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Non perception de l’impact d’une mitsva, de l’étude de la Torah

+ Non perception de l'impact d'une mitsva, de l'étude de la Torah :

-> Chaque instant d'étude de la Torah et chaque mitsva qu'on accomplit, créent une abondance spirituelle qui se déverse d'Hachem vers l'âme de cette personne, la sanctifiant et la reliant au Créateur Lui-même. [le contraire se produit, Hachem nous en préserve, avec une aveirah.]

Certains prétendent ne pas ressentir cela du tout, ou du moins pas assez intensément, surtout lorsqu'il s'agit d'une courte période d'étude, ...
La vérité est cependant qu'à chaque petite période d'étude ou d'accomplissement d'une mitsva, il y a un puissant déversement de bénédiction.
Hachem a toutefois créé le monde de telle manière que, dans ce monde, le corps est comme un écran qui empêche l'âme de ressentir les changements qui s'y produisent.
[tout le monde n'est pas égal face à cet écran, car pour certains, la barrière est plus grande et pour d'autres, elle est moins importante. (cela peut dépendre des moments de notre vie, de nos actions, de la volonté d'Hachem que cela soit ainsi, ...)]
La raison en est que le monde doit être un monde de défis (libre arbitre oblige). Si nous ressentions de manière claire, significative, l'influence des mitsvot et des avérot (fautes) sur l'âme, l'existence d'une épreuve ou d'un défi serait presque impossible.

Ce n'est qu'après 120 ans, lorsqu'il n'y a plus d'obstacle entre l'âme et le corps, qu'une personne verra la réalité de la façon dont chaque moment d'étude de la Torah et chaque partie de l'accomplissement des mitsvot ont apporté une lumière intense à son âme.
Cette lumière n'apparaît pas seulement au moment où il la voit au ciel ; c'est plutôt à ce moment-là qu'il voit comment la lumière était déjà présente au moment même de l'étude et de l'accomplissement des mitsvot.
En effet, la force de ces lumières mêmes lui a permis et l'a aidé à accomplir beaucoup de choses dans ce monde. C'était simplement l'écran qui l'empêchait de voir la réalité.
Souvent, on peut réellement ressentir le bien qui résulte de cette force, mais on ne se rend pas compte qu'il est lié à la Torah que l'on a étudiée ou à la mitsva que l'on a accomplie.
[rabbi Yaakov Ades]

Le monde fonctionne de telle manière que tout ce qui se passe dans les mondes supérieurs est fonction de notre comportement dans ce monde, et que ce qui se passe dans les mondes supérieurs a des conséquences dans ce monde.
Ainsi, chaque fois qu'un juif tente d'accomplir un acte de bonté dans ce monde, qu'il y parvienne ou non, il éveille les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs, apportant ainsi une grande bonté à toute la nation juive.
Il s'ensuit donc qu'il n'est pas possible qu'une personne essaie de faire preuve de bonté sans obtenir aucun résultat ; au contraire, chaque fois qu'une personne essaie d'accomplir des actes de bonté, elle apporte toujours de la bonté dans d'autres domaines en éveillant les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs.
['Hafets 'Haïm ]

Réponses à notre désespoir de n’être pas fait pour étudier la Torah

+ Réponses à notre désespoir de n'être pas fait pour étudier la Torah :

1°/ Rachi (Sanhédrin 99) explique que lorsqu'une personne fait des efforts dans la Torah, la Torah demande à Hachem de l'aider à comprendre la Torah.
[nos efforts nous permettre une bénédiction, un succès surnaturel à la Torah.
On peut y ajouter l'importance de prier pour notre réussite dans la Torah, nos Sages affirment qu'une prière pour de la spiritualité est toujours acceptée, et les conséquences sont miraculeuses. ]

2°/ Il est fondamental de savoir qu'il existe différents types d'âmes. Certaines âmes sont plus exceptionnelles que d'autres.
Beaucoup de types d'âmes exceptionnelles provoquent un désir incroyablement fort d'étudier la Torah, ce qui permet d'obtenir de grands succès dans l'étude de la Torah.
Il est clair dans le Zohar, dans les écrits du Arizal et dans le Néfech ha'Haïm (chaar 4) que grâce à l'étude de la sainte Torah, une personne peut mériter d'étendre l'âme qu'elle possède déjà, en y ajoutant une autre âme très sainte, provenant d'un lieu extrêmement élevé.
Grâce à cette extension, on est capable de changer toute notre condition spirituelle pour le mieux, littéralement d'un extrême à l'autre.
Si tel est le cas, toute mauvaise évaluation de nos capacités personnelles futures est erronée, car elle est basée sur l'âme qu'on possède déjà, sans tenir compte du fait qu'on pourrait en acquérir davantage, ce qui changerait toute notre situation.

