+ Quelles bénédictions réciterons-nous lorsque le machia'h arrivera?
-> Le rav Shmouel Hominer (1914-1977), écrit en 1974 dans une lettre au rav Shlomo Zalman Auerbach (Min'hat Shlomo part.1, siman 91), aborde les 4 bénédictions que nous devrions réciter lorsque le machia'h viendra.
1°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, 'hakham arazim" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, Connaisseur des secrets.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on contemple la vision impressionnante de 600 000 juifs rassemblés en un seul endroit. Le rav Hominer suppose que le machia'h sera accueilli par une foule de plus de 600 000 personnes, et que son arrivée justifiera donc la récitation de cette bénédiction unique.
2°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mé'hokhmato liré'av" = Tu es, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui a distribué Sa sagesse à ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on voit un sage exceptionnel, imprégné de la connaissance de la Torah. Le machia'h sera certainement considéré comme quelqu'un qui connaît toute la sagesse de la Torah.
3°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mikévodo liré'av" = Béni sois-Tu, HaChem, notre D Roi de l'univers, qui a réparti Sa gloire entre ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est réservée à la rencontre avec un roi juif. Le machia'h aura le statut de roi (mélé'h), puisque le Rambam le désigne comme mélé'h haMachia'h, et il sera donc approprié de réciter cette bénédiction.
[on peut noter que le rav Ovadia Yossef est d'avis qu'on combine ces 2 bénédictions : "... ché'halak mikévodo oumé'hokhmato liréav" ]
4°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, chéé'héyanou véiguianou lazman azé= Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui nous a maintenus en vie, nous a soutenus et nous a amenés à ce moment.
Cette bénédiction est récitée lorsqu'un événement extraordinaire engendre une grande joie et un grand bonheur. L'arrivée du machia'h serait certainement un événement justifiant cette bénédiction.
[ le rav Shmouel Hominer, cite un 'Hakham, qui remplace "chéé'héyanou" par "Hatov véHamétiv", et soutient également que nous continuerons à réciter "chéé'héyanou" à l'arrivée de la guéoula. Selon lui, nous réciterons au total 5 bénéditions.
D'autres sont d'avis que nous remplacerions peut-être "chéé'héyanou" par Hatov véHamétiv", mais que nous ne réciterions alors pas "chéé'héyanou".]
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-> Le 'Hatam Sofer (shut 'helek 6, likoutim 98) révèle que le machia'h sera l'un des tsadikim de la dernière génération de l'exil. Lorsque le moment de la Rédemption finale (guéoula) sera venu, un esprit céleste inspirera ce tsadik, qui assumera le rôle du machia'h.
La halakha stipule que si l'on voit son ami pour la première fois depuis plus de 12 mois, on récite la bénédiction de : Barou'h Mé'hayé Métim.
La Michna Béroura (siman 225) stipule que même s'il s'agit du propre fils d'une personne, né pendant son absence, et qu'elle le rencontre pour la première fois après le premier anniversaire du bébé, elle doit également réciter cette bénédiction.
Selon le 'Hatam Sofer, le machia'h sera quelqu'un qui est déjà en vie. Ainsi, nous pouvons postuler que toute personne qui ne l'a jamais rencontré ou vu au cours des 12 derniers mois devrait en fait réciter cette bénédiction également.
-> Rabbi 'Haïm Palagi (shut Lev 'Haïm - 'helek 2, siman 42) écrit qu'on lui a demandé quelle bénédiction réciter à l'arrivée du machia'h. La personne qui pose la question considère comme acquis que, puisque l'arrivée du machia'h sera un événement phénoménal et d'une joie incomparable, nous réciterons certainement à la fois la bénédiction de "chéé'héyanou" et de "hatov véhamétiv".
Elle se demande cependant si nous réciterons une bénédiction sur la Guéoula, sur la Rédemption elle-même, ou seulement sur l'arrivée du machia'h.
Le rav 'Haïm Palagi répond que nous réciterons effectivement une bénédiction sur la Rédemption finale. La bénédiction commencera ainsi : "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, goél Israël achèr guéalanou migualout amar" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui délivre Israël et nous a délivrés de cet exil amer.
Ensuite, nous réciterons une forme de la bénédiction que nous récitons à la fin de la Haggadah le soir du Séder, en concluant par : "vénodé lé'ha shir 'hadach al guéoulaténou véal pédout néfchénou, barou'h ata Hachem gaal Israël" = nous chanterons alors un nouveau chant de louange à Ta gloire pour notre rédemption et pour la libération de nos âmes. Béni sois-Tu, Hachem, qui a délivré Israël.
Nous réciterons également le chéé'héyanou sur la Rédemption (guéoula) elle-même.
Celle-ci est distincte et différente de la chéé'héyanou récitée pour saluer le machia'h. Comme l'explique rabbi 'Haïm Palagi, ce chéé'héyanou est récitée parce que nous avons mérité d'être témoins de la guéoula, parce que nous avons mérité de vivre à cette époque spécifique, celle de la guéoula totale.
Il ajoute que nous établirons certainement la date de la guéoula comme une fête annuelle. Lorsque la date anniversaire de la guéoula arrivera, nous célébrerons un Yom Tov et réciterons le Kidouch avec un chéé'héyanou.