Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le Nom Divin אלהים (Elokim) nous indique que si une personne respecte correctement sa brit, alors le Nom אלהים l’aidera à se venger de ses ennemis, car le Nom אלהים contient les lettres מילה (mila - qui fait référence à la brit) et la lettre א, qui est la première lettre du mot אות (ot - signe).
Ainsi, le Nom d'Hachem (אלהים) représente le "signe de la brit" (ot brit).
Lorsqu’une personne préserve le "signe de la brit", elle rectifie le Nom d'Hachem (אלהים), et alors Hachem se vengera de ses ennemis.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Matot 31,1-6 ]

Regretter des opportunités spirituelles manquées

+ Regretter des opportunités spirituelles manquées :

-> La guémara (Kétoubot 103b) rapporte que lorsque Rabbi Yéhouda HaNassi est décédé, une "bat kol" (une voix céleste) a annoncé que toute personne ayant assisté aux funérailles était destinée à la vie dans le monde à Venir (Olam Haba).
Le jour des funérailles, un certain blanchisseur, qui avait pour habitude de rendre visite à Rabbi Yéhouda HaNassi chaque jour, était absent. Lorsque cet homme eut vent de la bat kol, il se jeta du haut d’un toit et mourut.
À cet instant, une autre bat kol se fit entendre, déclarant que cet homme, lui aussi, était destiné au monde à Venir.

=> Cela mérite une explication. Ce blanchisseur n’était pas présent aux funérailles de Rabbi, alors comment a-t-il mérité de recevoir la même grande récompense que ceux qui y avaient assisté?

Le rav Avigdor Miller (Shaaré Orah - vol.1) explique :
"Il [le blanchisseur] éprouvait tant de douleur et de souffrance de ne pas avoir mérité la "perfection" (chélémout) de ceux qui avaient assisté aux funérailles de Rabbi qu’il a littéralement perdu la raison et s’est jeté du toit. Et c’est pour cette raison [c’est-à-dire le fait qu’il était souffert d’avoir manqué cette perfection] qu’il a mérité que la voix d’en Haut (bat kol) annonce qu’il était lui aussi prêt pour le monde à Venir ...

Nous tirons de là un principe majeur et indispensable : que l’aspiration à la spiritualité et le désir de perfection (spirituel), même après que l’occasion soit passée, sont des choses d’une importance immense.
Par conséquent, lorsqu’une personne éprouve de la souffrance à cause d’une occasion spirituelle manquée, par exemple, sa jeunesse, durant laquelle elle aurait pu étudier davantage la Torah, qui est déjà derrière elle, c’est en soi une chose d’une immense importance."

Etudier la Torah qui fait vibrer notre âme

+ Etudier la Torah qui fait vibrer notre âme (par le rav Kook) :

Beaucoup de gens ont quitté la religion (juive) parce que, dans leur étude et leur perfectionnement spirituel, ils ont trahi leur personnalité unique.
Par exemple, quelqu'un peut avoir un talent naturel pour les questions d’ "aggadah" et ne pas être fait pour une immersion constante dans les questions de halakha.
[Ici "aggadah" désigne tout sujet non juridique, ce qui inclut les questions de philosophie, de mysticisme et de développement personnel (c’est-à-dire le mousar).
Et "halakha" désigne tout type d’étude qui se concentre strictement sur les lois et les détails pratiques. Cela peut inclure les aspects juridiques de la Michna et de la Guémara ainsi que leurs commentaires.]

Pourtant, comme il ne reconnaît pas ses talents uniques, elle se consacre à l’étude de la Guémara et de ses commentaires, car elle constate que c’est la coutume dans le monde religieux d’aujourd’hui. Mais au plus profond de son âme, il éprouve de la haine envers la matière qu’il étudie, car s’y consacrer sans relâche ne correspond pas à ses dons naturels uniques.

Cependant, s’il venait à trouver le type spécifique de Torah qui correspond à ses talents uniques et s’y plongeait, il reconnaîtrait alors immédiatement que le sentiment de nausée qu’il éprouvait lorsqu’il s’occupait de questions de halakha ne provenait pas d’un quelconque défaut de ce type d’étude sacré et important. C’était plutôt son âme qui exprimait son désir de se plonger dans un autre type de Torah. Cette personne resterait alors véritablement fidèle à la Torah et deviendrait un expert dans le type de Torah qui lui est propre. En fait, il serait même capable d’aider ceux qui sont plus doués en halakha en leur faisant découvrir la paix intérieure de l’aggada, de la poésie et des émotions.

Malheureusement, comme cette personne ne reconnaît pas la véritable raison de son sentiment de nausée face à la "halakha" (ex: michna, guémara), elle ignore de force sa nature. Et dès qu’une voie de vie éloignée de la Torah s’ouvre à elle, elle s’en échappe, puis en vient à haïr la Torah et la religion, dont elle devient l’ennemie. Elle passera d’une faute à l’autre.
C’est de ce genre de personnes que se nourrissent ceux qui haïssent notre peuple. Ils tentent de proclamer une nouvelle vision et d’aveugler les yeux du monde.