3°/ Fréquemment on oublie ce qu'on a pu étudier, et alors on a l'impression de n'avoir rien gagné de cette étude, remettant en question l'intérêt de s'y consacrer.
Le Maharchav écrit au nom du Arizal :
"Ce n'est pas correct, car à l'avenir, une personne se souviendra de toute [la Torah] qu'elle a pu étudier.
Ces mots comprennent deux types d'arguments contre l'excuse de réduire son étude en raison du risque de l'oublier.
1) Même si on oublie, ce n'est que temporairement, et on tirera profit de cet étude pour toujours, puisqu'on s'en souviendra dans le monde à Venir.
[à l'inverse, ce qu'on n'aura pas étudié (alors qu'on aurait pu le faire), ne nous sera pas accessible dans l'éternité du monde futur. ]
2) Le fait de s'en souvenir dans le monde à Venir n'est pas simplement une récompense ou un cadeau pour notre travail acharné, mais plutôt parce qu'au moment où une personne étudie la Torah, la lumière de cette partie de la Torah se joint à la lumière de notre âme et devient éternellement unie.
Cela amène déjà une personne à se souvenir de ses études pour toujours, mais il y a des couches qui recouvrent cette lumière et lui cachent ce souvenir. Dans le monde à Venir, ces couches disparaissent.

Il en ressort que même si une personne ne se souvient pas de ce qu'elle a étudié dans ce monde, cela a tout de même une grande importance. A partir du moment où elle a étudié la Torah, des lumières spirituelles plus élevées sont attachées à son âme, ce qui élève considérablement son niveau spirituel."
[rabbi Yaakov Ades]

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4°/ Selon les Pirké Avot : "Quiconque étudie la Torah dans la pauvreté finira par l'étudier dans la richesse".
Il est dit au nom du Maharal Diskin que cela s'applique non seulement à la pauvreté monétaire, mais aussi au manque de talent, où malgré tout, une personne se renforce pour étudier la Torah.
Finalement, elle méritera une richesse de capacités.

[loin de nous l'idée de déprécier les talents. Bien sûr, une personne dotée de talents prodigieux doit veiller à les utiliser pour la Torah, comme nous le voyons avec le Maharil Diskin lui-même qui, dès son plus jeune âge, bien que doté d'un grand génie, a travaillé et peiné avec une diligence incroyable dans la Torah, de manière tout à fait incompréhensible, et comme on le sait, a mérité des niveaux de génie qui dépassaient toutes les lois de la nature.
Mais on constate que de nombreux géants en Torah n'étaient pas faits pour l'étude de la Torah dès le départ.
(ainsi, le fait de persévérer malgré la pauvreté de nos capacités, peut nous permettre d'obtenir des richesses spirituelles d'Hachem par la suite, d'où la nécessité de ne pas abandonner au départ. ) ]

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[5°/ on peut éventuellement ajouter que lorsque l'on étudie pour générer du plaisir à Hachem, pour apporter du bien aux autres juifs, alors par leur mérite on peut obtenir des aides Divines supplémentaires. ]

Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam

+ Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam :

-> "Une heure de vie dans le monde à Venir est plus belle qu'une vie entière dans ce monde" (Pirké Avot 4,17)

Cela peut s'expliquer comme suit : si l'on réunissait tous les plaisirs terrestres que l'homme a connus et connaîtra jamais, depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps, cela ne pourrait pas égaler un seul instant du plaisir que l'âme éprouve dans l'autre monde.

D'autre part, il ressort clairement de nos livres saints que même 70 ans de souffrances comme celles de Iyov dans ce monde ne l'emportent pas sur la souffrance que l'âme ressent en un instant dans le Guéhinam.

