Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Chaque moment de la vie, même s'il est accompagné des pires souffrances, est le plus grand cadeau qu'une personne puisse avoir.
[rav 'Haïm Kanievsky]

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-> De même qu'une personne qui vient de recevoir ou de gagner une grande fortune ne ressent pas une petite perte/douleur, de même, une personne pleinement consciente de l'énorme cadeau qui est le sien, c'est-à-dire la vie, est inconsciente des difficultés relativement insignifiantes qu'elle doit subir.
[rabbi 'Haim Chmoulevitz]

-> La vie est un voyage, dont le monde à Venir est la destination ...
Si vous considérez votre vie comme un voyage vers une destination incroyable, la construction d'un résultat éternel, les difficultés de la vie prennent tout leur sens.
En fait, ce sont ces difficultés mêmes qui construisent le résultat de la manière la plus significative.
[Akiva Tatz]

La chose la plus triste au monde est que nous connaissons si bien les erreurs et défauts d'autrui, mais que savons-nous des bonnes actions et qualités, d'autrui?
[rabbi Shlomo Carlebach]

Un amour pour la terre d’Israël

+ Un amour pour la terre d'Israël :

-> La paracha Vaét'hanan commence par une description de la demande de Moché à Hachem pour qu'il soit autorisé à entrer en terre d'Israël.
Selon le Ibn Ezra (Vaét'hanan 3,24), l'objectif de Moché en transmettant ces prières au peuple juif était de leur inculquer l'amour de la terre d'Israël.
Lorsqu'il décrit à quel point la terre d'Israël lui est chère, il espérait que cela amènerait le peuple juif à partager ces sentiments.

Le Ibn Ezra explique que la raison pour laquelle Moché voulait que les Bné Israël aiment la terre d'Israël était de s'assurer qu'ils observent les mitsvot. Puisque le séjour des juifs en terre d'Israël dépend de leur observance des mitsvot, leur amour pour la terre d'Israël les motiverait à observer les mitsvot, afin qu'ils puissent rester dans le pays.

-> Le Sefer 'Harédim (chap.59) écrit que l'objectif principal de la mitsva de résider en terre d'Israël est que la terre d'Israël soit importante à nos yeux ('havivout érets Israel).
C'est pourquoi il est important que les juifs aiment la terre d'Israël avant d'y entrer.

-> La Torah décrit la terre d'Israël comme une terre sur laquelle "éné Hashem Eloké'ha ba" (les yeux d'Hachem, ton D., y sont [constamment] dirigés" (Ekev 11,12).
Il est clair que l'importance de la terre d'Israël n'est pas simplement un amour pour la beauté physique de la terre d'Israël, mais plutôt un amour pour la spiritualité et la proximité spéciale avec Hachem qui y existe, plus que dans tout autre endroit.

Notre unité reconstruit le Temple

"Va proclamer aux oreilles de Jérusalem ce qui suit : Ainsi parle Hachem : Je te garde le souvenir de l'affection de ta jeunesse, de ton amour au temps de tes fiançailles, quand tu Me suivais dans le désert, dans une terre qui n'était pas plantée" (Yirmiyahou 2,2)

=> Depuis quand Jérusalem a-t-elle des oreilles? Et depuis quand Jérusalem est-elle dans le désert?

Le rav 'Haïm de Volozhin répond que "Jérusalem" est un nom donné au peuple juif uni dans la recherche de la perfection.
Il explique qu'à la Jérusalem terrestre correspond la Jérusalem céleste, décrite dans les termes mystiques de la Kabbale comme "makom knissat hitklalélout néchamot chel Klal Israël".
Sur cette terre et dans les cieux, Jérusalem est le nom donné à la force unificatrice au sein du peuple juif.

Hachem dit au prophète Yirmiyahou : "Va proclamer aux oreilles de Jérusalem" = Va vers le peuple juif lorsqu'il est uni dans la recherche de la perfection, lorsqu'il mérite d'être appelé collectivement par le nom de Jérusalem.
Et que doit leur dire le prophète? Comment doit-il les aider dans leur quête commune de perfection spirituelle?
Il doit leur rappeler leurs premiers pas en tant que nation. Il leur dira au nom de D. : "Je me souviens pour vous des soins de votre jeunesse, de l'amour de vos fiançailles, lorsque vous êtes partis à ma suite dans le désert, dans un pays qui n'était pas planté" ...
[les Bné Israël ont été prêts à suivre Hachem dans le désert, malgré l'absence de nourriture, la chaleur, les animaux dangereux, ... en faisant confiance à 100% à Hachem, et Hachem se souvient de ce sublime amour qui a eu lieu à la naissance du peuple juif. ]

Chaque fois que le peuple juif s'unit et se rassemble en une entité que l'on peut appeler Jérusalem, Hachem rappelle pour nous le dévouement qui a caractérisé les premiers pas de la nation juive lorsqu'elle "est allée après Moi dans le désert, dans une terre qui n'était pas plantée" ...

