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Fauter = bloquer la bénédiction Divine

Chaque faute commise par une personne cause une tache à la Chékhina. Or, la principale source de bénédiction et de prospérité dont bénéficie le peuple juif provient de la Chékhina.
Si une personne cause une tache à la Chékhina, elle empêche la bénédiction et la prospérité de se répandre sur le peuple juif.

C'est peut-être ce à quoi le roi Shlomo faisait allusion lorsqu'il a dit : "Celui qui retient le grain sera maudit par le peuple, mais la bénédiction sera sur la tête de celui qui le fournit" (Michlé 11,26).
En d'autres termes, si une personne, par ses fautes, empêche du bien (le grain) d'être distribué au peuple (juif), elle "sera maudite", mesure pour mesure.

Cependant, si une personne, par ses bonnes actions (ses mitsvot), amène la Chékhina à donner une abondance de bénédictions au monde, elle sera également bénie.
Mais "il n'y a pas d'homme [parfaitement] juste sur terre qui [seulement] fasse le bien et ne faute jamais (Kohélet 7,20). Par conséquent, si une personne commet une faute, elle doit immédiatement se mobiliser par la prière, les supplications et les larmes pour réparer le mal qu'elle a causé. Plus elle attend, plus elle cause de dommages.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,27-28]

La tsédaka = donner de la force à Hachem

+ La tsédaka = donner de la force à Hachem :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) et les autres actes de bonté sont extrêmement puissants.
[Par exemple, selon la guémara (Soucca 49b) : "Celui qui accomplit des actes de charité est plus grand que celui qui fait toutes sortes d'offrandes ... Quiconque pratique la charité et la justice (tsédaka oumichpat) est considéré comme ayant empli le monde entier de bonté."]

La raison en est leur effet sur la Chékhina : elles augmentent sa lumière et la réjouissent.
La Chékhina est connue sous le nom de "tsédek" (Zohar - volume II, 86a), qui implique le jugement ; lorsqu'une personne donne la tsédaka, la Chékhina se transforme de tsédek (justice) en tsédaka (charité).
Lorsqu'une personne donne de la tsédaka, elle unifie les lettres du nom de Hachem (יהוה), comme le dit le verset : "L'acte de charité [apporte] la paix" (Yéchayahou 32,17).
Pour expliquer : l'argent qui est donné (symbolisé de petites pièces), correspond et ressemble à la lettre youd (י). Le bras tendu du donateur correspond à la lettre vav (ו) [qui ressemble à un bras tendu], et sa main correspond à la lettre hé (ה) [qui a une valeur numérique de 5, représentant les 5 doigts de la main]. La main du receveur correspond à la dernière lettre hé.
De plus, l'abondance principale que nous recevons de la Chékhina nous parvient à travers les lettres יה du nom d'Hachem ; les lettres שכינה (Chékhina) y font allusion, car elles peuvent être réarrangées en שכן יה (Hachem [Y-a] réside [chakhén]).

Grâce à la tsédaka et aux autres actes de bonté, une personne fait en sorte que le nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
Lorsqu'une personne accomplit des actes de bonté et prête à son prochain, mais que celui-ci a ensuite des difficultés à rembourser le prêt, le prêteur ne doit pas faire pression sur lui pour qu'il lui rende l'argent. Sinon, il cause une tache à la lettre youd de la Chékhina, car le youd correspond à l'argent qui a été donné (comme mentionné ci-dessus). C'est encore pire si la main qui a accordé le prêt saisit l'emprunteur et lui dit : "Je ne te laisserai pas partir tant que tu ne m'auras pas remboursé" ; car cela cause également une tache à la lettre hé de la Chékhina.

Nous pouvons maintenant comprendre le verset comme suit :
"Lorsque tu prêtes de l'argent à Mon peuple" (im kessef talvé ét ami - Michpatim 22,24) = Lorsque tu accomplis des actes de bonté et que tu prêtes à Mon peuple, tu dois réaliser que tu as fait une bonne action envers la Chékhina, comme le verset le poursuit ...
"au pauvre qui est avec toi" (ét éani ima'h). Le mot העני (éani - le pauvre) contient les mêmes lettres que עניה (aniya - une pauvre), qui représente la Chékhina (Zohar, volume III, 19b) ; en d'autres termes, cet acte de bonté était également un acte de bonté envers la Chékhina.
Par cette action, une personne fait en sorte que le Nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
["Donnez de la fore à Elokim" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Grâce à la tsédaka nous permettons à la présence Divine dans ce monde de pouvoir davantage se manifester (pour notre bien) dans ce monde. ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,24]

