Hachem dans le monde, nous devons incarner et refléter cette unité afin de représenter l'Unicité de Hachem au monde. Le fait que Hachem soit Un, E'had, est promulgué dans le monde à travers la démonstration de notre unité.
<--->
-> Cette idée est également énoncée dans la Amida : "ata é'had vésim'ha é'had, oumi kéam'ha Israël goy é'had ba'arets". Cette phrase commence par déclarer qu'Hachem est Un et que Son Nom est Un, puis elle conclut en affirmant qu'il en est de même pour le peuple juif.
Puisque Hachem est Un, il en va de même pour Ses ambassadeurs (les juifs) dans le monde. Ils reflètent la singularité d'Hachem. En revanche, lorsqu'il y a de la discorde au sein du peuple juif, Hachem est, pour ainsi dire, également perçu comme fragmenté.
La cohésion juive ne vise pas seulement l'amélioration de notre société, mais, plus important encore, elle transmet l'identité d'Hachem au monde. L'unité juive proclame au monde entier le message: Hachem E'had!
L'inverse est également vrai. En cas de discorde et de disparité au sein du peuple juif, le message de l'Unicité de Hachem est perdu, et, à D. ne plaise, un message différent est transmis en conséquence. S'il existe plusieurs ambassadeurs, c'est qu'il doit y avoir plusieurs rois. Ce message alternatif constitue une hérésie!
Telle est la nature fondamentale de la a'hdout au sein du peuple juif.
Venez et voyez, une personne doit se réjouir pendant les fêtes (juives) et apporter de la joie aux pauvres. Une personne qui se réjouit sans donner aux pauvres sera sévèrement punie.
À son sujet, le verset dit : "Je répandrai la souillure sur vos visages, la souillure de vos offrandes festives" (Mala'hi 2,3).
[Zohar - vol II,85b]
<--->
-> Celui qui donne de la charité avant les fêtes (juives), il sera béni par la paix dans sa propre maison, récompensé à la mesure de ses actes pour avoir instauré la paix entre Hachem et le pauvre.
[Baba Salé - Israël Saba]
-> Une personne qui fait un acte de charité (tsédaka) apporte la paix entre Hachem et le pauvre, est récompensée à la mesure de ses actes par la paix dans sa propre maison et est bénie par l'abondance.
[rav 'Haïm Palagi - Moed léKol 'Haï - p.4]
Tout ce que le peuple juif fait ou dit de positif crée une impression en-Haut.
Cependant, si un juif dit parfois quelque chose de négatif, D. rend service au peuple juif en empêchant les paroles négatives d'avoir un impact en-Haut.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Mikets 43,6]
"Celui qui aide un juif est considéré comme s'il aidait la présence divine"
[Zohar - paracha Vayé'hi]
<------------------->
-> Le Zohar (paracha Emor) écrit que lorsqu'un homme fait du 'hessed, il attire sur lui la bonté de Hachem, et lorsque quelqu'un agit avec miséricorde envers son prochain, Hachem fait également preuve de bonté envers lui et lui procure l'aide dont il a besoin.
-> Le midrach (Téhilim Rabba 65) nous enseigne que lorsque nous traitons autrui avec bienveillance, nos prières montent au Ciel avec une force particulière.
Le 'Hidouché haRim explique la raison pour laquelle nous l'appelons "Torah chébéal pé", plutôt que "Torah chébapé". Il dit que c'est pour apprendre à celui qui étudie la Torah qu'il doit être le "baalim" (propriétaire) de sa bouche.
Si quelqu'un prive sa bouche de parole en s'abstenant de parler inutilement et en ne prononçant que des paroles saintes, il sera vraiment heureux.
[Noam Elimélé'h - Likouté Shoshana ]
=> le silence créé la joie!