Cela s'explique par le fait que les plaisirs et les souffrances du monde à Venir sont beaucoup plus intenses que ceux de ce monde.
Le plaisir et la souffrance concernent principalement l'âme, mais comme l'âme est revêtue d'un corps, ses plaisirs et ses douleurs sont automatiquement revêtus d'actions physiques.

Dans le monde à Venir, les types de plaisirs sont très différents. Ce sont des plaisirs plus directs pour l'âme, sans l'enveloppe du corps. Il en va de même pour la souffrance, qui est donc un type de souffrance qui blesse l'âme de manière beaucoup plus directe. Il s'ensuit donc que tout ce qui est plus direct est beaucoup plus grand.

Cela peut être comparé à une personne qui désobéit à un roi humain, et le roi décrète une punition consistant à recevoir des coups de fouet de la part du roi lui-même. Le roi a donné au fauteur deux choix : soit cinq coups de fouet avec un bâton sur le dos nu, soit cinquante coups de fouet avec le bâton tout en portant un vêtement si épais qu'il ne peut pratiquement pas sentir les coups.
Il est évident qu'il préfère les cinquante coups de fouet avec le vêtement plutôt que les cinq sans.
Il en va de même dans notre discussion ici.

Le Ramban (Torat haAdam - chaar haGuémoul) rapporte cette explication, et ajoute tout comme dans ce monde le feu brûle le corps, il existe également dans l'autre monde une réalité spirituelle appelée feu, qui est la racine du feu dans ce monde, et qui a la capacité de brûler l'âme. [il est évident que le feu de la Géhenne n'est pas du même type que celui de ce monde].

-> Outre ce que nous avons dit sur la quantité de la récompense dans le monde à venir par rapport aux plaisirs de ce monde, il y a un autre point à souligner ici : la récompense dans le Gan Eden est éternelle.
Le Ram'hal écrit que la récompense dans le monde à venir n'est pas comme un paiement qu'une personne verse à son ami dans ce monde, en échange d'un article qu'elle a acheté, et une fois le prix payé, elle est exemptée de tout autre remboursement.
Cependant, dans le monde à venir, même si une personne reçoit une récompense en fonction de son accomplissement des mitsvot, elle continue de recevoir cette récompense, car elle est éternelle, pour toujours et à jamais, sans interruption.
De plus, la récompense croît et augmente, car elle est spirituelle et sainte et purifie donc de plus en plus la personne jusqu'à ce qu'elle devienne digne d'une récompense encore plus grande.
[rabbi Yaakov Ades]

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-> L'essence d'un niveau élevé dans le service d'Hachem réside dans le fait qu'une personne accomplit les mitsvot et se préserve des fautes par amour pour Hachem et par crainte de Sa grandeur, et non par crainte du châtiment.
Bien sûr, chaque personne doit craindre le châtiment et connaître la grande récompense des mitsvot ; ce sont là de grands outils pour se préserver des tentations de la mauvaise inclination.
Ce que nous avons mentionné ci-dessus est remarquable à cet égard. Mais une personne doit savoir qu'elle ne gagne rien en s'abstenant d'accomplir une mitsva ou en commettant une faute (avéra), car tout profit dans ce monde ne vaut absolument rien, zéro, comparé à la plus petite récompense dans le monde à venir.
[rabbi Yaakov Ades]

Etudier la Torah = illuminer le monde de bonté

+ Etudier la Torah = illuminer le monde de bonté :

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm chap.4, sect.11) rapporte l'idée qu'en plus du rouleau de la Torah que nous avons dans ce monde, il existe une existence spirituelle très sainte dans les mondes supérieurs, également appelée Torah. C'est la racine de la Torah que nous avons ici dans ce monde.
Depuis la création du monde jusqu'au moment où la Torah a été donnée au Sinaï, toute l'existence de ce monde et de tous les mondes était due à cette existence spirituelle de la Torah dans les mondes supérieurs. C'est ainsi que Hachem a établi l'ordre de la création. Il a fait en sorte que toute la bonté ne puisse atteindre tous les mondes que par les rayons de la Torah.