Notre désir d’étudier la Torah

-> Si une personne aspire à étudier la Torah avec des motivations pures (léchem chamayim), Hachem ouvre son cœur et illumine ses yeux avec Sa Torah, et elle mérite de comprendre tous les domaines de la Torah : le pchat, drach, rémez et sod.
Elle mérite de développer ses propres idées et de découvrir de nouvelles vérités, de comprendre les applications pratiques de tout ce qu'elle étudie, et elle réussit quel que soit le domaine de la Torah dans lequel elle se plonge, car "si une personne vient pour se purifier, elle est aidée".
Le yétser hatov vient à son aide et la guide sur le bon chemin, et la tient éloignée du mauvais chemin.
[...]

Selon nos Sages (Erouvin 54a) : "seule une personne qui étudie la Torah est vraiment libre" ...
[ "Hachem a dit : J'ai créé le yétser ara et j'ai créé la Torah comme antidote" (Kidouchin 30b). Ainsi, tant qu'on ne s'occupe pas avec la Torah, on n'est pas libre, mais plutôt sous influence du yétser ara. ]

Lorsque l'âme de cette personne aspire à étudier la Torah, à s'asseoir à l'ombre d'Hachem et à Le servir, Hachem viendra à son aide et exaucera ses souhaits et ses désirs (aspirations sincères).
... Hachem aimera tellement cette personne qu'Il lui donnera la capacité de développer ses propres idées et de découvrir de nouvelles vérités [dans le domaine spirituel].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayakel 35,30-35]

Etre heureux & la matérialité

+ Etre heureux & la matérialité :

-> Le rav Eliyahou Dessler nous enseigne que ce monde est merveilleux, mais c'est nous qui nous retirons de ce lieu de joie, comme l'enseignent nos Sages (Pirké Avot 4,28) : "La jalousie, le désir illicite et l'honneur éloignent l'homme du monde".
Par nous-même, on se place dans une réalité où il est difficile d'être joyeux.

"Qui est riche? Celui qui est heureux de son sort" (Pirké Avot 4,1).
Le rav Dessler écrit : "le bonheur ne découle pas de la richesse matérielle. Seul celui qui se concentre exclusivement sur sa richesse spirituelle peut devenir [vraiment] joyeux, et d'aucune autre manière".

-> Le rav Eliézer Menachem Mann Shach (béMé'hitsatam) a un jour demandé : "Comment une personne peut-elle être heureuse de son sort alors que nos Sages disent que tout le monde désire le double de ce qu'il possède réellement?"
Il a répondu que "cela fait en réalité référence à une personne qui n'a rien, c'est-à-dire qui n'a absolument aucune attente de ce monde. Seule une telle personne peut être vraiment heureuse."

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-> Le rav Moché Sternbuch (Téchouvot véHanhagot 5,222, p.323) se souvient avoir souvent entendu des personnes non religieuses affirmer avec condescendance que la Torah ne nous permet pas de profiter du monde, avec toutes nos restrictions et interdictions.
Il s'est exclamé : "Au contraire, c'est là la joie d'un juif pratiquant, qui est capable de profiter des plaisirs spirituels du monde d'Hachem sans être entravé par le cliquetis constant des chaînes du matérialisme."

-> Comme nous l'avons appris du rav Dessler, il n'y a aucune joie véritable et durable dans le monde matériel. Mais le monde spirituel de la Torah, des mitsvot et des bonnes actions apporte véritablement à la fois le bonheur dans ce monde et l'éternité dans l'autre.
(notre moi intérieur [âme] ressent ce plaisir, le fait de faire et d'être là où il faut, et elle est heureuse).

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-> Le rav Yaakov Yossef de Polnoy (Tsafnat Panéa'h p.74) enseigne que : "l'homme a la capacité de percevoir ce qui apporte la vraie joie parce que "Hachem a fait l'homme droit" (Kohélet 7,29). Cela lui permet d'apprécier la Torah et les mitsvot qu'il étudie et accomplit, car il a été créé pour apprécier ces actes célestes".