[...]
D’une manière générale, toute cette question dépend de l’âme unique de chaque personne.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Miktav Yad Kodcho 1, Pinkas A'haron b'Koisk 52 ; aussi dans Orot haTorah 9,6 (version non censurée)]

<--->

-> Un homme dit un jour au rav Kook : "Mon fils n’est pas motivé pour étudier la Torah."
Le rav Kook répondit : "Quand j’étais jeune, moi non plus je n’étais pas enthousiaste à l’idée d’étudier la "halakha" (ex: guémara, michna). Mon cœur était attiré par la aggadah.
Cependant, c’est en étudiant la aggadah que j’en suis venu à étudier la halakha. Je vous suggère d’enseigner la aggadah à votre fils ; ainsi, il en viendra lui aussi à étudier la halakha."
[Shivché HaRéiya - p.180 ]

<--->

+ Ne mentez pas à votre âme :

-> Il ne faut pas mentir à son âme ; il ne faut pas nier ses émotions intérieures sous l’effet du tourbillon de l’approbation extérieure. Si l’on se sent inspiré et en communion avec le sacré dans un domaine particulier de l’étude, alors il faut sans cesse se nourrir de ce plaisir profond que désire notre cœur.
Quant à moi personnellement, je suis envahi par un puissant sentiment de satisfaction divine lorsque j’étudie la Torah mystique. Même si je sais que cette forme d’étude est abstraite, je dois rester fort intérieurement et ne pas m’en détourner.
Évidemment, il faut également consacrer du temps aux besoins pratiques, qu’il s’agisse d’actions concrètes ou des aspects pratiques de la Torah et de la sagesse.
[Shmoné Kévatsim 8,24 ]

<--->

+ Trouver son propre régime spirituel :

-> Il existe un principe bien connu selon lequel une personne ne devrait pas s’aventurer dans le pardès (les domaines kabbalistiques et philosophiques) avant d’avoir d’abord rempli son estomac de viande et de vin (Tanakh, Guemara, halakha, ...). Peut-être cela fait-il référence à une personne qui ne souhaite que remplir l’obligation fondamentale selon la lettre de la loi.
Cependant, pour celui qui ressent au fond de son cœur une forte passion pour l’étude d’idées profondes, le principe correct pourrait être le suivant : "On doit toujours étudier la Torah dans le domaine que son cœur désire" (guémara Avodah Zara 19a).

Le fait même de posséder un talent particulier pour les sujets philosophiques ou mystiques est en soi une preuve que la volonté d'Hachem est que cette personne se plonge dans des idées profondes.
De plus, toute idée devenue essentielle à sa quête d'Hachem, et sans laquelle on ressentirait un manque profond, devient pour une telle personne la viande et le vin.

Cela n’est pas en contradiction avec le principe interdisant de s’aventurer dans le pardès, car celui-ci ne concerne que les sujets qui dépassent les besoins essentiels d’une personne.
Par conséquent, celui ou celle qui ressent un profond attrait intellectuel et émotionnel pour la compréhension d'Hachem doit avoir confiance en sa voie et être sûr(e) de réussir.
Bien sûr, il ne fait aucun doute qu’il faut consacrer suffisamment de temps à l'étude des fondements de la Torah et de ses lois de manière appropriée. Néanmoins, l’essentiel de l’étude doit porter sur le sujet qui passionne le plus le cœur de chacun.

Et si l’on observe autour de soi et que l’on constate que la plupart des gens ne se comportent pas ainsi, il faut comprendre que pour ces personnes, il n’est pas approprié d’entrer dans le monde des pensées profondes avant de s’être d’abord développées progressivement.
De plus, il faut veiller à ne pas devenir orgueilleux, car tout cela dépend en réalité des différences naturelles entre les âmes. On peut même aller plus loin en affirmant que celui qui éprouve le besoin naturel de connaître toutes ces idées profondes sous une forme claire et structurée ne pourra pas véritablement se connecter à Hachem sans emprunter cette voie spécifique.
Cela peut être comparé à suivre un régime alimentaire inadapté à son type de constitution. Certes, celui qui agit ainsi se sentira naturellement faible et fatigué, alors qu’un autre pourrait être en parfaite santé avec ce même régime. Par conséquent, il faut veiller à ne pas comparer le régime d’une personne à celui d’une autre.

Ainsi, celui qui est naturellement attiré par les idées profondes et complexes ne doit pas se laisser intimider par ceux qui ne le sont pas. Au contraire, il doit prendre conscience qu’il s’agit là de son devoir personnel.
Bien sûr, il va sans dire que malgré tout cela, les types d'études de base (le fondamental, indispensable) ne doivent pas être complètement abandonnés. Néanmoins, il faut savoir que l’on ne sera jamais satisfait tant qu’on n’accordera pas une attention particulière à ce que l’âme exige. Ce n’est qu’alors que l’on réussira à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[Orot haTorah 9,12 ]

<--->

-> En fin de compte (concernant ce qui nous attire dans l'étude de la Torah), il s’agit d’un don personnel, et il convient de se réjouir de son talent unique.
[Orot haTorah 10,4 ]

<----------->

-> b'h, voir également : Nécessité de personnaliser sa vie juive : https://todahm.com/2023/05/30/necessite-de-personnaliser-sa-vie-juive

<----------------->

+ Trouver un sens spirituel dans la Halakha

-> Il arrive parfois qu’une personne dotée d’une âme capable d’atteindre les plus hauts sommets spirituels se sente déprimée et attristée lorsqu’elle se plonge dans les moindres détails de la Halakha.
Une telle personne peut se sentir emprisonnée, presque comme si elle était enchaînée au sein même de la loi.
Néanmoins, la solution n’est pas d’abandonner la Halakha. Il faut plutôt s’entraîner à rechercher la valeur de chaque détail jusqu’à ce que l’on trouve sa source spirituelle et sa signification.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,8 ]

-> Le degré de clarté dont on dispose en matière de halakha (loi juive) déterminera le degré de bonheur que l'on éprouve à la mettre en pratique. Un manque de clarté et de compréhension engendre un sentiment de lourdeur.
Certains vont même jusqu’à éprouver une paranoïa épuisante qui engendre un ressentiment envers la Torah, à D. ne plaise.
À l’inverse, ceux qui jouissent d’une grande clarté ne sont nullement tourmentés par les détails. Bien au contraire : le souci du détail est un signe d’expertise, tout comme le souci de la grammaire témoigne de la qualité de ses propos.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,4 ]