Ainsi, à partir du moment où la Torah a été donnée, la lumière provenant de la Torah existant dans les mondes supérieurs n'était plus suffisante pour faire fonctionner le monde. Il est donc devenu nécessaire que le peuple juif étudie la Torah.
Grâce à l'étude de la Torah par le peuple juif ici-bas, les lumières supérieures de la Torah dans les mondes supérieurs sont renforcées. Ce n'est qu'avec ce renforcement qu'il y a suffisamment de bienfaits pour suffire à la période suivant la remise de la Torah. Grâce à l'étude de la Torah, le monde peut continuer d'exister.

Le Néfech ha'Haïm écrit : "La vérité est, sans aucun doute, que si le monde devait être, d'un bout à l'autre, ne serait-ce qu'un instant, vide de notre étude et de notre méditation de la Torah, tous les mondes seraient détruits et deviendraient néant et vide, que Hachem nous en préserve.

... l'augmentation ou la diminution de la bonté dépend de la mesure et de l'intensité de notre engagement dans la Torah. Si nous nous accrochons à la Torah de toutes nos forces, comme nous le devrions, nous acquérons la vie éternelle, une sainteté et une bénédiction supplémentaires, ainsi qu'une grande lumière dans tous les mondes, qui se répand depuis sa source cachée au-dessus de tous les mondes. Cela corrige et reconstruit également tout ce qui a été détruit auparavant."
[rapporté par le rav Yaakov Ades]

"A chaque instant où l'on s'occupe de la Torah et où l'on s'y attache comme il se doit, les mots se réjouissent comme ils l'ont fait lorsqu'ils ont été données au mont Sinaï.
Puis les rayons de la bénédiction se répandent sur tous les mondes depuis leur source élevée. La terre sera [ainsi] également illuminée par sa lumière [spirituelle] et sera bénie par sa gloire. Cela apportera beaucoup de bonnes choses et des effusions de bonté au monde."
[d'après le rav 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm chaar 4, chap.14 ]

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-> Quiconque s'efforce d'étudier la Torah, c'est comme s'il se tenait chaque jour au mont Sinaï, prêt à accepter la Torah. [Zohar - 'Houkat ]

-> L'essence des paroles du rav de Volozhin (ci-dessus) est que l'inspiration qui existait au moment de la remise de la Torah se répète chaque fois qu'un juif s'investit dans l'étude de la Torah.
Comme on le comprend, cela est à un degré bien moindre qu'au moment de la remise de la Torah, mais c'est du même type. Par conséquent, en étudiant la Torah, une personne peut mériter d'une certaine manière le sentiment intérieur où l'âme ressent son attachement total, son lien absolu avec le Créateur de l'univers.
[rabbi Yaakov Ades]

L’impact des mitsvot & l’étude de la Torah

+ L'impact des mitsvot & l'étude de la Torah :

-> Il ressort clairement du Zohar et d'autres livres kabbalistiques qu'en dehors de notre monde, Hachem a créé une multitude innombrable de mondes et d'énergies spirituelles supérieures.
Grâce aux mitsvot et aux bonnes actions du peuple juif, ces mondes se construisent et s'établissent, ce qui se traduit par un grand déversement de bonté spirituelle et physique sur l'ensemble du peuple juif. D'autre part, en n'étudiant pas la Torah et en commettant des fautes (avérot), c'est l'inverse qui se produit.

L'existence de mondes supérieurs est un principe fondamental de la Torat haKabbala.
L'état de notre monde et celui des mondes supérieurs sont interdépendants. Comme mentionné précédemment, l'état des mondes supérieurs est déterminé par nos actions dans ce monde. De même, l'état des mondes supérieurs détermine l'état de ce monde.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne que la destruction du Temple a également suivi ce schéma. À cause des mauvaises actions du peuple juif ici-bas, le Temple sacré des mondes spirituels supérieurs a été détruit, et comme le Temple sacré supérieur a été détruit à cause de nos transgressions, les non juifs ont pu exercer leur pouvoir sur le Temple sacré sur le mont du Temple et le détruire.

Il en va de même pour l'exil du peuple de sa patrie, la terre d'Israël étant laissée entre les mains des non juifs. Ce sont les fautes d'Israël qui ont entaché les sphères supérieures correspondant à la sainteté de la terre d'Israël. La terre a alors été facilement livrée entre les mains des non juifs.