Que signifie Jérusalem pour nous? Au plus profond de nos cœurs, nous devons recréer l'idée exaltée de Jérusalem, de l'unité entre tous les juifs dans la quête d'une proximité toujours plus grande avec Hachem. Si nous y parvenons, D. décidera peut-être de nous permettre de voir Jérusalem se reconstruire rapidement de nos jours.
[rav Matisyahou Salomon]

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=> On se dit "l'année prochaine à Jérusalem", on espère en la construction rapide du Temple, mais cela passe par la reconstruction de notre Jérusalem, Temple, intérieur, ce qui implique une unité dans le peuple juif.

"Que Hachem éclaire Sa face pour toi et te soit bienveillant" (yaér Hachem panav élé'ha vi'hounéka - Nasso 6,25)

-> Une personne qui possède la grâce ('hen) possède certainement une qualité.
Mais devant Hachem, comment peut-on s'enorgueillir de posséder une qualité, puisque "devant D., tous les habitants de la terre sont considérés comme rien" (Daniel 4,32)?
Notre verset ici fait également allusion à cette idée, en nous disant que D. fait preuve de bonté envers le peuple juif, en lui donnant de la gloire/splendeur (tiféret) et une apparence impressionnante, afin qu'il possède une qualité, et qu'il trouve ainsi grâce ('hen) aux yeux d'Hahcem.

Il est fait allusion à cette idée dans le verset suivant : "Que D. lève Sa face vers toi" (yissa Hachem panav élé'ha). Il élève en nous un visage, afin que nous ayons une apparence et une gloire impressionnantes, afin que nous ayons une qualité par laquelle nous trouverons grâce à Ses yeux.
C'est le sens du mot "et te soit bienveillant" (vi'hounéka), qui implique que tu trouveras grâce à Ses yeux.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Nasso 6,25]

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=> Cette leçon d'humilité nous apprend que c'est seulement parce que Hachem nous rend dignes de trouver grâce à Ses yeux que nous pouvons y parvenir.

L’antisémitisme selon le Kli Yakar

"Assez longtemps, vous avez contourné cette montagne ; tournez-vous vers le nord (tsafona)" (Bamidbar 2,3)

-> Le Kli Yakar commente :
Dans le mot "tsafona", il y a une allusion au mot "tséfouna" (caché, dissimulé).
Ainsi, le verset fait allusion à l'idée que nous devrions garder nos richesses "cachées" afin que la colère des nations qui nous entourent ne nous en veuille pas de notre succès.
L'origine de cette mauvaise volonté est la vente du droit d'aînesse d'Essav à son frère Yaakov. Les nations du monde considèrent cette vente comme un vol.
En fait, le Kli Yakar va jusqu'à imputer tout le phénomène de l'antisémitisme à la vantardise/fanfaronnade des juifs et à l'étalage de leurs richesses.

Il nous est non seulement interdit de craindre d'autres dieux, mais il nous est également interdit de craindre d'autres personnes.
Si l'on reconnaît vraiment qu'Hachem est le seul à contrôler le monde, il est clair que c'est uniquement Lui qu'il faut craindre. [rien ne peut se produire sans qu'Hachem émette un décret le permettant]
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 3:167]

+ "N'éveillez pas, ne provoquez pas l'amour, avant qu'il le veuille" (Chir haChirim 2,7)

-> Le Ramban (haEmouna véhaBita'hon - chap.19) explique que lorsque l'amour ou le repect/vénération d'une personne pour Hachem est éveillé, elle doit immédiatement essayer de s'en emparer en accomplissant une mitsva (ex: donner à la tsédaka, s'asseoir pour étudier la Torah, ...).
Car toute inspiration soudaine qui vient d'en-Haut à une personne est une spiritualité abstraite, qu'une personne doit revêtir d'un corps. La réalisation d'une mitsva soutient l'inspiration et garantit qu'elle ne sera pas détournée.