-> Tout comme il y a des lois dans la poésie, il y a de la poésie dans les lois.
[rav Avraham Kook - Otsrot Haréiya 2 - p.393 ]

Kavana & comprendre le rôle des mitsvot

+ Kavana & comprendre le rôle des mitsvot :

1°/ Pourquoi accomplisons-nous les mitsvot :

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - début chap.1) écrit :
"L’humanité n’a été créée que pour se réjouir en Hachem et trouver du plaisir dans l’éclat de Sa Chékhina (présence Divine), car c’est là la véritable joie et le plus grand plaisir possible.
Le véritable lieu de ce plaisir se trouve dans le monde à Venir ... Lorsque vous examinez ce sujet, vous constaterez que la véritable perfection n’est rien d’autre que le fait de s'unir avec Hachem (dvékout)."

-> Le but de la création de l’homme est donc de nouer un lien avec Hachem.
Le plaisir que procure ce lien est si grand que : "Une heure de vie dans le monde à Venir est plus belle qu'une vie entière dans ce monde" (Pirké Avot 4,17)
Nos Sages expliquent : si l'on réunissait tous les plaisirs terrestres (matériels) que l'être humain a connus et connaîtra jamais, depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps, cela ne pourrait pas égaler un seul instant du plaisir que l'âme éprouve dans l'autre monde.

La guémara (Béra'hot 17a) dit que les tsadikim, dans le monde à Venir, sont assis, couronnés, et jouissent de la gloire rayonnante de la Chékhina.
=> La plus grande forme de plaisir et de joie possible (dans ce monde éphémère et cela éternel à Venir) réside dans le lien de proximité que nous construisons dans ce monde avec papa Hachem.

-> Alors, comment une personne peut-elle accomplir le but de sa vie et nouer un lien avec Hachem?
Le Ram'hal (Messilat Yécharim) poursuit en nous disant :
"Les moyens d’atteindre cet objectif sont les mitsvot qu'Hachem, nous a prescrites. Et le lieu où accomplir ces mitsvot n’est que ce monde-ci."
[les mitsvot ne sont pas une corvée (Hachem a besoin que je Lui fasse certaines choses), mais plutôt une déclaration d'amour : j'ai envie que toi (juif) soit au plus proche de Moi, c'est pourquoi Je te donne des instructions pour y parvenir (les mitsvot - léfi'hakh irba laém Torah ou'misvot).
Le yétser ara est là pour qu'on en fasse le moins possible, et c'est à nous de faire les efforts, du mieux que nous pouvons, pour parvenir à un monde à Venir où nous sommes le plus liés, le plus proche de papa Hachem. ]

-> Le Ram'hal nous enseigne que le moyen de nouer un lien avec Hachem passe par les mitsvot qu’Il nous a données. Il est impossible de se rapprocher de Lui autrement qu’en accomplissant Ses commandements.

-> Le Rambam (Moré Névou'him 3,51) explique que le but de toute notre avoda (servir Hachem - la prière, la Kriat HaTorah et toutes les autres mitsvot), est de nous aider à nous détacher des activités matérielles de ce monde et de nous rapprocher de Hachem.

-> Le Zohar (Yitro 82b) nous dit que les 613 mitsvot sont en réalité 613 "étsot", c’est-à-dire des conseils. Ce sont 613 chemins permettant de relier une personne à Hachem.

-> Bien que toutes les mitsvot soient différentes les unes des autres, il existe un fil conducteur qui les relie toutes : chaque mitsva est un moyen d’établir un lien, de nous aider à atteindre un attachement (dvékout) avec Hachem. [rapporté à la fin du séfer véDabék Libénou]
[pour aborder cela, on doit retirer notre vision, notre compréhension humaine (on est dans une réalité qui nous dépasse car Divine). Une même action peut être réalisée selon la volonté d'Hachem, ou bien sans cela, et pourtant la conséquence est totalement différente. Le fait d'être un ordre d'Hachem octroie un pouvoir d'unification avec Lui. ]

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - début chap.1) poursuit :
"cela signifie qu’il faut s’efforcer de se rapprocher d'Hachem, grâce à la puissance d'actions qui mènent à ce résultat (dvékout b'Hachem), et ces actions sont les mitsvot."

-> Bien sûr, il est vrai que celui qui réalise les mitsvot sera grandement récompensé dans le monde à Venir ; c’est ce qu’on nous enseigne dès le plus jeune âge. Mais nous apprenons ici que les mitsvot jouent un rôle bien plus profond que celui d’un simple moyen d’obtenir une récompense.
Les mitsvot sont en réalité des actes de sainteté (kédoucha) qui lient une personne à son Créateur tant dans ce monde que dans celui à Venir.
Et cette proximité dans le monde à Venir est le plus grand bien qu’une personne puisse atteindre.
[d'après une adaptation du Messilat Yécharim]

-> Nos Sages ont écrit dans le Zohar que le mot mitsva (מצוה) se compose des lettres du nom de D. (יהוה), en appliquant le système At-Bach.
[ le système de guématria At-Bach (א"ת ב"ש) permet d'échanger les lettres d'un mot : la 1ere lettre de l'alphabet (alef) est échangée avec la dernière (tav), la 2e lettre (bét) avec l’avant dernière (shin), … ]
Ainsi en l'appliquant au 2 premières lettres de mitsva (מצוה) : le mém se transforme en youd (י), et le tsadik en hé (ה). En l'ajoutant à l'autre moitié des lettres (וה), on obtient : יהוה.
Car lorsque nous réalisons une mitsva ... alors nous prenons sur nous quelque chose de très grand et de très puissant : Hachem notre D., notre Roi.
[à chaque mitsva nous nous attachons, nous recevons davantage de liens avec Hachem. ]
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

-> Le Zohar (III, 71a) enseigne que Hachem, la Torah et Israël (les juifs) ne sont qu'un.