-> Le rav Aharon de Karlin (Beir Aharon - p.162) explique que les mots "ils seront rassasiés et jouiront de Ta bienveillance" (yitbéou véyit'anégou mitouvé'ha), que nous prononçons dans la prière du Shabbat, impliquent que tout le plaisir que l'homme tire de la satisfaction de ses désirs [matériels] disparaît rapidement, dès que le plaisir éphémère est terminé.
Seules les mitsvot continuent à procurer du plaisir et de la joie même après que nous avons accompli l'action elle-même.

-> Le rav Moché de Kobrin averti également que "l'âme juive provient du monde du plaisir sublime. Si elle ne se voit pas accorder les plaisirs éternels de la Torah et des mitsvot auxquels elle aspire, elle cherchera malheureusement ses plaisirs ailleurs, dans l'abîme des divertissements mondains".

-> Le rabbi d'Ichbitz (le Mé haChiloa'h - dans Beit Yaakov - Kédochim) déclare : "Il n'y a en réalité aucune joie à tirer des activités mondaines (liées à ce monde), car elles disparaissent si vite qu'elles ne peuvent même pas être considérées comme des sources de bonheur".

-> Le Sfat Emet (Dévarim, p.232) souligne que "puisque l'âme est une entité éternelle et le corps une entité éphémère, seules les sujets relatifs à l'âme peuvent procurer de la joie. Les sujets qui touchent exclusivement le corps ne peuvent mener qu'à la tristesse. C'est pour cette raison que nous éprouvons de la joie le jour du Shabbat, car nous avons reçu la néchama yétéra, l'âme supplémentaire, qui nous élève à un état d'extase."

-> Le rabbi de Sochatchov (Shem miShmouel - Toldot, p.92) poursuit sur le thème de la joie du Shabbat en expliquant le concept selon lequel, le Shabbat, nous avons le sentiment que "tout notre travail est accompli". Il explique que "ce n'est pas une ruse, car puisque [en ce jour] nous avons été élevés à un niveau purement spirituel, rien de corporel (matériel) n'a d'importance et c'est en effet comme si tout était entier et complet (d'où la joie). Nous n'avons besoin de rien d'autre que de la beauté spirituelle du Shabbat."

L'ensemble de la Torah repose sur un seul principe. La pierre angulaire du judaïsme depuis le moment où nous avons quitté l'Egypte est et sera toujours le fait que nous (les juifs) sommes les enfants bien-aimés d'Hachem.
['Hida - Roch David - Béhar ]

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[en ce sens dès que nous pensons que nous ne sommes pas importants et aimés aux yeux de papa Hachem, c'est une sorte d'hérésie, de reniement d'une réalité à la base de la vie juive. ]

Quelles bénédictions réciterons-nous lorsque le machia’h arrivera?

+ Quelles bénédictions réciterons-nous lorsque le machia'h arrivera?

-> Le rav Shmouel Hominer (1914-1977), écrit en 1974 dans une lettre au rav Shlomo Zalman Auerbach (Min'hat Shlomo part.1, siman 91), aborde les 4 bénédictions que nous devrions réciter lorsque le machia'h viendra.
1°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, 'hakham arazim" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, Connaisseur des secrets.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on contemple la vision impressionnante de 600 000 juifs rassemblés en un seul endroit. Le rav Hominer suppose que le machia'h sera accueilli par une foule de plus de 600 000 personnes, et que son arrivée justifiera donc la récitation de cette bénédiction unique.

2°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mé'hokhmato liré'av" = Tu es, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui a distribué Sa sagesse à ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on voit un sage exceptionnel, imprégné de la connaissance de la Torah. Le machia'h sera certainement considéré comme quelqu'un qui connaît toute la sagesse de la Torah.

3°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mikévodo liré'av" = Béni sois-Tu, HaChem, notre D Roi de l'univers, qui a réparti Sa gloire entre ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est réservée à la rencontre avec un roi juif. Le machia'h aura le statut de roi (mélé'h), puisque le Rambam le désigne comme mélé'h haMachia'h, et il sera donc approprié de réciter cette bénédiction.
[on peut noter que le rav Ovadia Yossef est d'avis qu'on combine ces 2 bénédictions : "... ché'halak mikévodo oumé'hokhmato liréav" ]

4°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, chéé'héyanou véiguianou lazman azé= Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui nous a maintenus en vie, nous a soutenus et nous a amenés à ce moment.
Cette bénédiction est récitée lorsqu'un événement extraordinaire engendre une grande joie et un grand bonheur. L'arrivée du machia'h serait certainement un événement justifiant cette bénédiction.