... Nous devons fabriquer immédiatement un récipient (une mitsva) pour contenir l'inspiration [provenant d'Hachem].

[rapporté par le rabbi de Berditchev - Kédouchat Lévi - Shavouot]

Dire du lachon ara c’est porter atteinte à tout son être

+++ Dire du lachon ara c'est porter atteinte à tout son être :

"Tous les jours où la plaie (néga) sera sur lui, il restera impur ; il est impur. Il demeurera isolé ; sa résidence sera hors du camp" (Tazria 13,46)

-> Rachi demande : "Pourquoi le métsora est-il différent des autres personnes impures en ce qu'il doit s'asseoir seul [hors du camp]?
[ La réponse est] qu'il a dit du lachon ara et a semé la division entre les hommes ... donc, lui aussi est séparé des gens."

-> Le Maharal (Nétivot Olam 9) vient nous enseigner :
Celui qui dit du lachon ara est puni de tsaraat et est renvoyé hors du camp, parce qu'il a semé la discorde et les querelles dans le monde. Il a donc perdu le droit de vivre parmi ses concitoyens juifs.

Nos Sages (Arakhin 15b) nous disent que parler du lachon ara équivaut à transgresser les 3 fautes capitales : l'idolâtrie, les relations illicites et le meurtre.
Comment la faute du lachon ara peut-elle être l'égale des 3 fautes les plus graves de la Torah?

La réponse est que chacune de ces fautes corrompt un aspect de ce qui fait de nous des êtres humains :
1°/ Un meurtrier a corrompu son âme en prenant l'âme d'un autre être humain.
2°/ Un coureur de jupons (menant à des relations interdites) a corrompu son corps physique.
3°/ Un idolâtre a corrompu son esprit par ses pensées hérétiques.

Cependant, celui qui dit du lachon ara a corrompu tout son être! En effet, la parole est l'essence même de ce qui fait l'homme. Le Targoum traduit "néfech 'haya" (littéralement, une âme vivante) par "âme parlante", car la parole nous confère notre humanité. [en ce sens, la capacité de parler est ce qui différencie les humains des animaux. ]
Celui qui commet la faute de lachon ara a porté atteinte à son humanité même.

Pourtant, tout n'est pas perdu. Nos Sages nous enseignent que celui qui dit du lachon ara peut réhabiliter sa parole corrompue en utilisant dorénavant sa capacité à parler strictement pour la pureté : en étudiant la Torah, en priant et en ne parler qu'en bien des autres.

Celui qui fait la charité (tsédaka) aux pauvres est considéré comme s'étant livré à Hachem, comme l'a dit le roi Shlomo : "Celui qui gratifie les pauvres (de ses biens) est comparable à un prêt (d'argent) à Hachem" (Michlé 19,17) ...

La Torah nous encourage à faire la charité même si nous le faisons avec des arrière-pensées, car nos Sages nous disent qu'il est permis de tester Hachem en faisant la charité. Ceci est basé sur les mots du prophète : "Testez-moi, si vous le voulez, avec ceci, dit Hachem le Seigneur des armées, si Je n'ouvrirai pas les fenêtres du Ciel et ne déverserai pas la bénédiction pour vous jusqu'à ce que vous disiez assez!" (Mala'hi 3,10).
Il est généralement interdit de tester Hachem, mais la mitsva de la tsédaka est une exception.
En accord avec cela, la guémara déclare : "Celui qui dit : "Je donne de l'argent à la charité à condition que mon fils guérisse de sa maladie" est un juste.
Néanmoins, lorsque l'argent est donné pour des motifs intéressés, il n'est pas considéré comme un sacrifice sur l'Autel. [nos possessions sont comme une partie intégrante de nous-même (certains les trouvant plus importantes que leur âme), et les donner à la tsédaka est similaire à sacrifier notre vie, comme un animal qui est apporté en korban dont on doit se projeter être à sa place. ]
[Maharal - Gour Ayré - Emor 23,22]

=> Lorsque l'on donne de l'argent aux pauvres uniquement parce qu'Hachem l'a ordonné, cela équivaut à apporter un sacrifice à Hachem.
Cependant, il est louable de faire la charité même pour des motifs personnels intéressés, et celui qui le fait est considéré comme tout à fait juste (tsadik).