=> Les mitsvot nous permettent de se purifier et de se lier toujours plus avec Hachem, que se soit directement avec Hachem, ou indirectement en nous permettant de davantage comprendre la Torah, qui est un avec Hachem.

-> Le Chlah HaKadoch (Chné Lou'hot haBrit - Massékhet Yoma - Déré'h 'Haïm To'hékhot Moussar 163) explique que le mot "mitsva lui-même nous révèle sa finalité. Ce mot provient du mot "tsavta", qui signifie "lien". Cela indique que, par le biais des mitsvot, un lien se tisse entre l’homme, qui accomplit les mitsvot, et Hachem, qui les a données.
Le Chlah HaKadoch rapporte ensuite le lien vu précédemment (avec le Ohr ha'Haïm) entre mitsva et le nom Divin.
Il conclut que cela signifie qu’en accomplissant une mitsva, nous nous connectons à Hachem.

-> "La récompense d'une mitsva est une mitsva" (chékhar mitsva, mitsva - Pirké Avot 4,2)
Le séfer Avodat Israël (paracha Béaaloté'ha) explique que le mot "mitsva" est lié au mot "tsavta" (un lien).
Hachem nous a donné les mitsvot afin que nous puissions nous relier à Lui à travers elles.
La "récompense" d’une mitsva est d’atteindre ce lien, cette union avec le divin, et il n’y a pas de plus grande récompense que celle-là.

-> [dans les bénédictions nous disons : "qui nous a sanctifié par Ses mitsvot" (acher kidéchanou bémitsvotav) = à chaque mitsva nous recevons de la sainteté, c'est-à-dire]

<------>

2°/ Savoir apprécier la valeur des mitsvot :

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - début chap.1) explique qu’une fois que nous savons que le but de l’homme est de se rapprocher dHachem et que les mitsvot sont le moyen d’y parvenir, nous pouvons immédiatement comprendre la signification des mitsvot, car nous ne pouvons atteindre notre but [dans la vie] sans elles.

-> Si les gens n’accordent pas d’importance aux mitsvot d'Hachem (ex: les faisant machinalement), c’est parce qu’ils ignorent quelle est la raison d’être de l’homme.
Dans les générations précédentes, les juifs avaient généralement une juste appréciation de la valeur du monde à Venir. Ils chérissaient donc grandement les mitsvot, reconnaissant qu’elles constituent le canal permettant d’établir notre lien éternel avec Hachem.
En revanche, les générations suivantes accordent beaucoup moins d’importance au monde à Venir, s’étant laissées distraire et accaparer par les détails matériels de ce monde. Par conséquent, leur attachement aux mitsvot s’est lui aussi considérablement affaibli.
[selon le B'Messila Naalé - sur le Messalit Yécharim - p.77]

-> A titre d’exemple, la guémara (Béra'hot 35b) décrit comment les générations précédentes, dans leur empressement à accomplir les mitsvot, faisaient entrer leurs récoltes dans leurs maisons par la porte d’entrée. De cette manière, la récolte était soumise à la mitsva du maaser (la dîme).
A l’inverse, les générations suivantes étaient réticentes à se soumettre à l’obligation du maaser. Elles cherchaient à se soustraire à cette mitsva en exploitant des failles halakhiques, en faisant entrer leurs récoltes dans leurs maisons par le toit ou d’autres entrées inhabituelles. Cette pratique permettait d'empêcher les récoltes d’être soumises à la mitsva.

Nous voyons ainsi le contraste entre ceux qui chérissent les mitsvot, reconnaissant qu’elles constituent de précieuses occasions, et ceux qui n’en apprécient pas pleinement la valeur (toute occasion pour s'en dispenser est bonne).

=> Nous devons donc prendre des moments pour nous renforcer sur le pourquoi nous faisons les mitsvot, et l'incroyable valeur de ce qu'on en retire (davantage d'union, de proximité, avec le Divin).

<--->

+ Des pierres précieuses :

-> L’un des premiers A'haronim, le mékoubal rav Israël Najara (qui était un élève du Arizal), a rédigé un magnifique Ténaïm, un contrat de mariage entre Hachem et le peuple juif.
Dans ce Ténaïm, le rav Najara écrit qu'Hachem, le 'hatan, a offert 613 pierres précieuses au peuple juif, Sa kalla.

C’est ainsi qu’un juif devrait considérer les mitsvot : comme des pierres précieuses inestimables, dont chacune est d’une valeur inestimable.
Les précieuses mitsvot qu'Hachem nous a données sont notre moyen de nous connecter à Lui.
Si nous avions la bonne perspective, nous courrions tous après les mitsvot, en essayant toujours de les accomplir afin de renforcer et de consolider notre lien avec Hachem, notre 'hatan.

-> "Une personne au cœur sage saisit les mitsvot" ('hakham lév yika'h mitsvot - Michlé 10,8).
Qui est une personne au cœur sage? Celle qui comprend la valeur des mitsvot. Une telle personne est sage, car elle comprend la grande valeur des mitsvot, et par conséquent, les saisit de la même manière que l’on saisirait une occasion d’acquérir des richesses matérielles.