Le Néfech ha'Haïm (1,4) poursuit :
"Tel est le pouvoir de la Torah. Un juif ne devrait jamais dire : "Qui suis-je? Quelle force ai-je pour accomplir quoi que ce soit avec mes humbles actions?"
Il devrait plutôt savoir, comprendre et graver dans son esprit et dans son cœur que chaque détail de ses actions, de ses paroles et de ses pensées à chaque instant n'est jamais détruit. Plus il multiplie ses actions, les augmente et les élève, plus chacune d'entre elles s'élèvera vers ses racines, accomplissant son but dans les royaumes supérieurs, affinant les lumières élevées."

Nous voyons qu'une personne doit réfléchir à préserver pleinement ses forces pour étudier la Torah et observer les mitsvot, car chaque mitsva qu'elle accomplit réalise des choses incroyables pour le bien de tous les mondes.

Le Néfech ha'Haïm ajoute : "en vérité, lorsqu'une personne sage prête attention à ses actes qui ne sont pas si bons et qu'elle comprend cette réalité, son cœur tremble en elle d'un grand frémissement lorsqu'elle voit à quel point une légère transgression, qu'Hachem nous en préserve, peut corrompre et détruire."

J'ai entendu une fois une parabole à ce sujet. Une personne assise dans une salle de contrôle de missiles peut appuyer sur un bouton et tirer un missile qui blesse et tue l'ennemi, sauvant ainsi tout son pays. Mais il pourrait aussi appuyer par erreur sur le mauvais bouton et tuer certains de ses compatriotes.
Lorsque les gens viennent soit le féliciter pour ses actes héroïques, soit l'accuser pour ses actions sans scrupules, il raisonne ainsi : "Qu'ai-je fait? J'ai simplement appuyé sur un bouton!"
Son erreur est de ne pas réaliser qu'il ne s'agit pas d'un bouton ordinaire, mais d'un bouton entièrement installé et programmé de telle manière qu'une petite action peut produire des résultats terribles.

De même, lorsqu'une personne s'occupe de la Torah, elle aide toute la nation juive ; elle sécurise les mondes supérieurs, provoquant une augmentation des bénédictions et du succès pour tout Israël.
Parfois, une personne étudie pendant une heure et, lorsqu'elle a terminé, elle a l'impression de ne pas en avoir fait assez pendant cette heure. En réalité, qui sait quelle délivrance (individuelle, collective) elle a réussi à apporter aux juifs grâce à cette heure d'étude?
Il est même possible qu'elle ait sauvé de nombreux juifs de la mort, ou que de nombreux malades aient été guéris grâce à son mérite.
Cela ne vient pas nécessairement de l'étude de la Torah, c'est la même chose pour chaque mitsva qu'une personne accomplit.
Cependant, le pouvoir de l'étude de la Torah est particulièrement grand, comme le disent les Sages (michna Péa) : "et l'étude de la Torah équivaut à toutes les autres".
En plus l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, il y a aussi l'abstention de transgressions (ne pas faire une chose interdite). Une personne aide ainsi toute la nation juive.
[le Néfech ha'Haïm détaille cela dans son chaar 4 du chap.11 à la fin du chaar]
[rabbi Yaakov Ades]

A chaque seconde, Hachem permet à toute chose d’exister

+ A chaque seconde, Hachem permet à toute chose d'exister :

-> Hachem recrée le monde entier à chaque instant, tout comme Il l'a fait lorsqu'Il a créé le monde à l'origine. S'Il choisissait de détruire le monde, Il n'aurait pas besoin d'utiliser quoi que ce soit pour le détruire ; il suffirait simplement de cesser de recréer le monde ...

Si Hachem refusait au monde Son énergie et Sa générosité ne serait-ce qu'un instant, celui-ci reviendrait instantanément au néant et au vide.
Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm chap.11, sect.3) écrit que c'est l'un des principes fondamentaux de la croyance en Hachem ; chaque juif doit graver dans son cœur que Hachem est la seule et unique puissance, qu'Il est l'âme, le pourvoyeur de vie et la source de chaque personne et de chaque création, ainsi que de toutes les forces et de tous les mondes.
[rabbi Yaakov Ades]

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-> "Et toute chair verra que la bouche de Hachem a parlé" (Yéchayahou 40,5).
Selon le rav 'Haïm de Volozhin : "le verset fait référence au temps futur où la supervision d'Hachem sera si claire que nous mériterons de voir littéralement de nos yeux physiques comment la parole d'Hachem se répand sur tout ce qui le soutient".