[ le rav Shmouel Hominer, cite un 'Hakham, qui remplace "chéé'héyanou" par "Hatov véHamétiv", et soutient également que nous continuerons à réciter "chéé'héyanou" à l'arrivée de la guéoula. Selon lui, nous réciterons au total 5 bénéditions.
D'autres sont d'avis que nous remplacerions peut-être "chéé'héyanou" par Hatov véHamétiv", mais que nous ne réciterions alors pas "chéé'héyanou".]

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-> Le 'Hatam Sofer (shut 'helek 6, likoutim 98) révèle que le machia'h sera l'un des tsadikim de la dernière génération de l'exil. Lorsque le moment de la Rédemption finale (guéoula) sera venu, un esprit céleste inspirera ce tsadik, qui assumera le rôle du machia'h.

La halakha stipule que si l'on voit son ami pour la première fois depuis plus de 12 mois, on récite la bénédiction de : Barou'h Mé'hayé Métim.
La Michna Béroura (siman 225) stipule que même s'il s'agit du propre fils d'une personne, né pendant son absence, et qu'elle le rencontre pour la première fois après le premier anniversaire du bébé, elle doit également réciter cette bénédiction.

Selon le 'Hatam Sofer, le machia'h sera quelqu'un qui est déjà en vie. Ainsi, nous pouvons postuler que toute personne qui ne l'a jamais rencontré ou vu au cours des 12 derniers mois devrait en fait réciter cette bénédiction également.

-> Rabbi 'Haïm Palagi (shut Lev 'Haïm - 'helek 2, siman 42) écrit qu'on lui a demandé quelle bénédiction réciter à l'arrivée du machia'h. La personne qui pose la question considère comme acquis que, puisque l'arrivée du machia'h sera un événement phénoménal et d'une joie incomparable, nous réciterons certainement à la fois la bénédiction de "chéé'héyanou" et de "hatov véhamétiv".
Elle se demande cependant si nous réciterons une bénédiction sur la Guéoula, sur la Rédemption elle-même, ou seulement sur l'arrivée du machia'h.

Le rav 'Haïm Palagi répond que nous réciterons effectivement une bénédiction sur la Rédemption finale. La bénédiction commencera ainsi : "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, goél Israël achèr guéalanou migualout amar" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui délivre Israël et nous a délivrés de cet exil amer.

Ensuite, nous réciterons une forme de la bénédiction que nous récitons à la fin de la Haggadah le soir du Séder, en concluant par : "vénodé lé'ha shir 'hadach al guéoulaténou véal pédout néfchénou, barou'h ata Hachem gaal Israël" = nous chanterons alors un nouveau chant de louange à Ta gloire pour notre rédemption et pour la libération de nos âmes. Béni sois-Tu, Hachem, qui a délivré Israël.

Nous réciterons également le chéé'héyanou sur la Rédemption (guéoula) elle-même.
Celle-ci est distincte et différente de la chéé'héyanou récitée pour saluer le machia'h. Comme l'explique rabbi 'Haïm Palagi, ce chéé'héyanou est récitée parce que nous avons mérité d'être témoins de la guéoula, parce que nous avons mérité de vivre à cette époque spécifique, celle de la guéoula totale.

Il ajoute que nous établirons certainement la date de la guéoula comme une fête annuelle. Lorsque la date anniversaire de la guéoula arrivera, nous célébrerons un Yom Tov et réciterons le Kidouch avec un chéé'héyanou.

+ "Parce que Moi, Hachem, Je ne change pas, vous aussi, enfants de Yaakov, n'avez pas été anéantis" (Mala'hi 3,6)

-> Rachi explique que l'amour d'Hachem pour nous (chaque juif) n'a jamais cessé [et ne cessera jamais, de façon inconditionnelle].

Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel

+ Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel :

"Il y avait à Shoushan, la capitale, un juif nommé Mordé'haï, fils de Yaïr, fils de Shimi, fils de Kich, un Benjaminite" (Esther 2,5).

-> Lorsque des personnes en détresse s'adressaient au rav Steinman pour lui demander ce qu'elles pouvaient faire afin de susciter la miséricorde divine, il leur répondait qu'elles devaient travailler sur les midot de 'hessed et de ra'hamim (trait de caractère de bonté et de miséricorde).