[ -> La guémara (Sota 3a) déclare : "Une personne ne commet une transgression que si l’esprit de folie (roua'h chetout) s’empare d’elle".
Le roi David affirme : "Je fixe constamment mon regard vers Hachem (chiviti Hachem lénegdi tamid - Téhilim 16,8).
Il en découle que si nous avions la valeur incroyable de chaque mitsvot (faire ou ne pas faire quelque chose), que nous avions la réalité d'avoir Hachem en face de nous (puisque chaque mitsva nous permet de nous lier, unir avec Lui), alors nous n'aurions pas fauté.
Ainsi, fauter est vraiment un acte de folie pure (on préfère un petit plaisir éphémère au détriment d'un plaisir infini et éternel - davantage de proximité avec papa Hachem). ]

<------>

3°/ L'importance d'y ajouter de la kavana :

-> Puisque les mitsvot sont le moyen par lequel nous forgeons un lien avec Hachem, nous pouvons comprendre la nécessité de les accomplir avec kavana (intention, conscience de ce que l'on fait).
La kavana consiste à mettre notre esprit au service de la mitsva, à prendre d’abord le temps (même quelques petites secondes) de réfléchir : "Je fais cela car ..."

Le séfer Natan BéLibo donne une explication de la raison pour laquelle accomplir une mitsva avec l’intention que "Je fais ce que Hachem a ordonné", cela relie une personne à Hachem.
Il écrit :
"En faisant preuve de kavana, une personne procure beaucoup plus de satisfaction/plaisir à Hachem, qui recherche avant tout l’intention de la personne.
Avec la kavana, une personne s’unit véritablement à Hachem, et le but même des mitsvot est de nous relier à Hachem, puisque le mot "mitsva" vient du mot "tsavta", qui signifie "lien".
Or, avec l’aide d'Hachem, nous pouvons expliquer pourquoi "les mitsvot tsri'hot kavana" (elles exigent de la kavana). Les mitsvot ont besoin de kavana par définition.
Un "mitsva" signifie connexion, et par définition, la kavana est nécessaire pour établir une connexion.
Une personne doit avoir de la kavana pour se connecter à Hachem."

-> Cette idée transparaît dans la parabole suivante :
Réouven avait un vieil ami, Shimon, qu’il n’avait pas vu depuis de nombreuses années. Réouven souhaitait vraiment renouer avec Shimon, il l’invita donc chez lui.
Alors que Réouven entamait la conversation, Shimon sortit son téléphone portable et passa le reste de la visite à envoyer des SMS à diverses connaissances.
Bien que Shimon fût physiquement présent à la rencontre, mentalement, il n’y était tout simplement pas. Quel genre de lien peut-on établir avec une personne qui n’est pas mentalement présente? Bien sûr, aucun lien n’est possible.

Il en va de même lorsqu’il s’agit d’établir un lien avec Hachem. Si une personne souhaite se rapprocher d'Hachem, elle doit être mentalement présente, c’est-à-dire avoir de la kavana.
Puisque les mitsvot sont les moyens par lesquels nous nous rapprochons de Hachem, il est évident qu’elles doivent être accomplies avec l’intention appropriée : celle de réaliser la mitsva parce qu'Hachem l’a ordonné.
Celui qui ne pense pas à Hachem avant d’accomplir une mitsva n’est tout simplement pas "là". Physiquement, cet homme agite peut-être un loulav ou met des tefilines, mais mentalement, il est complètement absent.

-> Ce point est également souligné par le rav Avigdor Miller (Shaaré Ora) :
Si une personne accomplit les mitsvot par habitude, elle ne valorisera plus ni les mitsvot ni leur raison d’être ; la conscience que les mitsvot sont le moyen par lequel nous nous rapprochons de Hachem grâce au service de notre esprit lui échappe totalement.

-> En se concentrant sur Hachem avant d’accomplir une mitsva, on remplit son esprit de la pensée d'Hachem ; à ce moment-là, la personne est véritablement "attachée à Hachem" (davék b’Hachem).

Le rav 'Haïm de Volozhin (Roua'h 'Haïm 6,1) écrit qu’avant d’étudier la Torah ou d’accomplir une mitsva, il faut avoir à l’esprit que l’on s'unit à Hashem.
Il écrit :
"Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, elle doit se trouver dans un état de très grande connexion, l’accomplissant uniquement parce que c’est le commandement d'Hachem, comme il est écrit : « … comme Hachem, mon Dieu, me l’a ordonné." "

-> Le rav 'Haïm Friedlander, machguia'h de la yéchiva de Poniovitch, gardait à l’esprit la pensée suivante avant d’accomplir une mitsva (en plus d’avoir la kavanah habituelle de je fais la volonté d'Hachem) :
"Par cette mitsva, grâce à la sainteté qui découle de cet acte, je m'unis avec Hachem."

=> On voit qu'Hachem ne demande pas l'impossible (des tonnes de kavanot très élaborées).
On doit être sensible à ce qu'implique d'accomplir une mitsva, la grandeur phénoménale que devient une simple action. On doit aussi avoir à l'esprit : par cela, je fais la volonté d'Hachem + idéalement ajouter que grâce à cela on s'attache encore plus avec la divinité, et ce pour l'éternité, et qu'il n'y a pas de plus meilleure chose que cela!

<----->

-> Les mitsvot peuvent être différentes les unes des autres, mais elles se ressemblent toutes sur un point : la kavana qui les précède. La même intention est commune à toutes les mitsvot, et c’est cela qui développe la dvékout d’une personne avec Hachem.
En effet, on remplit son esprit de la pensée d'Hachem. À ce moment-là, on est lié/attaché avec Hachem.
Lorsque nous reconnaissons que toutes les mitsvot mènent au même endroit, alors toutes nos mitsvot se complètent, renforçant ainsi notre relation avec Hachem.
En conséquence, notre avodat Hachem nous procurera un grand sentiment d’élévation, qui nous exaltera et nous remplira d’un puissant sentiment de sens et de sainteté (à chaque action, petite comme grande, j'agis "comme l'a ordonné le Maître du monde", et ma relation avec Lui est sans cesse plus forte).