Il ajoute qu'il y a déjà eu un aperçu de ce concept au mont Sinaï lors de la remise de la Torah, dans le verset :"Et tout le peuple vit les sons" (Yitro 20,18).
[Une explication allant au-delà du sens simple est] qu'ici, les sons font référence aux sons de la parole d'Hachem au moment de la création du monde (les 10 Paroles Créatrices - assara maamarot), ce qui signifie qu'ils ont mérité de voir comment cette voix est l'âme de la création, la soutenant dans son intégralité.
[rabbi Yaakov Ades]

L'âme d'un juif provient d'une source bien plus ancrée [directement] en Hachem, et peut ressentir davantage son lien avec Lui.
[rabbi Yaakov Ades]

La terre d’Israël

+ La terre d'Israël (rabbi Na'hman) :

-> Rabbi Na'hman enseigne : la Torah est l'essence même de la vie.
Se séparer de la Torah, c'est comme se séparer de la vie elle-même ! Cela étant, comment est-il possible pour quiconque de se détacher de la Torah, ne serait-ce qu'un instant ? Pourtant, il est impossible de rester attaché à la Torah vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tous les jours, sans interruption. Nous avons tous des besoins physiques auxquels nous devons répondre. Et qu'en est-il de ceux qui ne peuvent pas étudier la Torah ? Comment peuvent-ils puiser la vie ?

-> Avant la Révélation au Sinaï, qu'est-ce qui soutenait le monde? Comment le monde puisait-il la vie avant que la Torah ne soit donnée (puisqu'il ne peut pas exister sans l'étude même pendant un instant)?
La réponse est qu'il puisait la vie dans la Bonté éternelle d'Hachem. Cette bonté soutenait le monde avant la Révélation (du don de la Torah au Sinaï) ...
Et le "chemin vers la terre d'Israël' est comme la Bonté éternelle d'Hachem. Il a le pouvoir de soutenir la vie, même si l'on est éloigné de la Torah. [Likouté Moharan II, 78 ]

-> Rabbi Na'hman enseigne : La terre d'Israël est soutenue par la providence directe d'Hachem. Cette providence attire la sainteté et la sagesse dans le pays.
Ainsi, nos Sages disent : L'air de la Terre Sainte rend sage (guémara Baba Batra 158a).
Cette sagesse provient de la joie qu'Hachem éprouve avec les âmes juives. [Likouté Moharan II, 40 ]

-> Rabbi Na'hman enseigne : la vraie foi, la prière, les miracles et la terre d'Israël ne font qu'un. [Likouté Moharan I, 7:1 ]
Chacun est lié à l'autre et le renforce. La foi nous motive à prier. Nous croyons qu'il y a quelqu'un à qui prier et que nos prières seront exaucées. Et en priant, en suppliant Hachem de nous aider lorsque nous sommes dans le besoin, des miracles se produisent. Tel est le pouvoir de la prière, elle peut provoquer le surnaturel. Et c'est là le concept de la Terre Sainte, qui défie les phénomènes naturels.

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-> La terre d'Israël est appelée la Terre de la Vie. Toute la prospérité est attirée vers le monde à travers elle. [Likouté Moharan I, 47 ]

-> La raison pour laquelle on s'installe [et on construit] en Terre Sainte doit être spirituelle. L'intention doit être de se rapprocher d'Hachem. Quiconque s'y rend dans ce but en tirera certainement profit. Le simple fait de poser le pied sur cette terre le fusionnera avec la Terre Sainte et le transformera par son caractère sacré.
En revanche, si la motivation d'une personne n'a rien à voir avec le rapprochement d'Hachem, alors le verset dit : " la Terre vous vomira, comme elle a vomi la nation qui était là avant vous" (A'haré Mot 18,28). [Likouté Moharan I, 129 ]