Cela est conforme à la réflexion suivante du Gaon de Vilna (citée dans le sidour, sur la bénédiction de la téchouva dans la Amida).
Nos Sages (Méguila 12b) disent que Mordé'haï était appelé "fils de Kich" (bén kich) parce qu'il frappait (ikich) aux portes de la miséricorde et qu'elles s'ouvraient pour lui.
Comment a-t-il frappé aux portes de la miséricorde? La réponse se trouve dans l'explication de nos Sages (Shabbat 151b) sur le verset : "Il te donnera l'attribut de la compassion, te montrera de la compassion et te multipliera" (Réé 13,18) = "de cela, nous apprenons que quiconque fait preuve de compassion envers les créatures reçoit la compassion du ciel."
Le Gaon de Vilna d'expliquer : Hachem a créé deux portes, l'une au ciel et l'autre dans le cœur de l'homme, et lorsque Mordé'haï a frappé à la porte inférieure, en faisant preuve de compassion envers les gens, les portes du ciel se sont ouvertes.

En conséquence, dit le rav Steinman, lorsqu'une personne donne la tsédaka, Hachem ouvre les portes du ciel au-dessus d'elle, et elle mérite la délivrance (à ses difficultés).

L’orgueil = le trône de l’impureté

+ L'orgueil = le trône de l'impureté :

"Lorsque le roi Achashveirosh s'assit sur son trône royal ... il organisa un festin" (Esther 1,2-3)

-> Un vendredi soir, une personne entra dans la maison du rav Steinman et vit que son visage rayonnait. Réalisant que quelque chose brûlait dans le cœur du Roch Yéchiva, le visiteur attendit silencieusement que le rav Steinman commence à parler.
Ses yeux étaient humides de larmes et son visage rayonnait encore plus lorsqu'il dit : "Aujourd'hui, on m'a montré les paroles du Gaon de Vilna au sujet de : "lorsque le roi A'hachvéroch s'est assis sur son trône royal (al kissé mal'houto)".
Il explique que tout comme le "char de la sainteté" a un trône avec des pieds, le royaume de l'impureté a également un trône. Et quels sont les quatre pieds de ce trône?
Ce sont les quatre groupes qui ne méritent pas de recevoir la présence divine : les flatteurs, les menteurs, ceux qui parlent du lachon ara et les moqueurs. Et qu'est-ce que le trône lui-même? l'orgueil!"

Le rav Steinman se tourna vers son visiteur et dit : "Le trône [de l'impureté] lui-même est l'orgueil! L'orgueil! Comme l'orgueil est terrible! C'est la pire mida de toutes!"

Le Gaon de Vilna ajoute que le yétser ara qui siège sur ce trône est la taava, et lorsque le yétser ara parvient à attirer vers une personne les traits nuisibles susmentionnés que sont la flatterie, le mensonge, le lachon ara, en allusion à "le roi s'assit sur son trône royal", et alors "il organise un festin" (assa michté), attirant la taava dans le cœur de la personne.

La guéoula grâce au Shabbath

-> "Israël ne sera délivré (de l'exil) que grâce au mérite du Shabbat"
[midrach Vayikra raba 3,1 ]

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-> "Jérusalem a été détruit car ils profanaient le Shabbath"
[guémara Shabbath 119b]

-> Rabbeinou Yona de commenter :
"Cette déclaration [de nos Sages], ainsi que de nombreuses autres, soulignent l'aspect central du Shabbath dans la vie juive et le rôle majeur que son observance peut avoir dans notre délivrance future."

-> "Tour Shimon a été détruit parce qu'ils jouaient au ballon le jour du Shabbat"
[midrach Eikha raba 2,3]

-> "A cause de la profanation du Shabbat, nous avons été dispersés dans la diaspora"
[Tana débé Eliyahou raba - chap.26 ]

-> Jérusalem a été détruit uniquement parce qu'ils ont ignoré le Shabbath.
[midrach Tanaïm, Dévarim 5]

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-> "Lorsque le peuple juif fera clairement et totalement la différence entre le Shabbath et les jours de la semaine, nous deviendrons clairement et totalement différents des autres nations du monde.
Alors, la guéoula arrivera."
[le Maharal - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 118b
commentant les mots de la Havdala disant que D. a séparé "Israël des nations, le 7e jour des 6 autres jours de la semaine"]

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-> "Quiconque accomplit la mitsva de prendre trois repas le Shabbat est sauvé de trois maux, à savoir les douleurs de l'enfantement du machia'h, le châtiment de la Guéhinam et la guerre de Gog et Magog"
[guémara Shabbat 118a ]