<------->

-> "Je suis Hachem, qui recherche le lev (c’est-à-dire le plus intime de notre être) et examine les kélayot (c’est-à-dire nos motivations profondes)" (ani Hachem 'hoker lév, bo'hen kélayot - Yirmiyahou 17,10)
Hachem connaît les pensées intimes de l’homme ; Il voit si une personne a agi avec kavana ou non, et Il la récompense en fonction de l’intensité de cette kavana. L’absence de kavana se fait fortement ressentir dans les mondes célestes d’en-Haut.

De même, le roi David a exhorté son fils Shlomo en disant : "Car Hachem sonde tous les esprits et comprend toute inclination de la pensée" (ki kol lévavot dorech Hachem, vékol yétser ma'hachavot mévin - Divré haYamim I 28,9).
Hachem sonde nos pensées pour voir si nous pensons à Lui et sait si nous accomplissons Ses mitsvot avec la bonne kavana.

[Hachem désire notre coeur. Ainsi, l'acte (de la mitsva) est un moyen au service de l'essentiel : que notre coeur vibre pour Lui (kavana). ]

<---->

+ Une force spirituelle :

-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou) explique que les makhchavot (les pensées) d’une personne trouvent leur origine dans l'âme (la néchama), le niveau le plus élevé de l’âme humaine.
La néchama elle-même provient de l’esprit céleste d'Hachem, comme il est écrit : "[Hachem] insuffla dans les narines [de l’homme] une âme vivante" (Béréchit 2,7). L’âme d’une personne est donc un souffle de Hashem, une partie de Son essence, pour ainsi dire.
Par conséquent, la faculté de penser est la capacité spirituelle la plus puissante de l’humanité. En effet, la pensée est capable de transformer un acte banal en une mitsva sacrée et d’élever l’accomplissement mécanique d’une mitsva au rang d’acte sacré.

Comme nous l’avons dit, l'âme d’une personne provient d'Hachem. C’est pourquoi la nature de l’âme est sainte, à l’image de sa source divine.
L’âme trouve son origine sous le Trône de Gloire. (selon le Zohar - Vayikra 29b)
Elle provient directement du Créateur (on a une partie de D. en nous!), pour ainsi dire, et elle lui ressemble spirituellement.
Selon le Ram'hal (Daat Tévounot 24) : Tout comme un aimant qui est attiré par d’autres aimants, l’âme cherche elle aussi à retourner à sa Source, et elle ne trouve pas de repos tant qu’elle n’y est pas parvenue.

En d’autres termes, nos pensées proviennent de notre âme, qui est elle-même enracinée en Hachem Lui-même et cherche constamment à retourner vers Lui.
Par conséquent, nos pensées ont le pouvoir de nous relier à Lui.

<---->

+ La kavana est l'âme d'une mitsva :

-> Nos Sages nous enseignent qu’une mitsva comporte deux parties : un "corps", qui est l’acte physique de la mitsva, et une "âme", qui est la kavana.
C'est pourquoi une mitsva réalisée sans kavana est "comme un corps sans âme" (kégouf bélo néchama).
[Béér Moché sur Ekev 8,1 - citant le Arizal - Likouté Torah]

Notre âme donne vie et énergie à notre corps et le maintient actif. De même, la kavana donne "vie" à nos actions et à nos paroles.

Le fait que la kavana soit l’âme d’une mitsva signifie que nos pensées constituent une force spirituelle puissante.
[Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Avoda Zara 3a) écrit que c’est pour cette raison que lorsqu’une personne incapable d’accomplir une mitsva en étudie les lois, cela est considéré comme si elle l’avait effectivement accomplie. ]
Hachem souhaite que nous imprégnions nos actions de cette force spirituelle. Lorsque nous avons de la kavana, nous utilisons notre esprit pour transformer un acte ordinaire en une mitsva et élever le statut de cette mitsva à quelque chose de saint et d’éternel.
Le Aroukh HaChoul'han (Ora'h 'Haïm 60,8) écrit que la sainteté d'une mitsva est spécifiquement engendrée par la kavana, et non par le mouvement des membres.

<----->

-> Il est évident que si une personne souhaite établir un lien avec Hachem à travers les mitsvot, elle doit les accomplir comme il le faut. L'une des conditions fondamentales pour accomplir toute mitsva est de la précéder de la kavana suivante : "J'accomplis cette mitsva parce que Hachem l'a ordonné."

-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - vol.1) explique que la kavana qui accompagne une mitsva détermine la récompense qu'Hachem accordera.
Le rav Dessler écrit :
"La récompense future d’un tsadik, qui consiste à se délecter de l’éclat de la Chékhina d'Hachem, signifie qu’il s’unira à Hachem par un lien extrêmement fort.
Par conséquent, si les mitsvot d’une personne ont été accomplies "léchem mitsva", avec le désir de se lier (s'unir) avec Hachem, alors elle sera récompensée par un niveau d'attachement avec Hachem qui sera plusieurs milliers de fois supérieur.
Si, en revanche, la mitsva d’une personne manquait de kavana "lechem chamayim" et n’a pas été accomplie dans le but de se lier à Hachem, alors sa récompense sera elle aussi dépourvue d'attachement avec Hachem.
La récompense d’une mitsva dépend de la qualité de son accomplissement."

=> On parle "d'un niveau d'attachement avec Hachem qui sera plusieurs milliers de fois supérieur". Comment de pas prendre au sérieux la kavana pour bénéficier éternellement d'une énorme proximité avec Hachem (Source de toutes les bénédictions, de toutes les joies possibles, ...).