-> La terre d'Israël peut faire en sorte que les femmes stériles soient bénies d'enfants. [Likouté Moharan I, 48 ]

-> En terre d'Israël, il est possible d'acquérir la qualité d'éré'h apayim (grande patience), car la Terre Sainte a le pouvoir d'aider à dompter le trait de caractère néfaste qu'est la colère. Par conséquent, priez Hachem de vous accorder le désir ardent et l'envie d'y aller. Priez également pour qu'Il plante dans le cœur de chacun le désir ardent de la terre d'Israël. [Likouté Moharan I, 155 ]

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-> À l'avenir (lorsque le machia'h viendra), la terre d'Israël produira des pains prêts à être mangés et des vêtements de soie prêts à être portés. Même les arbres stériles produiront des fruits. [guémara Kétoubot 111b ]

Rabbi Na'hman enseigne : La sainteté de la terre d'Israël est l'incarnation même de la sainteté, englobant tous les autres niveaux de sainteté. C'est là que nous pouvons nous libérer complètement de la vision matérialiste qui insiste sur le fait que les événements se produisent naturellement. Nous pouvons comprendre que tout se produit par la main de D. [Likouté Moharan I, 234 ]

-> Nous devons comprendre que, tout comme la sainteté et la gloire d'Hachem sont cachées pendant la durée de l'exil, la sainteté, la beauté et la gloire de la terre d'Israël ne peuvent briller de tout leur éclat avant la venue du machia'h.
[ainsi même si en apparence (dans l'obscurité actuelle) la terre d'Israël pourrait être comparée aux autres terres du monde (ex: il y a des arbres, des maisons), la réalité spirituelle est toute autre.
D'une certaine façon, cela ressemble à un juif et à un non juif, qui d'un point de vu physique semble être identique (ex: on a des bras, des jambes), mais l'essence spirituelle est différente comme le jour et la nuit.
Ainsi, il est important d'avoir dès maintenant un regard de Vérité, et de faire des efforts pour aimer, considérer avec importance et fierté la terre d'Israël. ]

-> En ce sens, Rabbi Na'hman a dit un jour : "Mon seul endroit est la terre d'Israël. Où que j'aille, je ne vais qu'en terre d'Israël".

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-> Le terme : eReTS (terre - ארץ) est semblable au mot : RaTSon (désir - רצון).
Ainsi, Eretz Israël (terre d'Israël) signifie "Je veux être [pleinement] juif!".
[rabbi Yaakov Guédalia Tefilinsky ]

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-> Une personne pourrait descendre de l'avion en Israël en s'attendant à être submergée par un élan de spiritualité. Rabbi Na'hman enseignait autre chose.
"D'après la manière dont la Torah exalte les qualités de la terre d'Israël, nous pourrions conclure que la Terre Sainte ne fait pas du tout partie de ce monde physique".
Rabbi Na'hman dit que ce n'est pas le cas. "La Terre Sainte, aussi grande soit-elle, fait toujours partie de la réalité physique [un pays sur la planète Terre comme tous les autres pays]. Même ainsi, le niveau de sa grandeur spirituelle dépasse l'imagination. Sa sainteté est l'incarnation même de la sainteté". [Likouté Moharan II, 116 ]

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-> À la fin d'une leçon assez complexe et ésotérique, Rabbi Na'hman dit : "Quand quelqu'un vient en terre d'Israël, il est appelé "puissant guerrier"". [Likouté Moharan I, 20 : fin ]

Avant de commencer cette leçon, Rabbi Na'hman a dit : "Quiconque veut être juif, ce qui signifie passer d'un niveau à l'autre, ne peut y parvenir qu'à travers la terre d'Israël. Quand il remporte la bataille et arrive en Terre Sainte, il est alors appelé un puissant guerrier."
Puis Rabbi Na'hman a donné sa leçon. Après qu'il eut terminé, Rabbi Nathan lui a demandé : "Que vouliez-vous dire quand vous avez dit que la terre d'Israël est si grande que c'est la victoire principale?"
Rabbi Na'hman a répondu : "Je veux dire Israël, avec ces maisons et ces appartements!"
Il voulait que chaque juif qui souhaitait être un vrai juif aille en terre d'Israël.