<--->

+ La qualité plutôt qu'une quantité de mitsvot :

-> Jusqu’à présent, nous nous sommes concentrés sur la kavana de base nécessaire pour accomplir une mitsva. Cependant, il n’y a pas de limite aux émotions et aux intentions que l’on peut avoir en accomplissant une mitsva. Plus une personne purifie son intention lorsqu’elle accomplit une mitsva, plus elle sera impactée par cette mitsva, et plus son lien avec Hachem qui en résultera sera grand.
De plus, plus une personne remplit son esprit de pensées concernant Hachem, plus elle sera "davouk" (liées) à Hachem.

->C’est pourquoi le rav Yé'hezkel Levenstein (Ohr Yé'hezkel - vol.3 - émouna) déclare que :
Celui qui œuvre et s’efforce d’accomplir sa raison d’être et de se rapprocher d'Hachem devrait chercher à privilégier la qualité de ses mitsvot plutôt que leur quantité.
Une personne doit se demander si son service envers Hachem est véritablement intérieur et s’il la rapproche réellement d'Hachem.
Plus une personne se rapproche d'Hachem dans ce monde, plus elle sera proche d'Hachem dans le monde à Venir.

-> "Rabbi (Yéhouda haNassi) dit : "sois méticuleux [en accomplissant] une mitsvah [apparemment] mineure, comme pour une mitsvah conséquente, car tu ne connais pas la rétribution accordée pour les mitsvot" (Pirké Avot 2,1).
Sur la base de ce qui précède, nous pouvons suggérer une raison à l’enseignement de Rabbi.
Le but des mitsvot est de nous relier à Hachem, et chaque mitsva est capable d’atteindre ce but. C’est pourquoi nous devons accorder de l’importance à chaque mitsva que nous sommes en mesure d’accomplir, même celles qui ne semblent pas si significatives.

<--------->

+ En résumé :

-> Le désir le plus profond de la néchama est de se rapprocher d'Hachem. En effet, la néchama, le niveau le plus élevé de l’âme humaine, provient de Lui.
Hachem nous a donné les mitsvot comme moyen de nous rapprocher de Lui, rendant ainsi chaque mitsva extrêmement précieuse.
Nos pensées trouvent leur origine dans la néchama. Par conséquent, nos pensées ont le pouvoir de nous relier à Hachem.

Ainsi, la première étape pour mettre correctement en œuvre les mitsvot consiste à mobiliser nos pensées en formulant au préalable la kavana suivante : "J’accomplis cette mitsva comme Hachem l’a ordonné".
De cette manière, la néchama se rapprochera d'Hachem.

Une personne qui apprécie l’opportunité que chaque mitsva lui offre voudra avoir la kavana, afin de mériter ce lien avec Hachem et d’accomplir sa raison d’être dans ce monde.

Chaque fois qu’une telle personne réalise une mitsva, ce qui arrive très souvent, la kavana qu’elle a formulée au préalable lui rappellera Hachem et la reliera à Lui. Et chaque mitsva supplémentaire accomplie avec kavanah renforcera encore davantage ce lien.
De plus, en prenant l’habitude d’avoir de la kavana avant chaque mitsva, une personne méritera une récompense incommensurable dans le monde à Venir.
[on obtient "un niveau d'attachement avec Hachem qui sera plusieurs milliers de fois supérieur" sans kavana. ]

Par ailleurs, même dans ce monde-ci, accomplir les mitsvot avec kavana donne un sens à la vie d’une personne ; une telle personne agit de manière proactive pour atteindre le but pour lequel elle a été créée : établir un lien avec Hachem.

De nos jours, il y a tant de distractions dans nos vies qu’il est extrêmement facile d’oublier ce que nous sommes censés accomplir dans ce monde. Nous sommes tellement absorbés par la routine banale de la vie quotidienne qu’il est facile d’oublier le rôle de Hachem dans nos vies.
[les moyens modernes de communication nous causent des distractions fréquentes, et nous avons du mal à rester focaliser sur l'essentiel de notre but dans ce monde. ]

Or, c’est exactement le contraire de la raison pour laquelle nous sommes ici ; Hachem est censé être au centre de nos vies. Cela devrait être la norme : faire entrer Hachem dans tout ce que nous faisons et dans chaque conversation que nous avons, et non pas simplement nous souvenir de Lui lorsque nous entrons à la synagogue.
[n'oublions pas que : "Plus une personne se rapproche (s'unit, se lie) avec Hachem dans ce monde, plus elle sera proche avec Hachem dans le monde à Venir." ]

La manière de faire d'Hachem le centre de nos vies et de développer notre lien avec Lui consiste à agir avec kavana lorsque nous accomplissons Ses mitsvot.

Lorsqu’une personne prend conscience que le Divin imprègne toute la terre, et que chaque geste et chaque pensée proviennent de Lui, alors, grâce à cette prise de conscience, toutes les forces négatives s’évanouissent, et l’on se rend compte qu’il n’existe absolument aucune barrière entre le Divin et l’être humain.
[Baal Chem Tov - Heikhal HaBrakha - Vayigach ]

<------->

-> Rien de mauvais ne vient d’en-Haut.
Tout est bon. Le défi (l'épreuve en ce monde) consiste à le percevoir comme tel.
[rav Shnéour Zalman de Liadi - Tanya - Iguéret HaKodech - chap.11 ]

<----->

-> "Nul ne peut toucher à ce qu'Hachem a préparé pour un autre (én adam noguéa bamou'han la'havéro) ; chacun reçoit ce qui lui est destiné."
[guémara Yoma 38b]
[sans un décret du Ciel rien n'est possible ici-bas.
Bien qu'une personne soit l'envoyé du Ciel pour réaliser une chose, si elle accomplie un acte contraire à la halakha (ex: vol), elle devra en rendre des comptes. ]

-> Une personne ne se blesse au doigt ici-bas, sur terre, que si, là-haut, il a été décrété qu'elle devait être blessée.
[rabbi 'Hanina - guémara 'Houlin 7b ]
[én adam nokéf étsbao milémata, éla im kén ma'hrizin alav milémala]

-> "Si cela t'est destiné, cela ne t'échappera pas."
[guémara Moed Katan 18b ]
[hi 'hazya la'h, la azla mina'h]

Même si une personne est "indigne" (non méritante), si elle fait [pleinement] confiance au Divin (Hachem), alors elle reçoit de la bonté gratuite (du Ciel).
[rav Yossef Albo (1380-1444) - séfer Ha'ikarim 4:46 ]

Yétser ara = perdre confiance en notre capacité à grandir spirituellement

+ Yétser ara = perdre confiance en notre capacité à grandir spirituellement :

-> Les tsadikim possèdent tous les conseils dont nous avons besoin pour faire téchouva et nous rapprocher d'Hachem, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons.
Cependant, il y a une chose que les tsaddikim ne peuvent pas nous donner. Ils ne peuvent pas nous faire croire en nous-mêmes.
Notre principale liberté de choix consiste à avoir émouna en notre capacité à mettre en pratique les conseils des tsadikim.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,61 ]

-> Le rôle d’un tsadik est comparable à celui d’un chadkhan (entremetteur) entre nous et Hachem. Il arrive parfois que nous nous sentions éloignés d'Hachem.
On a l’impression qu’Il nous repousse, et nous avons vraiment du mal à entretenir notre relation avec Lui. C’est pourquoi nous devons nous tourner vers les enseignements des grands tsadikim qui nous aident à combler ce fossé.
Ils nous révèlent qu’il s’agit d’un malentendu et qu’en réalité, l’amour et la miséricorde de Hachem à notre égard sont éternels (et inconditionnels).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,89 ]

<--->

-> La chose la plus importante que nous ayons à faire dans la vie est de savoir que les enseignements des tsadikim s’appliquent à nous. En réalité, les tsadikim ont déjà tracé la voie pour que chacun d’entre nous se rapproche d'Hachem et contribue collectivement à la Rédemption finale (guéoula). Ils nous donnent des conseils pratiques qui peuvent nous aider dans chaque situation.

Par conséquent, la seule chose que le yétser ara puisse faire pour nous empêcher de revenir vers Hachem, sa dernière tentative désespérée, est de créer un "complexe" dans notre esprit qui nous fait croire que la Torah des tsadikim n’est en réalité destinée qu’à des personnes d’un niveau supérieur au nôtre, et qu’elle ne peut pas nous aider à échapper aux profondeurs les plus abyssales dans lesquelles nous sommes tombés.
À cause de ce complexe, tout ce que disent les tsadikim nous semble "sans rapport avec nous", et nous restons enlisés dans la douleur de l’exil.

Ainsi, la toute première étape de la téchouva consiste à briser cette illusion et à renforcer notre émouna : les enseignements des tsadikim ont le pouvoir d’atteindre même les recoins les plus sombres du guéhinam et de nous en faire sortir. Il n’y a jamais aucune raison de désespérer, jamais.
[rav Nissan David Kivak - se basant sur le Si'hot HaRan 131 ]

Lorsqu’une personne se connecte à son Créateur (Hachem), chaque élément se transforme en feu, et ce feu devient le feu de l’âme (éch anéchama).
[Ohr ha'Haïm haKadoch - 'Hayé Sarah 23,2 ]

Nos sages décrivent la prière comme "l'un des piliers de l'univers" ...
Le but des prières est de donner vie aux mondes supérieurs ; chaque jour, de nouvelles étincelles de sainteté s’en détachent dans les mondes supérieurs.
[rav 'Haïm Vital ]

<--->

-> Rav Bibi bar Abaye (guémara Béra'hot 6b) dit : "Que signifie l’expression : "kéroum zoulout aux gens ?"
Il répondit : "Ce sont les choses qui se tiennent au sommet du monde, mais que les gens traitent avec légèreté."
Rachi affirme à ce sujet : "Par exemple, la prière qui s’élève jusqu’au ciel."
[Le rav Moché Sternbuch dit que le fait que tant de personnes ont de si grandes difficultés à prier avec ferveur/concentration est la preuve de son importance.]

Chaque personne a son propre chemin vers l’épanouissement et la connexion avec le Créateur.
Personne ne peut atteindre sa destinée en empruntant le chemin d’autrui, même si celui-ci convient à d’autres. C’est pourquoi chacun doit profondément chérir son chemin unique.
[rav Avraham Kook - Yech Lé'ha Kanfé Roua'h 2:40 ]

<---->

b'h, sur ce sujet :
-> Nécessité de personnaliser sa vie juive : https://todahm.com/2023/05/30/necessite-de-personnaliser-sa-vie-juive
-> Etudier la Torah qui fait vibrer notre âme : https://todahm.com/2026/07/16/etudier-la-torah-qui-fait-vibrer-notre-ame

<----->

-> Il faut savoir que l'on ne sera jamais satisfait si l'on n'accorde pas une attention particulière à ce que réclame notre âme. Ce n'est qu'alors que l'on parviendra à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,12 ]

[de même que les êtres humains ont des visages différents, les racines des âmes proviennent d'un endroit unique, mais chaque âme en soi a des besoins uniques. D'où la nécessité d'avoir un chemin unique "vers l’épanouissement et la connexion avec le Créateur (Hachem)"]